Fabrique

  • Que signifiait pour nous, dès 1990, année de la création de Nioques, la référence à Francis Ponge ? La simple nécessité d'articuler aussi rigoureusement que possible une critique radicale de la poésie (une « sortie » raisonnée hors du cadre générique et de ses charmes) et une puissante thérapie contre l'intoxication (« ces gouvernements d'affairistes et de marchands, passe encore si l'on ne nous obligeait pas à y prendre part, si l'on ne nous y maintenait pas de force la tête, si tout cela ne parlait pas si fort, si cela n'était pas seul à parler. Hélas, pour comble d'horreur, à l'intérieur de nous-mêmes, le même ordre sordide parle... »).
    Aujourd'hui, près de trente ans plus tard, par-delà le principe d'avantgarde, nous maintenons l'exigence de l'expérimentation formelle, de l'intervention restreinte ou oblique, de la résistance passive « à voix intensément basse », de l'investigation objective, de pratiques aussi littéralement présentes que possible à ce qui nous entoure. En un mot nous souhaitons confirmer la dimension réellement politique de notre communauté et de notre revue. Nous sommes tous, de fait,des singularités quelconques.

  • REVUE NIOQUES N.24 Nouv.

    Tandis qu'au dehors le ciel se couvre, le volume 24 de la revue Nioques donne, à travers une quinzaine de propositions, textes ou images, des nouvelles de "ce qui se passe", au centre et dans les périphéries, dehors (la rue où l'on manifeste) et dedans, à l'intime, là où l'on marche en aveugle, à travers le Temps qui fait rage. Beaucoup des textes ici réunis sont de tout jeunes écrivains, qui s'interrogent (où est l'égalité? où sommes nous ? quelle langue est la nôtre, la leur ? comment dire ? ).
    Il s'agit donc bien, comme disent certains d'entre eux, de pratiquer une sorte de "météorologie" politique et morale. Ou d'une forme d'"activisme" à la recherche, incertaine, d'un "point d'impact". A travers les méandres d'une prose bien souvent narrative mais prête à tout instant à sauter avec fracas sous les yeux du lecteur. Au sommaire : Zaffarano/ Denimal/ Jawad/ Soyer/ Keryna/ Farizier/ Cellule I.
    Song/Pozner/Marzaioli/Penblanc/Theuriet/Dyonisiou/Eligert/Savoye/Bernhardt/Sainton

  • Italie ; italia

    Collectif

    Les écritures collectées dans ce dossier ont affaire avec la documentation (d'une situation). Toute documentation (d'une situation) a affaire avec le réel. Tout réel et toute documentation (de n'importe quelle situation) ont affaire avec l'observation, avec l'interprétation. (Mais.) Les observations, les interprétations sont toujours partielles, elles impliquent une réaction. Les lisières qui séparent et caractérisent chacune des écritures rassemblées ici coïncident précisément avec les différentes opérations de déplacement de ces lisières, avec les limites de ces réactions particulières. Il ne s'agit donc que de quelques recherches, de quelques lignes de travail qu'il faudra évidemment lire dans l'ensemble pour arriver à voir ce qui en fait se passe (autrement/d'autre) en Italie.

  • Nioque est l'écriture phonétique (comme on pourrait écrire iniorant) de gnoque, mot forgé par moi à partir de la racine grecque signifiant connaissance, et pour ne pas reprendre le gnossienne de Satie ni la connaissance (de l'Est) de Claudel.
    Que signifiait pour nous, dès 1990, année de la création de Nioques, la référence à Francis Ponge ? La simple nécessité d'articuler aussi rigoureusement que possible une critique radicale de la poésie (une « sortie » raisonnée hors du cadre générique et de ses charmes) et une puissante thérapie contre l'intoxication (« ces gouvernements d'affairistes et de marchands, passe encore si l'on ne nous obligeait pas à y prendre part, si l'on ne nous y maintenait pas de force la tête, si tout cela ne parlait pas si fort, si cela n'était pas seul à parler. Hélas, pour comble d'horreur, à l'intérieur de nous-mêmes, le même ordre sordide parle... »).
    Aujourd'hui, près de trente ans plus tard, par-delà le principe d'avant-garde, nous maintenons l'exigence de l'expérimentation formelle, de l'intervention restreinte ou oblique, de la résistance passive « à voix intensément basse », de l'investigation objective, de pratiques aussi littéralement présentes que possible à ce qui nous entoure. En un mot nous souhaitons confirmer la dimension réellement politique de notre communauté et de notre revue.
    Nous sommes tous, de fait,des singularités quelconques.

  • Nioques 20 Danser/Écrire. Ce numéro de Nioques n'est pas un numéro sur la danse. Il rassemble des interventions travaillées par la danse, ainsi ou autrement, présence nommée ou présence agissant invisiblement. Comme une danse interne. Le volume s'ouvre et se ferme avec des photographies, de Justin Delareux et Patrick Sainton. Il abrite des textes (dont ceux de Pierre Guéry, Patrick Gaïaudo, Vincent Lafaille, Stéphane Nowak, Dorothée Volut, Jean-Marie Gleize et Cécile Sans, etc.) mais aussi des dessins : poèmes-dessins en notation Laban de Lina Schlageter, carnets de travail, mots et dessins de la chorégraphe Yasmine Hugonnet. Ces déplis singuliers d'un danser/écrire sont également issus de lieux multiples : auteurs (face à la danse ou avec elle, ou contre elle, ou encore en lisière, ...), auteur avec danseur (Emmanuelle Jawad et Laurence Pagès), auteur-danseur (Sacha Steurer, Pauline Le Boulba), danseur écrivant (Jean-Jacques Sanchez)...

  • REVUE NIOQUES

    Collectif

    Cette revue de poésie créée en 1990 par Jean-Marie Gleize, qui en est toujours le directeur, est dédiée depuis ses débuts à des modes divers d'écriture contemporaine non lyrique et à des usages intermédiaires de l'image (photo ou dessins). Son titre est tiré du livre de Francis Ponge Nioque de l'avant-printemps. La revue ouvre ce numéro 13 sur la présentation d'un volet inédit de l'activité de ce même auteur, avec un dossier « publicitaire » datant des années 1950. Suit une quinzaine de contributions dont un certain nombre font plus que jouer avec la notion du réel, qu'ils prennent pied sur les notions d'argent ou de géographie, de lieu, de maladie, de chronique judiciaire ou de journal intime.

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