Filigranes

  • Survivalist failures

    Kourtney Roy

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    • 7 April 2022

    Lorsque la Kourtney Roy s'est retrouvée confinée en Normandie pendant la crise du Coronavirus, son imagination illimitée a délivré une série photographique intitulée Survivalist Failures. Tous les jours, Kourtney Roy proposait un guide de survie, ironique, décalé et tranchant qu'elle publiait sur les réseaux sociaux. Chaque photographie était accompagnée de leçons de survie: Lesson 11: ln the apocalypse don't forget about personal hygiene. Lors du confinement, notre quotidien a brutalement changé et nos repères ont été chamboulés. Pour le mouvement des survivalistes, tout ce à quoi ils se préparaient depuis des années était arrivé, une quarantaine mondiale. Kourtney Roy s'en est inspirée, avec son langage artistique si particulier, et à la manière des survivalistes, l'artiste s'est mise en scène dans des situations insolites, qui lui rappellent peut-être son enfance passée à se raconter des histoires fantastiques dans les forêts canadiennes.

  • Son album

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    • 4 September 2021

    Le village aux moutons - Yamamoto Masao Je marche dans le vent d'une route de montagne et j'écoute l'harmonie qui coule de la ligne de crête. Un groupe de chèvres dessine des points blancs sur la pente. Ceci est un peu difficile à comprendre pour un japonais. Les brebis ne sont ici que du bétail. S., le jeune éleveur qui m'a permis de photographier ses agneaux, m'a dit qu'il descendait travailler une partie de son temps à la ville car il n'arrivait pas à vivre de son élevage de moutons. Cependant, à ma visite suivante, il commençait à élever aussi des poules pour les oeufs. Il avait finalement décidé de rester dans la montagne et d'y gagner sa vie. M. et G. ont un troupeau de chèvres mohair dans la montagne. Lui s'occupe des chèvres et elle dessine et produit de beaux objets avec leur laine : couvertures, écharpes et chandails. Ils sont colorés et extrêmement doux. J'ai pris quelques images de ce couple et de leurs chèvres sur ces hauteurs. Le lieu faisait un magnifique studio de prise

  • Pendant près de 40 ans, Thibaut Cuisset (1958-2017) a construit une Å«uvre sur le paysage à travers des campagnes successives, en France et à l'étranger. Arpentant les paysages, il développe un style singulier qui s'appuie sur un équilibre ténu entre sujet, couleur et lumière. Les campagnes françaises et le cours des fleuves représentent un champ de recherche essentiel dans les recherches de Thibaut Cuisset sur le paysage. Le corpus d'images constitué autour de la Loire en est une démonstration notable, témoignant à la fois de la constance de l'écriture du photographe et de son évolution, tant dans la composition que dans les modalités d'exposition des photographies. Ainsi, l'exposition présentée au Château de Tours montre le travail réalisé par Thibaut Cuisset autour de la Loire pendant près d'une décennie, au gré de plusieurs commandes et prix photographiques. Réunissant pour la première fois l'ensemble de ces séries et proposant certaines photographies inédites, LoireÂ: Thibaut Cu

  • Anita Conti et la Bretagne

    Anita Conti

    • Filigranes
    • 12 July 2021

    Ecrivaine, relieuse d'art, photographe et première femme océanographe, elle s'impose dans l'univers très masculin de la pêche. Elle participe en 1935 à diverses campagnes sur le premier navire océanographique français puis, avant la seconde guerre mondiale, sur un chalutier-morutier en campagne en mer de Barents et au Spitzberg durant 100 jours. Ses missions lui permettent de publier des rapports et des articles illustrés par ses photographies prises avec son appareil Rolleiflex ; elle ne manque pas de dénoncer la surexploitation des océans. Durant la guerre, elle obtient l'autorisation d'embarquer en tant que photographe de la Marine sur des dragueurs de mines en Manche et en mer du Nord, photographiant les tentatives de déminage. Durant les années de la France occupée, Anita Conti contribue à améliorer les conditions de pêche sur les côtes de l'Ouest africain ; au Sénégal, elle implante des stations de séchage de poissons et crée en Guinée une pêcherie de requins.

  • Passages : de l'ombre aux images

    Imloul

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    • 8 March 2022

    Ce travail photographique au long cours a débuté en 2008 pour s'achever 2019. Mais la naissance de cette série telle que présentée ici, a eu lieu en 2015, après les attentats du 13 novembre. Un événement qui a fortement résonné et éveillé une profonde angoisse de mort chez l'artiste. Elle a pensé cette série comme un grand autoportrait qui se veut universel, avec l'idée de présenter les images comme si c'était les dernières. Ses images sont pensées, écrites - un peu à la manière de l'écriture automatique des surréalistes - puis dessinées. L'acte photographique arrive en dernière étape. Ce processus de création étant long, elle réalise très peu d'images. Il est ici question d'un double passage, celui de l'image mentale à l'image.

  • C'etait un homme de mer

    Des Ouches

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    • 4 November 2021

    C'était un homme de mer est une conversation iconographique et poétique entre Thierry des Ouches, photographe de renom et Peintre officiel de la Marine, et le poète Louis de Lestanville, qui signe ici son premier recueil. À la manière d'un concerto pour deux instruments, textes et images s'éclairent et se répondent dans un dialogue épuré et contemplatif qui compose au fil des pages un hommage commun à la mer. L'ouvrage est né de la rencontre entre Louis de Lestanville, passionné de longue date par l'Å?uvre photographique de Thierry des Ouches, et le photographe, qui a été séduit par l'écriture profonde et musicale du poète. Les deux artistes partagent la même recherche de l'immuabilité, le goût de saisir l'âme des lieux et des choses, à travers des récits à la lisière du quotidien ordinaire et de la rêverie imaginaire. En célébrant l'élément marin, les auteurs ont également souhaité souligner sa fragilité.

  • Ueda shoji

    Shoji Ueda

    • Filigranes
    • 24 January 2000
  • Italia discreta Nouv.

    Le musée Granet a conçu une exposition consacrée à l'artiste Bernard Plossu sur le thème de l'Italie. Une centaine de photographies seront exposées, la plupart inédites, couvrant la période de la fin des années 70 à 2017. Si l'artiste est célèbre pour ses clichés utilisant de façon quasi exclusive le noir et blanc dès 1965, il a pu expérimenter la couleur au gré de ses voyages à travers un procédé pigmentaire particulier, le tirage Fresson, découvert en 1967. Ces tirages mat au charbon, connus dans le monde entier, donnent un rendu granuleux, doux et presque poudré à ses photographies. Ce magnifique ensemble sera mis en regard avec une soixantaine de lavis, aquarelles, différentes vues de la ville de Rome et de ses alentours réalisées par le peintre emblématique de la ville d'Aix, François-Marius Granet (1775-1849) dans la première moitié du XIXe siècle.

  • Carnets de la ZAD

    Philippe Graton

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    • 20 September 2019

    La ZAD de Notre-Dame-des-Landes de´fraie la chronique depuis plusieurs anne´es et personne n'en a jusqu'alors re´ve´le´ la ve´ritable nature. De 2014 a` 2019, Philippe Graton a parcouru la ZAD de l'inte´rieur, photographiant au moyen-format argentique cet univers et la vie quotidienne de cette socie´te´ alternative. Cet engagement dans la dure´e nous donne aujourd'hui une oeuvre photographique exceptionnelle, une restitution unique et historique de cette expe´rience marginale dont l'inte´re^t n'a jamais e´te´ aussi actuel. Ce livre de´voile plus de quatre-vingts photographies ine´dites, ainsi qu'une retranscription des notes de terrain de l'auteur, a` suivre comme une aventure.

  • Bellamy Bellamy

    Alexandra Bellamy

    • Filigranes
    • 20 January 2022

    Bellamy/Bellamy. Un nom, deux personnes ? trois ? quatre ? Le projet éditorial Bellamy/ Bellamy s'inscrit dans la lignée des contes, des mythologies, histoires dans lesquelles les secrets de famille sont omniprésents. Une problématique humaine récurrente et passionnante. Des récits où chaque protagoniste a sa vision, sa version de l'histoire. Bellamy / Bellamy c'est une histoire. Photographique. Artistique. Graphique. Éditoriale. Il s'agit là, donc, d'une histoire de point de vue. En effet, ce projet est d'abord le travail photographique d'Alexandra Bellamy autour de son secret de famille, autour de Claude, Dieter et de Mother. Mais aussi de Carine et les autres. Après un long parcours personnel et photographique, Alexandra Bellamy a rassemblé dans un dossier, les photographies des lieux de son enfance, des portraits et des archives. Certains supports sont donc photographiques et d'autres sont issus de captations vidéo et sonores prises également par elle.

  • Roma

    Bernard Plossu

    • Filigranes
    • 14 November 2019

    « Au début des années soixante-dix, passage à Rome, pendant un hiver froid et pluvieux?; aucune photo de bonne, j'avais un grand-angle?! sauf deux ou trois à Pompéi silencieuse et vide sous la pluie merveilleuse...
    Plus tard, en 1979, ayant enfin compris la force discrète du 50 mm, venant des hauts plateaux de Taos au Nouveau-Mexique ou j'habitais, je retrouve à Rome Claude Nori, et là, c'est le choc visuel : est-ce le fait d'habiter dans le désert qui fait que cette ville me fascine en comparaison??
    Disons que les images de l'Ouest américain sont souvent horizontales et que celles des rues de Rome sont souvent verticales?! et que m'imprègne aussi très fortement l'oeuvre romaine de Corot, auquel je pense si souvent là-bas... Corot qui m'a marqué définitivement par sa sobriété.
    Les années passeront, jusqu'au retour en Europe, et je suis dorénavant sous l'influence très forte du mouvement de peinture appelé 'La Scuola Romana' (Mafai, Scipione, Pirandello, Antonietta Raphael, Afro) : des merveilles qui m'inspirent beaucoup.
    Nombreuses visites : Rome m'attire sans arrêt, j'y vais presque chaque année et je photographie en désordre, surtout rien de systématique ni d'organisé?! Quartier par quartier, n'écoutant que mon instinct et surtout ma passion : je suis amoureux fou de cette ville et, en même temps, de toutes les petites îles italiennes ou je vais aussi le plus souvent possible?! » B.P.

  • Düsseldorf

    Bernard Plossu

    • Filigranes
    • 6 April 2021

    Quelque part, j´aime bien être là où l´on ne m´attend pas. Ce n´est pas parce que j´aime la photographie ""poétique"" à la Boubat ou Frank que je n´aime pas, ou ne sais pas apprécier autre chose. D´ailleurs, dès le début des années 1970, j´avais photographié ainsi en série au 50 mm les cinémas de l´Ouest américain, et tous les écriteaux ou symboles du mythe des cow-boys et des Indiens. C´est ainsi qu´un jour je me retrouvai consciemment à Düsseldorf, voulant, à ma manière, rendre hommage à cette célèbre école de photographie. Comment faire?? Je ne me sers pas d´une chambre?! Mais avec la rigueur du 50 mm à laquelle je crois dur comme fer, il était possible de photographier telle quelle cette ville moderne contemporaine. Au 50 mm, aucune déformation ou effet et ainsi, je pus m´inscrire dans cette approche düsseldorfienne.

  • Une île

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    • Filigranes
    • 20 May 2021

    Une île est volontairement laissée sans désignation, c'est un possible, une narration réelle et fictionnelle, qui retrace l'attraction qu'exerce ce lieu sur l'imaginaire. L'ouvrage rassemble des photographies prises entre 2012 et 2015, un texte original de Jean-Yves Jouannais, et des extraits d'un essai de Rafael Argullol «?L'attraction de l'abîme», publié en 1983. Tous ces éléments traitant à leur manière de certains aspects de l'île de Rügen située dans le Nord-est de l'Allemagne sur la mer Baltique, dont les falaises de craie, s'abîmant dans la mer, ont été immortalisées le peintre romantique Caspard David Friedrich en 1818. Putbus, première station balnéaire de l'île, est fondée en 1816 et plus tard, d'autres stations sont créées. En 1936 les autorités nazies planifient une station composée d'un immeuble uniforme de six kilomètres qui fait face à la mer : Prora. Celui-ci, cité balnéaire contenue dans une barre unique de 5 kilomètres organisée par la KdF : Kraft durch Freude (la force par la joie), a pour but d'accueillir 20 000 vacanciers en même temps. Le bâtiment construit aux deux tiers, n'est jamais terminé, car la guerre interrompt sa construction, et ses ruines, alignent 10 000 chambres répétées à l'identique sur 5 étages, avec toutes, une vue sur la mer. Il sert ensuite de base militaire pour l'armée soviétique pendant la guerre froide, et disparait momentanément des cartes.

    Ruegen, la plus grande des île allemande (900 km2), est située sur la mer Baltique, entre la Pologne et le Danemark. Sa géographie est instable et ses contours mouvants. Les falaises de craie de l'île, descendant vers la mer pour s'y écrouler, emportent avec elles les arbres et toute la végétation qu'elles contiennent.
    Le livre Une île, regroupe des photographies réalisées à Rügen entre 2011 et 2013, et des images trouvées, documents anonymes, d'archives ou vernaculaires. L'origine de chaque image n'est pas précisée, laissant l'île dessinée, flotter entre le possible et l'imaginaire.

  • Sans que nous en ayons toujours conscience, nos yeux exercent une forme d´intelligence immédiate. Au fil du hasard, ils ne cessent de se laisser captiver à tout moment. L´intuition photographique examine l´art de traduire en images ces moments de présence. Arnaud Claass y commente son activité d´observateur de la vie, des impressions visuelles, des pensées. Une rue londonienne, un orage à Venise, une image de reportage vue dans la presse, des visites d´expositions, des errances à travers la campagne, la méditation sur un concept, des films du cinéma indépendant ou grand public, la photographie africaine contemporaine, les étrangetés du système de l´art : tels sont certains des sujets abordés. À ce texte viennent s´ajouter, sur un registre nettement plus introspectif, les brèves notes de Regard perdu. L´auteur y cerne les conséquences provoquées sur la nature de son regard par la perte récente de son épouse Laura.

  • Pour comprendre les choses, saisir leur vraie nature, il faut que je les photographie. Les personnes, le monde qui m'entoure. J'ai commencé à l'âge de douze ans et je n'ai jamais arrêté. Le jour où, à dix-neuf ans, on m'a mis un uniforme, mon appareil photo passa naturellement de la poche de mon jeans à celle de mon treillis. C'était en 1980. Pendant mes douze mois de service militaire, j'ai photographié ma vie d'appelé. Du moins, quand je le pouvais - je ne veux pas dire quand j'en avais le droit, car c'était interdit, mais quand le moment s'y prêtait. Pas si souvent que ça, à voir la maigre moisson d'images pour une année entière. C'est qu'à l'armée, on a souvent les mains prises. Quant à la tête, n'en parlons pas... Ce n'est donc pas un reportage ; il serait incomplet, tant manquent des aspects de ce qu'était le service militaire. Ce n'est pas non plus un travail documentaire, car il n'y a ni propos, ni angle, ni écriture.

  • JS et Victorine se sont rencontrés autour d'un café grâce à l'association La Cloche dédiée à la création de lien social et au changement de regard sur la vie à la rue. De cette rencontre est née l'envie de créer un projet à deux. Victorine commence par suivre JS dans les lieux qui font partie de son histoire : du parc de Bercy à Paris, où il est arrivé en 2015, au bois de Vincennes où il vit depuis. Une relation se tisse peu à peu mais très vite, une question se pose : comment rendre compte d'une réalité qui n'est pas la sienne ? Ils décident alors de collaborer en prenant chacun l'appareil photo avec une contrainte posée par JS : celle de ne pas prendre de photographies clichées du monde de la rue. On découvre dans certaines de ses photographies, une nature quasi omniprésente, une forme de douceur qui contraste avec certains de ses écrits dans lesquels on peut ressentir une colère.

  • New York ; années 50

    Jean Bizien

    • Filigranes
    • 10 September 2019

    Jean Bizien débarque aux États-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville?: New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses. Jean Bizien a saisi la danse de tous ces peuples qui se côtoient dans la ville. Ce sont des villageois. Ils prennent leur temps, posent leurs journaux sous leurs fesses et regardent la vie bouger. Ils jouent aux dames, couverts de gros pardessus laineux. Ils dorment dans la rue pour se reposer, l'après-midi. Par misère parfois. New York est familière, dure et douce. Elle se transforme en ville méditerranéenne. En ville froide et enneigée. En ville de plaisir et de fête. En ville d'enfants, qu'ils soient des adultes ou de vrais enfants. En ville d'hommes seuls, qui se protègent des larmes avec des journaux sous le dos ou les mains fermées sur leur visage. Jean Bizien est là pour recueillir toute cette humanité. Son appareil est comme une bouteille de vin qui a emprisonné les saveurs et les amertumes, les images et les élans d'une époque. Il a ouvert, il y a peu de temps, le bouchon du temps. Soixante ans avant, soixante ans après. [...] Olivier Couqueberg

  • Madame Yvonne

    Yvonne Kerdudo

    • Filigranes
    • 9 June 2020

    «Madame Yvonne», photographe ambulante, a sillonné le Trégor rural sur son vélo pendant plus cinquante ans. De 1902 à 1952, elle est allée photographier sur demande les enfants, les familles, les mariages, les battages, les fêtes, les communions, les soldats, les morts, les jeunes et les vieux. Née en 1878, Yvonne Kerdudo est montée à Paris dès l´âge de 15 ans pour travailler. À travers différentes rencontres elle est venue à la photographie et a été formée par les frères Lumière dans les premières années du siècle. Revenue sur son territoire de naissance aux alentours de 1908, elle s´est installée à son compte et a travaillé jusqu´en 1952, deux ans avant son décès en 1954. Figure emblématique du canton, «?Madame Yvonne?» est connue de tous les anciens et ses clichés sont encore exposés dans les salles à manger familiales autour de Plouaret. En 2005, une de ses petites-nièces, en possession de ses archives, nous a contactés. La Compagnie Papier Théâtre a acquis le fonds photographique.

  • Maputo

    Yevnine/Madjidi

    • Filigranes
    • 14 October 2021

    Dans cette terre étrangère il m'était impossible de photographier ; dès que je sortais mon appareil j'étais traversé par les regards. C'était comme des regards-contacts : puissant, déstabilisant. J'étais parti pour neuf mois. Je faisais un stage de fin d'étude dans un institut des langues (une structure mozambicaine) : j'enseignais le français à des jeunes d'une vingtaine d'années. Ils vivaient en marge du centre-ville, ils se levaient à cinq heures pour mes cours qui commençaient à sept. Ils me racontaient toutes sortes d'histoires qui me captivaient. Je suis pourtant parvenu à photographier, grâce à un téléphone portable ; un vieux téléphone, avec du grain et un temps de latence au déclenchement. En 2011, ce type d'appareil passait inaperçu. Je gagnais en invisibilité. Le grain du téléphone m'est apparu étrangement doux. Je marchais beaucoup. Je photographiais sans cesse. Je ne m'arrêtais quasiment jamais pour cadrer. Je laissais venir et faire dans le mouvement de la marche.

  • Périple sicilien Nouv.

    Périple sicilien

    Marco Rigamonti

    • Filigranes
    • 19 May 2022

    La Sicile est un lieu magique surtout pour nous, Italiens du Nord, qui vivons dans le brouillard et rêvons de la mer. La Sicile est le lieu de l´art, de la gastronomie, de la culture, de la nature intacte, mais c´est aussi une terre de contradictions, de spéculations et d´oppression. C´est le contraste qui m´a toujours fasciné en Sicile : passé-présent, beau-moche, vrai-faux, mais ce contraste si évident prend, pour nous qui venons de loin, une connotation positive, fascinante, presque comme si la lumière, cette lumière splendide qui enveloppe tout l´avait transformé en une énigme mystérieuse et belle.

  • Planches contact #12 - edition 2021

    Collectif 17 Photogr

    • Filigranes
    • 30 October 2021

    "Planches Contact s'est positionné depuis sa création comme l'un des rares festivals dont la production est fondée sur le principe de la commande publique ; au fil des années il est devenu un véritable laboratoire d'observation du territoire par l'image.



    Sa 12e édition confirme plus que jamais la singularité du festival par la production et la présentation d'oeuvres réalisées par des photographes choisis et invités à Deauville, en résidence de création, dans les mois qui précèdent son ouverture au public.



    A travers ses expositions en intérieures, dans le nouvel établissement culturel Les Franciscaines et un parcours à ciel ouvert d'expositions en extérieur, Planches Contact offre à tous les regards un aperçu de la complexité et de la richesse de la scène photographique contemporaine." 12e édition 23 octobre 2021 au 2 janvier 2022 Planches Contact s'est positionné au fil des années comme l'un des rares festivals dont la production est fondée sur le principe de la commande publique.

  • Overprint

    Daubal Frederique

    • Filigranes
    • 10 December 2021

    Un livre dense de 312 pages pour un flux de 560 « overprints » ou « une obsession de tous les jours » Un projet intuitif et moqueur ou chacun peut s'y retrouver. L'overprint joue à déconstruire, dérider, dévisager et déformer ce monde très stylisé du magazine et plus généralement de l'image imprimée.

    Mi iconique, mi ironique, la démarche de Daubal explore les thématiques de la mode, de l'écologie ou encore de l'humain dans son environnement. Son mode de réalisation artisanale voire minimaliste, fait de recyclage, de découpage, de bricolages en tous genres, fait réagir et réfléchir. Elle nous invite ainsi à regarder différemment les sujets qu'elle aborde en déconstruisant avec fantaisie les codes établis et en entrechoquant papier glacé et culture populaire. Créer un dialogue en combinant l'improbable, provoquer des interrogations plutôt que fournir des réponses. Objet absurde ou initiateur de pensée ? Fruit du hasard ou choix délibéré ? Vide de sens ou symbolique ? Hommage ou fromage ?

  • Tu me loves ?

    Marion Poussier

    • Filigranes
    • 6 July 2021

    Les amours de jeunesse sont les amours que l´on regarde de loin, rangés dans les souvenirs de l´adolescence. Première étape de la vie amoureuse, ils initient le rapport de chacun à l´autre, au couple, à la sexualité. ""Le silence entoure les relations amoureuses des jeunes vivant dans les cités HLM. Amarrés à leurs tours, ces jeunes-là ne connaîtraient que la violence et l´anomie, le lien social et toute mixité auraient disparu de leur vie. Les caméras qui les fixent préfèrent les événements catastrophe en survêtement et en voile à la mise en scène de leur vie quotidienne. La majorité des adultes qui les entourent dans l´espace public (animateurs, éducateurs, enseignants) sont formels : pas de relations amoureuses, pas de couples, de plus en plus de distance entre filles et garçons. Pourtant lorsqu´on fréquente régulièrement leurs lieux de vie, lorsque, n´ayant aucune attache dans ces lieux, on les fait parler d´eux, de leur intimité, de leurs amitiés...

  • Natura

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    • Filigranes
    • 8 November 2019

    Le nouveau livre de Bernard Descamps, intitulé natura, en hommage aux premiers essais naturalistes de l'antiquité, est le fruit d'un patient travail, d'une longue quête d'images de la nature. Non pas des images spectaculaires du bout du monde, mais des images simplement touchantes, de la nature qui nous est si proche et que nous négligeons si souvent.
    La beauté formelle de la ligne d'horizon entre mer et ciel, ou celle d'une montagne enneigée, triangle de noir et de blanc, l'élégance verticale d'un arbre centenaire ou celle d'un vol de grues cendrées dans le ciel lorrain.

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