Sciences & Techniques

  • L'herboristerie, présente pendant des millénaires sur tous les continents, a longtemps été marginalisée. Aujourd'hui, les médecines naturelles ne sont plus pratiquées en secret mais commencent à être reconnues, étudiées et enseignées. Ce livre participe à cette émancipation en nous encourageant à retrouver un contact direct avec les plantes pour développer notre autonomie par rapport à l'industrie pharmaceutique.
    Vous y trouverez entre autres:
    - 50 fiches techniques de plantes - des conseils pour prévenir et soulager plus de 40 pathologies simples et courantes, allant des maladies infantiles au syndrome prémenstruel en passant par la nausée et l'eczéma - des explications sur les manières de choisir, cueillir, préparer et utiliser ces plantes - une section consacrée aux huiles essentielles

  • Au contact de gens de tous les milieux qui se dédient, chacun.e à leur échelle, à de multiples projets et engagements, Laure Waridel a cherché à tracer les contours d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Il résulte de ce parcours un constat : les ingrédients de cette transition sont déjà là, au sein d'une myriade d'initiatives privées, publiques et collectives, si bien que nous sommes au point de bascule.
    Divisé en deux parties, le livre vise à la fois à établir un cadre théorique à ce basculement social et économique, mais aussi à souligner ses diverses manifestations pratiques. Laure Waridel nous offre ainsi une réelle cartographie de la transition en marche tout en identifiant les principaux freins et accélérateurs de pratiques écologiques et responsables.

  • Jean-Marie Vigoureux propose dans un premier temps une généalogie philosophique et historique de la science depuis les débuts de la révolution industrielle. Dans un second temps, l'auteur analyse la mainmise actuelle du monde économicofinancier sur la science et son enseignement à l'ère du capitalisme financier et du libéralisme dérégulé.
    L'auteur conclut en posant qu'au fond ce n'est pas tant la faillite de la science qu'il convient de dénoncer que celle de l'homo capitalisticus, puisque le développement des sciences n'est pas indépendant de la société qui les produit. Il devient de plus en plus important, pour Vigoureux, d'inventer un nouveau modèle de société plus équitable et de permettre l'essor d'une véritable science citoyenne.

  • Les sonnettes d'alarme s'accumulent et pourtant, l'humanité continue de faire l'autruche : exploitation croissante des ressources non renouvelables, pic pétrolier, changements climatiques, crises économiques de plus en plus rapprochées... Devant les nombreux indices de l'effondrement de notre civilisation industrielle, Carolyn Baker nous invite au contraire à nous préparer psychologiquement et émotionnellement afin de faire face aux changements qui s'imposeront à nos sociétés. Pour l'auteure, psychothérapeute de formation, pour être prêts à renverser radicalement nos manières de faire, autrement dit, avant que les alternatives à venir soit réellement efficaces, encore faut-il être prêts psychologiquement et spirituellement à encaisser le choc de cet effondrement. Si la fin de la civilisation actuelle apparaît aux yeux de plusieurs comme un scénario catastrophe, l'auteure nous invite plutôt à l'envisager de façon positive. L'effondrement nous permet de refonder concrètement nos sociétés sur de nouvelles bases plus conviviales, plus conscientes des limites de la planète. Pour que nous trouvions notre « bonheur » dans cette nouvelle ère à venir, qui en sera inévitablement une de turbulences, il faut prendre profondément conscience des liens qui nous tiennent captifs des mythes de la civilisation industrielle afin de les délier. Sans oublier la nécessité d'assumer les impacts physiques des bouleversements à venir et se connecter avec son corps pour mieux les appréhender. Voici donc un petit guide de survie psychologique en terrain de crise.

  • Tout économiste éclairé dirait que l'agriculture biologique de proximité, c'est l'avenir. Malheureusement, le système alimentaire est encore largement dominé par une industrie agro-alimentaire basée sur les intrants chimiques, la monoculture intensive, les OGM et, surtout, un modèle de distribution conçu pour desservir à peu près exclusivement les supermarchés. Or ce système de production alimentaire industrielle est un échec : accaparement des terres arables et épuisements des sols, kilomètres alimentaires générateurs de pollution et de gaspillage, succession de crises alimentaires, menace sur la santé publique, appauvrissements et suicides des agriculteurs... Paradoxalement, si ce système fonctionne comme une horloge, fournissant abondamment les supermarchés, les villes ne disposent que de quelques jours de réserves alimentaires. Elles se caractérisent également par une multiplication des déserts alimentaires, accroissant les situations d'insécurité alimentaire et les inégalités en matière d'accès à des produits frais. Pourtant, à l'échelle de l'histoire de l'humanité, l'agro-industrie est un mode de production alimentaire tout à fait récent. Comment renouer avec une agriculture à la fois saine et à dimension humaine ? Depuis le tournant du millénaire, des hommes et des femmes mettent en marche une révolution alimentaire sans précédent : l'agriculture urbaine. Ce livre célèbre le foisonnement de ce modèle qui est en train de se développer aux quatre coins de la planète.

  • Sortir des énergies fossiles impliquera des transformations profondes dans nos vies. À l'heure où les changements climatiques commencent déjà à faire sentir leurs effets, les prochaines décennies sont appelées à voir une profonde transformation dans la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie à travers le monde. D'ici la fin du siècle (et idéalement plus tôt), nous allons devoir passer de notre dépendance aux combustibles fossiles à des sources renouvelables telles que le solaire, l'éolien, la biomasse et la géothermie. Poussée par la nécessité d'éviter un changement climatique catastrophique et par l'épuisement du pétrole, du charbon et du gaz naturel facilement accessibles, cette transformation entraînera un changement majeur dans notre façon de vivre. Mais à quoi pourrait ressembler un avenir 100 % renouvelable? Quelles technologies joueront un rôle crucial dans notre avenir énergétique? Quels défis allons-nous devoir affronter dans cette transition? Et comment pouvons-nous nous assurer que le nouveau système énergétique soit juste et équitable? Dans Un futur renouvelable, l'expert en énergie Richard Heinberg et le scientifique David Fridley - tous deux actifs au sein du Post Carbon Institute - explorent les défis et les opportunités que présente le passage aux énergies renouvelables. En commençant par un aperçu complet de notre système énergétique actuel, les auteurs examinent les problèmes de l'offre et de la demande d'énergie dans des secteurs clés de l'économie, notamment la production d'électricité, les transports, les bâtiments et la fabrication. Dans leur analyse détaillée de chaque secteur, les auteurs examinent les problèmes les plus cruciaux auxquels nous sommes confrontés, de l'intermittence des sources de combustible au stockage de l'énergie et à la refonte des réseaux de distribution. Le livre se termine par une discussion sur l'énergie et l'équité, ainsi que sur un résumé des principales leçons et avancées, aux niveaux individuel, communautaire et national. La transition vers une énergie propre ne sera pas une simple question de remplacement du charbon par l'énergie éolienne ou du pétrole par l'énergie solaire; cela nous obligera à adapter notre consommation d'énergie de manière aussi spectaculaire que nos sources d'énergie. Véritable expérience de pensée pour nous aider à préfigurer de quoi demain sera fait, Un futur renouvelable est un guide clairvoyant et urgent pour la transition énergétique à venir qui constituera une ressource cruciale pour les décideurs et les militantes et militants de l'énergie. Sommes-nous prêts à relever le défi?

  • La population mondiale devrait dépasser les neuf milliards d'individus en 2050, soit trois fois plus qu'en 1950, et certains voient dans cet accroissement démographique l'une des causes principales de la destruction environnementale. Mais y a-t-il véritablement trop de monde sur Terre ? La crise écologique actuelle est-elle effectivement attribuable à une surpopulation ? Que se cache-t-il derrière cette idée malthusienne qui divise le mouvement écologiste depuis le début des années 1960 ? Dans cet ouvrage extrêmement bien documenté, Ian Angus et Simon Butler déboulonnent de façon magistrale ce mythe populationniste qui a réussi à séduire autant des conservateurs de droite que des écologistes sincères. Chiffres à l'appui, les auteurs renversent cette grave erreur de diagnostic et démontrent avec rigueur et limpidité que les moyens prônés par les populationnistes - à savoir un meilleur contrôle des naissances (principalement dans les pays du Sud) et une réduction substantielle de l'immigration (dans les pays du Nord) - sont de fausses pistes pour protéger l'environnement. Rejeter la responsabilité des changements climatiques et des dégâts environnementaux sur les plus démunis de la planète participe tout simplement d'une écologisation de la haine. S'inscrivant dans une perspective écosocialiste, Ian Angus et Simon Butler estiment que la cause première des problèmes écologiques actuels n'est donc ni la taille de la population ni l'immigration, mais le système économique et social qui repose sur une croissance perpétuelle et une consommation excessive. En niant cette réalité, les populationnistes masquent les vraies solutions, dédouanent les véritables vandales de l'environnement et font obstacle à la construction de mouvements écologistes forts.

  • Figure pionnière de l'écologie politique, Murray Bookchin demeure encore trop peu connu hors des milieux d'initiés. Pourtant, l'homme a anticipé, dans les années 1950-60, des problèmes environnementaux et de santé très concrets mais il fut surtout un des premiers penseurs à intégrer la dimension sociale et politique à la question écologique. Père de l'écologie sociale, Bookchin partait du postulat que nos rapports de domination se transposent dans notre relation avec la nature. L'établissement d'une société écologique passe donc nécessairement par la résolution de nos problèmes sociaux. Le mieux vivre devient partie prenante des enjeux environnementaux. Il en ressort une volonté de changement en profondeur de nos modèles institutionnels, qui doivent davantage reposer sur des principes plus décentralisés, égalitaires et de démocratie directe, plutôt que la seule perspective d'une réduction de la pollution. Reconnu comme l'un des derniers véritables théoriciens de l'anarchisme, Bookchin a également proposé de nouveaux modèles d'organisation sociale, que ce soit le municipalisme libertaire ou le communalisme. Depuis sa mort en 2006, aucun ouvrage couvrant l'ensemble de sa pensée et qui soit accessible pour un grand public n'a vu le jour. Choisissant le mode de la biographie intellectuelle, Vincent Gerber croise les événements biographiques de Bookchin avec l'évolution de sa pensée au fil du temps. Il offre ainsi une vue d'ensemble claire, synthétique mais aussi critique de l'écologie sociale, tout en analysant les thèmes qui traversent ce mouvement d'écologie radicale : critique du capitalisme, décentralisation, démocratie représentative, technologies... Ce livre constitue la toute première biographie entière et relativement détaillée consacrée à Murray Bookchin, toutes langues confondues.

  • Chaque jour, les effets pervers de l'agriculture industrielle mondialisée se font sentir : multiplication des alertes à la malbouffe, prolifération des cultures transgéniques, crise de la vache folle, empoisonnements alimentaires, pollution du sol et de l'eau par les intrants agricoles chimiques, déclin des régions rurales au Nord comme au Sud...
    Dans ce contexte, favoriser les aliments produits localement devient un geste éminemment important. Comme le démontre clairement Manger local, l'agriculture de proximité met un frein aux pratiques nocives inhérentes au système agroalimentaire actuel, dont le transport intensif des denrées contribuant aux émissions de gaz à effet de serre, l'utilisation massive de produits chimiques toxiques, l'entreposage coûteux, le suremballage et l'emploi d'additifs.
    Avantageuse sur les plans social, économique et environnemental, l'agriculture de proximité protège la biodiversité, rétribue plus équitablement les travailleurs agricoles, contribue à revitaliser les régions rurales et assure l'accès à des aliments plus frais et plus sains à tous les habitants de la planète. " Renouant avec l'adage "penser globalement, agir localement", Manger local est un vibrant plaidoyer en faveur d'une agriculture de proximité et un changement des moeurs alimentaires à la portée de tous.
    C'est en unissant leurs efforts que les petits agriculteurs et les citoyens conscients pourront renverser la vapeur. " MAXIME LAPLANTE.

  • Au Québec, malgré son succès d'estime, l'agriculture biologique demeure marginale. Sa part dans notre panier d'alimentation ne dépasse guère 2 % et ne progresse pas significativement depuis 10 ans. Comment expliquer ce phénomène ? Dans ce livre essentiel qui retrace l'histoire de l'agriculture biologique au Québec et les défis qui l'attendent, Roméo Bouchard reprend son bâton de pèlerin pour fustiger les politiques agricoles, le monopole syndical et la mainmise de l'industrie sur l'agroalimentaire qui sont selon lui à l'origine de cette stagnation. Avec sa verve habituelle, Roméo Bouchard démontre que la prétendue supériorité de l'agriculture industrielle pour réduire la faim dans le monde est un mythe et il plaide pour le retour à des petites fermes bio, respectueuses des écosystèmes, pouvant nourrir la population locale et soutenir un mode de vie plus durable, en travaillant avec la nature et non contre elle. L'auteur refait l'histoire du développement de la filière bio au Québec, en nous faisant découvrir les nombreuses réalités cachées derrière cette appellation. Le bio industriel cohabite avec le bio-communautaire et le consommateur ne sait pas toujours quel modèle d'agriculture il encourage. Dans la foulée du rapport Pronovost, l'ex-président de l'Union paysanne insiste sur l'urgence de faire un choix politique en faveur du bio, la seule agriculture de l'avenir pour notre environnement et notre santé. Il est temps de redonner au paysan la place qu'il n'aurait jamais dû perdre.

  • En entrant dans l'ère du bitume dans les années 1990, le Canada a pris un virage pétrolier d'une capacité de destruction sans précédent.
    Les sables bitumineux de l'Alberta font partie des derniers gisements pétroliers de la planète et les multinationales ont foncé tête baissée dans l'extraction de ce pétrole sale. Pourtant, les sables bitumineux représentent un fardeau écologique, social et économique colossal pour le pays et le monde. Dans ce livre détaillé et complet, Andrew Nikiforuk examine chacun des aspects de ce désastreux chantier énergétique.
    Le développement exponentiel et non planifié des sables bitumineux donne le vertige : une zone de 140 000 km2 de forêt boréale rasée, qui représente un investissement de plus de 200 milliards de dollars et utilise 3 millions de barils d'eau par jour, consomme quotidiennement assez de gaz naturel pour chauffer une ville de 6 millions d'habitants. En effet, les techniques d'exploitations des sables bitumineux sont un véritable théâtre d'horreur écologique.
    Des immenses bassins de boues toxiques infiltrent les nappes phréatiques et empoisonnent la rivière Athabasca, la pollution de l'air due aux raffineries rend l'air aussi chargé de gaz que celui de Mexico... A ce bilan écologique s'ajoute une absence totale de planification de la part des gouvernements, faisant de l'Alberta une région livrée aux compagnies pétrolières qui ne versent qu'1 % de redevances à la province.
    Journaliste depuis 20 ans, Andrew Nikiforuk est spécialiste des questions économiques et environnementales. Il est l'auteur de "The Fourth Horseman" et de "Saboteurs".

  • « Grains. Monsanto contre Schmeiser » raconte le célèbre procès intenté par la multinationale Monsanto contre un cultivateur de la Saskatchewan, un véritable combat de David contre Goliath sur le terrain des OGM. En 1998, le géant des produits chimiques et des biotechnologies accuse Percy Schmeiser d'avoir violé son brevet sur une semence de colza génétiquement modifié : le canola Roundup Ready. Schmeiser prétendait que les graines étaient arrivées dans son champ par contamination aérienne. L'histoire de sa longue résistance - et de sa défaite en Cour suprême du Canada - a fait le tour du monde. Poussant plus loin l'investigation, Annabel Soutar entraîne le lecteur dans les coulisses de l'agrobusiness en lui faisant vivre « de l'intérieur » les méthodes qu'emploie Monsanto pour introduire ses semences OGM dans les communautés agricoles du Canada et du monde entier. Intimidation, délation, pots-de-vin, campagnes de dénigrement et, bien sûr, poursuites judiciaires sont au menu, pendant que l'État canadien abdique son rôle de surveillance de l'industrie et d'information du public. Loin de tout manichéisme, elle met en scène son enquête, ses doutes quant aux véritables mobiles de l'accusé ainsi que son questionnement sur la possibilité de breveter et de privatiser le vivant. À mi-chemin entre la « Controverse de Valladolid » et « Le procès des cinq », « Grains » est appelé à devenir un texte de référence sur les OGM et la lutte des paysans. La version originale de « Grains » a reçu le Prix de l'Association des critiques de théâtre du Québec en 2005.

    Sur commande
  • Comment utiliser les déchets pour rendre une terre à nouveau fertile, quels matériaux de construction peuvent se fondre dans l'environnement, comment se servir de l'énergie solaire et éolienneoe Leurs observations et leur travail empirique sont guidés par ce principe intangible : la nature renferme une multitude de solutions ; à l'humain d'être à l'écoute et de s'en servir dans son activité quotidienne.

  • La ferme impossible

    Dominic Lamontagne

    Vous rêvez d'exploiter une petite ferme familiale où vous élèveriez quelques volailles et quelques vaches pour vendre des oeufs, du poulet et du lait ? Abandonnez votre rêve! Au Québec, il existe un système de gestion de l'offre (quotas) et de mise en marché collective qui sont autant d'entraves au démarrage d'une telle entreprise agricole. Dans La ferme impossible, livre qui approfondit la conférence éponyme qu'il a prononcée aux quatre coins du Québec, Dominic Lamontagne témoigne des difficultés qu'éprouvent les jeunes entrepreneurs à pratiquer une agriculture artisanale, transformatrice et résiliente. Il dénonce avec véhémence le régime de lois et de règlements, les structures et les pratiques qui sont littéralement en train d'étouffer la relève agricole. Dans sa ligne de mire? Le monopole syndical de l'Union des producteurs agricoles (UPA) et l'État québécois. Dominic Lamontagne retrace les grandes lignes de ce qu'il qualifie d' « assaut législatif » lancé sur l'agriculture à partir des années 1920 et souligne les limites actuelles du modèle agricole dominant qui s'est développé en prenant appui sur les avancées de la science et de la technologie tout en misant sur la production à grande échelle. « La rage que je ressens, chaque fois que j'évoque cette réalité, est plus vive aujourd'hui que jamais. Comment en sommes-nous arrivés là sans que personne ne s'y oppose vigoureusement? » Pour cet agriculteur dissident, ce sont les consommateurs qui se trouvent privés du fruit du labeur artisanal et du choix de manger ce qu'ils veulent. « Le droit fondamental de tirer sa subsistance de la ferme nous a été confisqué par l'État pour être redonné à moins de 1 % de la population québécoise. Ne nous étions-nous pas tous indignés, il n'y a pas si longtemps, du fait que 1 % de la population détienne 99 % de la richesse? La proportion est la même en agriculture, mais les indignés ont ici, je l'espère, le pouvoir de changer les choses. Sans grands moyens financiers, mais à force de désobéissance civile pacifique, nous pouvons reprendre le contrôle de notre agriculture. »

  • Depuis son lancement en Angleterre au milieu des années 2000, le mouvement des Villes en Transition fait tache d'huile (en France, notamment). Son ambition est de développer la résilience et la viabilité des communautés locales en prévision des énormes défis que poseront inévitablement le pic pétrolier et les changements climatiques. Sa force tient entre autres à son approche inclusive et participative. Dans ce court pamphlet, deux militants anglais sympathisants du mouvement, Paul Chatterton et Alice Cutler, proposent une critique constructive de la Transition. Ils soutiennent qu'elle aurait avantage à identifier clairement ses ' ennemis ' politiques et ainsi renouer avec une approche de confrontation qui caractérise d'ordinaire les mouvements sociaux. Pour les auteur(e)s, il ne faut pas perdre de vue qu'il faut lutter pour qu'adviennent les changements souhaités. ' Un écologisme apolitique ? ' a suscité de nombreux débats parmi les militant(e)s de la Transition. La présente édition reproduit d'ailleurs la réponse que Rob Hopkins, auteur du 'Manuel de Transition', a faite aux auteur(e)s. Paul Chatterton et Alice Cutler sont membres du collectif Trapese, un groupe d'éducation populaire basé en Angleterre.

  • L'envers de l'assiette

    Pascal Hébert

    Manger est un besoin essentiel.
    Répété trois fois par jour, ce geste a pourtant des conséquences qui dépassent largement les limites de l'estomac. En effet; les habitudes alimentaires de chacun ont des répercutions sur la santé des gens, sur celle de la planète et sur les populations qui y vivent. Ainsi, manger devient un geste hautement politique par lequel on peut exercer son pouvoir. L'envers de l'assiette est un guide alimentaire nouveau genre : engagé et socialement responsable.
    Son auteure y propose un éveil de la conscience sociale par les choix alimentaires. On y apprend qu'il est possible et simple "modifier son alimentation en s'inspirant de quatre concepts incontournables : les 3 N-J (Nu, Non-loin, Naturel et Juste). Le Nu touche l'emballage des aliments. Le Non-loin concerne le chemin parcouru par les aliments. Le Naturel suggère la réduction de l'utilisation de produits chimiques dans la production agricole et la transformation des denrées.
    Enfin, le Juste propose quelques solutions pour remédier aux iniquités engendrées par les systèmes d'échanges et le partage inégal des ressources. Chaque jour, nous avons le pouvoir de prendre part à ces solutions. Munis de fourchettes et de couteaux, c'est à nous de passer à l'action.

  • Que faire 'pour la suite du monde' ? Si l'origine humaine de la crise écologique fait presque consensus, les mesures à prendre pour faire face à ce péril sont loin de faire l'unanimité. Faut-il réformer le système ou le changer ? Entre développement durable et décroissance, le débat fait rage. Le salut passe-t-il, comme le proposent les partisans d'un développement durable, par un effort de conciliation entre respect de l'environnement, croissance économique et progrès social ? Ou bien doit-on absolument rompre avec l'impératif de la croissance et remettre en question les institutions ? Le modèle de croissance infinie dans un monde fini devient de plus en plus aberrant. Ainsi, les objecteurs de croissance nous invitent à retrouver le sens des limites et, plutôt que de relancer la croissance, nous encouragent à baser nos actions sur d'autres principes. Mais en quoi consisterait une société de décroissance et comment s'engager sur cette voie ? Peut-on concevoir de décroître sans pour autant revenir à des modèles du passé ? En invitant les auteur de ce livre au débat, on ne peut que constater l'importance de cette division. Les partisans du développement durable tiennent à notre modèle de société et veulent le réformer pour le faire durer. Les partisans d'une décroissance soutenable ne voient pas d'autre issue que d'inventer un autre monde. Entre réformistes et révolutionnaires, qui sont les plus utopistes ? Cet essai nécessaire nous livre des réflexions critiques, rigoureuses et éclairées sur ces deux façons de «guérir du mal de l'infini» et ainsi oeuvrer «pour la suite du monde»...

  • La plupart des efforts actuels visant à contrer la catastrophe écologique appréhendée se concentrent sur la recherche de gains d'efficacité énergétique. Voitures hybrides, transports collectifs électriques et autres éoliennes, même s'ils sont encore très marginaux, incarnent l'espoir que le progrès technique permette le maintien d'une croissance capitaliste durable. Selon le journaliste David Owen, la popularité de ces solutions tient surtout au fait qu'elles ouvrent de nouvelles frontières à notre soif perpétuelle de consommer des produits à la fine pointe de la technologie. Car la cible, elle, s'éloigne de plus en plus : en effet, chaque gain d'efficacité énergétique apporté par la science et l'industrie se traduit en réalité par une consommation globale surmultipliée. Ce phénomène, l'« effet rebond » des gains d'efficacité, est connu depuis le XIXème siècle, mais encore largement ignoré. Dans "Vert paradoxe", l'auteur multiplie les exemples, rencontres et anecdotes pour illustrer le piège dans lequel nous nous enferrons et décortique les nombreux paradoxes des prétendues solutions vertes. Le problème central n'est pas de modifier notre consommation, mais de la réduire. Sous la plume alerte de ce journaliste du "New Yorker", "Vert Paradoxe" dissipe un à un les mirages du développement durable.

  • Dans ce nouvel essai, Jean-Claude St-Onge poursuit son travail de dénonciation de la place de l'industrie pharmaceutique dans notre système de santé, en se concentrant cette fois-ci sur l'influence énorme qu'elle exerce sur la psychiatrie. Il livre une critique caustique de la biopsychiatrie où la surconsommation de médicaments a des effets dévastateurs sur la santé des patients. Et à voir l'essor phénoménal des médicaments psychoactifs et les experts qui décrètent qui est sain d'esprit et qui ne l'est pas, nous serions à peu près tous fous ou en voie de le devenir. Cette « épidémie », très largement fabriquée, peut être rattachée à l'élargissement arbitraire de ce qui constitue une « maladie mentale », à l'érosion du tissu social, à la multiplication des substances neurotoxiques et à la surprescription de médicaments. Invention de nouvelles « maladies », transformation des émotions en symptômes, manipulation et corruption des médecins, intimidation des professionnels, essais cliniques biaisés et mensongers,... tout est bon pour vendre des médicaments psychothérapeutiques. Et satisfaire l'appétit insatiable des actionnaires des grandes pharmaceutiques au détriment de la santé publique. Sans compter une liste des effets toxiques et destructeurs sur le long terme des neuroleptiques et des antidépresseurs : diabète, AVC, maladie de Parkinson, pensées suicidaires, atrophie du cerveau. Il est temps de remettre en question cette cure chimique tous azimuts. En traitant le problème dans une très large perspective, Jean-Claude St-Onge livre ici un plaidoyer rigoureux et nécessaire sur une folie qui, comme le disait Foucault, n'existe que dans une société.

  • L'agriculture biologique est un enjeu majeur pour notre santé et notre environnement. Mais est-elle viable ? Est-il possible de vivre de sa production de légumes biologiques en cultivant de manière artisanale une superficie d'un hectare ou moins ? Jean-Martin Fortier, maraîcher qui participe au réseau d''Agriculture Soutenue par la Communauté' (ASC) piloté par Équiterre, en fait la démonstration avec brio. Dans ce manuel de maraîchage biologique, il partage avec beaucoup de générosité et de transparence les principes, méthodes et astuces qui ont fait le succès de ses cultures et la rentabilité de sa micro-ferme. Véritable mine d'informations pratiques, cet ouvrage s'adresse autant au jardinier amateur qu'à une personne qui souhaiterait se lancer en agriculture écologique de proximité. En plus de fournir des notes sur 25 légumes, il nous apprend comment : choisir l'emplacement d'un site en s'inspirant de la permaculture - Minimiser les investissements au démarrage de son entreprise - Utiliser des machines alternatives au tracteur - Fertiliser organiquement ses cultures - Désherber avec les meilleurs outils... En choisissant de nourrir les communautés locales avec des aliments sains, l'agriculture biologique sur petite surface incarne à merveille l'économie post-capitaliste qui pointe à l'horizon. Après des études en développement durable, Jean-Martin Fortier et sa compagne Maude-Hélène Desroches fondent les Jardins de la Grelinette à Saint-Armand, en Estrie. Depuis, leur micro-ferme est souvent citée au Québec et à l'étranger comme un modèle d'établissement alternatif en agriculture.

  • A l'heure où l'avenir de notre système de santé et la place des médicaments dans notre mode de vie inquiète de plus en plus, cet ouvrage est venu répondre à un besoin pressant. L'auteur recense ici, sous la forme d'un répertoire, de nombreuses informations et fournit une foule de renseignements permettant de se protéger contre les dérives de l'industrie de la santé.

  • Mues par la logique implacable du progrès, une poignée de multinationales sont en train de démanteler un système agricole séculaire pour assouvir leur soif de contrôle et de profits.
    L'industrie de la biotechnologie tente de nous convaincre que les manipulations génétiques et autres biotechnologies représentent l'ultime solution aux problèmes de la faim dans le monde et de la dégradation de l'environnement.
    Repoussant sans cesse les limites du possible, elle nous fait miroiter des aliments meilleurs, plus frais, plus nutritifs. Mais à quel prix ?
    Les défenseurs de la biotechnologie prétendent que les craintes de la population sont issues de l'ignorance. S'appuyant sur de nombreuses recherches et observations, l'auteur démontre qu'à la lumière de cette information, les réticences de la population sont au contraire très légitimes et que nous sommes tous devenus les cobayes d'une vaste expérience dont nul ne peut prédire le résultat.
    Devant la menace qui pèse sur nous et notre environnement, le temps est venu de réagir à cette manipulation des gênes, de l'information et des législateurs.

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