Livres en VO

  • Souterrain ; subterranean

    Ali Kazma

    • Filigranes
    • 17 October 2017

    Entre 2006 et 2015, Ali Kazma développe une oeuvre vidéo principalement articulée en deux séries, intitulées Obstructions et Resistance. De durées variables (entre 5 et 17 minutes chacune), ses vidéos explorent l'univers de la production industrielle, artisanale et artistique, constituant une immense archive du monde du travail contemporain. Chaque oeuvre est une étude des gestes d'ouvriers, de leur rapport à la machine et aux outils, des rythmes de travail et de la cadence des chaînes de production automatisées. De la Réserve mondiale des semences à la cryogénisation, de la taxidermie à l'art du tatouage, d'une opération chirurgicale du cerveau à une usine d'automobile entièrement automatisée, Ali Kazma interroge les effets de la recherche et du progrès scientifique sur l'activité humaine, mais aussi le contrôle que l'homme exerce sur son environnement et sa volonté constante de transformer la matière. La perfection, l'expertise scientifique et artistique ou encore la résistance des corps sont autant de notions abordées dans ses oeuvres.

    Auteurs : Selen Ansen et Pia Viewing, entretien avec Paul Ardenne et Barbara Polla.

  • En 2007, Stéphane Duroy publie chez Filigranes le livre Unknown, composé de photographies prises lors de ses multiples voyages aux Etats-Unis, de New York au Montana. Du fait d'un léger défaut d'impression, il récupère une centaine d'exemplaires non commercialisables. Deux ans plus tard, il entreprend un long processus de travail sur le livre. Collages, coupures de presse, photographies anonymes, peintures abstraites viennent nourrir l'ouvrage d'origine qu 'il ne cessera par la suite de démanteler.

  • Few of them

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    • Filigranes
    • 11 February 2016

    Le cinéaste lituanien de renommée internationale Sharunas Bartas publie pour la première fois ses photographies dans cet ouvrage, à l'occasion de la rétrospective de films que lui consacre le Centre Pompidou (05.02 > 06.03), de la sortie de son nouveau film Peace to Us in Our Dreams (10.02) et de l'exposition au Passage de Retz (02.02 > 27.02).
    Cet ouvrage rassemble quarante photographies inédites. Réalisées en marge de la préparation de ses films sans y être assujetties, les photographies de Bartas déclinent la même attirance pour les paysages et leur matière, la grâce brute des traces d'humanité qu'ils recèlent, la mélancolie des ruines, la chaleur des visages. Tandis que sa filmographie se compose essentiellement de fictions, ses photographies condensent toute la sensibilité documentaire qui est aussi à l'oeuvre dans son cinéma, tout comme son rapport presque chamanique à la nature et aux êtres, équilibre entre pragmatisme et poésie. Trois poèmes inédits de Sharunas Bartas accompagnent ici ses photographies.

  • Grozny, la capitale d'une Tchétchénie torturée par la guerre, est un melting pot pour une société caucasienne en pleine mutation. Elle tente de dépasser le choc traumatique de deux guerres récentes et de trouver son propre mode de vie entre valeurs traditionelles Tchétchènes, traditions Musulmanes et globalisation. Elle tente de faire face au changement du rôle de la femme dans la société, à l'inégalité croissante entre riches et pauvres et aux jeux politiques.
    Olga, Maria et Oksana travaillent sur ce projet depuis 2009. "Nous étions déjà toutes les trois photographe depuis un certain temps quand nous nous sommes rencontré à l'occasion d'un séminaire online organisé par Objective Reality Foundation pour les jeunes photographes en Russie. Aprés cela, nous avons décidé de faire un projet ensemble, ce qui nous a amené à créer le premier collectif de photographes en Russie - Verso - dont la priorité était de couvrir les transitions sociales dans notre pays. Nous venons de différents univers, Olga était journaliste, Oksana était ingénieur et Maria dirigeait le développement de site web. Nous sommes toutes arrivées à la photographie grace à notre passion pour l'image et le témoignage. L'idée est de rendre la petite histoire plus forte.

  • Asmara dream

    Marco Barbon

    • Filigranes
    • 1 June 2016

    Ce travail est né du désir de restituer par la photographie l'ambiance caractéristique d'Asmara, la capitale d'un petit et méconnu pays d'Afrique, l'Erythrée. Réalisées entre 2006 et 2008 avec un appareil Polaroid SRL 690, mes images insistent sur l'idée d'une suspension du temps et de l'histoire, entre un passé colonial, qui a laissé des traces profondes sur la physionomie de la ville, et un présent qui semble immobilisé dans une attente sans fin.
    Lors de mes différents sejours à Asmara, je me suis demandé souvent à quoi ressemblait la sensation que j'éprouvais en me promenant dans cette ville. Finalement j'ai réalisé qu'elle était similaire à celle qu'on éprouve lorsqu'on rêve. Le rêve est, dans un certain sens, une interruption, une brèche ouverte dans le tissu du temps. Dans un rêve tout semble avoir un autre rythme, un autre déroulement ; tant les choses que les personnes apparaissent plus aériennes, plus subtiles, plus abstraites, comme si elles étaient suspendues dans un limbe en dehors du temps. La même impression saisit à chaque pas celui qui visite cette ville : le comptoir d'un café, la façade d'un immeuble, un homme lisant un journal, un lampadaire, l'enseigne d'un magasin... devant tout cela on se demande à quelle époque sommes-nous, dans le XXIème siècle ou dans quelque époque enfouie dans notre mémoire...

  • Les nonnes en Colombie

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    • Filigranes
    • 29 June 2013

    En général la vision que l'on a de la Colombie est une vision de violence les enlèvements, la drogue, les Farc. Lors des premiers séjours à Bogota, j'ai su que ce ne serait pas dans cette direction que je dirigerai mon travail. En visitant les Eglises baroques et dans la rue, j'ai constaté que malgré le conclave de 1961, les religieuses étaient vêtues de la même façon qu'à l'époque de mon adolescence. Il y avait un parfum de l'imagerie de Sainte Thérèse de Lisieux, des images pieuses du missel de ma grand-mère que l'on donnait à la communion solennelle. Pour pouvoir rentrer dans les couvents, j'ai rencontré le père Jésuite Luis Guillermo Sarasa (directeur du département de théologie à la faculté Pontifica Universidad Javeriana) et l'évêque de Bogota ; ce fut le sésame. Ils m'ont donnés l'annuaire des couvents et des congrégations de Bogota et de Cali, je fus frappée par leur nombre. Je connaissais les carmélites, les dominicaines, les franciscaines et les clarisses puisqu'elles sont toujours présentes en France mais grâce à cet annuaire j'ai découvert qu'il existait d'autres congrégations venues d'Espagne dont je n'avais jamais entendu parler. Mon projet était de faire systématiquement le portrait des novices et des soeurs qui ont fait leurs voeux perpétuels. C'est une série de portraits faite dans les couvents de recluses et de non recluses mettant en scène la prière et la spiritualité.

  • Pursuit

    Richard Pak

    • Filigranes
    • 8 November 2012

    A l'origine de ce travail il y avait, il y a toujours, la fascination pour les États- Unis. Une fascination qui passe d'abord par l'image. Des images photographiques en premier lieu, inévitablement. La photographie américaine est excessivement riche, beaucoup y voient même le berceau de la photographie moderne, et elle a eu une importance certaine sur mon rapport à ce médium. Des images cinématographiques aussi. Celles des films du Nouvel Hollywood qui peignent si bien l'énergie, la jeunesse et la contre-culture propres aux années 60s/70s en Amérique. Des images, encore, avec l'univers réaliste des tableaux d'Edward Hopper ou encore l'iconographie populaire revisitée par Jasper Johns. A cette fascination pour une Amérique visuelle il faut ajouter la littérature, qui aura été une source au moins aussi importante à la construction de cet imaginaire américain.
    John Fante, Truman Capote, Raymond Carver et tant d'autres ont eux aussi gravé en moi des images, mentales cette fois.
    J'ai choisi de photographier le banal, le quotidien d'une Amérique contemporaine. Je prélève des échantillons d'humanité, et s'il arrive que j'utilise l'anecdotique, ou le spectaculaire, c'est pour les dépasser en cherchant des résonances avec des concepts plus profonds, plus universels.

  • Au cours des XVIIIe-XIXe siècles, s'épanouit en Inde du nord, dans la ville de Lucknow, une société composite, à la fois indienne et européenne, extraordinairement diversifiée et sophistiquée. Une cour royale en Inde :
    Lucknow (XVIIIe-XIXe siècles) est la première exposition internationale d'envergure consacrée à la culture cosmopolite qui s'épanouit à la cour de Lucknow et à l'art raffiné auquel résidents et artistes de cette cité pluriethnique donnèrent naissance.
    Ce livre de photographies fait écho à l'exposition "Art et Culture à Lucknow" (provenant du musée LACMA de Los Angeles) qui sera présentée au musée Guimet à Paris et qui sera constituée d'une vaste iconographie et riche de photos du XIXe siècle.
    La série d'images de cette exposition a inspiré Antonio Martinelli proposant une exposition parallèle originale Lucknow Au miroir du temps un état des lieux photographique de la ville actuelle par la production d'une collection de photos contemporaines en noir et blanc.

  • From Florida to Cuba

    Marion Dubier-Clark

    • Filigranes
    • 10 October 2015

    From Florida to Cuba est le troisième périple de Marion Dubier-Clark aux États-Unis après From New York to New Orleans et From San Francisco to Los Angeles.

    Le déclic, c'est le voyage. Partir dans un autre monde, tailler la route pour perdre ses repères et s'abandonner à la découverte. Un point de départ, un point d'arrivée et, entre les deux, l'inconnu. Marion Dubier-Clark ne se lance pas à la conquête des grands espaces parce qu'elle privilégie les villes et leurs habitants. Elle est là pour se confronter aux mythes. Pour relier la fiction au réel et créer un pont entre le fantasme et la réalité. [.] Car Marion Dubier-Clark se polarise sur les fondements du mythe et sur ce qu'il en reste aujourd'hui : des panneaux publicitaires défraîchis, des murs peints montrant les héros d'hier, des palmiers, des façades aux couleurs délavées mais aussi des personnages improbables comme ce couple à la tenue colorée et démodée, cet homme qui ressemble à un cow-boy ou encore cette vieille dame au chapeau suranné. Trop beau pour être vrai ? Pourtant, tout cela existe. Avec son inventaire à la Prévert dont chaque photo constitue une partie d'un vaste ensemble, Marion Dubier-Clark agit comme un détonateur sur notre imaginaire. [...] S. B.

  • Le parcours de Bruno Réquillart (né en 1947 à Marcq-en-Baroeul) débute en 1967 avec des reportages témoignant de l'état d'esprit libertaire et militant propre à sa génération et à son époque. Sa rencontre avec Maurice Béjart et le Ballet du XXe siècle, qu'il photographie pendant trois ans, reste à ce titre emblématique. Mais l'expérience photographique se poursuit bientôt chez lui en marge du document et de la commande pour se concentrer sur le quotidien et sur les lieux qui lui sont familiers.
    Sa démarche se fait alors conceptuelle, relève de l'inventaire et de l'accumulation de sujets soi-disant insignifiants (les séries s'intitulent Constats et montrent des éléments urbains : rideaux de fer, panneaux publicitaires, troncs d'arbres, etc.) : J'avais à l'époque une sorte de boulimie de l'image, je faisais des prises de vue mais je ne développais pas mes négatifs, raconte-t-il aujourd'hui. Mais sa curiosité visuelle est tout aussi révélatrice d'une histoire personnelle, d'un retour introspectif, d'un besoin « d'état des lieux ». L'entreprise, parsemée de quelques voyages en Europe, s'arrête brusquement en 1981. Persuadé d'en avoir terminé avec la photographie, Bruno Réquillart se consacre alors à la peinture « pour essayer autre chose » et fait bientôt don à l'État (en 1992) de ses négatifs et de ses tirages. Après une absence d'images qui dure presque vingt ans, s'opèrent un renouveau et un retour à la pratique. À partir de 2000, il photographie avec un appareil panoramique les paysages de son enfance passée dans le Nord-Pas-de-Calais, les ruelles de Pavia (Portugal), où il a désormais installé son atelier de peintre, et enfin Paris. La ville, son lieu de vie depuis 1970, est à nouveau scrutée comme un inépuisable matériel visuel mais sa représentation, sans doute en raison du format, s'est enrichie d'innombrables formes et détails observés lors de ses déambulations.

  • How much can you carry ?

    Floriane de Lassée

    • Filigranes
    • 22 May 2014

    La série How much you can carry ? est née de la fascination de Floriane de Lassée pour les files de marcheurs portant des charges aussi variées que volumineuses le long des routes africaines. Cette série s'est peu à peu étendue aux quatre continents, avec une dizaine de pays représentés aujourd'hui (Rwanda, Éthiopie, Népal, Japon, Indonésie, Bolivie, Brésil...) dans une soixantaine de photographies.

    À travers des photographies au cadrage frontal, d'une économie de moyen extrême l'artiste dresse le portrait de ces porteurs des 4 coins du monde.
    À chacun elle propose de se mettre en scène avec ce qu'il a de plus cher, et dans les communautés modestes, il s'agit surtout de produits de première nécessité (sacs de grains pour l'agriculteur qui doit échanger sa récolte à la ville la plus proche, ballots de paille, bouteilles vides qui seront revendues) ou d'objets nécessaires à leur vie quotidienne.

    Loin de tout misérabilisme, c'est avec curiosité, amusement et souvent orgueil que les modèles ont pris la pose, heureux de se mettre en scène, fière de mettre en avant ce qui peut dans bien des cas s'apparenter à leur unique moyen de survie. Dans un deuxième temps, Floriane a souhaité parler d'autres poids moins explicites comme le poids des traditions, le poids social ou encore le poids familial.

  • Devant un champ obscur

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    • Filigranes
    • 6 November 2012

    Devant un champ obscur est le titre du livre en relation avec l'exposition à la galerie Les filles du calvaire durant le Mois de la Photo à Paris 2012 de deux nouvelles séries menées en parallèle par Corinne Mercadier. Solo et Black Screen se distinguent des oeuvres précédentes de l'artiste par le passage du Polaroid SX70 à la photographie numérique. Ces deux séries, ce faisant, s'inscrivent dans la continuité de l'oeuvre, dont rend compte la précédente monographie publiée chez Filigranes "Corinne Mercadier" en 2007 : on retrouve dans Solo les ciels sombres, la mise en scène, les personnages énigmatiques et les objets lancés. Mais les objets ont changé : grandes baguettes, pneus, ballons, lignes, délimitent des espaces qui évoquent un jeu dont les règles échappent. Objets et personnages, au premier plan le plus souvent de ce théâtre aux cintres obscurs, dansent, qu'ils soient immobiles ou en mouvement.
    Black Screen pourrait être le négatif de Solo : scènes que l'on découvre comme on ouvre une porte secrète en s'habituant au noir. Une pile d'assiettes, des planches, un lit irradient d'une luminosité extrême. Cette série était visible dans Dreaming Journal, publié par Filigranes en 1999. La facture photographique dans Black Screen sert de matière première à une image mentale.

  • Another country ; les Britanniques en France

    Rip Hopkins

    • Filigranes
    • 2 June 2010

    Ce livre parle des anglais vivant en France dans la région du Périgord.
    Tous les portraits ou mises en scènes sont en lien avec ces familles anglaises expatriées en Dordogne. Rip Hopkins a choisi un thème de recherche à la fois en lien avec son identité personnelle et le territoire qui l'accueille. Exilé du Royaume-Uni, Rip Hopkins se confronte à ses propres origines et à son rapport intime avec la France. Antony Mair, un Britannique du Périgord décrit le phénomène d'expatriation de ses pairs et une Française, Pauline de La Boulaye, expose son regard sur les Britanniques, le photographe et son époque.
    Ces témoignages évoquent la question de l'identité et de l'appartenance à un pays, réel ou imaginaire, dans le contexte d'une société subissant l'effet de la mondialisation. Troublantes et oniriques, les images de Rip Hopkins pénètrent les couches les plus profondes de notre for intérieur.
    Nominé deux fois pour le Sony World Photography Awards 2010.

  • Faultline ; Turkey, Est / Ouest

    Georges Georgiou

    • Filigranes
    • 17 June 2010

    Condamnée par la géographie à occuper une position intermédiaire entre l'Asie et l'Europe, la Turquie est depuis plus d'un siècle un lieu de tensions permanentes entre la modernité et la tradition, l'Etat laïc et les forces islamiques, le centralisme étatique et les revendications autonomistes, les libertés démocratiques et l'ordre répressif. Des tendances contradictoires qui nourrissent des affrontements souvent violents, surtout à Istanbul et dans la partie orientale de l'Anatolie. Mais cela n'empêche pas le pays de poursuivre son processus de transformation. J'ai été très surpris par la vitesse du changement, raconte George Georgiou, qui vient de passer quatre ans et demi en Turquie. On est frappé, au fil des mois et des années, par l'évolution extrêmement rapide des paysages. Car on construit partout à un rythme phénoménal : des infrastructures routières qui bouleversent l'apparence des campagnes, mais surtout d'énormes quantités de blocs de logements pour permettre aux villes d'absorber l'exode rural, ainsi que l'accroissement rapide de la population.

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  • Casablanca

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    • Filigranes
    • 4 October 2011

    Ce nouveau livre fait suite à l'ouvrage Asmara Dream publié en 2009. Après l'Erythrée Marco Barbon a "exploré", à l'occasion de plusieurs séjours en 2010, la ville de Casablanca avec son appareil Polaroid. On retrouve dans les photographies cette ambiance si particulière, intemporelle et silencieuse. Son premier contact avec Casablanca s'est fait, par la mer :
    Qu'il a découvert un matin d'été en venant de Dar Bouazza. Il lui semble d'ailleurs que l'océan soit omniprésent dans l'âme de cette ville et dans le caractère de ses habitants - échoués ici de tous les coins du pays comme des naufragés sur une côte inconnue. Au travers des pages le lecteur déambule entre l'architecture, les personnes en attentent et le littoral.

  • "En 2004, lors de mon premier voyage, je suis allé au sud-ouest de Madagascar, en longeant le Canal de Mozambique, entre Tuléar et Morombe. C'est le territoire des Vezos, des pêcheurs côtiers semi-nomades.
    Les Vezos utilisent des pirogues à balancier, et sont capables de parcourir des centaines de kilomètres le long des côtes pour attraper du poisson.
    D'autres voyages m'ont ensuite emmené dans le Grand Sud, très aride, jusqu'à Fort-Dauphin, puis au centre, dans les environs de Fianarantsoa, capitale du Betsileo, région plus verdoyante, parsemée de rizières, et d'exploitations agricoles. De Fianarantsoa, j'ai rejoint en train la côte sud-est, et Manakara, la capitale du pays antemoro, à la rencontre d'autres populations, d'une autre atmosphère, chaude et humide.
    Le nord m'a aussi attiré. Majunga, au nord-ouest, avec son mélange d'architecture, indienne, arabe et coloniale. Diégo-Suarez et ses ruines, témoins d'un passé colonial. Vohemar et Antalaha, petites villes paisibles, aux odeurs de vanille et de clou de girofle, au nord-est.
    Ici et là, dans ces coins reculés, les gens vivent comme ils ont toujours vécu. Les modes d'existence, ancestraux, n'ont pas évolué, les paysages sont demeurés identiques. Dans les villages du Sud, tout est encore fait à la main : maisons, pirogues en bois, charrettes tirées par des zébus."

  • Swimming in the black sea

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    • Filigranes
    • 1 November 2014

    En 1883, Jules Verne publie Kéraban-le-Têtu, un roman racontant les aventures d'un riche négociant turc qui refuse d'acquitter une taxe imposée par le sultan pour la traversée du Bosphore. Le héros décide alors de rejoindre Constantinople en contournant la mer Noire.
    Swimming in the Black Sea est un hommage à ce roman. Philippe Guionie, dans les pas de Kéraban, propose un panorama contemporain des régions de la mer Noire : Turquie, Roumanie, Bulgarie, Ukraine et Géorgie sont les pays illustrés lors de ce périple.

    Réalisé entre 2004 et 2012 au Polaroid, cette série est une nouvelle fois marquée par le format carré, format "obsessionnel" du photographe, mais s'affranchit exceptionnellement du noir et blanc pour préférer des couleurs vives, soutenues par l'utilisation délibérée de films périmés qui renforcent la connexion avec l'univers imaginaire du roman de Jules Verne.

  • Mira Schendel (1919-1988) is one of Latin America's most significant and prolific post-war ­artists who created a vast and unique oeuvre that addressed themes of existence, language and meaning and com­prised paintings, drawings and sculptures. Working from the artist's archive, the book features a ­selection of monotypes, a central daily practice in Schendel's artistic career. Focused on the ideas of ­writing, invisibility and ephemera, the facsimiles of Schendel's delicate monotypes are printed on India paper, fully engaged in the Brazilian artist's aesthetic. Through the work leads a concise text by Taisa Palhares - from Pinacoteca do Estado de São Paulo - who acted as a co-curator of the Schendel retrospective that took place at Tate Modern from September 2013 to January 2014.

  • échanges de vues

    Collectif

    • Filigranes
    • 22 March 2016

    Denis Darzacq, Denis Rouvre, Elsa Leydier, Françoise Huguier, Jean-Christian Bourcart, Jeannie Abert, Lise Dua, Matthieu Rosier, Paolo Woods, Rebecca Topakian, Sajede Sharifi, Santiago Torres, Sarah Moon, Dorothée Smith, Stanley Greene, Steven Daniel, Swen Renault, Antoine d'Agata.


    L'art se nourrit de correspondances, de chambres d'écho, d'influences, revendiquées ou pas. Tout artiste est précédé par des anciens, des maîtres et génère à son tour des disciples. Chaque année, depuis 2013, Olympus revitalise ce dialogue éternel en proposant à trois grands noms de la photographie contemporaine de parrainer trois jeunes diplômés de l'Ecole nationale supérieure de la photographie d'Arles. L'idée de cet « échange de vues » est née de la complicité d'Olympus avec l'Ecole d'Arles dont il est un fidèle partenaire depuis de nombreuses années.

    Ce dialogue photographique repose sur un principe simple : à partir d'un corpus d'une quinzaine d'oeuvres proposées par chacun des « référents », les étudiants doivent en réponse produire des images. Ce protocole audacieux prend les paris sur l'avenir. Il met en regard les oeuvres accomplies des maîtres et celles en devenir des étudiants. L'enjeu ? Faire en sorte que les jeunes talents émergents s'approprient les photographies des aînés, les prolongent, les réfutent, les transposent, les détournent, afin de faire oeuvre à leur tour.

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  • Des mains se détachent dans la pénombre devant le vacarme et l'anonymat de la grande ville. Elles évoquent la rencontre avec l'autre et l'arrêt sur son histoire. Des moments qui permettent de dépasser le chaos et l'hostilité de la métropole observée à travers la vitre. La nouvelle réalisation d'Anna Malagrida, pour la Carte blanche PMU, est faite de contrastes. Au centre il y a la métropole où se croisent des millions de destins humains ; la métropole dont l'attractivité, l'intensité et le capital économique attirent les indi-vidus du monde entier qui espèrent y trouver une vie meilleure. Mais c'est également la métropole qui repousse, isole, déçoit. Anna Malagrida s'arrête sur cette contradiction et la soumet à une obser-vation intense.
    Pour les photographies qu'elle propose, l'artiste tourne la caméra vers l'intérieur, un intérieur comme celui d'un bar et s'introduit parmi ceux qui sont là. Elle les regarde de près, mais elle les écoute aussi - les fragments d'histoires qu'elle a recueillis sont inscrits sur les murs de la galerie. Les images sont très sombres, les mains sont le seul élément qu'on y distingue.

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  • Melos

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    • Filigranes
    • 20 April 2016

    « Nous dansons sur la poussière des morts » Chateaubriand. Cette phrase résonne en moi depuis longtemps. Je suis né au bord de la mer, à Saint- Malo mais c'est la Méditerranée et ses abords que j'ai voulu explorer à l'âge d'homme, comme si j'avais la conscience d'appartenir à un territoire bien plus grand. Mon voyage a commencé en 2003 et m'a amené jusqu'en Turquie. Accompagné par René Daligault, mon frère de voyage et ami écrivain, nous avons cheminé sur les traces de Chateaubriand et c'est à Istanbul que nous avons posé nos valises. C'est là qu'est né Melos comme si nous entendions battre le coeur de l'Europe. Ici, de l'autre coté des Balkans, j'ai commencé à photographier, en noir & blanc et en couleur, à la fois le présent et les traces du passé. Notre route nous a ensuite emmené vers l'ouest, à Plovdiv en Bulgarie et à Thessalonique, en Grèce. Je me suis découvert photographe du réel avec le désir d'y convoquer la poésie et de jouer avec la fiction. C'est avec cette alchimie que j'ai commencé à photographier de jeunes personnes qui incarnent un éphémère présent en les mettant en regard avec les traces d'un passé qui les constituent. J'aime les ruines, les endroits abandonnés et la mélancolie qui s'en dégage. Pour moi la nostalgie n'est pas un sentiment triste. C'est au contraire le bruit du temps, celui que je n'ai pas connu, celui que j'entends aujourd'hui et celui que j'entendrai peut-être demain."

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  • Faire de son mieux

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    • Filigranes
    • 15 June 2013

    L'oeuvre de Gilbert Garcin est une comédie aux cents actes divers, comme disait La Fontaine de ses fables, mais sans un accompagnement de morale.
    Les images dans lesquelles il se met en scène ne sont ni des autoportraits, ni les chapitres d'une biographie imaginaire gratifiante. Bien au contraire, chaque photographie est autonome, figure une action parfaitement claire dans son déroulement et son but, et fait sourire des mésaventures de son protagoniste. C'est dire que toutes ces images sont marquées d'humour.
    Celui-ci est d'autant plus efficace que le climat de ces images se situe toujours dans un entre-deux, entre drôlerie et pathétique, entre amusement et angoisse, entre étrange et absurde.
    A l'heures des images virtuelles, Gilbert Garcin bricole de petites mises en scènes avec trois fois rien, de la colle, des ciseaux, quelques matériaux pauvres. Il multiplie les clins d'oeil, détourne les références, on pourrait dire qu'il s'amuse. C'est tout le contraire: il joue. Car Gilbert Garcin est le sujet et l'objet de ses propres images. Ce détour par soi serait-il un continuel retour sur soi ?

  • Good dog

    Yusuf Sevincli

    • Filigranes
    • 20 November 2012

    Yusuf Sevincli ne recherche pas l'assentiment unilatéral ou l'approbation d'un public. Il se contente de photographier son environnement, ses angoisses et ses questionnements au quotidien, et voit en la photographie le moyen de rester connecté aux choses et aux êtres, une réponse - sa réponse - à l'environnement qui l'entoure et aux mouvements qui l'habitent.
    Par la qualité de son travail, et par la réflexion qui l'entoure - à la fois profonde et naïve -, Yusuf nous offre un véritable trésor photographique en même temps qu'une grande leçon d'humilité. Une véritable bouffée d'oxygène dans le petit monde sclérosé de l'art d'aujourd'hui.
    J'ai démarré vers l'âge de 20 ans, pendant mes années universitaires.
    J'étais étudiant en journalisme et mon premier contact avec la photographie s'est fait lors des cours d'histoire du photojournalisme. Plus que par sa pratique, j'ai donc tout d'abord été attiré par l'histoire de la photographie et par ses figures iconiques, par le sens de ses messages et par l'effort de compréhension de la puissance de l'image. Je reste aujourd'hui persuadé qu'au delà du style de chacun, un photographe ou un artiste usant de la photographie se doit de connaître l'histoire de cette dernière, afin de pouvoir appréhender à leur juste valeur les capacités du médium.

  • Companion

    Charlotte Dumas

    • Filigranes
    • 6 November 2012

    Charlotte Dumas s'intéresse à la relation homme-animal et sa place dans l'histoire. Elle est fascinée par les animaux qui ont développé une relation avec les êtres humains. Cette photographe présente ses modèles, (chiens policiers, chevaux, loups, tigres), avec un immense sentiment de présence et de caractère. Elle puise son inspiration chez les peintres du XIXe siècle, Eugène Delacroix et Théodore Géricault. Attirée par l'héroïsme et la position des animaux dans l'histoire des humains, elle leur rend hommage par les portraits qu'elle réalise.
    En 2011 Charlotte Dumas a commencé le projet Retrieved dix ans après les attentats du 11 septembre 2001. À l'époque, près de 100 chiens de recherche avaient été réquisitionnés pour venir en renfort aux secouristes sur le site du World Trade Center à New York. Les chiens ont travaillé sans relâche aux côtés des sauveteurs pour trouver les survivants. 10 ans plus tard, Charlotte Dumas découvre que seulement 15 chiens de recherche sont encore en vie. Elle décide de leur rendre visite et de les suivre chacun dans leur vie quotidienne de retraités après leur travail héroïque et de les photographier. Ces portraits de chiens très âgés sont touchants et montrent une toute nouvelle perspective sur l'événement qui a tant marqué la première décennie de ce siècle.

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