Editions Dialogues

  • Ce n'est en rien diminuer le mérite de lanceurs d'alertes, que de mettre en lumière que leur démarche s'inscrit dans une tradition qui leur préexiste. C'est dans cet esprit que Fabrice Bouthillon s'attache ici à montrer comment ceux qui, en notre temps, protestent contre les abus sexuels du clergé, peuvent se réclamer du précédent illustre de Jules Vallès. Une version abrégée de ce texte a fait l'objet d'une première publication au printemps 2020 dans le numéro 169 de Commentaire.

  • Connaissez-vous le peintre Nicolas de Staël ? Son génie lunatique et son dernier tableau Le Concert, achevé juste avant son suicide ? C'est la naissance de cette oeuvre que se propose de narrer Denis Labayle, à travers une rencontre fictive entre le peintre français et un ex-soldat américain.

    Résumé Le 5 mars 1955, Nicolas de Staël assiste à un concert au théâtre Marigny, à Paris. Bouleversé par la musique d'Anton Webern, il décide de traduire par la peinture son émotion. Dix jours plus tard, il se jette par la fenêtre de son atelier. Pourquoi un artiste jeune, séduisant, au faîte de sa gloire met-il fin à ses jours ?
    Jack Tiberton, journaliste au Washington Tribune, est le seul à connaître la vérité car, pendant ces dix jours, il était là. Il a tout vu, tout entendu, et surtout tout noté.
    Le roman de Denis Labayle mène le lecteur au coeur de la création, là où l'émotion jaillit, comme ce rouge incandescent choisi par Nicolas de Staël pour son dernier tableau, Le Concert.
    Un voyage dans l'avant-garde artistique des années cinquante, une réflexion passionnante sur la création et ses doutes, la solitude de l'artiste qui cherche au-delà de l'horizon. Dix jours fictifs, possibles, qui font revivre cet énigmatique personnage, l'un des plus talentueux peintres de la France d'après-guerre, Nicolas de Staël.

    "Rouge majeur" a reçu le Prix des lecteurs de Brive 2009.

  • Comment les marins se sauvent-ils des tempêtes ? Et les mariniers des inondations ? Comment les montagnards se tirent-ils des crevasses ? Et les gardiens de phare d'un envahis­sement de rats ? Comment les savants négocient-ils le feu et les bombes des volcans ? Que disent la brise, les fleuves turbulents, le grand hurlement des loups et le silence des microbes qui foisonnent ? Pour faire entendre le bruit de fond du monde et la voix des vivants, j'ai appelé à l'aide le récit de la nouvelle, l'évocation poétique ou musicale, les raisons scientifiques et la méditation propre à la philosophie... en une mosaïque la plus proche possible de l'expérience positive de la vie.

  • Il est inacceptable de rapprocher Napoléon des grands dictateurs totalitaires du XXème siècle, et en particulier de Hitler : telle est la conviction quasi unanime de l'historiographie, tout spécialement à la française. Autant le dire d'emblée, Bonaparte comme Précurseur a été écrit pour perturber ce consensus. Car on a beau s'acharner à ne pas vouloir le voir, il reste qu'à l'époque contemporaine, c'est Napoléon qui a inventé le centrisme par addition des extrêmes, que les totalitarismes ont retrouvé après lui ; qu'il a été le premier à revendiquer la référence impériale romaine, qu'ils ont ensuite tous plus ou moins reprise ; que des éléments décisifs de sa politrique religieuse la rapprochent de celles de Musssolini et de Hitler ; que bien des aspects du second empire méritent aussi d'être pensés sous cet angle ; qu'à ces différents dossiers, il faut encore ajouter tout ce que peut toujours avoir à nous dire sur ce thème l'oeuvre de Karl Marx, une fois décrassée de sa vieille boue léniniste.
    Bref : cette question méritait qu'on la reprenne.

  • Depuis plus de quinze ans, Nono est un habitué du Haut-Atlas. Les impressions de voyage qui conduisit les deux marcheurs, complices, amis, des vallées chauffées à blanc aux cols de grande altitude encore pris dans la neige et les restes de l'hiver, sont dans la tradition des récits de voyage de la littérature française. Textes et dessins furent composés à mesure, augmentés de croquis complémentaires de Nono, choisis dans ses carnets précédents. De l'aridité des pentes caillouteuses aux zones irriguées et cultivées en terrasses - céréales en herbe, vergers en fleurs et iris omniprésents - on suit l'itinéraire de deux Bretons chez les Berbères.

  • En arrée

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    Dans un texte court, Marc Pennec raconte ce qu'il ressent pour l'Arrée. L'Arrée, en Bretagne, c'est une montagne (oui, vraiment, nous n'exagérons pas!). Des pics, des roc'h composent ce paysage plein de tourbes, de marais, de forêts... Un paysage particulier, froid et un peu désolé.
    C'est ce paysage et sa solitude, qui, étrangement, attirent Marc Pennec et lui donne envie de vivre dans l'Arrée.
    Oui, définitivement, il se voit dans ce lieu de luttes et de recueillement.

  • Kreiz-Breizh. Autant qu'il m'en souvienne, cette de´nomination n'e´tait pas encore utilise´e au temps de ma jeunesse, il semble que le mot soit apparu avec le revival celtique. Pour parodier les banlieusards du neuf-trois ou du neuf-quatre, certains d'entre nous se sont alors amuse´s a` ne prononcer que les initiales. K.B. Deux lettres majuscules claquant comme les sabots d'un cheval sur le pave´ de la place du bourg. K.B., comme Kalon Breizh, coeur de Bretagne.

  • Solo

    Xavier Grall

    Il dessine naïvement ses arbres, sa maison en Nizon, ajoute du vert et du bleu, glaz. Il joue des formes et des couleurs, d'une strophe à l'autre, enchâssées de couleurs, d'arabesques. Solo est une prière, à l'aube de l'éternité. C'est aussi un hymne formidable à la vie, que les dessins de Grall ajoutés par lui à son texte, rendent encore plus lumineux.

  • éclats de 14

    Jean Rouaud

    « Tout a été dit et redit » - cette folie par laquelle des vieillards qui ne combattront pas décident d'envoyer leurs fils à la mort, la stratégie suicidaire de l'état-major prônant l'offensive qui mène des centaines de milliers d'hommes à l'abattoir : « cet ajustement des temps, en catastrophe, c'est ce qu'on appelle la guerre. ».
    Tout a été dit, mais personne ne l'a dit comme Jean Rouaud. Personne n'a dit l'absurde, l'horreur, l'inhumanité, le gâchis, avec cette précision de la langue qu'on lui connaît. Avec acuité.
    En un texte court, l'auteur des Champs d'honneur décline la guerre sous les quatre éléments de l'univers : la terre, le feu, l'eau, l'air. Guerre mondiale, guerre démesurée. Que l'écriture enveloppe d'un éclat poétique. À quoi s'ajoute celui des dessins sur le vif - le mort saisit le vif - de Mathurin Méheut.
    Un beau livre en hommage.

  • «?Voici quelques pages injustement oubliées de la littérature française. Elles ont pour particularité de mettre en vedette le pied et leur succession montre à quel point le pied est une constante littéraire forte dans l'imaginaire de nos auteurs. Ce petit inventaire constitue donc le Lagarde et Panard de la littérature piétonne.?» Des textes de Paul Fournel, membre de l'Oulipo.

    Des illustrations de Philippe Mouchès, peintre, membre de l'Oupeinpo, inspirées des meilleurs maîtres anciens et modernes.

  • "Deux po^les quasi magne´tiques condensent toute l'e´nergie de ce cadastre inte´rieur : Broce´liande et l'Arre´e, la fore^t aux assises de schiste rouge et les montagnes jaunies que prolongent d'infernales tourbie`res, le coeur intact de la vieille Armorique et ses terminaisons bru^le´es par l'haleine de l'oce´an, le foyer de la que^te et celui de l'errance."

  • Dans ce livre d'histoire d'investigation, Olivier Polard retrace la vie des Brestois durant la Seconde Guerre mondiale. Des années 30 à la libération de Brest par les Américains en 1944, en passant par la période d'occupation et les destructions subies par la ville, le propos est précis, illustré et accompagné du journal inédit d'un Brestois. Une vie faite de privations et de dangers s'organise dans une ville en destruction.

    Olivier Polard présente également un texte inédit. Stéphane Massé est membre de l'État-major du mouvement Libé-Nord. Ce Brestois consigne dans son journal, presqu'au jour le jour les événements qui se déroulent à Brest et les destructions que subit la ville. C'est un témoignage rare sur la vie quotidienne dans la ville de Brest assiègée.

  • "« Le 25 novembre 2009, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé annonce la suspension de l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament. Il s'agit du Médiator, commercialisé depuis plus de trente ans, alors consommé quotidiennement par près de 300 000 français. Cette décision fait suite à la révélation d'une toxicité grave directement liée au médicament : une atteinte des valves du coeur, aux conséquences parfois mortelles. Les premiers éléments laissant suspecter la possibilité d'une telle toxicité remontent à 1997; date à laquelle un médicament très proche, le coupe-faim Isoméride, est interdit pour les mêmes raisons. Médecin, j'ai été pendant vingt ans témoin puis acteur de cet épisode dramatique. J'ai pris la décision de raconter la chronique des évènements auxquels j'ai pris part. Je pense qu'il est de mon devoir de citoyen de témoigner de ce que j'ai vécu, de la manière la plus factuelle possible, afin de permettre à chacun de découvrir le dessous des cartes, les rouages aboutissant aux prises de certaines décisions de santé publique en France » Irène Frachon Découvrez à la fois un livre papier et sa version numérique qui grâce à un code 2d vous permettra de télécharger le livre sur votre Smartphone, ordinateur ou sur votre Reader. "

  • Interrogeant l'athéisme Christiane Frémont questionne les notions de croyance, de création, de preuve, de religion.  Etre athée ce n'est pas être anti, ni contre les croyances : simplement les athées n'en tiennent pas compte. Et ma foi ! pourquoi les croyants ne seraient-ils pas aussi discrets que les athées ? Qu'ils croient mais qu'ils nous fichent la paix !
    Accessible tant aux collégiens (pourvu qu'ils soient lecteurs) qu'aux lycéens et à leurs parents, Dessine moi l'athéisme est un livre plus que jamais urgent et nécessaire. L'ouvrage est enrichi des dessins aussi pertinents qu'impertinents de Nono, à qui l'on doit dans la même collection Dessine moi la philo.  Un livre salutaire.

  • "Georges Perros, qui êtes-vous ?" "Je suis toujours ce que je vais devenir. Je ne sais pas ce que je suis. Demain je saurai, demain je saurai ce que je suis aujourd'hui. J'ai toujours l'esprit d'escalier. Vivre dans le présent, c'est une possibilité : c'est pour ça que socialement je suis complètement nul. Je ne peux pas me situer quelque part. Alors. ça peut aussi s'appeler l'impatience. Je ne peux pas me fixer, je n'ai pas d'idées non plus spécialement, je peux penser le contraire dans le moment même de l'élocution. Autrement dit, je ne peux pas faire de politique, parce que je suis beaucoup trop contradictoire avec moi-même et mes contradictions se placent ailleurs que dans le lieu social."
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  • Dans un livre largement illustré, Bernard Cadoret et Bernard Lagny exhument tout un patrimoine oublié, qui au fil du temps, est devenu un art : les objets créés par les marins.
    Parfois pratiques, parfois esthétiques, ils sont les témoins d'une époque lointaine.
    De bois ou de métal, à visée utile ou mémorielle, ces objets témoignent de la vie des hommes.

  • Dans son manifeste, Jean-Michel Le Boulanger plaide pour une socie?te? plurielle, condamne tout communautarisme refusant les ouvertures aux autres.

    En cette pe?riode si trouble?e, de la de?che?ance de la nationalite? aux pousse?es e?lectorales du Front national, en passant par Calais, il faut continuer a` plaider pour cet essentiel qui nous fait tenir debout : l'Autre, la relation, le dialogue... et tenter d'inventer un humanisme de la diversite? apre`s tant de batailles perdues.

    « Je ne suis pas breton, franc?ais, letton, chinois, anglais Je suis a` la fois tout cela Je suis homme universel et ge?ne?ral du monde entier. » Armand Robin Jean-Michel Le Boulanger analyse d'abord la richesse, la pluralite?, l'ouverture de la Bretagne, re?gion composite. Dans une seconde partie, il s'insurge contre les courants nationalistes qui tentent de s'imposer en France : «Revivifier la socie?te?, dynamiser la de?mocratie franc?aise aujourd'hui scle?rose?e, c'est entretenir le dialogue avec toutes les alte?rite?s. Faire humanite? ensemble, ultime enjeu. » Un texte bref, saisissant, si juste...  Pre?face d'Edwy Plenel 

  • Pars à la découverte d'un passé riche et foisonnant, peuplé de héros, d'aventures au bout du monde et de tragiques destins.
    Conçu de manière ludique et pédagogique, le récit s'articule en doubles-pages illustrées, éclairées par des mots de vocabulaire, des biographies, des chronologies et des liens systématiques avec le temps présent.
    L'ouvrage propose aussi un parcours urbain pour découvrir la ville de Brest et un jeu de rôle.

  • Ce poe`me reportage a e´te´ cre´e´ lors d'une re´sidence d'auteur. Yvon Le Men a ve´cu pendant deux mois au sein du quartier de Maurepas, a` Rennes. Cette cite´, construite dans les anne´es 70, subit de plein fouet la pre´carite´ et le cho^mage. Yvon Le Men est parti a` la rencontre de ses habitants sans jamais de´voiler, sur le terrain, sa qualite´ de poe`te, d'e´crivain.
    Emmanuel Lepage, dessinateur de talent, illustre les vers du poète de manière sublime.

  • Mais tu vas nulle part me dit cet homme nulle part n'existe pas je luis dis il ne voit que par le centre n'importe quel centre pourvu qu'il y soit jamais par la périphérie où je vis où je vais.

  • Cent trente ans après la France de 1789, la Russie expérimente en 1917 le même phénomène révolutionnaire. La déchirure qu'il opère entre une Gauche et une Droite aboutira à une tentative totalitaire pour les réconcilier, le stalinisme reprenant la formule, tirée du bonapartisme, de centrisme par addition des extrêmes avec son slogan de « socialisme en un seul pays ».

  • En séparant la Gauche de la Droite, la Révolution française a créé dans toute l'Europe politique une brèche qui n'était, à la veille de 1914, pas plus surmontée en Allemagne qu'en France. La défaite de 1918, niée, a porté à vif la déchirure allemande.
    Le nazisme, prétendant réconcilier une valeur de Droite, le nationalisme, avec une valeur de Gauche, le socialisme, s'est offert aux Allemands comme la solution centriste, en faisant confluer ces deux valeurs sur la personne d'un meneur charismatique.

  • Brest l'insoumise

    Roger Faligot

    Brest n'est ni une ville française, ni une ville bretonne.

    Brest s'est trouvée tour à tour un éperon barré celte, un hameau gallo-romain, un fort berbère, un havre tenu par les Bretons insulaires et gallois, un château viking, une forteresse anglaise, une résidence des nobles bretons, un bastion français, une ville américaine, un super-blockhaus allemand, un port de guerre froide, un tremplin des conquêtes scientifiques et des aventures de haute mer, civiles et militaires.

    Brest a gardé un peu tout cela dans ses gènes.

    C'est ce formidable puzzle que Roger Faligot reconstitue de façon singulière. Ce livre-somme est le fruit d'un considérable travail de recherche?: puiser dans les livres déjà écrits, fouiller les archives pour trouver l'information inédite, le document original, mener des centaines d'entretiens pour écrire une véritable histoire de la ville de Brest.  Roger Faligot nous présente des familles entières que l'on suit au fil des siècles. À travers eux, c'est une véritable biographie de la ville qui émerge.

    De nombreux éléments iconographiques viennent apporter une identité visuelle aux propos de l'auteur et incarnent véritablement ce que fut Brest à travers les âges.

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