Entreprise, économie & droit

  • Raphaël Kempf, avocat connu pour sa défense des manifestants et gilets jaunes victimes de violences policières ou de la répression judiciaire, propose dans ce volume un court pamphlet historico-juridique accompagné de la réédition d'articles publiés en 1898, notamment par Léon Blum et l'anarchiste Émile Pouget, contre « les lois scélérates » votées à la fin du xixe siècle. La relecture de ces textes est aujourd'hui fondamentale : l'arbitraire des gouvernements de la IIIe République contre les anarchistes n'a rien à envier au président Hollande décrétant l'état d'urgence contre les musulmans ou les militants écologistes, non plus qu'à Macron et Castaner enfermant de façon « préventive » des gilets jaunes avant qu'ils ne rejoignent les manifestations.

  • Dans ce livre, Frédéric Lordon se penche sur le centre nerveux du capitalisme : le rapport salarial. Il l'envisage de manière marxiste, c'est-à-dire comme configuration des structures sociales, et, moins classiquement, d'un point de vue spinoziste : quels sont les affects qui font fonctionner ces structures ? Comment rendre les dominés heureux ? Que veut dire consentir ? Qu'entend l'entreprise par " motivation ", " réalisation de soi ", " épanouissement au travail " ? Comment certains salariés en viennent-ils à faire cause commune avec le Capital ?
    Lordon nous le montre avec brio : le projet capitaliste est un projet de possession intégrale des âmes, des intériorités. Le totalitarisme est son stade ultime.
    Lordon réouvre une porte vers une réponse communiste à l'entreprise : " une vie humaine ".

  • Qui mène ? Qui décide ? C'est la question politique de l'époque. Depuis des décennies que des guerres de prédation économique embrasent le Sud et corrompent les chefs d'État ; que des navires de complaisance y convoient des armes et nous reviennent avec le fruit du pillage ; que des mercenaires se trouvent mobilisés à l'instruction d'on ne sait qui ; que les trafics de stupéfiants entraînent en quelques générations des fortunes aussi grandes que des PIB nationaux ; que des milliards $ se dissipent annuellement dans un triangle des Bermudes de l'argent sale ; que les auteurs de tels placements se dressent ensuite sous la houlette cravatée d'« investisseurs » prétendant à la préhension de tout ; que les services publics des États du Nord sont amputés des sommes équivalentes aux bonis faramineux que s'octroient les chefs n d'empires ; que des escrocs de la finance vampirisent les économies de populations entières sans rencontrer quelque obstacle que ce soit. depuis tout ce temps, on conçoit que les institutions publiques ont perdu leur emprise sur la marche du monde. Que des acteurs puissants se profilent offshore, hors des frontières de la politique formelle et du droit. Le règne de cette « souveraineté offshore » implique que les principaux décideurs de la chose publique n'agissent plus dans la sphère du public. Ils se sont aménagés ces juridictions politiques sur mesure - les « paradis fiscaux » - qui leur permettent de peser de manière décisive sur le cours historique des choses sans devoir répondre de quelque principe démocratique que ce soit. Des subalternes se prêteront dans les États de droit au cirque des campagnes électorales et au théâtre des assemblées législatives, puis on emballera cela dans l'enveloppe de la « gouvernance » afin de satisfaire le peuple de ces ombres chinoises. Qu'il ne croie pas à ces mensonges importera peu puisqu'eux seuls seront tout ce à quoi il aura droit. L'État de droit que l'on conçoit d'ordinaire devient méconnaissable lorsque, résolument domestiqué, il compte seulement dans la main des acteurs financiers tel un atout supplémentaire que leur confère la souveraineté offshore quant aux affaires du monde ; le « crime » et l'« illégalité » sont des termes de peu de portée lorsque tout ce qu'ils recouvraient antérieurement se trouve aujourd'hui autorisé et même encouragé dans des juridictions offshore dont on reconnaît par ailleurs la pleine souveraineté, lorsque celles-ci ne partagent pas avec des États de droit reconnus leur siège dans les instances de la Banque mondiale ou ne sont pas dûment membres de l'Union européenne.

  • le dr chariot est de ceux qui sont régulièrement appelés dans les commissariats de paris et de banlieue, dans les locaux de la gendarmerie ou à l'hôpital, pour déterminer, comme le veut la loi ; si l'état des " gardés à vue " est compatible avec le maintien dans les locaux de police.
    il relate son expérience sous forme de courtes vignettes cliniques, organisées avec les têtes de chapitre les plus prosaïques : menottes trop serrées, boulettes de cocaïne, traces de coups, diabète, méthadone, violences conjugales, âge osseux, secret professionnel... chemin faisant, les questions émergent : et si la garde à vue était passée entièrement aux mains de la police, le contrôle judiciaire n'étant qu'une formalitéoe et si son but théorique était souvent détourné pour en faire une fin en soi, une sanction ? et si cette plongée dans l'obscurité était un moyen de rendre un suspect plus malléable, plus disposé aux aveux ? dans cet univers, le médecin est tout à la fois et pour une nuit garde-fou, témoin, confident et soignant.
    attentif au respect des règles, il rédige sur ses genoux des rapports essentiels, il fait l'interprète, il prend des risques calculés, et même, souvent, il est fatigué.

  • Un guide de réflexion et de travaux pratiques à l'attention des adolescents et adultes et de leur équipe.

    Cette adaptation française augmentée du Self-Employment Guide de Chantal Sicile-Kira aborde trois axes d'accès au monde du travail, que ce soit dans le champ de l'activité économique ou celui du bénévolat.

    Un outil de travail original à utiliser en famille, en classe, en séances d'éducation structurée, de job coaching, en service d'accueil ou dans le cadre d'un accompagnement vers la formation, l'emploi, le bénévolat et l'entreprenariat.
    Des informations techniques, des entretiens et des témoignages autour des problématiques de l'inclusion des adolescents et des adultes « autrement capables ».
    Des travaux pratiques pour construire ses projets et s'initier aux grands principes de l'entreprenariat, du bénévolat et des stages.

    Les travaux pratiques illustrés et rédigés en « facile à lire » guideront pas à pas les adolescents « ordinaires » et « 'autrement capables » ainsi que les adultes rencontrant des difficultés intellectuelles ou cognitives ou en cours d'acquisition de la langue française, à imaginer et construire leur projet.

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