Editions Du Detour

  • Rage against the machisme

    Mathilde Larrère

    • Editions du detour
    • 27 August 2020

    Les femmes ont une histoire, une histoire de luttes pour leurs droits, conquis, arrachés, défendus, une histoire de colère contre les discriminations, les inégalités, une « Rage against the Machisme ».
    L'historienne Mathilde Larrère retrace les combats féministes de la Révolution française jusqu'au mouvement #MeToo d'aujourd'hui, sur les pas de Louise Michel, de Gisèle Halimi, mais aussi de tant d'autres invisibilisées, comme Pauline Léon, Malika El Fassi, les colleuses contre les féminicides...
    À l'histoire, le livre mêle des récits, des documents d'époque, des chansons et des slogans, reflétant l'ardeur et la détermination de celles qui n'acceptent pas l'inégalité des sexes, montrant combien elles se tiennent la main au-delà des siècles.
    Luttes pour l'égalité, pour les droits de voter, s'instruire, se défendre, gouverner leurs propres corps, mais aussi pour l'émancipation des femmes des colonies : autant de domaines où la liberté des femmes a été bafouée, autant de droits à conquérir et à défendre, encore, aujourd'hui et demain.

  • Si nous voulons que le sexe soit un plaisir, nous devons réfléchir autrement. Après #MeToo, comment sortir le désir de l'impasse ?

    Un consentement libre et éclairé nous permettra demain d'avoir une sexualité épanouie. Vraiment ? Katherine Angel ose poser la question. Pourquoi serait-il encore du ressort des femmes de jouer les douanières de leur sexualité ? Leur désir ne risque t'il pas d'y passer ? Est-ce trop demander que de demander à vivre dans une société qui ne nous menace pas ? L'autrice défend un désir construit dans l'interaction, supposant la possibilité de se montrer vulnérable. Jouir, c'est lâcher prise.

    Avec beaucoup d'élégance et d'audace, Katherine Angel élabore une éthique post-#MeToo, pour un monde suffisamment sûr, où le sexe sera bon.

  • Paris 1942 : chroniques d'un survivant

    Maurice Rajsfus

    • Editions du detour
    • 14 April 2022

    Paris, 1942. Le sort des Juifs de France, déjà persécutés depuis le début de l'Occupation, s'aggrave brutalement. Le port de l'étoile est imposé à partir de juin et surtout les déportations s'accélèrent. Le 16 juillet, les Rajsfus sont victimes de la rafle du Vél' d'Hiv. Seuls le petit Maurice et sa soeur Eugénie seront libérés, ils ne reverront jamais leurs parents.
    Au-delà des persécutions étatiques, le livre montre comment la majorité de la population française, apeurée, est odieusement indifférente au sort des Juifs. Même les solidarités de classe sont ébranlées. C'est ici le legs unique d'un jeune français soudainement projeté dans la survie, considéré comme un paria dans son propre pays.
    Composé de récits courts, vivants, Paris, 1942 est écrit dans un style enlevé, parfois avec humour, souvent avec colère. Il permet de saisir de façon sensible le quotidien - dans la rue, le métro ou chez le joaillier où l'auteur fait son apprentissage... - d'un jeune garçon tentant de survivre aux moments les plus sombres de l'Occupation.

  • Pour un revenu de base universel ; vers une société du choix

    Collectif

    • Editions du detour
    • 6 January 2022

    L'idée d'un revenu pour tous est ancienne. Il simplifierait l'administration, règlerait certains problèmes de précarité, faciliterait la liberté de choix...
    Versé à toutes et tous, de la naissance à la mort, sur une base individuelle, sans contrôle des ressources ni contrepartie, il nous offre de penser une société plus juste et plus sûre.
    Mais c'est un projet complexe, objet de nombreuses variantes, et faisant parfois le lit de ceux qui veulent se débarrasser de nos mécanismes d'entraide.
    Le MFRB nous propose un tour d'horizon de cette grande idée, nourri par les nombreuses expérimentations dont il a fait l'objet, pour qu'elle soit l'outil d'une révolution émancipatrice.

  • Agora toxica : la société incivile à l'ère d'Internet

    Stéphanie Lamy

    • Editions du detour
    • 20 January 2022

    Racistes, sexistes, ennemis de la liberté : une société incivile exploite nos émotions pour augmenter son influence politique, dans les médias, sur les réseaux et dans les urnes. Décryptons-les pour mieux protéger notre démocratie.

    Il serait dangereux de réduire la désinformation aux fake news et aux flambées de commentaires haineux sur les « réseaux sociaux ». Stephanie Lamy nous incite à nous détacher des leurres pour regarder qui finance, organise et commandite les opérations sémantiques visant à déstabiliser les idées démocratiques et le respect des droits humains.

    Trumpistes, identitaires, masculinistes, homophobes, affidés de gouvernements autoritaires... Stephanie Lamy ne se limite pas à remonter au hashtag qui a mis le feu à telle ou telle situation explosive, mais retrace les stratégies de ceux qui veulent prendre le pouvoir dans nos démocraties. Le danger n'est pas que virtuel : des proches du Kremlin sont bien intervenus pour aggraver les tensions au moment de #BlackLiveMatter, ou, plus près de nous, Génération identitaire a réussi à financer un bateau anti-migrants en Méditerranée (opération Defend Europe).
    Or cette société «incivile» ressemble à s'y méprendre aux ONG et associations de défense des droits respectées et utilise les mêmes armes. Stephanie Lamy fait dans ce livre le récit de ces opérations qui visent à fragiliser notre paix, elle y explique les techniques de désinformation, les rouages de son économie, et les interactions entre ces groupes souvent ultra-réactionnaires qui n'ont en commun que la haine de nos libertés.

  • Opération étoile jaune

    Maurice Rajsfus

    • Editions du detour
    • 17 March 2022

    En application de la huitième ordonnance nazie du 29 mai 1942, le port de l'étoile jaune est obligatoire pour les Juifs dès l'âge de six ans, dans la zone occupée, à compter du 7 juin 1942. L'ordonnance dispose : « Les Juifs devront se présenter au commissariat de police [...] pour y recevoir les insignes en forme d'étoile. » S'appuyant sur les archives de la préfecture de police et les rapports des renseignements généraux, le livre montre à quel point la police française est partie prenante de la stigmatisation et de l'oppression des Juifs de France.
    Elle va en effet faire montre d'un zèle sans faille, de nombreux Juifs furent arrêtés, internés et déportés sous les prétextes les plus fallacieux : étoiles mal cousues, peu visibles mais aussi pour « comportement arrogant »...
    Au-delà de la simple application de l'obligation du port de l'étoile jaune, Maurice Rajsfus dénonce le comportement de la police française sous l'Occupation qui, sous couvert de faire respecter la loi, laisse, voire encourage, certains individus à imposer par la force leur conception de l'« ordre », pas mécontents de « nettoyer » la France.

  • Drancy : un camp de concentration très ordinaire

    Maurice Rajsfus

    • Editions du detour
    • 17 March 2022

    D'août 1941 à août 1944, 67 000 Juifs de France ont transité par le camp de Drancy. Moins de 2 000 d'entre eux reviendront des camps d'extermination.
    À l'appui de nombreuses archives et de très riches témoignages, le livre jette une lumière crue sur le fonctionnement de ce camp et surtout sur le rôle central de la police et de l'administration française dans son organisation.
    Placé sous l'autorité de la préfecture de police, il est administré et gardé uniquement par des policiers et des gendarmes français jusqu'en juin 1943.
    Maurice Rajsfus est le premier à avoir démontré que, loin d'avoir été un simple camp de transit, Drancy, par son organisation et son mode de fonctionnement quotidien, fut en fait un véritable camp de concentration.

  • La Commune

    Louise Michel

    • Editions du detour
    • 19 November 2020

    Louise Michel a été parmi les personnages clés de la Commune de Paris, soixante-dix jours de révolution réprimés dans le sang. Elle raconte elle-même dans ce livre les événements auxquels elle a assisté et participé, le fusil à la main. Combattante politique infatigable, elle n'a jamais abandonné le flambeau des luttes émancipatrices de son temps. On connaît son courage sur les barricades, jusqu'à braver la peine de mort?; on connaît son charisme qui fit d'elle « la vierge rouge ». On sait moins qu'elle a beaucoup écrit : des poèmes, des romans, des récits.
    C'est dans cette troisième catégorie que vient se loger ce texte de 1898. Lorsqu'il paraît, Louise Michel est déjà âgée, célèbre, conférencière et journaliste, surveillée de près par les autorités françaises pour son anarchisme militant. Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la révolution parisienne. Pour elle, il est temps d'écrire le récit de la Commune qui lui paraît « au point pour l'histoire ».
    Pourtant sa Commune est plus une « mémoire vive », pour reprendre l'expression de Jacques Rougerie, qu'une histoire sur le temps long. Au jour le jour, avec une grande précision, elle porte un vibrant plaidoyer pour la Commune et ses ambitions. On retrouve ici la plume d'une écrivaine sensible et émouvante, portée par son expérience d'oratrice. La Commune est l'un des textes politiques importants du XIXe siècle.

  • L'an prochain, la révolution : les communistes juifs immigrés dans la tourmente stalinienne (1930-1945) Nouv.

    Ils sont arrivés d'Europe orientale au début des années 1920, la Torah et le Manifeste du parti communiste en poche. Itinéraires de ces militants « Yids », quand il était minuit dans le XXe siècle.

    Ouvriers, artisans ou intellectuels, ils sont arrivés en France aspirant à un monde plus juste. Ils vont grossir les rangs des révolutionnaires communistes, dans ou très près du PCF.

    Ce livre est le récit, sur quinze années, de luttes, de révoltes contre l'exploitation puis contre la barbarie fasciste. Du début des années 1930 à l'immédiat après-guerre, en passant par le Front populaire, la guerre d'Espagne et la Résistance, ces exilés d'Europe centrale, fuyant l'antisémitisme, ont été de tous les combats.

    Témoignages et documents rares à l'appui, Maurice Rajsfus dévoile les parcours de ces militants révolutionnaires. Il interroge également les ambiguïtés du PCF, parfois méfiant à l'égard de ces combattants venus d'ailleurs...

  • Avant nous le déluge ! l'humanité et ses mythes

    Jean-Loïc Le Quellec

    • Editions du detour
    • 4 November 2021

    Depuis le début de l'humanité, nous inventons des récits, les mythes, pour mieux comprendre notre monde. Jean-Loïc Le Quellec les collecte, les étudie, les compare, à toute époque même la plus reculée, dans tout peuple, dans autant de langues que possible.
    On explique l'universalité des mythes aujourd'hui par une transmission au fil des migrations. Cette diffusion n'est pas systématique, elle se fait ou pas, ou de différentes manières, dessinant ainsi les évolutions des peuples en une fabuleuse cartographie historique du monde.
    Mythes cosmogniques ou héroïques, animaux mythiques ( jusqu'à notre pangolin)... L'auteur nous emmène dans une histoire infinie, poétique, puissante, pour réfléchir au rôle des mythes dans notre humanité.
    Ce tour du monde nous invite à nous détacher de notre perception européano- centrée, à revoir nos certitudes (mythiques elles aussi ?). Une lecture jouissive et éblouissante.

  • Voyage en misarchie ; essai pour tout reconstruire

    Emmanuel Dockès

    • Editions du detour
    • 16 May 2019

    Emmanuel Dockès expose dans cet essai ses propositions pour repenser notre société dans tous ses aspects. Au fil de l'ouvrage, l'auteur mobilise les idées les plus progres- sistes et les plus audacieuses sur la monnaie, la démocratie participative, le partage du travail, la propriété d'usage, la rotation des familles, l'autogestion, la liberté d'entre- prendre, les services publics, l'autodétermination...
    Ce livre nous entraîne dans une aventure politique concrète, dans un pays où les règles visent à empêcher les abus de pouvoir et à préserver les libertés (avec toute l'imperfection que celà implique). L'ouvrage prend la forme facétieuse du témoi- gnage fictif d'un personnage englué dans les préjugés de notre époque, perdu sur une terre inconnue dont il va découvrir les règles et les moeurs.

  • La Rafle du Vél d'Hiv

    Maurice Rajsfus

    • Editions du detour
    • 10 June 2021

    16-17 juillet 1942, 7 000 policiers français raflent 13 152 Juifs : hommes, femmes et enfants (plus de 4 000). Ils sont enfermés au Vélodrome d'hivers ou à Drancy, avant d'être déportés.
    La grande rafle des 16 et 17 juillet 1942 (dite rafle du Vél' d'Hiv) n'a été ni la première ni la dernière de ces opérations raciales conduites par la police française. Ce fut néanmoins la plus importante, la plus emblématique de ces actions répressives. Il y a d'abord le nombre des personnes arrêtées (13 152) ; le fait aussi que, pour la première fois, des femmes et des enfants étaient concernés.
    Pourtant, du 14?mai 1941 à la fin du printemps 1944, les rafles ont été nombreuses, sans pour autant laisser le même souvenir. Cette opération, entièrement conduite par la police française, laisse une trace indélébile, car elle fut surtout la démonstration du pouvoir de nuisance d'un corps de fonctionnaires ayant perdu tous ses repères.
    L'analyse de ce sombre épisode a pour fonction d'alerter les citoyens d'un pays libre sur les dérives d'un pouvoir fort.

  • Le projet Myrddinn

    Emmanuel Dockès

    • Editions du detour
    • 30 September 2021

    À Miralonde, prospère cité souterraine peuplée de ghnoms, race humanoïde proche d'homo sapiens, la révolte gronde. L'ennemi de toujours, celui qui a provoqué la fuite sous la surface, l'homme, serait en voie de disparition. Certains craignent une ruse et veulent se terrer encore plus profond, d'autres appellent à la guerre. Et d'autres encore, comme le jeune Mardo, rêvent de découvrir la vie au grand air, même si c'est au péril de leur vie, tant ils étouffent dans leur société hyperprotégée et sourdement disciplinaire.
    Quasie étouffe aussi chez les hommes, et plus précisément au foyer d'aide sociale à l'enfance des Quatre Vents où elle est coincée. La vie y est violente, mais ça, Quasie connait depuis sa naissance. C'est surtout qu'il est temps pour elle de prendre en main son destin. Elle est prête.
    Le Projet Myrddinn est un roman social. S'y ajoute un élément de poids : une autre race d'humains existe, et elle revient vers nous.

  • Ma vie

    Léon Trotsky

    • Editions du detour
    • 14 November 2019

    Lorsqu'il écrit ce livre, en 1929, Léon Trotsky est en exil à Istanbul, expulsé d'URSS par Staline qui finira par le faire exécuter à Mexico en 1940.
    Fils d'un paysan juif ukrainien, Léon Trotsky, de son vrai nom Lev Davidovit- ch Bronstein, est l'une des figures majeures des révolutions russes.
    Étudiant révolutionnaire, déporté en Sibérie par la police tsariste, il s'évade et vit un premier exil à Londres et à Paris. Lors de la révolution de 1905, il devient président du soviet de Pétrograd, il a 26 ans. Après l'écrasement de celle-ci, il doit fuir, en France, d'où il fédère les socialistes européens opposés à la Première Guerre mondiale, puis en Espagne et aux États-Unis.
    Revenu à Pétrograd à la faveur de la Révolution de février 1917, Trotsky est en octobre l'un des principaux dirigeants bolcheviks. Il est « commissaire du peuple à la guerre » de 1918 à 1925, durant la guerre civile, et va organiser l'Ar- mée rouge. Il impulse les opérations militaires et intervient sur tous les fronts à bord de son train blindé.
    La dernière partie du livre analyse l'opposition de plus en plus frontale entre Trotsky et Staline, conduisant à la victoire de celui-ci. Le révo- lutionnaire, exilé, se consacre alors à l'organisation de ce qui va être la Quatrième Internationale.

  • Entre 1940 et 1944 plus de 200 000 personnes ont été déportées après leur arrestation par la police française.

    Ce livre montre, grâce à des témoignages et de nombreuses pièces d'archives, comment l'appareil policier français s'adapta aux nouvelles conditions dictées par l'Occupation et à la collaboration avec la Gestapo. Comment se comportèrent les policiers, à tous les stades de la hiérarchie durant ces quatre années terribles. Comment, la plupart des membres des forces de l'ordre allèrent, de leur propre chef, bien au-delà des ordres de Vichy, satisfaire les autorités d'Occupation.

    « Livrer aux nazis des Juifs immigrés, des communistes, des gaullistes ou des francs-maçons, ne leur semblait pas particulièrement délictueux. Ils contribuaient simplement à «nettoyer» la France et se faisaient sans doute une haute idée de la qualité de leur intervention. » En septembre et octobre 1944, guère plus de 3 % de ces policiers seront momentanément écartés de la « Grande Maison ».

    La première édition de ce livre est parue en 1995.

  • 1953, un 14 juillet sanglant

    Maurice Rajsfus

    • Editions du detour
    • 10 June 2021

    Le 14 juillet 1953, lors d'une manifestation syndicale, la police assassine froidement six travailleurs algériens et un syndicaliste français, place de la Nation, à Paris. Alors que résonne pour la première fois le slogan « nous voulons l'indépendance ! ».
    Ce livre constitue la première enquête sur ce crime d'État. Il s'efforce de reconstituer minutieusement le déroulement des événements qui ont abouti à la mort par balles de six jeunes ouvriers algériens et d'un métallurgiste français, syndicaliste CGT, à l'issue du traditionnel défilé populaire du 14 juillet.
    Maurice Rajsfus s'appuie sur un vaste corpus de sources, qui comprend les récits de témoins, de journalistes, d'hommes politiques ou d'interventions au Parlement. Sur fond de racisme d'État, il pointe aussi la responsabilité d'un des acteurs de cette funeste journée qui deviendra, quelques années plus tard, le donneur d'ordre principal des massacres du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962, au métro Charonne : Maurice Papon, alors secrétaire général de la Préfecture de police.

  • Ubérisation et après ?

    ,

    • Editions du detour
    • 30 September 2021

    Au départ de ce projet, une conviction : la précarité organisée par les Uber et autres plateformes ne s'arrêtera pas à notre porte. Si pour l'instant ce sont les plus fragiles d'entre nous qui sont concernés, sans retraite ni chômage, qu'est-ce qui empêche les entreprises de proposer demain le même statut à leurs salariés ? Les juges commencent à requalifier des relations livreurs-plateformes en CDI, mais la volonté politique est frileuse :
    L'auto-entrepreneuriat progresse partout, en toute légalité.
    Ce livre donne la parole à tous ceux qui connaissent ce piège et ses conséquence.
    Coursiers, femmes de ménage, restaurateurs, sociologues, juristes, associations, syndicalistes et élus expliquent ce qui est si différent dans les plateformes de travail : la flexibilité extrême, l'invisibilisation, la peur du lendemain, lointains échos du travail à la tâche d'avant les grandes luttes pour les droits de travailleuses et des travailleurs. Allons-nous nous faire déborder par la plateformisation ? Le choc est à venir, et les auteurs nous proposent de nous y préparer.

  • I love porn

    Didier Lestrade

    • Editions du detour
    • 2 September 2021

    Ce livre partage une passion que l'auteur met au même niveau que celles qui ont nourri son métier et sa carrière : la musique, la nature, le militantisme. Didier Lestrade retrouve dans le porno (gay mais pas seulement) sa dimension contestataire, sa générosité humaine.
    « Le porno a sauvé ma vie. Pendant toutes ces années de solitude et de terreur à cause du sida, le porno m'a permis d'avoir accès à une sexualité par procuration. » Depuis les cinémas, chers et rares jusqu'au sites internet, imédiatement accessibles et pour la plupart gratuits, la pornographie n'a cessée de proliférer dans notre quotidien.
    Didier Lestrade en fait l'histoire.
    I Love Porn est aussi une autobiographie du désir et du plaisir, en résonance avec l'époque. Le livre est un témoignage, intime et collectif, de notre rapport à la représentation de notre sexualité.

  • Le malheur d'être jeune

    Paul Vaillant-Couturier

    • Editions du detour
    • 4 November 2021

    En 1935, au plus fort de la grande crise économique de l'entre-deux-guerres, Paul Vaillant-Couturier, alors rédacteur en chef de L'Humanité, lance une grande enquête pour recueillir la parole des jeunes.
    Les jeunes font alors partie des principales victimes de cette crise. Au chômage par dizaine de milliers, ayant dû arrêter leurs études quand leurs parents ont perdu leur revenus. Ceux qui travaillent ne sont guère mieux lotis : la crise économique autorise les patrons à fragiliser leurs statuts, baisser les salaires et les précariser tous les jours un peu plus.
    Paul Vaillant-Couturier reçoit des lettres de tous les milieux : hommes, femmes, ouvriers, diplômés, jeunes fonctionnaires, travailleurs immigrés, venus des villes ou des campagnes...
    La lucidité et la dignité des témoignages, la bienveillance de l'auteur font de ce livre - qui eut un fort retentissement à sa parution - un document historique passionnant. Et surtout il résonne fortement avec notre époque, où les jeunes font à nouveau face à ces fléaux.

  • De 1941 à 1944 des notables juifs, dans l'espoir de protéger les Juifs français, ont facilité les basses oeuvres des nazis et de la police de Vichy.

    De 1941 à 1944, certains notables juifs français ont servi la politique de Vichy et ont facilité la politique d'extermination. Ce lourd dossier sur l'Ugif (Union générale des Israélites de France) montre comment ces notables « bienfaisants » participèrent à la mise en place d'une organisation qui permis l'intensification de la répression antijuive.

    Au nom de la politique du moindre mal, les dirigeants de l'Ugif ont accepté les lois racistes et appliqué les directives de Vichy. Cette politique dont le but essentiel était d'éviter que la répression ne frappe les Juifs français, permettra, dans un premier temps, d'isoler les Juifs étrangers et de mieux les désigner aux coups des nazis et de la police. Cette attitude ira jusqu'à la collaboration active, pour certains, sans pour autant protéger les principaux dirigeants de cette organisation qui seront, à leur tour, arrêtés et déportés.

    Maurice Rajsfus a été le premier à démonter, sources à l'appui, la mécanique infernale de ce Judenrat à la française.
    La première édition de ce livre est parue en 1980.

  • Seize promenades historiques dans Paris

    ,

    • Editions du detour
    • 28 September 2017

    La rue Saint-Dominique est en plein très chic VII e arrondissement, et pourtant elle garde une tonalité populaire. Est-ce parce qu'ici, jusqu'en 1905, se dressait l'une des plus grosse usines de Paris, la Manufacture des tabacs ?
    Convoquant leur connaissance de l'histoire urbaine et sociale de Paris, Maurice Garden et Jean-Luc Pinol nous proposent d'en parcourir les rues loin des clichés. En les suivant, vous découvrirez l'histoire de la ville et de ses habitants : le Marais par la rue Vieille du Temple, les riches hôtels et les jardins de la rue du Faubourg Saint-Honoré, le quar- tier qu'acheta et construisit le banquier Delessert et son usine de sucre de betteraves au seuil de Passy, le destin des loueurs de chevaux des Champs-Elysées, les premier logements sociaux de la rue de Nantes...

  • Il était une fois les révolutions

    Mathilde Larrère

    • Editions du detour
    • 3 October 2019

    Il était une fois les révolutions regroupe les textes que l'historienne Mathilde Larrère a écrits initialement pour ceux qui la suivent sur Twitter ou dans ses chroniques, sur le thème des révolutions. Elle nous fait vivre, à leurs dates anniversaires, le récit des luttes qui ont contribué à émanciper les peuples et les fait résonner avec les combats d'aujourd'hui.
    Il était une fois la Révolution est une merveille d'habileté, mêlant exigence historique et humour. L'énergie communicative de l'autrice redonne toute sa force au courage de ces héros et héroïnes du passé.
    Le lecteur peut piocher, mois par mois, dans les récits : révolutions du XIXe et du XXe?siècles, anecdotes surprenantes, faits historiques méconnus, chansons, slogans, tags, recettes de cuisine... Ces textes nous parlent des révolutions du monde entier et de celles et ceux qui ont lutté pour la liberté, et du devenir de leurs espoirs. Une chronologie et un index permettent des recherches thématiques. L'ouvrage est enrichi d'illustrations.
    Révolution française, Haïti, 1830, 1848, La Commune, Mexique, Russie, Allemagne, Chine, Cuba, mai?1968, Portugal, etc.

  • Barbara Bonomi Romagnoli a quitté sa vie de journaliste pour se consacrer à l'apiculture et à l'étude de l'odeur et de l'arôme du miel. Changement de rythme, sentiment de plénitude, mise en oeuvre de ses convictions : tout à concourru à l'orienter vers un métier auquel elle n'avait jamais pensé.
    L'autrice nous emmène déccouvrir les espèces d'abeilles, de la Mellifera ligusta en voie d'extinction à l'abeille tueuse africaine, les ruches, nomades ou sédentaires, urbaines ou campagnardes, les miels, leurs usages culinaires, odorifères, médici- naux et les fleurs bien sûr. C'est aussi une affaire d'humains, principale menace pour l'environnement attaqué par notre usage des territoires, nos pesticides et nos engrais. Mais ce sont aussi des femmes et des hommes qui recherchent les miels de demain, respectueux des abeilles, écologiques, reflétant un terroir, salu- taires, artisanaux, pacifiques.
    Observer les abeilles, c'est enfin un choix politique. Grâce à elles, nous réfléchis- sons à un monde sans frontières (les abeilles n'en n'ont pas), un monde où tous sont solidaires (toutes les abeilles sont indispensables à la perpétuation de leur espèce), un monde de mélange, puisque l'abeille de race pure n'existe pas dans la nature.
    Bee Happy est un manifeste écologique.

  • 2024 ; les Jeux olympiques n'ont pas eu lieu

    Marc Perelman

    • Editions du detour
    • 14 January 2021

    En 2024 auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, moment de joie, de paix, dans le respect des hommes et de la planète. Marc Perelman déconstruit cette promesse miraculeuse et décrypte l'idéologie autoritaire et cupide qui la sous-tend.
    La France se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024. Ce sera un été de fête.
    Et pour qu'il soit réussi, des milliers de travaux ont été engagés, des fonds énormes ont été dédiés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront « tous citoyens du sport ». Même Notre-Dame sera rénovée pour l'occasion.
    Marc Perelman propose à ceux qui sont mal à l'aise avec cette débauche de moyens et d'enthousiasme de ne pas s'arrêter aux effets pervers d'un système devenu gigantesque. Il faut interroger les valeurs qui sont ici à l'oeuvre au-delà des affichages, des valeurs qui sont très dangereuses.
    L'auteur se base sur une lecture approfondie de la charte olympique, des contrats qui lient le CIO à ses partenaires et de nombreux documents officiels, les mettant à l'épreuve des faits de l'organisation de Paris-2024. Non, l'olympisme n'est pas apolitique, n'est pas écologique, ne fait pas oeuvre sociale, n'agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu'il occupe. Les Jeux n'ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d'argent. Et nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge.

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