Entreprise, économie & droit

  • «"Il est aujourd'hui plus facile d'imaginer la fin du monde - écrivait le philosophe américain Fredric Jameson - que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps.» Dans ce livre à l'ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l'environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé.
    Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L'espoir d'un monde décent est encore possible.

  • Combattre l'utopie libérale et la société de classes renfoncée qu'elle engendre inévitablement passe aujourd'hui par une rupture radicale avec l'imaginaire intellectuel de la gauche.
    Certes. l'idée d'une telle rupture pose à beaucoup de graves problèmes psychologiques. car la gauche, depuis le XIXe siècle, a surtout fonctionné comme une religion de remplacement (la religion du "Progrès") ; et toutes les religions out pour fonction première de conférer à leurs fidèles une identité, et de leur garantir la paix avec eux-mêmes. J'imagine même sans difficulté que de nombreux lecteurs tiendront cette manière d'opposer radicalement le projet philosophique du socialisme originel et les différents programmes de la gauche et de l'extrême-gauche existantes pour un paradoxe inutile, voire une provocation aberrante et dangereuse de nature à faire le jeu de tous les ennemis du genre humain.
    J'estime, au contraire, que cette manière de voir est la seule qui donne un sens logique au cycle d'échecs historiques à répétition, qui a marqué le siècle écoulé et dont la compréhension demeure obscure pour beaucoup, dans l'étrange situation qui est aujourd'hui la nôtre. De toute façon, c'est à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste, si nous voulons réellement aider l'humanité à sortir, pendant qu'il en est encore temps, de l'impasse Adam Smith.

  • Droit naturel et histoire, maître livre de Leo Strauss, est reconnu comme un classique de la philosophie de notre siècle, spécialement de la philosophie politique. Leo Strauss illustre et défend l'idée de droit naturel contre tout relativisme historique. Pour lui, le besoin du droit naturel est manifeste. En effet, rejeter le droit naturel revient à dire que tout droit est positif, autrement dit, que le droit est déterminé exclusivement par les législateurs et les tribunaux des différents pays. Or, on ne contestera pas qu'il existe des lois ou des décisions que l'on déclarera injustes. Au nom de quoi faire cette déclaration ? La réponse est donnée majoritairement de nos jours par les sciences sociales qui rejettent le droit naturel au nom de l'histoire et au nom de la différence entre Faits et Valeurs. Leo Strauss s'inscrit en faux contre cette réduction et plaide pour le maintien de la notion de droit naturel, seule source, selon lui, d'une pensée du Juste et de l'Injuste. Depuis Grotius (Le Droit des Gens), la notion de droit naturel est au principe de la philosophie politique moderne (Hobbes, Rousseau...). Dans sa forme classique, le droit naturel est lié à une perspective téléologique de l'univers. Comment le repenser sous une forme actuelle ? Tel est le dessein de l'ouvrage de Leo Strauss. Écrit dans une langue très claire et précise, proposant des analyses remarquables de Machiavel, Hobbes, Locke, Rousseau et Burke, Droit naturel et Histoire est un livre d'une exceptionnelle valeur.

  • Le Prix Nobel d'économie 1976, fondateur de l'Ecole de Chicago, démontrait dans cette monographie parue la même année, que la liberté politique ne peut aller sans la liberté économique et présentait sa vision du libéralisme.

  • Imaginons trois enfants et une flûte.
    Anne affirme que la flûte lui revient parce qu'elle est la seule qui sache eu jouer; Bob parce qu'il est pauvre au point de n'avoir aucun jouet; Carla parce qu'elle a passé des mois à la fabriquer. Comment trancher entre ces trois revendications, toutes aussi légitimes ?
    Aucune institution, aucune procédure ne nous aidera à résoudre ce différend d'une manière qui serait universellement acceptée comme juste.
    C'est pourquoi Amartya Sen s'écarte aujourd'hui, résolument et définitivement, des théories de la justice qui veulent définir les règles et les principes qui gouvernent des institutions justes dans un monde idéal - dans la tradition de Hobbes, Rousseau, Locke et Kant, et, à notre époque du principal penseur de la philosophie politique, John Rawls. Sen s'inscrit dans une autre tradition des Lumières, portée par Smith, Condorcet, Bentham, Wollstonecraft, Marx et Mill : celle qui compare différentes situations sociales pour combattre les injustices réelles.
    La démocratie, en tant que "gouvernement par la discussion", joue dans cette lutte un rôle clé. Car c'est à partir de l'exercice de la raison publique qu'un peut choisir entre les diverses conceptions du juste, selon les priorités du moment et les facultés de chacun. Ce pluralisme raisonné est un engagement politique: le moyen par lequel Sen veut combattre les inégalités de pouvoir comme les inégalités de revenu, en deçà de l'idéal mais au-delà de la nation, vers la justice réelle globale.
    Il importe d'accroître les revenus, mais aussi de renfoncer le pouvoir des individus de choisir, de mener la vie à laquelle ils aspirent. C'est ainsi qu'une personne devient concrètement libre. L'idée de justice représente l'aboutissement de cinq décennies de travail et de réflexion, mais aussi d'engagement dans les affaires du monde.

  • «Tout est faux ou presque des peurs qui attribuent à la "mondialisation", les crises que connaissent les pays riches. Les transformations en cours s'observent en effet dans n'importe lequel des métiers, des secteurs, qu'ils soient en contact ou pas avec l'économie mondiale.» Par ce diagnostic, l'auteur invite à réinterpréter les transformations du monde contemporain à l'aune d'une nouvelle révolution industrielle. C'est à celle-ci qu'il faut imputer la responsabilité du chômage et des inégalités contemporaines, et non au commerce, aujourd'hui encore si mince, avec les pays pauvres. Ce renversement de perspective oblige à repenser les moyens de combattre la crise. Ce livre d'une grande clarté a été salué par la presse comme «le livre le plus clair et le moins ennuyeux que l'on ait eu depuis longtemps» (Sabine Delanglade, L'Express).





  • L'historien démontre que les brusques changements sociaux et culturels peuvent se comprendre comme des épidémies en analysant des exemples de changements et succès importants. Il étudie les éléments déclencheurs de ces phénomènes et explique comment les anticiper

  • La ve république a attaché au droit - sous ses multiples aspects, lois, justice, droits individuels - une importance extrême qui n'a pas eu d'équivalent sous les régimes antérieurs.
    Une véritable passion du droit a traversé, secoué la société française. les témoignages ne manquent pas, que ce soit dans les faits (le nombre des textes et des procès), ou dans l'ordre intellectuel, avec l'apogée de l'état de droit. sur quelques domaines significatifs, le droit pénal, par exemple, ou le droit de la famille, ce livre donne un aperçu des changements qui se sont produits, ainsi que des résistances qu'ils ont rencontrées.
    Cependant, au-delà des analyses historiques, c'est une question philosophique qui est posée. sous les apparences d'un progrès culturel, la passion du droit n'a-t-elle pas caché un mal de la société? trop de droit n'endort-il pas l'action? le droit n'est-il pas étouffé par trop de droit?.

  • La communication est l'un des symboles forts de notre époque.
    Son idéal, rapprocher les hommes, les valeurs et les cultures, est au coeur du modèle démocratique et triomphe par l'intermédiaire de techniques de plus en plus performantes et séduisantes. sa réussite est à ce point exemplaire que nombreux sont ceux qui voient dans le multimédia et les réseaux la réponse aux maux de nos sociétés et l'esquisse de nouvelles solidarités. dominique wolton nous met en garde contre ces conclusions hâtives : s'il n'y a pas de démocratie sans communication, les techniques génèrent aussi des inégalités.
    Quand la communication technique se déploie, il n'est pas rare que la communication humaine s'appauvrisse. penser la communication, c'est montrer les dangers qui la menacent et dont il faut la protéger, renforcer les identités, retrouver le temps et respecter ce qui nous sépare. bilan de vingt ans de recherches sur la télévision, la culture, la communication et la politique, le journalisme, les nouvelles techniques et l'europe, ce livre enthousiaste mais lucide nous invite à pratiquer la distance au coeur de la communication.

  • Le prix

    Paul Jorion

    Surpris par la manière dont les prix se déterminent dans la pêche artisanale en Bretagne et en Afrique, Paul Jorion voulut en avoir le coeur net : le prix se fixe-t-il bien, comme on le prétend, par la rencontre de l'offre et de la demande ? Ce qu'il découvrit est surprenant : le prix se détermine selon le rapport de force existant entre le groupe des vendeurs et celui des acheteurs, qui se définit à son tour en fonction de la rareté de chacun de ceux-ci à l'intérieur du groupe auquel il appartient.
    Ainsi, la froide logique de l'offre et de la demande s'efface derrière les rapports humains. Et la validité de cette théorie ne se restreint pas aux marchés traditionnels : sa logique se retrouve intacte sur les marchés financiers contemporains. Dans cet ouvrage éclairant, Paul Jorion expose comment s'est constituée au fil des années la boîte à outils qui lui a permis d'être, en 2007, l'un des tout premiers à annoncer la crise des subprimes et à l'analyser.

  • Près de trente ans après la traduction de La Grande Transformation, Karl Polanyi (1886-1964) reste trop méconnu en France. Avez-vous lu Polanyi ? présente le parcours intellectuel de ce penseur des marchés (de l'Antiquité jusqu'au "grand marché" de la société contemporaine), un parcours à la croisée de l'économie, de l'histoire et de la sociologie. Il éclaire l'ensemble de sou oeuvre dans une perspective institutionnaliste. Son interprétation des origines de la civilisation occidentale, du fascisme ou du New Deal, son anthropologie intriquant économie et société, sa critique du libéralisme, ses proximités et ses distances avec le marxisme et avec la religion font de cet Austro-Hongrois, né dans une famille juive convertie au protestantisme, émigré en Angleterre, puis aux Etats-Unis, et enfin au Canada pour échapper au maccarthysme, le penseur d'un "nouveau socialisme". Pour Polanyi, la "société de marché" a pris un caractère naturel et nous empêche de dépasser les conceptions dominantes. Cette paralysie de la pensée collective a fait le lit des fascismes. Aujourd'hui, les crises économique et écologique imposent à nouveau de transcender les cadres institutionnels existants. Polanyi, qui a pensé les impasses de la première mondialisation, offre des outils toujours actuels pour imaginer un postcapitalisme, après la mondialisation libérale des dernières décennies.

  • Avec l'ouverture des frontières, la télévision, la démocratisation des voyages et plus récemment Internet, le monde se serait mué en un gigantesque «village». C'est, du moins, ce que veulent faire croire les puissantes industries de la communication : nous serions tous «citoyens du monde», multi-branchés, capables d'assimiler les héritages les plus divers, bricolant dans la bonne humeur une sorte de culture mondialisée. Rien de plus vain que cette prétention cosmopolite. Pour affronter un monde toujours plus ouvert, et donc plus incertain, il faut au contraire être confiant dans son identité, prêt à se confronter à d'autres valeurs. Ce n'est pas parce que l'Autre est aujourd'hui plus accessible qu'il est plus compréhensible, c'est même précisément l'inverse. Plus nos différences sont visibles, plus elles créent des tensions. Curieusement, alors qu'on ausculte à la loupe la mondialisation économique, on oublie de penser cette «autre mondialisation» dont dépendent pourtant la paix et la guerre de demain. À quelles conditions, donc, organiser au niveau mondial une cohabitation des cultures ? C'est la question centrale de ce livre et, pour Dominique Wolton, l'un des principaux enjeux politiques d'aujourd'hui.

  • Pour penser le passage des médias de masse aux nouvelles techniques de communication, il faut replacer celles-ci dans une théorie générale de la communication, qui mette en rapport l'évolution technique avec les dimensions culturelles, politiques et sociales de la communication. Selon l'auteur, le Web risque d'encourager une communication illusoire : virtuelle, atemporelle, individualiste...

  • Sexonomics

    Paul Seabright

    Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes divergent dans leur quête. Les chansons d´amour, les films et les livres pour « réussir sa vie » l´attestent. Résultat ? Le conflit semble inévitable.

    Pourtant, mieux qu´aucune autre espèce, depuis la préhistoire nous savons faire équipe. Pourquoi ne pas utiliser cette capacité d´alliance pour favoriser l´égalité et les relations pacifiques entre les sexes ?

    Contre ceux qui considèrent que les inégalités entre hommes et femmes n´ont aucun fondement biologique et ceux qui affirment que les différences entre sexes sont intangibles, Paul Seabright lance une offensive de charme. Analysant l´accouplement des mantes religieuses aussi bien que les comportements dans la salle du conseil d´une grande entreprise, cet éminent professeur de sciences économiques nous entraîne dans un fantastique voyage à rebours des idées en vogue. Traversant avec brio et insolence le temps et les disciplines (biologie, sociologie, anthropologie), il analyse comment et à quelles fins les hommes et les femmes ont appris à faire équipe selon un modèle économique et les raisons pour lesquelles les inégalités demeurent.

  • Traite de figures insolites dans le domaine juridique telles que le mariage des impuissants, la prohibition des rapports sexuels entre personnes handicapées mentales et valides, le fait de porter plainte pour ne pas avoir avorté, l'homoparentalité, etc...

  • Les pauvres du tiers monde sont plus riches qu'on ne le croit. Mais, explique Hernando de Soto, les biens qu'ils possèdent constituent un «capital mort», et ce à cause de l'inadaptation du système juridique de la propriété. Tel homme possédera, par exemple, une maison, mais faute d'un titre de propriété officiel, il ne pourra s'en servir pour emprunter et créer une entreprise. Au Pérou, pour obtenir les documents rendant légale une fabrique textile équipée de deux machines à coudre, il faut effectuer dans les services administratifs un périple de 300 jours, à raison de 6 heures par jour... Le résultat n'est pas surprenant: les populations gonflent peu à peu les rangs du secteur «extralégal» - qui regroupe entre 50 et 75% de la main-d'oeuvre des pays émergents. Il faut donc mettre au point des processus de légalisation massive, en s'appuyant sur les règles consensuelles des clandestins eux-mêmes, pour savoir qui peut légitimement se dire propriétaire de quoi. Ce qui revient aussi à imiter ce qu'ont fait les pays occidentaux au cours des siècles passés, notamment les États-Unis qui, en régularisant la situation de millions de pionniers, ont su se transformer en une économie moderne. La pauvreté n'est pas une fatalité. Pour changer le monde, il faut commencer par changer notre regard sur lui. Clair et bien étayé, Le Mystère du capital nous invite à cette conversion nécessaire.

  • Ce livre prend acte de l'échec de la pensée économique, incapable de tenir le rôle du politique qu'elle a détrôné : les gouvernements se font les laquais des marchés financiers, et nos sociétés découvrent qu'elles n'ont plus d'avenir. C'est au sein de cette « économystification » qu'il faut être capable d'opérer un sursaut moral et politique.
    Parti d'Adam Smith, et de l'économie comme « mensonge collectif à soi-même », cet essai renoue avec la thèse de Max Weber sur le rôle de l'éthique protestante dans l'advenue du monde moderne. Il fait entendre ce qu'implique le « choix calviniste », irrationnel aux yeux des experts. Mais la rationalité de ces derniers ne mène qu'à la défiance généralisée et au repli sur soi, propices à tous les mouvements paniques.
    Dénonçant les techniciens de l'économie, qui cherchent à remplacer le gouvernement des hommes par la gouvernance des choses, Jean-Pierre Dupuy réhabilite la dimension prophétique du politique. Ce n'est pas en déclarant la guerre aux marchés qu'on inventera l'avenir.

    Création Studio Flammarion © Flammarion, 2012, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

  • Notre société a érigé la liberté comme l'une de ses valeurs cardinales, censée gouverner notre système politique comme nos vies privées. Les patrons sont souvent les premiers à vanter ses vertus, en faisant un pilier du capitalisme. Mais ces belles paroles s'arrêtent net à la porte des entreprises : dans le monde du travail, la hiérarchie, le contrôle, la surveillance continue semblent bien demeurer la règle.
    Pourtant, l'enquête de Brian Carney et d'Isaac Getz montre qu'il existe une autre manière d'agir et nous invite dans des entreprises où la liberté est devenue le principe de management. On y laisse les salariés prendre des initiatives au lieu de leur dire comment faire. On les traite en adultes responsables au lieu de limiter les informations dont ils disposent et de faire contrôler chacun de leurs faits et gestes par une hiérarchie pléthorique.
    On encourage la prise de risque. Situées en France, aux États-Unis, au Japon ou en Finlande, ces entreprises ont été « libérées » par des dirigeants visionnaires qui ont totalement révolutionné la culture de leurs firmes. Et en même temps, leur rentabilité a explosé. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère du management.

  • Avec l'ordinateur, l'information remplace l'énergie comme moteur de développement. Une nouvelle économie se met en place, alors que les politiques persistent à croire en l'irréversibilité et l'universalité du seul système libéral. Analyse de cette mutation, de ses conséquences économiques, sociales, environnementales et humaines. Pourquoi est-il urgent de changer d'organisation ?


  • La grande perturbation
    Parce qu'il repose sur une dynamique de forces qui ne sont pas cohérentes entre elles, le changement social mondial est désormais vécu comme un processus qui déracine sans orienter, qui déchire sans reconstruire, qui prescrit sans rassurer. L'incertitude radicale qu'il engendre explique pour une large part son caractère anxiogène : les pays riches s'inquiètent de plus en plus de la concurrence des pays à bas salaires tandis que les damnés de la terre peuvent y voir la programmation d'un nouveau déclassement. Au sein de chaque nation, l'écart qui ne cesse de se creuser entre gagnants et perdants du jeu social exacerbe ces peurs en miroir. La perturbation est à son comble.
    Ce livre se propose d'observer et d'interpréter ce vaste changement social que, faute de mieux, on appelle la mondialisation.
    « Zaki Laïdi s'affirme comme l'un des meilleurs observateurs de la mondialisation » (Jean Dubois, Les Échos).
    « Un texte riche et ambitieux, dans la lignée des ouvrages remarqués que ce politologue a publiés » (Jean-Pierre Robin, Le Figaro).
    « Aux antipodes des thèses manichéennes, l'ouvrage de Zaki Laïdi met en lumière les contradictions d'un phénomène moins uniforme qu'il n'y paraît. » (Éric Dupin, L'Express).


    Sur commande
  • Comment New York, capitale du crime, est-elle devenue une ville sécuritaire en quelques mois au milieu des années 1990 ? Comment une marque de chaussures has been a-t-elle reconquis le marché mondial de la mode à partir de quelques clubs branchés de Manhattan ? Comment expliquer les « épidémies » de suicides en Micronésie ?...
    Le Point de bascule est l'histoire d'une idée toute simple : la meilleure façon de comprendre l'émergence des modes, la baisse de la criminalité, la naissance des best-sellers, l'augmentation du tabagisme chez les adolescents, le phénomène du bouche à oreille, ou tout autre changement a priori mystérieux, consiste à les concevoir comme des épidémies.
    Et rien ne résiste à l'analyse de Malcolm Gladwell : mode, marketing, idéologie religieuse, société de haute technologie... pas même la Révolution américaine ! Retraçant la genèse de quelques succès retentissants, il montre que des changements mineurs, minutieusement planifiés, peuvent provoquer de véritables épidémies sociales. Dans tous les cas, un oiseau rare, un principe d'adhérence qui rende un message « contagieux », et un contexte favorable suffisent à déclencher l'épidémie.
    Quel que soit le domaine : comment provoquer un effet boule de neige.

    En couverture : Illustration originale d'après : allumette : © Image Source / Corbis ; dynamite : © Lew Robertson / Corbis.

  • L'ordre et l'organisation se paient parfois au prix fort. Ou, dit autrement : on peut augmenter les gains et réaliser des économies significatives en tolérant un certain niveau de désordre et de désorganisation. Ou encore : à l'heure de l'interconnexion généralisée, le désordre crée justement des connexions : organisation # efficacité. Le livre abonde d'exemples, dessinant au fil des pages une typologie complète du désordre, exact contrepoint des formes d'organisation.
    Un voyage dans le monde des entreprises, grandes et petites, et de la gestion érigée en idéal. avec quelques escales sur des terres moins attendues : une maison où règne le plus invraisemblable capharnaüm, une maternelle où le bris de jouets est inclus dans le programme, la vie parfaitement désorganisée d'Arnold Schwarzenegger, un hôpital où les malades se livrent à des pizzasparties, une symphonie jouée avec des instruments désaccordés, une paillasse de laboratoire mal tenue et un bureau en désordre qui conduisent l'un et l'autre au prix Nobel. Cet ouvrage apprendra beaucoup aux dirigeants d'entreprise comme à leurs subordonnés, il fera réfléchir les parents qu'angoisse le rangement des chambres d'enfants, il réveillera ceux qui attribuent trop souvent à leur désorganisation les échecs de leur vie personnelle.
    Car il est possible que les systèmes, les institutions et les gens modérément désorganisés se révèlent finalement plus adaptés, plus résistants, plus créatifs, et en général plus efficaces que s'ils étaient soumis à une organisation stricte.

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