Littérature générale

  • "La France est une terre des fées. Chaque recoin de notre vieux pays en porte aujourd hui encore l empreinte faramineuse. Contes, légendes, folklore, coutumes, proverbes ainsi que d innombrables toponymes attestent de l étonnante richesse du patrimoine féerique. Des esprits chagrins ont souvent tenté de nous faire croire que ces Dames mystérieuses n étaient qu imaginaires, fariboles de grand-mère ou hallucinations de fada. De telles allégations seraient sans doute effarantes pour bon nombre de nos aïeux qui jusqu au XIXe siècle vécurent dans le voisinage des êtres féeriques."

  • Fiers d'être Lillois ! Cette exclamation exprime bien l'état d'esprit des habitants d'une ville au passé riche et mouvementé. Flâner dans le centre, c'est faire à chaque instant une découverte architecturale et artistique, c'est prendre le pouls d'une cité accueillante, vivante, c'est faire connaissance avec une culture spécifique franco-flamande. Elargir sa balade aux nouveaux quartiers, c'est passer dans une autre dimension, celle de la « Métropole intense », bourdonnante d'activité, en projection constante dans l'avenir et qui sait reconvertir son patrimoine industriel en lieux de haute technologie et de culture. Le passé, le présent, le futur de Lille résident dans son capital humain, sa situation dans l'Europe du Nord-Ouest et sa capacité à innover. Son développement est loin d'être fini et, plus que jamais, nous sommes « fiers d'être Lillois ! ».

  • Nice et sa baie tiennent de Naples pour sa sensualité, d'Acapulco pour ses rues animées, de Los Cristianos pour son décor de montagne ou encore du golfe de Girolata pour ses roches abruptes plongeant dans la mer. Nice, c'est tout cela et encore mille autre choses ! Le photographe Chanel Koehl nous convie à un voyage initiatique au coeur de la capitale azuréenne. Au fil des pages, le rêve l'emporte souvent sur la démonstration. Ses magnifiques photographies nous révèlent l'âme de la ville, ses jalons, ses secrets. Le texte, quant à lui, entremêle de façon inattendue Histoire et évocations littéraires ou poétiques. Un livre d'exception sur ce qui fait la singularité niçoise.

  • La Petite France ne ressemble plus aujourd'hui à ce cloaque nauséabond que mentionnent les chroniques du Moyen Age ni, plus récemment, à ce quartier populaire dont nombreuses sont les familles qui ont été relogées en périphérie.
    Il est aujourd'hui le quartier touristique de la ville le plus photographié, mais on n'y entend plus le bruit de ses fabriques ni celui de ses artisans. On n'y sent plus le chocolat, la charcuterie et le café. Ce fut le prix à payer pour gagner en coquetterie et attirer une nouvelle population. La Grand'Rue aussi s'est faite coquette. Le promeneur a du mal à imaginer que c'était l'axe principal de Strasbourg où se concentraient tous les commerces et où les bistrots fleurissaient avec leur faune haute en couleur. On avait honte de dire qu'on y habitait. « C'était un quartier mal famé, un coupe-gorge. » Le temps ayant passé, les habitants de la Petite France et de la Grand'Rue portent cependant un regard nostalgique sur ce quartier qui était tout simplement plus humain.

  • Au XIIe siècle, le Codex calixtinus, manuscrit attribué au pape Calixte, rassemble des textes relatifs à saint Jacques et Charlemagne. Ils racontent l'origine de Compostelle. La légende de Charlemagne mobilise les chevaliers médiévaux pour la Reconquista. A leur suite, des pèlerins ont rêvé de Compostelle et se sont mis en route. Ils ont embelli leurs aventures en les racontant. Des poètes ont imaginé des légendes ou des histoires à la gloire de saint Jacques. Les récits, contes ou légendes réunis dans cet ouvrage illustrent la magie de Compostelle. Si saint Jacques n'est crédité que de 22 miracles officiels rapportés par Calixte, chaque pèlerin a pu expérimenter les « petits miracles du chemin ». Et dans la continuité des récits d'origine, la fin de ce recueil témoigne de la construction de légendes contemporaines, indispensables à l'entretien des rêves. Denise Péricard-Méa est docteur en histoire. Sa thèse Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Âge, publiée aux PUF en 2000, a apporté une nouvelle vision du pèlerinage à Compostelle. En 2002, elle a réuni, dans une association indépendante, la Fondation David Parou Saint-Jacques, des chercheurs de plusieurs disciplines pour poursuivre des recherches jusqu'à l'époque contemporaine. Louis Mollaret, ancien président d'associations d'amis de saint Jacques, anime cette association.

  • "Après une carrière internationale particulièrement bien remplie, Samir M. Zoghby s'est penché sur l'égypte de sa jeunesse, pour en livrer un témoignage aussi original que puissant. Avec un style alliant les traditions graphiques les plus anciennes de la vallée du Nil à une inspiration très personnelle, il a raconté « son » Egypte en une série de planches dessinées qui, toutes, présentent un aspect différent de la vie quotidienne. L'animation des marchés, les religieux, les militaires, les coutumes et le folklore, la vie privée et la vie publique, l'ambiance de l'époque, les relations entre les communautés, rien n'échappe à son observation. Afin de rendre ses dessins accessibles au plus grand nombre, il les a accompagnés de textes explicatifs qui mènent le lecteur à la découverte d'un pays et d'un peuple attachants, loin des lieux communs. Au-delà de ses propres souvenirs, Samir M. Zoghby nous donne à voir et à comprendre la substance d'un pays dont les dernières décennies, puis le « printemps arabe » ont profondément modifié le visage."

  • De nombreux ouvrages traitent de la seconde guerre mondiale dans la Loire et certains territoires ont fait l'objet de publications très documentées. Rive-de-Gier n'est pas du nombre. Pourtant, cette ville ouvrière, aux prises avec la faim et la misère, bousculée par d'incessants flux et reflux d'hommes, tiraillée entre Saint-Etienne et Lyon, fut très impliquée dans la Résistance. A partir d'une documentation abondante, provenant des archives municipales de Rive-de-Gier ou d'archives privées, l'auteure dresse un tableau d'ensemble de la ville de 1939 à 1945. Les faits, établis au regard de plusieurs sources, sont rapportés avec un souci constant d'objectivité et de respect des personnes. Le récit s'ouvre en septembre 1938, par une manifestation ouvrière contre Daladier, et se clôt au printemps 1945, au retour des déportés et des prisonniers. Michelle Destour nous dépeint Rive-de-Gier et ses habitants mis à mal par l'état de guerre, le régime de Vichy et l'occupation allemande. Puis elle nous décrit la Résistance, les résistants et la répression dont ils sont l'objet et, enfin, les combats de la Libération. Une part importante est faite à l'évocation des femmes et des hommes. Car l'Histoire se nourrit de leur vie quotidienne comme de leur épopée.

  • L´auteur nous raconte ici les grandes vacances de sa famille alsacienne qui, le reste de l´année, résidait à Toulon. Tous les ans, le temps d´un été, lui et son frère se réapproprient la terre de leurs parents et de leurs grands-parents : de juillet à septembre, les enfants participent aux travaux de la ferme, comme la moisson, la distillation du schnaps et l´abattage du cochon. Ils assistent à la messe du dimanche et participent à la joyeuse fête locale, la kilbe, avant de découvrir le canal du Rhône au Rhin. Une belle promenade, touchante, dans les années 1950, au coeur d´un village alsacien typique. Jean-Charles Meyer, qui n´a rien oublié de ses racines, se définit lui-même comme un « Alsacien de culture provençale ». Un mélange haut en couleur qui nous replonge dans les chauds étés de notre propre enfance.

  • Les contes et lgendes du Nord-Pas-de-Calais constituent un patrimoine culturel que les gens du Nord ont tiss partir de leur environnement naturel, de leur histoire, de leurs rjouissances ou de leurs terreurs. Ils l'ont tout naturellement transmis chaque gnration au cours des longues veilles hivernales. Nous entrons ici dans un monde trange et merveilleux, o nous suivons de majestueux gants qui se balancent, tournent et glissent sur les pavs en une marche rituelle. Nous clbrons les exploits de Gayant Douai, Lydric Lille, Martin et Martine Cambrai, Jean le Bcheron Steenvoorde, Jean le Corsaire Calais. Il faudra nous mfier de la sorcire Marie Grauette tapie dans les marais de Saint-Omer, mais aussi de la jument blanche, des pierres leves, des dragons, et surtout de la Mort qui rde autour du poirier de Misre... Heureusement, nous rirons des facties de Culotte verte, de la Guerliche et du P'tit Crinchon !

    Sur commande
  • Nous sommes en 1908 à Monségur, en Gironde. La nuit, un homme grimé sème la terreur, multipliant les tentatives d'assassinat, les incendies, les vols. Puis les dangereux chevaliers du crime apparaissent, signant leurs forfaits, défiant la police et la justice en annonçant constamment de nouveaux crimes plus terribles que les précédents. L'effroi de la population est tel qu'on appelle alors la 7e brigade de police mobile, c'est-à-dire les fameuses Brigades du Tigre, pour élucider l'affaire. A partir de la consultation des archives et du dépouillement de la presse régionale et nationale, Benoît Pénicaud est parvenu à reconstituer cette intrigue jusqu'à son dénouement, complètement inattendu, qui eut lieu seulement quinze ans plus tard. Revivez cette enquête passionnante en suivant, pas à pas, les investigations menées par les Brigades du Tigre.

  • « Le temps est venu pour moi, Bithiah, de te raconter. Que souhaites-tu me relater, Bubbee ? L'histoire d'un homme, ma petite puce, d'un Juste qui s'appelait Oskar Schindler. » Ainsi débute le long récit d'Azrièla, juive polonaise rescapée de la barbarie nazie. Sauvée par Émilie et Oskar Schindler, elle revient à Cracovie avec Bithiah, sa petite-fille, pour lui décrire ce qu'elle a vécu durant la seconde guerre mondiale mais aussi pour lui raconter la vie de ses sauveurs. Oskar Schindler, membre du parti nazi, résida cinq ans à Cracovie. Pendant cette période, il tenta, dans une usine remise sur pied, de sauver plus de 1200 juifs, hommes, femmes, enfants, au péril de sa vie et de celle de son épouse Émilie, qui joua également un rôle déterminant. Si Azriéla revient longuement sur ces heures tragiques et sa vie dans le ghetto juif de Cracovie, elle décrit aussi l'enfance d'Émilie et d'Oskar, leur rencontre, leur vie en Argentine après-guerre, leur séparation... Au fil des pages, ce roman historique fidèle aux lieux et aux événements retrace la destinée d'un couple hors norme. Longtemps resté dans l'anonymat, Oskar Schindler est désormais connu dans le monde entier grâce au film de Spielberg, La Liste de Schindler. Un roman a inspiré le scénario mais, jusqu'à maintenant, aucun auteur français n'était revenu sur l'ensemble de la vie de Schindler. Jean-Marc Harel-Ramond comble donc un vide avec ce récit sensible et plein d'humanité qui mêle fiction et grande histoire. Un séjour à Cracovie lui a permis de décrire cette ville, qui sert de cadre au livre, avec beaucoup de justesse.

  • A cheval sur les actuels départements de l'Oise et du Val-d'Oise, le maquis de Ronquerolles n'aura vécu que treize jours entre le 6 et le 19 juin 1944. Il se faisait pourtant aussi discret que possible ! Mais à 180 km à vol d'oiseau de Sword Beach (Ouistreham), il était encore trop près du tunnel où Göring dissimulait son train blindé. 800 soldats allemands mirent fin à ce maquis francilien de 84 hommes, dirigé par le futur fondateur du journal France-Soir, quelques jours après le Débarquement. L'auteur met en scène des personnages réels ou fictifs pour faire revivre des faits historiques qui, eux, sont tous authentiques. Le récit du parcours de ces hommes et de ces femmes l'amène à évoquer le camp de concentration alsacien du Struthof et le massacre d'Oradour-sur-Glane. Il multiplie les points de vue sur les circonstances qui ont conduit au démantèlement de ce maquis. Il rend également un vibrant hommage aux poètes de la Résistance dont les vers ont galvanisé les combattants de l'Armée des ombres. « Romain Rolland affirme que « l'Histoire est la plus partiale des sciences », mais, dans la Résistance, il y eut des hommes et des femmes qui firent tellement honneur à la France que, faire preuve de partialité à leur endroit, c'est surtout se montrer équitable pour mieux lutter contre l'amnésie. » Philippe Cerchiari.

  • La modernité n'est pas entrée à la maison, en dehors de quelques ampoules électriques. Pas de radio. Une seule pièce chauffée, la cuisine ; dans les chambres, le gel de l'hiver transforme en éphémères motifs de givre la buée couvrant les vitres. Les aliments fragiles sont conservés dans un simple garde-manger grillagé pour les protéger des insectes et des souris. Mais, bien que placés dans la cave, ils deviennent rances ou se couvrent de moisissures au bout de trois jours. » André Ligné présente ainsi le cadre de vie d'un petit Sarthois en 1944. Mélange de réalité et de fiction, le récit s'attache à rappeler, par petites touches, l'évolution de ce gamin de l'âge de 8 à 16 ans, et à recréer l'atmosphère de cette époque. Les derniers mois de la guerre, la discipline familiale, l'école primaire et le cours complémentaire, les perspectives d'avenir constituent la trame de ce récit. Il en ressort une enfance à l'opposé de celles ordinairement décrites, faites de bonheur et d'insouciance.

  • Dans le panthéon merveilleux de l'Auvergne, il existe toutes sortes de personnages, bons ou mauvais, beaux ou affreux. Il en est de très célèbres, comme la Vierge noire, Odile de Montluçon, Magdeleine de Saint-Nectaire. Mais on y rencontre aussi des êtres obscurs, des créatures au caractère malicieux, mystérieux, dont le souvenir a presque totalement disparu. Heureusement pour nous, Laurence Catinot-Crost est là pour nous entretenir de merveilles que la plupart des gens d'aujourd'hui ont oubliées. Elle nous rappelle, à travers ses contes, que la vie est aussi faite de magie et de mystère... Parfois drôles, souvent gentiment effrayantes, ces petites histoires dévoilent un peu de l'âme auvergnate.

  • "Aujourd'hui, le traditionnel hochet et les autres jouets dits couineurs accompagne toujours bébé dans son berceau, tandis que les nounours et autres peluches bercent son sommeil. Mais il y a plus de 100 ans, les jeux et les jouets de nos aïeux était un peu différents: billes, chevaux de bois, cyclorameurs, soldats de plomb... Tous ces objets ont fait rêver des générations de bambins émerveillés et, pour beaucoup d'entre eux, ils continuent à peupler le quotidien de nos enfants... Des enfants que nous fûmes tous et que nous restons dans un coin du coeur."

  • « Rosario frissonna. Tout cela ne lui disait rien qui vaille. L'inquiétude, la crainte se lisaient sur ses traits crispés. Un canot à moteur aborda la crique. Deux carabiniers, le fusil accroché à l'épaule, sautèrent à terre. Une jeune fille, qu'ils traitaient avec beaucoup d'égards, les accompagnait. Malgré ses précautions lorsqu'elle prit pied sur la plage, les volants de sa longue jupe blanche se chargèrent d'eau de mer. Le groupe remonta la grève déserte à vive allure pour s'engouffrer dans la cour de la villa San Ramon. Tout se passa très vite. Deux gros sacs de toile furent posés près de la vieille chaise qui, tel un cerbère, gardait la porte. L'échange fut bref, chacun sachant déjà ce qu'il devait savoir. Les paroles, en de telles circonstances, se mesurent, par crainte de paraître indiscret. Les carabiniers saluèrent en claquant des talons et repartirent au pas de course. La porte cloutée de la villa se referma. » Quel mystère entoure cette toute jeune femme débarquée sur la Côte vermeille dans le plus grand secret ? Jusqu'où le vent de l'Histoire conduira-t-il la destinée d'une enfant ? La haine et la folie des hommes poursuivront-elles leur dessein d'un continent à l'autre, d'une génération à l'autre ?

  • Les événements rapportés dans ce récit historique remontent à près de soixante ans ; des aventures plus ou moins semblables ont alors marqué la vie de milliers de jeunes Français.
    Mais en dehors de leurs principaux dirigeants, peu nombreux sont les combattants des maquis à avoir témoigné de leurs conditions d'existence pendant l'été 1944. Grâce à des notes prises sur place à l'époque et aux compléments apportés par divers survivants, le texte de Lefèvre-Pontcarral fait revivre le quotidien d'un groupe franc de la Libération d'un des maquis de l'Ain, depuis la veille du débarquement allié du 6 juin jusqu'à la libération de Bourg début septembre.
    Certains passages gardent parfois la sécheresse relative des rapports écrits aussitôt après un accrochage ou une mission, mais le plus souvent le récit laisse percer l'émotion et les impressions de l'auteur. Ainsi le lecteur peut revivre à son tour les réactions, les craintes et parfois les colères d'un " maquisard de base ", sans omettre les désillusions de la Libération... Ce texte a été rédigé avec le souci permanent du respect de la vérité et en hommage à tous ceux qui ont sacrifié leur vie à vingt ans pour la Liberté et pour un monde qu'ils voulaient meilleur...

  • En ce début de juin 1914, Ludwig et ses deux amis se rendent à la grande fête patronale de leur village. Mais de sombres présages s'accumulent. Ludwig vit en Alsace, alors allemande, et la guerre éclate. Soldat allemand, Ludwig part combattre en Russie jusqu'en 1917 pour se retrouver, en 1918, sur le front de la Somme. Après ces années passées dans l'enfer des tranchées, il revient en Alsace, restituée à la France par le traité de Versailles. La nouvelle administration s'installe et impose l'usage de la langue française que la génération de Ludwig ne comprend pas. Privé de parole et incapable d'oubli, il entreprend alors l'apprentissage de sa « nouvelle langue » et consigne son odyssée, allemande, sur des cahiers qu'il appelle ses « Cahiers français ». « Und da sollen wir alles wieder gründlich lernen, als hätten wir nichts erlebt » (Ainsi devons-nous tout réapprendre, comme si nous n'avions rien vécu), écrit Ludwig dès sa démobilisation. Dans ce roman « à deux voix », Roland Goeller évoque un volet peu connu de la Grande Guerre et le traumatisme de cette « langue confisquée », mise sous le boisseau de l'Histoire.

  • En un clic, on peut prendre connaissance de la Brière, ou bien la traverser rapidement en voiture. et passer à côté de la magie qui agit en ces lieux. Depuis plus de quarante années, Gérard Guillet s'enracine doucement dans ces îles. Laissez-le vous emporter dans des aventures toujours renouvelées. Les grands mythes, les archétypes de l'humanité ont laissé des traces dans les esprits et dans les paysages. L'auteur mêle sa propre création, sa fantaisie, aux savoirs transmis et recueillis depuis si longtemps. Ce livre est une invitation à la découverte, à la randonnée en Brière. Vous retrouverez les lieux des combats, des rêves et des espoirs anciens. Voyez les dolmens, les tumuli où se cachent les puissances invisibles?! Admirez les ruines de châteaux, de moulins sur les rives et sur les îles. Du milieu de ce dédale de canaux de coulines et de piardes, vous reviendrez enchantés et plus riches. Est-ce cela, finalement, le trésor des krapados ?

  • En septembre 1922, à Brousse, dans l'ouest de l'Anatolie, la famille arménienne des Adjemian est contrainte à un départ dramatique vers la France. Au même moment, près de Constantinople, ce sont les Arméniens de la famille Babadjian qui doivent également quitter ce pays en construction qui ne veut plus d'eux. Les deux familles, parmi d'autres, arrivent sur le territoire français dans un tourbillon de difficultés. Leur mémoire, restée vive, a été transmise à leurs descendants, dont elle a marqué les jeunes esprits et construit la vie d'adulte. C'est la mémoire de l'exil, en qui se reconnaîtront nombre de familles, et pas seulement arméniennes. C'est aussi celle des premiers temps en France, à Paris et dans sa banlieue, où les parents comme les enfants se sont progressivement intégrés jusqu'à y rester définitivement. Ce sont bien ces tragédies familiales, ce microcosme de petites réalités qui contribuent, comme toujours, à construire la « grande » Histoire, commune à tous. Nicole Bourgeois et Marie-Hélène Babadjian-Van Dooren sont toutes deux professeurs d'histoire en lycée et passionnées par l'histoire arménienne.

  • Enfant du baby-boom, Arsne Maulav nat en Mayenne alors que la seconde guerre mondiale vient juste de s'achever. Les privations sont encore nombreuses mais l'conomie reprend, le niveau de vie s'amliore, ce sont les prmices des Trente Glorieuses. Le petit Arsne grandit dans un monde qui se transforme. Il regarde le futur avec excitation et curiosit, va au cinma, coute la radio, puis dcouvre la tlvision. Dans son village, de nouvelles pratiques cohabitent avec des habitudes ancestrales. Alors qu'on achte la premire machine laver, que les toilettes remplacent petit petit le pot de chambre ou que les tracteurs apparaissent timidement, les chevaux sont toujours dans les champs et les femmes vont encore au lavoir. L'auteur nous raconte sa vie de tous les jours : l'cole, le catchisme, les repas de famille interminables, les jeux avec les cousins ou les copains, les ftes foraines, les bals musettes dans la chaleur de l't... Il se souvient des premires balades en voiture, des Coeurs vaillants qu'il dvorait et des chansons qu'il fredonnait. Et, alors que le monde se lance la conqute de l'espace, que les premiers spoutniks dcollent, nous suivons l'envol du petit garon dans cette Douce France que chantait Charles Trenet.

  • L'instinct viscéral de la propriété peut conduire à des drames. Une annonce de remembrement, et les réactions les plus primitives surgissent. Ainsi, les deux frères Tartrat se déchirent dans les entrailles d'un Morvan contemporain qui puise son quotidien dans un passé trouble. Tout sera résolu de façon imprévue. Des loups vont revenir dans ce pays qu'ils ont quitté il n'y a pas si longtemps. Et les loups n'oublient jamais, ici moins encore qu'ailleurs. Une histoire captivante qui nous conduit dans les obscurs méandres de l'âme humaine en général et de l'âme morvandelle en particulier. Né en 1954 à Avallon, Philippe Berte-Langereau dépeint dans ce roman le Morvan d'aujourd'hui, mais aussi celui des années 1960. Passionné par l'histoire de sa région, il s'intéresse à ses traditions et à son patois que l'on retrouve au fil des pages et des dialogues.

empty