Fayard

  • La parenthèse boomers Nouv.

    La parenthèse boomers

    François de Closets

    • Fayard
    • 25 May 2022

    Rejoignant l'indignation des jeunes générations, le journaliste et essayiste analyse la faillite des boomers sans concession et propose des solutions disruptives pour que le désastre possible soit un chemin du renouveau.
    Entre 1970 et 2020, la France n'a connu ni guerre ni crise majeure : une parenthèse unique dans son histoire.

    Pourtant, pendant cette période, les boomers aux commandes du pays l'ont fait passer de la prospérité au déclin. Cette génération égoïste n'a pensé qu'à ses propres intérêts, sans considération pour l'avenir. Et au moment où la démographie se rappelle à nous, le tragique de l'Histoire fait son grand retour. La parenthèse enchantée est désormais fermée, nous voilà au bord du précipice.

    François de Closets n'a cessé de condamner dans ses livres à succès la démagogie et la procrastination. À 88 ans, rejoignant l'indignation des jeunes générations, il retrace sans concession la faillite des boomers, qui laissent à la charge de leurs enfants une société du vieillissement submergée par la dette et la dépendance.

    Une irresponsabilité reposant sur le dévoiement de l'idée de liberté, passée de celle du « tous ensemble » au service du bien commun à celle du « moi d'abord » au service des égoïsmes individuels. Pour réconcilier les générations, il nous faut de toute urgence refonder une liberté collective.

    Face aux immenses enjeux, des solutions existent qui ne ruineront pas le pays, n'accableront pas les plus jeunes, ne conduiront pas à l'abandon des plus âgés. Par des propositions comme le Conseil de prévision, ce livre en apporte, très concrètement, la preuve. Pour que le désastre en cours se transforme en chemin du renouveau.

  • L'autobiographie philosophique de Barbara Cassin, un texte sensible et littéraire qui, de l'anecdote à l'idée, nous donne à voir la texture philosophique de toute vie.
    Vous avez les plus belles jambes du monde, vous serez ma femme ou ma maîtresse. Voilà ce qu'est devenu l'amour de ma vie. Moi, épouser un Juif, jamais ! Barbara juive ? Tais-toi donc mon garçon, elle est si gentille. Avec un instinct sûr, vous choisirez votre siège. Vous prenez votre petit déjeuner à la table de ce nazi ! Comme c'est gentil de me reconnaître, Jacques Lacan. It's no greek ! Madame, Madame, j'ai compris l'étymologie de con-cierge. À partir de combien de livres est-on cultivé ? Que pensez-vous de ce que vous voyez ? J'aime quand tu as le corps gai. Arrêtez de le regarder, laissez-le partir...
    Ces phrases font passer de l'anecdote à l'idée. Elles sont comme des noms propres qui titrent les souvenirs. Elles fabriquent une autobiographie philosophique, racontée à mon fils Victor et écrite avec lui. En les disant, je comprends pourquoi et comment elles m'ont fait vivre-et-penser. Si dures soient-elles parfois, elles donnent accès à la tonalité du bonheur.

    Un travail mère-fils qui fait redécouvrir Char, Heidegger, Lacan, la Grèce, l'Afrique du Sud, la Corse, les juifs, les cathos, des Hongrois, des Allemands... Avec Ulysse en figure de proue, l'homme d'Homère qui passe là où il n'y a pas de passage, entre Hélène qui ravit et Barbara bla-bla-bla.

  • L'ennemi intérieur Nouv.

    L'ennemi intérieur

    ,

    • Fayard
    • 11 May 2022

    J'ai 23 ans et je vais mourir.
    Nous sommes en 1992.
    La science ne se trompe jamais. Je suis atteint d'une maladie incurable.
    Je ne devais donc pas devenir, trente ans plus tard, l'homme qui allait faire exploser le schéma bancaire mondial. Cet auditeur inconnu, courtisé par les services secrets, qui finirait par coûter 1,8 milliard d'euros à UBS, le géant mondial de la gestion de fortune.
    Mais la médecine m'a accordé un répit. Pour, enfin, vous raconter mon histoire.
    Celle d'un lanceur d'alerte, pour qui le plus dur commence quand tout s'arrête : le départ de l'entreprise est une libération trompeuse.
    Je compte bien vivre le plus longtemps possible...

  • Les villes étaient notre royaume.

    Puis nous y avons croisé les bêtes. Oiseaux, papillons, renards, sangliers, hérissons et kangourous ont surgi et sont devenus citadins comme nous.

    La révolution continue. Volubile mais silencieuse, Sa Majesté Chlorophylle marche sur la ville. Hôte, cuisinière et architecte, la Plante entre en scène.

    Le lotus sacré de Bangkok navigue-t-il mieux sur les rivières d'asphalte ? Le haricot parisien nous préviendra-t-il à temps de la pollution de l'air ? À Tel-Aviv, les plages bruyantes rendent-elles vraiment sourdes les belles de nuit ? Les chèvres urbaines vont-elles grimper aux arbres de parking ? Et le roi des papillons mexicains fera-t-il avec la verge d'or son grand retour dans nos villes ?

    Chlorophylle et ses bêtes nous instruisent. Sur le pavé, elles parlent d'architecture et de géopolitique, de mondialisation et d'ancrage local à la terre, d'inventions et d'innovations, de culture, d'histoire, d'espoir. Et d'amour.

    Grâce à ces nouvelles histoires naturelles, l'architecte Nicolas Gilsoul nous entraîne dans un jubilatoire voyage au pays du Vivant. Son école buissonnière, savante et joyeuse, souligne la fragilité de notre monde et réenchante nos villes.

  • La France de face

    Anne Nivat

    • Fayard
    • 19 January 2022

    Depuis 2017, la France a continué de changer, elle a vu apparaître les Gilets jaunes. Dans ce nouvel opus, Anne Nivat poursuit le reportage entamée Dans quelle France on vit. Elle s'est immergée dans huit lieux où des Français très divers lui racontent comment ils vivent,comment ils voient la France et pourquoi, au moment où se profile l'élection présidentielle, beaucoup d'entre eux n'iront pas voter. Chaque lieu choisi correspond à un sujet précis, Givors et la mobilité, Alès et le trafic de drogue, Denain et la souffrance économique, la vallée du Diois et sa capacité d'accueil en question, Fégréac en Loire-Atlantique et ses agriculteurs, Saint-Maixent l'Ecole dont la tranquillité est sollicitée, Andernos-les-Bains et ses "vieux", pauvres ou riches, enfin, Châlons-en-Champagne et l'abstention des jeunes..
    Depuis son livre-enquête Dans quelle France on vit, Anne Nivat a continué de parcourir la France, rencontrer et écouter des centaines de personnes issues de générations, de parcours et de milieux différents. Des gens simples et remarquables.

    A Denain, Givors, Alès, dans la vallée du Diois, à Saint-Maixent-l'Ecole, Fégréac, Andernos-les-Bains ou Châlons-en-Champagne, elle a observé La France de face. Ni de haut, ni d'en bas.

    Elle a vécu des scènes intimes, surprenantes, drôles, inquiétantes, obtenu des témoignages inattendus, émouvants, parfois dérangeants. Tous illustrent l'état de notre pays traversé par la défiance et les colères, mais aussi parcouru d'élans d'humanité.

    Au gré des pages se dessine une France à mille lieues de celle que nous croyons connaître, où les préoccupations quotidiennes des Français sont très éloignées des sujets de la vie politique nationale.

    Dans ce « road-movie » palpitant et empathique, Anne Nivat nous invite à plonger en nous-mêmes, sans hystérie, préjugé ou concession. Elle rappelle à quel point la démocratie se mérite. L'observer, y compris quand elle semble dysfonctionner, c'est aussi la choyer.

  • Des choses qui se dansent

    Germain Louvet

    • Fayard
    • 9 February 2022

    « Être danseur, c'est passer beaucoup de temps devant le miroir. Comment ne pas m'interroger à chaque spectacle sur mon rôle ? Comment dois-je l'habiter, l'interpréter et le danser devant un public d'aujourd'hui?? J'ai décidé de me raconter tel que je suis, pour être capable ensuite de m'adresser à ceux qu'on ne représente hélas jamais. Le chemin va être long, mais je ne me retournerai pas. Je dois accepter celui que j'étais hier et que je suis toujours, étoile ou pas. Le titre n'y change rien. ».

    Le 28 décembre 2016, Germain Louvet est consacré danseur étoile à l'issue d'une représentation du Lac des cygnes. Investi d'une exigence d'excellence depuis son admission à l'école de danse de l'Opéra de Paris à l'âge de douze ans, il raconte sa passion, convoque les oeuvres qui le portent, celles qui lui résistent. Mais sur scène comme en coulisses, le danseur étoile essaie de bousculer l'ordre établi du milieu de la danse.

    Germain Louvet fait porter sa voix en faveur de davantage de diversité, remet en cause les codes inculqués, questionne les stéréotypes des corps, et interroge sa pratique jusqu'à renverser l'idée de vocation. Ce récit est celui d'un artiste engagé, pour qui toutes les choses qui se dansent sont un cri.

  • Catéchisme de la vie spirituelle Nouv.

    Catéchisme de la vie spirituelle

    Robert Sarah

    • Fayard
    • 11 May 2022

    « Il m'a semblé que l'éclipse de Dieu dans nos sociétés post-modernes, la crise des valeurs humaines et morales fondamentales et ses répercussions jusque dans l'Église, où l'on constate la confusion au sujet de la vérité divinement révélée, la perte du sens authentique de la liturgie et l'obscurcissement de l'identité sacerdotale, demandaient avec force qu'un véritable catéchisme de la vie spirituelle soit proposé à tous les fidèles. Qu'on ne se méprenne pas cependant sur ce titre. Je n'ai pas cherché à écrire un résumé de toute la foi chrétienne. Nous disposons du Catéchisme de l'Église Catholique et de son Compendium qui demeurent des instruments irremplaçables pour l'enseignement et l'étude de l'intégralité de la doctrine révélée par le Christ et prêchée par l'Église. Ce livre est un catéchisme de la vie intérieure. Il veut indiquer les principaux moyens d'entrer dans la vie spirituelle, dans un but pratique et non académique. Au temps des Pères de l'Église, on accompagnait les catéchumènes pendant tout le Carême par de grandes catéchèses pour leur permettre de saisir combien le baptême qu'ils allaient recevoir devait changer leur vie. Ce catéchisme, organisé autour des sacrements, de la prière, de l'ascèse, de la liturgie, vise le même but : faire prendre à chacun conscience que son baptême est le début d'une grande conversion, d'un grand retour vers le Père. » Pour rendre à Dieu sa place dans nos vies et celle de l'Église, le cardinal Robert Sarah ne propose pas d'autre chemin que celui de l'Évangile : les sept sacrements par lesquels le Christ nous touche aujourd'hui forment la trame de cet itinéraire spirituel auquel le cardinal nous invite, dans un langage marqué par l'authenticité et la force missionnaire.

  • On a les politiques qu'on mérite

    Chloé Morin

    • Fayard
    • 9 February 2022

    Des égoïstes. Des arrivistes. Des narcisses. Des incompétents. Des traîtres.
    Le théâtre politique regorge de ces créatures qui nous révulsent. Nous les critiquons, nous les jugeons et déjugeons. Nous adorons détester ce monde, mais nous nous garderions bien d'y mettre ne serait-ce qu'un orteil. Et jamais nous ne nous posons la vraie question : comment en sommes-nous arrivés là ?
    Y aurait-il eu - comme les complotistes et les désabusés l'affirment - une confiscation du pouvoir, à tous les niveaux, jusqu'au sommet de l'État ? La réponse est à la fois banale et dérangeante : au-delà de travers institutionnels, de gaspillages publics et autres labyrinthes administratifs qu'il est urgent de corriger, nous avons peut-être tout simplement... les Politiques que nous méritons.
    Quand l'air politique devient irrespirable, ne peuvent subsister que les héros et les dingos. Nous les rejetons, certes, nous déplorons de ne plus avoir le choix, mais ce non-choix, nous l'avons créé en rendant la vie impossible aux engagés et aux dévoués.
    À la veille d'une bataille présidentielle décisive, au sortir d'un quinquennat marqué par de longues crises (Gilets jaunes, Covid-19...) et dans un contexte toujours plus dégagiste, le temps est peut-être enfin venu de balayer devant notre porte.
    Et qui sait ? de se réconcilier avec nos Politiques.

  • À la veille d'une élection présidentielle dont on nous promet qu'elle sera cruciale, Christophe Barbier pose un regard érudit sur le théâtre politique actuel.
    Si plus personne ne croit désormais à l'homme providentiel, jamais les citoyens n'ont eu autant besoin de personnages enthousiasmants et exemplaires.
    Qui mieux que Corneille et Racine, pour nous dire si nos héros modernes, engagés dans la bataille du pouvoir, sont faits de cette étoffe ? Sont-ils Rodrigue ou Hippolyte ? Sont-elles Camille ou Andromaque ? D'un côté, le modèle cornélien, flamboyant et audacieux. De l'autre, le racinien, introspectif et scrupuleux.
    Le temps des héros serait-il revenu ?
    Pour le savoir, l'éditorialiste les confronte à leurs illustres prédécesseurs - Louis XIV, Robespierre, Napoléon, de Gaulle, Mitterrand et tant d'autres - et convoque 350 ans de politique et de littérature françaises.
    Les candidats en lice seront-ils seulement au rendez-vous de l'Histoire ? L'avenir nous le dira, la seule certitude que nous ayons pour l'instant c'est qu'en avril prochain, quel que soit le nom inscrit sur notre bulletin, nous voterons en fait Corneille ou Racine.

  • Les souvenirs viennent à ma rencontre

    Edgar Morin

    • Fayard
    • 4 September 2019

    Dans ce livre, Edgar Morin, né en 1921, a choisi de réunir tous les souvenirs qui sont remontés à sa mémoire. A 97 ans, celle-ci est intacte et lui permet de dérouler devant nous l'épopée vivante d'un homme qui a traversé les grands événements du XXe siècle. La grande histoire se mêle en permanence à l'histoire d'une vie riche de voyages, de rencontres où l'amitié et l'amour occupent une place centrale.
    Ces souvenirs ne sont pas venus selon un ordre chronologique comme le sont habituellement les Mémoires. Ils sont venus à ma rencontre selon l'inspiration, les circonstances. S'interpellant les uns les autres, certains en ont fait émerger d'autres de l'oubli.
    Ils témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis.
    Ils témoignent des dérives et des dégradations, mais aussi des grandeurs et des noblesses que les violents remous de l'Histoire ont entraînées chez tant de proches.
    Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités ; de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs.
    Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré.
    Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.
    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.
    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle, celle qu'exprimait Kant et qui n'a cessé de m'animer : Que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ?
    Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie.

    Edgar Morin

  • Naissance d'une reine Nouv.

    Naissance d'une reine

    Isabelle Rivère

    • Fayard
    • 25 May 2022

    Alors qu'Elizabeth II va fêter le soixante-dixième anniversaire de son accession au trône, ce court récit retrace l'enchaînement des événements entre le 6 et le 15 février 1952, date des funérailles de George VI. Elizabeth, 25 ans, et son époux, le prince Philip, ne s'attendaient pas à être « appelés » si tôt. La vague qui les emporte entraîne avec elle leur famille, leur entourage. Derrière la charge historique et dramatique des faits prennent vie les portraits de femmes et d'hommes confrontés brutalement à des traditions et des enjeux qui les obligent autant qu'ils les dépassent.
    6 février 1952. Le roi George VI s'éteint seul, au petit matin, dans sa chambre du château de Sandringham. Le règne d'Elizabeth II commence. Elle sera la dernière à l'apprendre.

    La jeune femme termine alors un déplacement officiel au Kenya. Aucun des télégrammes du palais ne parvient jusqu'à elle. Ses premières heures en tant que souveraine seront ses dernières heures de liberté volées à l'Histoire, il n'en existe aucune image.

    Naissance d'une reine livre le récit passionnant des quelques jours où tant de vies basculent et où la mécanique de l'institution monarchique se révèle dans sa dimension écrasante, inéluctable.

    La vague qui emporte Elizabeth et son époux, le prince Philip, entraîne en effet avec eux leur famille et leurs équipes, mais aussi les grandes figures de la vie britannique de ce début des années 1950, en premier lieu Winston Churchill, qui contribuera à donner aux événements leur part de théâtre.

    Derrière la charge historique et dramatique des faits se révèlent des femmes et d'hommes confrontés à des traditions et des enjeux qui les obligent autant qu'ils les dépassent.

  • Voyage en terres complotistes

    Antoine Bristielle

    • Fayard
    • 2 February 2022

    Un Français sur cinq recherche des explications complotistes alternatives aux grands événements qui bouleversent notre monde. Un chiffre qui a de quoi surprendre au pays des Lumières où l'on pense souvent qu'il s'agit là d'un phénomène marginal, prégnant aux États-Unis. Le terreau est pourtant fertile dans l'Hexagone. Surtout, ce sont les jeunes générations qui, tout en étant plus critiques envers les institutions, sont particulièrement sensibles à ces théories.

    À l'aide d'études chiffrées et de terrain, Antoine Bristielle, directeur de l'Observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès, offre une analyse brillante du phénomène complotiste dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19. Le discours conspirationniste s'est imposé comme une de grille lecture puissante, au point de saturer l'espace médiatique et politique. Pis, dans le sillage du populisme, le complotisme révèle de nouvelles fractures au sein de la société, qui expriment la défiance des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants. Nous sommes sur une pente glissante capable de saper les fondements mêmes de la légitimité des scrutins. Réformer la démocratie, voilà le défi majeur qui nous attend.

  • Ouvrez les yeux

    Maurice Lévy

    • Fayard
    • 9 March 2022

    Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français ?

    Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays et l'action de ceux qui les gouvernent ?

    Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse. Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos.

    Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement ? Qu'en est-il du déclassement ? Pour eux ? Pour la France ? Comment vivent-ils leur situation ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues.

    Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse.

    A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir.

  • Une plongée magistrale au coeur de la quatrième révolution industrielle Après l'essor de l'électronique et d'Internet, la transformation numérique bouleverse tous nos repères. Thomas M. Siebel, entrepreneur renommé, connaît bien ce vaste phénomène, pour en être un acteur majeur. Par ce livre, il montre avec brio que, sous l'influence de quatre technologies convergentes - le cloud, le big data, l'intelligence artificielle et l'Internet des objets -, l'ampleur des mutations actuelles est comparable aux extinctions de masse du passé. Seules les organisations se donnant de s'adapter pourront espérer récolter les fruits des progrès en cours. Et les opportunités sont historiques, avec des bénéfices économiques estimés à 23 000 milliards de dollars par an d'ici 2030.
    D'ENGIE au département de la Défense américain, d'Enel à Royal Dutch Shell, l'auteur propose un tour d'horizon des formidables applications de ces nouvelles technologies. Il donne les ingrédients nécessaires à toute réussite, comme une stratégie de long terme ou la création de centres d'excellence. Car le virage vers le numérique, préalable à toute prospérité, est avant tout une question de survie.

    Figure de la Silicon Valley et membre de l'Académie américaine des arts et des sciences, Thomas M. Siebel est le fondateur et PDG de C3.ai, un leader dans les logiciels d'IA. Fort de quarante années de carrière dans la Tech, il a été à l'avant-garde de plusieurs cycles d'innovation, des bases de données relationnelles à l'Internet des objets. Le magazine Businessweek l'a classé parmi les 25 meilleurs managers du monde trois années de suite.

  • Au fil d'une retraite solitaire et anonyme de quatre ans et demi hors des institutions monastiques bouddhistes, Yongey Mingyour Rinpotché nous enseigne comment transformer notre peur de mourir en joie de vivre.
    « Un des livres les plus inspirants de l'année. Un témoignage extraordinaire et un enseignement profond qui vous entraînent dans une lecture émerveillée page après page. Un trésor d'idées pour aller toujours plus loin dans la pratique spirituelle et pour extraire la quintessence de notre existence. » Matthieu Ricard Une nuit d'été, à trente-six ans, l'abbé Yongey Mingyour Rinpotché fait le mur : il décide, dans le plus grand secret, d'abandonner le confort de son monastère et le prestige de son nom. Son voyage en solitaire va durer plus de quatre ans.
    Cette aventure humaine et spirituelle, nous la suivons à travers tous les états que traverse le voyageur : jouissance de la liberté, mais aussi difficulté de la solitude et de la gêne. Car l'abbé a fait le choix de pousser le dénuement à l'extrême, jusqu'à frôler la mort.
    Cet épisode le confronte à ses craintes, mais lui apporte surtout une sagesse nouvelle qu'il transmet au lecteur avec franchise et sérénité. Les réponses aux angoisses les plus accablantes se trouvent souvent à l'extérieur de notre zone de confort ; et rechercher la difficulté pour mieux l'accepter nous permet de transformer notre peur de mourir en joie de vivre.

  • Dostoïevski : face à la mort, ou le sexe hanté du langage

    Julia Kristeva

    • Fayard
    • 20 October 2021

    En 2021, l'humanité pandémiquement globalisée célèbre le bicentenaire de la naissance (30 octobre 1821) de Fedor Mikhaïl Dostoïevski, génie aussi tourmenté que prophétique. Son oeuvre hante la conscience européenne et mondiale depuis un siècle et demi (Nietzsche, Proust, Kafka, Nabokov, Berdaïev, Chestov, Soljénitsyne, Sarraute, Sollers, Visconti, Bresson, Kurosawa, Wajda et bien d'autres).
    Vibrante osmose et vigilance tonique, l'oratorio de Julia Kristeva décrypte un Dostoïevski total et neuf, galvanisé par le langage. Son livre dévoile la surprenante actualité du « grand Russe ».
    L'oeuvre de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski hante la conscience européenne et mondiale depuis un siècle et demi (Nietzsche, Proust, Kafka, Nabokov, Berdiaev, Chestov, Soljénitsyne, Sarraute, Sollers, Visconti, Bresson, Kurosawa, Wajda et bien d'autres) et continue à fasciner le marketing hyperconnecté (16 versions en chinois de Crime et Châtiment). Le livre de Julia Kristeva dévoile la surprenante actualité du « grand Russe », génie aussi tourmenté que prophétique.
    « Partout et en toutes choses, je vivais jusqu'à l'ultime limite, et j'ai passé ma vie à la franchir », écrit-il à son ami le poète A. Maïkov en 1867. Il l'a fait, porté par sa foi orthodoxe dans le Verbe incarné, en réinventant ce pari sur la puissance de la parole et du récit qu'est le roman polyphonique : pour braver le nihilisme et son double, l'intégrisme, qui gangrènent le monde sans Dieu et avec lui.
    Ses personnages extravagants, oscillant entre monstruosité pathétique et insignifiance d' « insectes », pressentaient déjà la matrice carcérale de l'univers totalitaire qui se révéla dans la Shoah et le Goulag, et qui menace aujourd'hui par l'omniprésence de la technique.
    Vibrante osmose et vigilance tonique, l'oratorio de Julia Kristeva décrypte un Dostoïevski total et neuf, galvanisé par le langage. L'homme et l'oeuvre s'introduisent dans le troisième millénaire, où, enfin, « tout est permis ». Et les anxiétés des internautes rejoignent les sous-sols des démons dostoïevskiens.

  • Policier, enfant de la République

    ,

    • Fayard
    • 26 January 2022

    « «Nègre de maison», «Bounty»... Que n'ai-je pas entendu comme insulte ? Porter l'uniforme, défendre mon métier, celui de policier, est devenu un chemin de croix. Alors oui, je suis flic, Noir, musulman, j'ai la double nationalité française et malienne et j'en suis fier, n'en déplaise aux racistes, qui semblent douter de mon attachement pour la France, ou aux pseudo-antiracistes, qui trouvent que je fais un métier de facho et ne comprennent pas que je refuse d'être en permanence ramené à la couleur de ma peau.
    J'ai grandi entre la banlieue parisienne et le Mali, je suis le fils de parents qui ont commencé comme femme de ménage et livreur, et j'ai toujours voulu servir mon pays, la France. D'abord dans la Marine nationale, puis dans la police. J'ai grimpé un à un les échelons : gardien de la paix, flic de la BAC, avant d'intégrer les «Stups», puis la PJ en Seine-Saint-Denis. J'étais sur le terrain au Stade de France le 13 novembre 2015, face à l'horreur.
    Ce livre est un plaidoyer pour défendre mon métier. Montrer sa difficulté, sans jamais dissimuler les violences, les dérapages ni le racisme de certains.
    Mais pour quelques brebis galeuses qui déshonorent leur uniforme, combien de femmes et d'hommes pour qui ce métier est un sacerdoce ?
    Je veux faire connaître ma police, celle de la République française, à cette jeunesse qui doute ; 150 000 fonctionnaires dévoués qui oeuvrent chaque jour pour que vous puissiez vivre en paix. »

  • La guérison du monde

    Frédéric Lenoir

    • Fayard
    • 24 October 2012

    Ce début de XXIe siècle est traversé par une telle succession de crises - écologique, économique et politique - qu´il voir refleurir le vieux mythe de la fin des temps. Nous nous trouvons confrontés aujourd´hui à au moins dix bouleversements inédits dans notre histoire. Pour trouver une mutation similaire, il faut remonter non pas à la Renaissance, ni à la fin de l´Empire romain, mais au tournant du néolithique, lorsque, il y a plus de dix mille ans, les groupes humains abandonnèrent le mode de vie nomade pour se sédentariser. On assista alors à un changement radical du rapport de l´homme à lui-même et au monde, dont nous sommes les ultimes héritiers. Aujourd´hui, ce n´est pas la fin du monde que nous connaissons, mais la fin d´un monde, celui fondé sur la prééminence du cerveau rationnel et logique par rapport au cerveau émotionnel et intuitif, sur l´exploitation mercantile de la nature, sur la domination du masculin sur le féminin. Frédéric Lenoir montre ici que la guérison est possible. Illustrant les impasses de la fuite en avant (le progrès à tout-va) comme celles du retour en arrière (démondialisation, écologie radicale, intégrismes religieux), il exprime sa conviction que l´humanité peut dépasser cette crise planétaire par une profonde transformation de nos modes de vie et de pensée : rééquilibrage du masculin et du féminin, passage de la logique du « toujours plus » à celle de la « sobriété heureuse », de l´égoïsme à la communion, de l´état de spectateur passif à celui d´acteur responsable... Au-delà des rafistolages provisoires d´une pensée et d´un système à bout de souffle, une immense révolution est en marche : celle de la conscience humaine.

  • Camus, l'art de la révolte

    Abd Al Malik

    • Fayard
    • 2 November 2016

    « Dans une France où une figure internationale, médiatique, cohérente, courageuse, cherchant sans relâche un consensus pertinent et incarnant la grandeur des idéaux intellectuel et humaniste, est totalement absente, voici mon frère, voici notre héros : Albert Camus. »   Abd Al Malik a rencontré Albert Camus dans les pages de ses livres. Et cette rencontre a forgé son devenir d'artiste, de musicien, d'écrivain. Entre les premiers textes dans la cité de Strasbourg, les échecs des débuts et les souvenirs d'enfance, il nous montre ici l'importance qu'elle a prise dans son parcours. Le tirant toujours plus haut, toujours plus loin.
      Abd Al Malik est rappeur, écrivain et réalisateur. Il est notamment l'auteur de La Guerre des banlieues n'aura pas lieu (Cherche Midi, 2010), et de L'Islam au secours de la République (Flammarion, 2013). 

  • Roger, héros, traître et sodomite

    François Reynaert

    • Fayard
    • 8 September 2021

    En 1903, alors consul britannique, Roger Casement enquête sur les atrocités commises dans le Congo du roi Léopold de Belgique. Le rapport qu'il en tire le rend célèbre. En 1910, il débarque en Amazonie pour dénoncer les exactions contre les Indiens. Anobli par le roi, il est considéré comme l'un des plus grands héros du Royaume-Uni.

    Coup de tonnerre en 1914. Il est à Berlin. Devenu militant de la cause irlandaise, il y négocie l'appui militaire de l'Allemagne à l'indépendance de son île natale. Aux yeux des Anglais, le héros est désormais un traître. Quand elle réussit à le capturer, en 1916, la police britannique est prête à tout pour le salir, y compris à utiliser contre lui de mystérieux documents : cinq agendas où il a noté avec force détails ses centaines de rencontres avec des jeunes hommes...

    Adulé en Irlande, longtemps haï au Royaume-Uni, Roger Casement est quasiment inconnu en France. Quelle erreur !
    Il n'y a pas de destin plus en prise avec les préoccupations de notre XXIe siècle, hanté par le bilan de la colonisation, la question de l'identité nationale ou celle de l'orientation sexuelle. Avec Roger, héros, traître et sodomite, récit historique haletant où tout est vrai, François Reynaert signe un formidable livre sur le sens de l'engagement.

  • Pour une révolution délicieuse

    Olivier Roellinger

    • Fayard
    • 28 August 2019

    Aujourd'hui, pour manger sainement, il faut presque être hors la loi ; puisque les hommes politiques ne se battent pas pour défendre la nourriture, qui est notre premier médicament, notre héritage et notre culture, nous, citoyens, devons agir pour une révolution délicieuse.
    Comme beaucoup d'entre vous, j'ai connu des épreuves.
    Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces épreuves ont été une chance et elles m'ont incité à poursuivre mes rêves et à m'engager.
    À 20 ans, laissé pour mort en pleine rue par une bande de violents, j'ai réappris à respirer, à marcher et à vivre grâce à la cuisine.
    La seconde rupture, je l'ai connue plus tard, alors que j'étais au firmament de ma carrière. Un problème de santé m'a frappé et m'a permis de prendre conscience d'une nouvelle responsabilité, celle de mener un combat qui me tient à coeur depuis si longtemps : protéger nos petits producteurs talentueux à travers le monde pour qu'ils vivent décemment de leur métier. Pour que ces sentinelles de la biodiversité oeuvrent à préserver notre patrimoine alimentaire.

    Des cercles vertueux existent déjà, un simple geste suffit souvent pour les mettre en place et sauver les hommes, la nature et notre alimentation à tous.

    Puisque les hommes politiques ne veulent pas se battre, nous, citoyens, pouvons nous lever pour une révolution délicieuse. Aujourd'hui, j'aimerais mener avec vous, tous unis, ce soulèvement alimentaire pacifiste et joyeux. Nous battre pour qu'enfin nous reprenions en main notre destin et arrachions des griffes des industriels ce trésor de l'humanité qu'est la nourriture.
    Car la nourriture est tout à la fois notre premier médicament, notre héritage et notre culture.
    Il est essentiel de transmettre le goût d'une cuisine écologiquement saine à nos enfants, comme nous leur apprenons à marcher, lire et compter.
    Face à l'état de la planète, la cuisine est une des clés de la transition écologique qui s'impose à notre société.

  • Revendiquons le droit à la désobéissance

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    • Fayard
    • 20 October 2021

    Quand l'état d'urgence sanitaire a été décrété en octobre 2020, ni le Parlement, ni les citoyens, sidérés, ne s'y sont opposés. Pourtant, notre démocratie souffre dans ses fondements même : la suite des régimes d'exception qu'elle connaît depuis plusieurs années donne des prérogatives toujours plus importantes à l'État. Surtout, l'épidémie de Covid-19 aura été une formidable occasion de banaliser les outils de contrôle et d'y accoutumer les citoyens. Cette manière de gouverner a des conséquences lourdes sur la justice et sur la société. Cela pourrait être plus grave encore si un parti extrémiste arrivait au pouvoir.
    L'avocat Vincent Brengarth et le journaliste Jérôme Hourdeaux sont à la fois les témoins privilégiés de la dérive à l'oeuvre contre les libertés publiques et les vigies attentives qui la combattent tous les jours. En ces temps d'affaiblissement extraordinaire des contre-pouvoirs, ils dressent un bilan implacable du quinquennat Macron, du tournant répressif contre ceux qui concourent à l'expression de la pluralité des opinions (gilets jaunes, zadistes, lanceurs d'alerte...), de l'illusoire course à la sécurité. Pour mieux nous inciter à résister à la surveillance généralisée.

  • Ce que m'ont dit les Français

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    • Fayard
    • 6 October 2021

    Le livre événement de Cyril Hanouna qui, en douze ans, a su transformer TPMP et BTP en agora citoyenne où tous : infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... peuvent s'exprimer et faire entendre leurs voix.
    « J'ai toujours aimé la politique. Comme chaque Français, le plaisir de débattre coule dans mes veines.
    En douze ans, Touche pas à mon poste ! a évolué : d'un show de divertissement, nous l'avons transformé en une émission de société.
    C'est grâce à vous que cette métamorphose a eu lieu. Vous m'avez pris à partie, vous avez fait changer mon regard sur de nombreuses questions de société.
    Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... Vous m'avez dit : «Cyril, on veut se faire entendre par les gens d'en haut.» Vous m'avez demandé de jouer le médiateur entre vous et les politiques.
    Ensemble, nous avons révolutionné TPMP pour accompagner ce que vous vivez : la crise des Gilets jaunes, le Grand Débat national, les violences policières, les craintes autour du Covid.
    TPMP est devenu une agora, la vôtre, où vous pouvez tous, quels que soient vos origines, vos couleurs, vos opinions, vos milieux sociaux, vos orientations sexuelles, vous exprimer librement.
    Alors oui, quand une population qui n'a pas l'habitude de prendre la parole et qui l'attend depuis trop longtemps s'exprime, parfois ça fait du bruit, parfois même ça dérape. Mais à la fin, on s'est parlé, on s'est respectés et, souvent, on a fini par se comprendre. Et donc par faire société.

    Pour décrypter mes émissions, j'ai sollicité l'éditorialiste Christophe Barbier. J'avais besoin de son regard distancié pour cerner ce qui s'est construit durant ce quinquennat d'émissions télé. De nos deux voix ce livre est né. »

  • Il y aura d'autres jolis mois de mai

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 28 April 2021

    « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. ».
    J. A.

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