Littérature traduite

  • Evoque le conflit entre les normes morales imposées dès le plus jeune âge et son propre ressenti qui se manifeste par des maux corporels. Dans une première partie, illustre le propos à partir de biographies d'écrivains célèbres puis indique de quelles façons rompre le cercle vicieux de l'automystification.

  • Quand le peuple juif fut-il créé? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple afin de façonner une nation future?
    Dans ce livre qui a fait date, Shlomo Sand a montré pour la première fois comment, à partir du XIXe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation.
    Si ses propos ont soulevé une onde de choc dans le monde entier, c'est que derrière le débat historiographique se cache une question brûlante : à l'heure où certains généticiens israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'«État juif», et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, c'est une critique de la politique identitaire de son pays que propose Shlomo Sand.

    Nouvelle édition augmentée d'une préface de l'auteur. Traduction de l'hébreu par Sivan Cohen-Wiesenfeld et Levana Frenk.

  • La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ?
    Alice Miller dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l'âme enfantine.
    Cette « pédagogie noire », selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes des xviiie et xixe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d'un jeune infanticide allemand et enfin celle d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.

  • « Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l'ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c'était la «révolte des masses». De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie.» Dans ce livre testament, Christopher Lasch montre comment le détachement social, économique et géographique d'élites hédonistes et mondialisées est à l'origine du malaise de nos démocraties modernes.

    Cet essai brillant viendra nourrir la réflexion de ceux qui s'inquiètent de l'évolution d'un espace public et médiatique gouverné par des classes privilégiées, coupées du reste de la population.

  • « Les questions que pose Heidegger à propos de la nature et du sens de l'existence sont capitales et contraignantes. En les posant encore et toujours, il a amené au centre d'une perspective nouvelle et radicalement provocatrice de nombreuses régions du comportement humain, de l'histoire sociale, et de l'histoire de la pensée. Son projet, probablement avorté, de créer un nouvel idiome, de délivrer le langage de présuppositions métaphysiques ou "scientifiques", largement non réfléchies et souvent illusoires, est fascinant et d'une extrême importance. Son diagnostic d'une aliénation et d'un asservissement de l'homme dans une écologie dévastée était prophétique, et il n'a pas été dépassé en sérieux et en cohérence. La réévaluation heideggerienne du développement et du sens ambigu de la métaphysique occidentale de Platon à Nietzsche est profondément stimulante, quand bien même on ne l'accepterait pas. Elle nous force littéralement à tenter de repenser le concept même de pensée. Seul un penseur majeur peut provoquer de façon si créatrice. Grâce à la présence de Heidegger parmi nous, l'idée que le questionnement est la piété suprême de l'esprit et l'idée étrange que la pensée abstraite est, éminemment, l'excellence et le fardeau de l'homme, ont été affirmées. » George Steiner. Cet essai, magistralement clair, demeure la meilleure introduction à l'oeuvre de Martin Heidegger.

  • H. Jonas propose une reformulation de l'éthique autour de l'idée centrale de responsabilité sous ses différents aspects (naturelle et contractuelle), prenant les parents et les hommes d'Etat comme deux paradigmes éminents.

  • La culture occidentale est en crise. Le Narcisse moderne, terrifié par l'avenir, méprise la nostalgie et vit dans le culte de l'instant ; dans son refus proclamé de toutes les formes d'autorité, il se soumet à l'aliénation consumériste et aux conseils infantilisants des experts en tout genre. Aujourd'hui plus que jamais, l'essai majeur de Christopher Lasch frappe par son actualité. Décortiquant la personnalité typique de l'individu moderne, Lasch met en lumière ce paradoxe essentiel qui veut que le culte narcissique du moi en vienne, in fine, à détruire l'authentique individualité.
    Christopher Lasch déroule le fil d'une analyse souvent subtile, nourrie de psychanalyse et de sociologie ; sa critique du mode de vie contemporain et d'une pensée de gauche complice du capitalisme est radicale, mais non sans espoir, car elle est pénétrée de la conviction que la conscience de l'histoire peut redonner du sens à un monde qui n'en a plus

  • Ouvrez les yeux, nous dit Alice Miller de livre en livre. Ouvrez les yeux sur ce que vous avez subi étant enfant. Nous bâtissons de hautes murailles pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance.
    « Il n'est pas vrai, écrit Alice Miller, que le mal, la destruction, la perversion fassent nécessairement partie de l'existence humaine, même si on le répète sans arrêt. Mais il est vrai que le mal se reproduit sans cesse, et qu'il engendre pour des millions d'êtres humains un océan de souffrance qui pourrait être évité. Lorsque sera levée l'ignorance résultant des refoulements de l'enfance, et que l'humanité sera réveillée, cette production du mal pourra prendre fin. »

  • Peut-on écrire une thèse sans mourir d'ennui ou devenir à moitié fou? Oui, et mieux encore, répond Eco : il faut vivre la thèse comme une chasse au trésor, et non un rite masochiste d'un autre âge. Quels que soient sa durée, son nombre de pages, la discipline choisie ou le sujet lui-même, tout travail de recherche, du mémoire au doctorat, est un exercice inégalé pour la formation de l'esprit, à condition de bien s'y prendre.

    Définition du sujet, plagiat, paraphrase, mais aussi relations diplomatiques avec son directeur de recherche : avec humour, tendresse et pragmatisme, Umberto Eco accompagne quiconque désire apprendre à chercher, réfléchir et construire une pensée personnelle, dans un ouvrage qui est peut-être avant tout un merveilleux guide pour, simplement, bien écrire.

  • La société de cour La société de cour constitue un dispositif central dans la modification des sensibilités et des comportements de l'homme occidental au XVIIe et au XVIIIe siècle. C'est en son sein que s'élaborent les nouvelles relations entre les hommes, partant de nouvelles règles de comportement. Comme dans un laboratoire, s'y expérimentent le contrôle de soi et l'observation d'autrui, la maîtrise des émotions immodestes et des mouvements spontanés, la régulation de l'économie pulsionnelle, une définition plus exigeante de la pudeur. La société de cour, de par ses contraintes et ses règles, façonne une nouvelle structure de l'affectivité individuelle, un nouvel habitus psychique. Sa fonction historique est paradoxalement double. Elle fonde et affirme une distinction, celle qui sépare l'homme de cour du vulgaire. Mais la Cour, tout en préservant la spécificité minoritaire d'un style de vie, est aussi le point d'où se transmettent les nouvelles conduites, qui vont s'étendre aux autres couches de la société. Cette édition comporte pour la première fois l'Introduction, Sociologie et Histoire, inédite en français. Oeuvre majeure de Norbert Elias, La Société de cour retrouve ainsi son intégralité originale.

  • Et si l'histoire des femmes ne se réduisait pas à une longue chronique de l'oppression patriarcale? Prenant le contre-pied d'une pensée féministe répandue, Christopher Lasch montre le caractère paradoxal de l'émancipation des femmes et insiste sur le rôle qu'elles ont joué dans leur propre soumission : croyant se libérer du patriarcat traditionnel, elles se sont en réalité assujetties à un nouveau paternalisme, celui de la société de consommation et de l'État libéral.
    Proposant une réflexion solide sur la désintégration de la famille contemporaine, ce recueil d'articles, composé de la main de l'auteur peu de temps avant sa mort, constitue une excellente introduction aux grands thèmes de la pensée de Lasch.

  • L'Occident a défriché son espace au coeur des forêts, et fondé contre elles ses institutions dominantes - la religion, le droit, la famille, la cité. De part et d'autre de leur ténébreuse lisière, tenus à distance, deux espaces s'épient, se menacent, s'interrogent. Forêts, monde écarté, opaque, qui dépayse, enchante et terrifie.
    Robert Harrison raconte ici l'histoire des forêts dans l'imaginaire occidental. Avec Vico pour compagnon de voyage, il nous mène de l'épopée de Gilgamesh à la poésie contemporaine de Zanzotto. Dans les forêts, nous rencontrons Artémis, Dionysos, Roland furieux, les fées des contes, Rousseau, John Clare, une petite clairière de Constable, les symboles de Baudelaire...
    Les forêts tapissent les profondeurs de notre mémoire culturelle. Elles sont les frontières qui nous définissent : sans ces contrées où la civilisation projette ses fantasmes et ses peurs, nous n'habiterions pas notre monde de la même manière.

  • Comment un individu, à partir de données très limitées, peut-il développer un savoir aussi riche que le langage ? L'enfant, immergé dans une communauté linguistique, est confronté à un ensemble très restreint de phrases souvent imparfaites, inachevées. Néanmoins, il parvient à "construire" la grammaire de sa langue, à développer une maîtrise très complexe que l'expérience seule ne peut induire. En étudiant les problèmes posés par l'acquisition du langage, Chomsky rejette les spéculations empiristes et insiste sur les nécessités biologiques qui a priori déterminent le système cognitif.

  • Voici un livre de philosophie à la fois classique et déconcertant.
    On y traite de la liberté et du déterminisme à l'aide de nuages et de bulles de savon. On y construit une théorie du langage à l'aide de miel et de toiles d'araignées. Fort de cinquante ans de discussions avec physiciens, biologistes et logiciens, Popper renouvelle l'approche des questions les plus traditionnelles de la philosophie avec pour fil conducteur le progrès de la science, replacé dans le cadre plus général d'une philosophie de l'émergence du nouveau.
    Rassemblant des textes rédigés pour la plupart entre 1965 et 1971, La Connaissance objective est l'ouvrage le plus représentatif de la "dernière manière" de Popper. Il y révèle toutes les implications métaphysiques de son rationalisme critique et s'y risque à des conjectures audacieuses. Indispensable pour connaître les inflexions que prend alors la pensée de Popper, ce livre l'est aussi pour comprendre les débats de l'épistémologie contemporaine.

  • Tandis que l'on débat du contenu des programmes d'histoire à l'école et que la loi fixe ce qui doit être commémoré, Shlomo Sand s'interroge : tout récit historique n'est-il pas idéologiquement marqué ? Peut-il exister une vérité historique moralement neutre et « scientifique » ?
    En brossant le tableau d'une vaste histoire de l'Histoire, de la Mésopotamie à nos jours, il dénonce les méthodes qui ont construit les mythologies nationales modernes, autant que la tendance à faire de l'historien le prêtre de la mémoire collective et le forgeron des identités nationales.
    L'auteur livre aussi un ouvrage personnel, où la polémique se mêle à la confession et au bilan désillusionné d'une longue carrière d'historien, pour aboutir à cette question provocante : « Pourquoi encore étudier l'histoire aujourd'hui ? » Certainement pas par pure dévotion pour la mémoire collective, suggère-t-il, mais pour mieux se libérer d'un passé fabriqué et se tourner résolument vers l'avenir.

  • Une société démocratique doit traiter tous ses membres comme des égaux. Mais doit-elle admettre leurs différences pour permettre à leurs identités de s'exercer librement et de s'épanouir ? Jusqu'où peut-elle aller dans la reconnaissance de leurs spécificités ? Cette légitimation est-elle nécessaire à la dignité des individus ? Ces interrogations sont au coeur de la controverse sur le multiculturalisme.
    La réflexion historique et philosophique de Charles Taylor permet de mieux penser l'enjeu fondamental qu'est la demande de reconnaissance exprimée par tous les groupes - communautés religieuses, associations féministes, minorités culturelles, etc. - coexistant au sein d'un même État.
    Ce texte devenu classique pose une question cruciale : la démocratie, soucieuse de garantir les droits et le bien-être de ses citoyens, doit-elle privilégier une culture, celle qui la fonde, ou s'accommoder de toutes?

    Précédé d'un entretien inédit avec Michel Wieviorka. Commentaires d'Amy Gutmann, Steven C. Rockefeller, Michael Walzer et Susan Wolf.

  • « Ce livre se veut une porte d'entrée à mes deux précédents ouvrages consacrés à la figure et au message de Jésus de Nazareth. J'ai cherché à interpréter, en dialoguant avec des exégètes d'hier et d'aujourd'hui, ce que Matthieu et Luc racontent, au début de leurs évangiles, sur l'enfance de Jésus.
    Une interprétation juste, selon moi, requiert deux étapes. D'abord, il faut se demander ce qu'ont voulu dire, à leur époque, les auteurs de ces textes - c'est la composante historique de l'exégèse. Mais il ne faut pas laisser le texte dans le passé. La seconde question doit être : « Ce qui est dit est-il vrai ? Cela me regarde-t-il ? Et si cela me regarde, de quelle façon ? » Je suis bien conscient que toute interprétation reste en deçà de la grandeur du texte biblique. J'espère que ce petit livre, malgré ses limites, pourra aider de nombreuses personnes dans leur chemin vers et avec Jésus ».
    Benoît XVI

  • Ce traité de stratégie militaire, composé par Sun Tzu, auteur chinois ayant vécu aux VIe et Ve siècles av. J.-C., met l'accent sur les facteurs politiques, économiques et diplomatiques dans le procès de la guerre. Un traité de savoir-vivre et de combat.

  • Ceci n'est pas un manuel de traduction, mais un guide de voyage. Il n'y est pas question de méthode ni de techniques, mais de l'«arbre à vodka» qui fit son apparition dans une Bible estonienne, ou encore du poisson Babel, merveilleuse créature extraterrestre qu'il suffirait de s'enfoncer dans l' oreille pour comprendre aussitôt toutes les langues de l'univers. Autrement dit, de ce que peut et de ce que fait la traduction dans tous les domaines où elle intervient, du jeu littéraire à la diplomatie en passant par le tourisme, la science-fiction ou le sous-titrage.
    Pourquoi l'adjectif «bleu» n'a-t-il pas d'équivalent en russe? Y a-t-il de l'intraduisible? Combien cette phrase compte-t-elle de mots?
    Guidé de plume de maître par David Bellos, lui-même traducteur chevronné et biographe reconnu, le lecteur est invité à un périple érudit et humoristique dans le merveilleux pays des mots, où l'on croise le comédien Chaplin et le philosophe Austin, Christophe Colomb et saint Jérôme, mais aussi Marot, Kafka, Perec ou Makine...
    Un livre malin et savoureux pour tous les amoureux de la langue.

  • Imaginons trois enfants et une flûte.
    Anne affirme que la flûte lui revient parce qu'elle est la seule qui sache eu jouer; Bob parce qu'il est pauvre au point de n'avoir aucun jouet; Carla parce qu'elle a passé des mois à la fabriquer. Comment trancher entre ces trois revendications, toutes aussi légitimes ?
    Aucune institution, aucune procédure ne nous aidera à résoudre ce différend d'une manière qui serait universellement acceptée comme juste.
    C'est pourquoi Amartya Sen s'écarte aujourd'hui, résolument et définitivement, des théories de la justice qui veulent définir les règles et les principes qui gouvernent des institutions justes dans un monde idéal - dans la tradition de Hobbes, Rousseau, Locke et Kant, et, à notre époque du principal penseur de la philosophie politique, John Rawls. Sen s'inscrit dans une autre tradition des Lumières, portée par Smith, Condorcet, Bentham, Wollstonecraft, Marx et Mill : celle qui compare différentes situations sociales pour combattre les injustices réelles.
    La démocratie, en tant que "gouvernement par la discussion", joue dans cette lutte un rôle clé. Car c'est à partir de l'exercice de la raison publique qu'un peut choisir entre les diverses conceptions du juste, selon les priorités du moment et les facultés de chacun. Ce pluralisme raisonné est un engagement politique: le moyen par lequel Sen veut combattre les inégalités de pouvoir comme les inégalités de revenu, en deçà de l'idéal mais au-delà de la nation, vers la justice réelle globale.
    Il importe d'accroître les revenus, mais aussi de renfoncer le pouvoir des individus de choisir, de mener la vie à laquelle ils aspirent. C'est ainsi qu'une personne devient concrètement libre. L'idée de justice représente l'aboutissement de cinq décennies de travail et de réflexion, mais aussi d'engagement dans les affaires du monde.

  • Chaque année, l'archevêque de Canterbury, primat de la communion anglicane, commande à un auteur de renom un ouvrage qui est alors considéré comme " le livre de l'archevêque pour le carême " et que tous les membres de l'Eglise d'Angleterre sont invités à lire et à étudier. C'est la première fois qu'un auteur qui n'est pas anglican est sollicité : le frère Timothy Radcliffe, catholique romain, ancien maître de l'ordre dominicain. Puissamment structuré à plusieurs niveaux entrecroisés, dramatique (un développement en trois actes et quinze scènes), théologal (la mise en oeuvre successive de la foi, de l'espérance et de l'amour) et liturgique (de la salutation initiale à l'envoi final), l'ouvrage de Timothy Radcliffe offre une magnifique compréhension de la messe en ses étapes. Il propose une vision très dynamique de la pratique chrétienne et de son sens. II met fortement en valeur l'idée que l'" église" et la messe constituent un lieu majeur où le chrétien, en mettant ses pas dans ceux du Christ et en entrant dans la conversation du Père, du Fils et de l'Esprit, s'humanise de manière nouvelle et unique.

  • Toute science du comportement est entravée par l'angoisse que provoque le chevauchement du sujet d'étude et de l'observateur, une angoisse qui déforme la perception et l'interprétation des données, et produit des résistances de contre-transfert.
    Considérées comme fondamentales et caractéristiques des sciences du comportement, ces "perturbations" sont capables de produire des prises de conscience mieux que tout autre type de données. Le savant doit donc cesser de mettre exclusivement en valeur la manipulation du sujet, et chercher à se comprendre lui-même en tant qu'observateur. En ce sens, chaque expérience menée sur un rat est aussi une expérience pratiquée sur l'observateur, dont les angoisses et les manoeuvres de parade peuvent jeter plus de lumière sur la nature du comportement en général que ne le peut l'observation des rats, ou celle d'êtres humains.

  • Voici un livre qui traite des grandes questions de la vie: la connaissance, la conscience, le destin, dieu, la vérité, la bonté, la justice.
    Il s'adresse à tous ceux qui pensent que la vie soulève effectivement de grandes questions mais ne savent pas toujours les aborder. qui suis-jeoe pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rienoe agissons-nous toujours par intérêtoe le monde présuppose-t-il un créateuroe comment savoir si nos opinions sont objectives ou simplement subjectivesoe quelle différence y a-t-il entre le passé et l'aveniroe que taireoe et d'oú vient que l'on se pose des questions aussi déconcertantesoe un guide irrésistible dans les arcanes de la pensée, pour apprendre à vivre.

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