Littérature générale

  • «Le vélo, c'est pour s'amuser et ça grille les feux rouges. C'est culturel. Ça ne marchera jamais en France.» «Le vélo, c'est dangereux!» Qui de mieux pour démonter ces idées reçues qu'un Néerlandais installé en France? Peu savent que les Pays-Bas, reconnus comme le paradis du vélo, étaient eux-mêmes un «pays de la bagnole» dans les années 1970, avant que la population ne déclenche une révolution du vélo spectaculaire. Comme quoi la révolution de la pédale relève avant tout d'une volonté citoyenne et politique.

    Avec un humour redoutable, Stein van Oosteren nous explique pourquoi il faut rendre le pays du Tour de France cyclable: parce que c'est bon pour la santé, le moral, l'autonomie des enfants, la vie de quartier, la planète... Il démonte les multiples freins à la pratique du vélo, qu'ils soient politiques ou bien souvent situés «entre nos deux oreilles». Car pour cet auteur rompu aux débats avec les élu.e.s municipaux,il est temps de se poser les bonnes questions à propos du transport. Par exemple, non pas combien de voitures peuvent circuler sur une rue, mais plutôt combien de personnes? Une piste cyclable faisant passer sept fois plus de personnes qu'une voie pour les voitures, le calcul est vite fait!

    Pour croire au changement, il faut le vivre. À défaut de pouvoir vous emmener aux Pays-Bas, Stein van Oosteren vous propose de revisiter l'espace public avec son regard de Néerlandais. De ce voyage, vous reviendrez heureux et étonné, comme vous revenez d'un séjour au royaume du vélo: pourquoi pas le vélo, en effet?

  • L'origine des actuels déséquilibres environnementaux menaçant la survie de la planète et de l'espèce humaine elle-même. Il ne suffit pas de limiter notre impact sur l'environnement en diminuant les émanations toxiques, en consommant moins de papier ou en brûlant moins de pétrole. Il faut refaire une société écologique fondée sur une véritable démocratie, contrôlée à la base par les citoyens plutôt que par les prétendues élites.

  • Enfin traduite en français, Les nations obscures est une oeuvre majeure du jeune auteur Vijay Prashad, relatant l'histoire fascinante et peu connue du tiers-monde.
    Rédigé par un historien mondialement reconnu, cet éminent essai frappe autant par la somme impressionnante des informations rassemblées que par la richesse de ses analyses.

  • Léon Tolstoï (1828-1910) est reconnu comme un des plus grands écrivains de la littérature mondiale.
    Ses oeuvres de fiction, tels La guerre et la paix, Anna Karénine ou La mort d'Ivan Ilitch, sont encore lues aujourd'hui et sont disponibles dans toutes les librairies. Mais on tend à oublier que Tolstoï n'était pas qu'un artiste, un auteur de romans et de nouvelles, mais aussi un penseur religieux qui a joué un rôle crucial dans le mouvement contestataire en Russie et qui a été, comme l'a écrit Gandhi, "le plus grand apôtre de la non-violence" de son époque.
    En s'inspirant de ses convictions religieuses, et, plus spécifiquement, du principe de non-résistance au mal, il condamnait catégoriquement toute forme de violence, qu'elle se manifeste dans la guerre, la peine de mort ou l'exploitation du travail d'autrui. Et, conséquence ultime de ce principe, il niait également l'État, qui, selon lui, n'était qu'une institution servant à protéger les privilèges des riches et dont les instruments militaires, policiers et judiciaires maintenaient le peuple dans l'esclavage.
    La plupart des écrits où Tolstoï exprime ses idées anarchopacifistes n'ont pas été publiés en français depuis environ un siècle. Le présent recueil propose un choix d'essais qui donnent aux lecteurs contemporains l'occasion de découvrir cet aspect méconnu, mais pourtant fascinant, de son oeuvre : le Tolstoï libertaire, hérétique, censuré par l'État, excommunié par l'Église, qui rêvait d'un monde sans violence où triompheraient l'amour, la paix et la fraternité universelle.

  • Pour s'engager dans l'action, il faut d'abord prendre conscience. Le fonctionnement du monde se nourrit de notre consentement. Tout comme nous nous habituons insensiblement à l'inacceptable.Jusqu'à l'irruption soudaine des formes diverses de l'indignation. Ne serait-il pas temps de retirer notre consentement et d'agir dès maintenant pour construire cet « autre monde possible » ? Voilà ce à quoi tente de répondre Dominique Boisvert dans ce livre. Comment en vient-on à prendre conscience que la rupture devient plus que nécessaire avec l'état du monde dans lequel nous vivons ? Quelles sont les causes de notre soumission et de notre consentement ? Quelles sont les sources du pouvoir et comment s'articule notre adhésion (in)volontaire au discours dominant ? Prendre conscience, puis décider de rompre. Voilà l'amorce. À partir de là, comment opérer concrètement cette rupture ? Pour nous aider à y voir plus clair, Dominique Boisvert passe en revue une série de thèmes et d'institutions à travers lesquels il est possible d'appréhender de nouveaux rapports au monde : argent, vitesse, propriété, guerre, individualisme, compétition, (sur)consommation, travail, technologie.Ne craignant pas d'en appeler à l'utopie, l'auteur n'en demeure pas moins lucide en relevant les écueils qui ne manqueront pas de se présenter. Mais espérant par-dessus tout, il montre que plusieurs expériences d'hier et d'aujourd'hui permettent de dessiner les contours de la voie à suivre et constituent les fondations sur lesquelles bâtir. Que faire pour ne pas désespérer ? À cette question existentielle, Dominique Boisvert insuffle une bonne dose d'optimisme et de détermination. Il donne ainsi corps au cri que tentent de faire entendre les « indignés ». Parce que la rupture est aussi le premier pas nécessaire vers une ouverture.

  • Le quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal a une longue tradition de résistance populaire.
    Elle est à l'origine de la mobilisation collective qui s'est opposée à l'installation du Casino dans ce quartier, en 2006. Marcel Sévigny revient sur cette lutte couronnée de succès ainsi que sur l'expérience d'autogestion du Café La Petite Gaule. Des idées à l'action, il nous raconte l'émergence d'un mouvement communautaire et libertaire qui devrait en inspirer plus d'un. Contribuant à la fois à l'histoire du militantisme québécois et à la réflexion sur son avenir, l'auteur aborde les questions de responsabilisation, d'autogestion, de contre-pouvoirs, avec le souci de défaire la réputation de " paresseux " ou d'" immobilistes " qu'on a récemment voulu prêter aux QuébécoiSEs.
    Voici des histoires pour renverser la tristesse et l'apathie, voici des gens qui transforment le monde sans en demander la permission. " Lorsque des gens se regroupent, luttent et veulent mettre en action des alternatives sans la présence hyper médiatisé d'un sauveur charismatique, alors là ils sont traités d'utopistes, de pelleteux de nuages et autres qualificatifs qui laissent transparaître au fond cette crainte de la puissance citoyenne.

  • Terence Young a vécu le plus grand cauchemar de tout parent : sa fille est morte subitement sous ses yeux un jour de mars 2000.
    L'adolescente de 15 ans, jouissant d'une bonne santé générale, venait de prendre du Prépulsid, un médicament prescrit contre ses vomissements et ses ballonnements gastro-intestinaux. Cette mort aurait-elle pu être évitée ? Quels étaient les risques associés à la prise de ce médicament fabriqué par Johnston & Johnston ? La compagnie a-t-elle négligé ses responsabilités ? L'enquête menée par Terence Young va mettre au jour les liens troublants unissant les compagnies pharmaceutiques, les partis politiques, la profession médicale et les agences gouvernementales autorisant la commercialisation des médicaments. Jusqu'où les grandes compagnies pharmaceutiques sont-elles prêtes à aller pour faire de l'argent ? Terence Young va découvrir que cet appât du gain met en danger la santé des citoyens. Chaque année, environ 10 000 décès survenus dans les hôpitaux du Canada et 100 000 dans ceux des États-Unis sont attribuables à une réaction négative à un médicament. Soit la quatrième plus importante cause de décès.
    Terence Young est établi avec sa famille en Ontario. Il a été élu député provincial de cette circonscription sous la bannière du Parti conservateur du Canada en 2008. Depuis la mort de sa fille, il a fondé Drug Safety Canada, une organisation qui milite en faveur d'une plus grande sécurité en matière de médicaments. Au Parlement, à Ottawa, il se bat pour la création d'une agence indépendante des médicaments.

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  • Quand 20% des humains s'approprient 86% des ressources disponibles sur Terre, parler de décroissance devient une nécessité. En effet, si les six milliards d'être humains vivaient comme les occidentaux, nous aurions besoin de trois planètes. Une réalité que les nombreux remèdes à la crise économique actuelle sont loin de prendre en compte. À l'heure où le système financier et économique bat de l'aile, ce livre tombe à point. Dans Désobéir et grandir, Paul Ariès nous montre qu'il devient indispensable que nos sociétés réapprennent le sens des limites et renouent avec une primauté du politique sur l'économique.

    Devant la montée des inégalités sociales et la destruction de l'environnement, l'auteur revendique le recours à la désobéissance civique pour remettre l'intérêt général et la justice sociale au centre de nos choix de société. Avoir recours à une révolte pacifiste lorsque les intérêts privés surplombent le politique est un devoir de citoyen (comme nous l'ont montré les faucheurs volontaires). Les humains doivent ainsi réapprendre à être des citoyens et à s'emparer du politique. Pour Ariès, le consom'acteur enferme encore et toujours l'individu dans un rapport économique biaisé dont il faut urgemment sortir.

    Cet objecteur de croissance défend la grève de la consommation, la gratuité, les rentrées d'école sans marques, un revenu universel d'existence, entre autres choses. Il aborde sans ambages tous les sujets qui gravitent autour d'une société de décroissance conviviale, de notre rapport déstructuré à l'alimentation à l'obsession du pouvoir d'achat en passant par le retour au rationnement, ou encore les dérives religieuses et intégristes de la décroissance.

    De sa plume colorée et énergique, Paul Ariès, objecteur de croissance bien connu en France, resitue le projet politique de la décroissance et propose différents niveaux de résistance collective : simplicité volontaire, désobéissance civique et expérimentations collectives. Il vient d'ailleurs de fonder le Parti pour la Décroissance. Cet ouvrage, qui rassemble plusieurs chroniques publiés dans différents journaux ou revues, nous permet d'appréhender le concept de décroissance sous un jour nouveau, grâce à la variété de sujets qu'il analyse.

  • Vers un pacte de l'eau

    Maude Barlow

    L'eau, bien commun de l'humanité, est en péril. Toutes les huit secondes, un enfant meurt pour avoir bu de l'eau contaminée et, pourtant, l'eau est devenue un bien marchand hautement lucratif que de grandes industries se sont approprié. Avec l'appui de la Banque mondiale et de l'ONU, ce cartel mondial de l'eau, devenu extrêmement puissant, présente l'eau comme un besoin auquel les entreprises doivent répondre.

  • En moins d'un siècle, l'agriculture paysanne et familiale a presque disparu sous l'impact d'une formidable modernisation.
    Avoir une population de moins en moins rurale devenait, pour tous les pays occidentaux, le symbole du développement et de la richesse. c'était l'entrée de plain-pied dans la révolution industrielle et les temps modernes. sous la coupe d'un système néolibéral vorace et déshumanisé, l'agriculture industrielle, globalisée et réduite à un " secteur agroalimentaire " pour l'omc, dévoile maintenant ses effets environnementaux et humains dévastateurs.
    Les temps modernes sont devenus chaplinesques. chaque pays a été dépossédé de son agriculture de subsistance : nous sommes dépendants de nos exportations et les paysans, pieds et poings liés à quelques grandes multinationales qui leur dictent quelles semences utiliser pour quels engrais. pour autant la faim dans le monde ne cesse de progresser ! l'organisation internationale paysanne la via campesina est née de ce constat d'échec et de la volonté de redonner aux paysans une voix et une identité politique ; à travers ses luttes, elle revendique un juste usage des biens communs (eau, terre et semences) et défend un projet de souveraineté alimentaire.
    Annette a. desmarais décrit avec précision la naissance de la via campesina, sa structure démocratique, son évolution sur la scène internationale jusqu'à sa position incontournable au sein des actions collectives actuelles. donnant la parole aux acteurs de ce mouvement, l'auteure analyse les forces en présence et les vrais enjeux alimentaires de ce xxie siècle. enjeux qui sont aussi les nôtres si nous souhaitons vivre autrement.

  • Sur le front de l'éducation, l'idée de la gratuité scolaire n'a peut-être jamais été aussi pertinente que maintenant. C'est ce que cherchent à démontrer les auteurs rassemblés dans cet ouvrage, chacun livrant son plaidoyer en faveur de la gratuité scolaire, selon sa génération, son champ de compétences et sa sensibilité. Si le réalisme économique d'une telle mesure y est exposé, cet essai veut surtout défendre, au-delà du simple argument comptable, « l'idée de la gratuité » d'un point de vue fondamental, comme un principe à défendre en soi. Vecteur de vertus émancipatrices, garante d'une plus grande accessibilité aux études supérieures et d'un renforcement de l'égalité homme-femme, l'idée de gratuité scolaire permet aussi de défendre la culture québécoise et autochtone tout en renversant le processus de reproduction des élites inhérent à nos universités. Le contexte d'austérité défendu par nos gouvernements rend toujours d'actualité la démonstration que la gratuité scolaire doit rester un objectif sociétal. Les auteurs de cet ouvrage viennent d'horizons très différents, et c'est ce qui fait la force de ces plaidoyers. Ils se répondent, se complètent et forgent ainsi un choeur cohérent et convaincant pour la gratuité.

  • Depuis le début de la grève étudiante, la jeunesse nous montre combien son engagement politique est loin des clichés voulant que les jeunes ne s'intéressent pas à la politique. "Le souffle de la jeunesse" révèle au contraire un oeil lucide et intelligent sur notre société à travers la voix d'une génération hétérogène et méconnue politiquement. Au printemps 2010, les éditions Ecosociété et la Fondation Charles-Gagnon lançaient le prix Bernard Mergler, un concours d'essais visant à encourager les jeunes Québécois à produire des textes d'analyse et de critique sociale défendant les valeurs de justice, d'équité et de solidarité, tout en apportant une contribution à la solution d 'un enjeu social actuel. Ce recueil publie les 5 meilleures contributions. La postface est de Gabriel Nadeau-Dubois, leader étudiant du pirntemps érable. Elle illustre le réveil politique d'une jeunesse qui "a le souffle long". Ce recueil met en valeur la diversité des voix, des tons, des niveaux de lecture et des écoles de pensées.

  • Du déclenchement de la grève étudiante aux élections provinciales de septembre, en passant par l'adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s'est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats ? Cet ouvrage propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l'histoire contemporaine du Québec. Il présente une chronologie exhaustive des évènements (jour après jour, du déclenchement de la grève étudiante, en février 2012, jusqu'au Sommet sur l'enseignement supérieur, en février 2013) et présente l'ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge, abondamment illustré, qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante. Comme l'écrivent les 3 auteurs, "c'est pour maintenir vive la mémoire d'un printemps où l'art, l'acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui l'ont saisie. Cette histoire que l'Histoire risque d'oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l'ont faite."

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  • Les artistes contemporains délaissent les grandes luttes communes, les partis politiques, et acceptent les subventions de l'État. Ils refusent les étiquettes et se moquent du mythe de l'artiste guidant le peuple. Quand l'o euvre d'art devient fragments, mouvement, quand son sens est ouvert et dépend de l'expérience du spectateur, quelle est son action sur le monde? Peut-on encore croire à sa portée politique ?

  • Ciudad Juárez est devenue synonyme de violence extrême. Cette ville frontalière du nord du Mexique constitue non seulement l'un des principaux sites de la guerre sans merci que se livrent les cartels de la drogue mais elle représente aussi le lieu emblématique de ce qu'on appelle aujourd'hui le «féminicide». Plus d'un millier de femmes ont été tuées depuis 1993 dans cette ville de 1,3 million d'habitants. Toutes sortes d'hypothèses circulent sur ces crimes, mais un fait demeure : la plupart sont restés impunis. Le terme «féminicide» s'est peu à peu imposé comme un concept privilégié pour traiter de cette situation intolérable. Si le féminicide désigne la mort violente d'une femme pour la seule raison qu'elle est une femme, il est surtout inhérent à un État incapable de garantir le respect de la vie des femmes. Il met en cause la responsabilité de tous les paliers des institutions publiques dont les acteurs contribuent à maintenir l'impunité. C'est en effet cette situation d'impunité qui transforme les assassinats de femmes en féminicides. À la suite d'une lutte tenace des nombreuses familles de victimes et d'association de défense des droits humains, la Cour interaméricaine des droits de l'Homme a rendu un jugement en 2009 qui déclare le Mexique coupable de violer les droits des femmes, le système de justice mexicain étant négligent, inapte, complice et corrompu. C'est avec la rigueur du travail de terrain et la générosité du témoignage engagé que l'auteur, chercheuse et anthropologue féministe, tente de « comprendre l'incompréhensible ».

  • Pourquoi j'meurs tout l'temps ? se demande Anaïs Airelle qui fuit le carcan sociétal, choisit la rue et se réfugie dans l'errance. C'est pour calmer sa colère, pour domestiquer sa haine que « la petite » écrit, livre son parcours dans la rue, entre Montréal, Vancouver, la campagne française et le reste de l'Europe. Dans ce récit empreint de poésie, d'indignation mais aussi de lucidité, l'auteure se raconte.

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  • Le développement des pôles urbains au détriment des zones rurales est une réalité depuis longtemps décriée. Et si l'avenir de nos régions passait par une nouvelle façon de penser la vie rurale et une plus grande prise en charge de notre destinée ? Depuis 25 ans déjà, le village de Saint-Camille a refusé l'inéluctable et a retroussé ses manches. Il a su renverser la vapeur en redonnant ses lettres de noblesse au mot « communauté ». Les citoyens se sont pris en main pour recréer une cohésion sociale, territoriale, intergénérationnelle et ont su rebâtir un village à échelle humaine, à tel point que partout au Québec, St-Camille fait figure de modèle et sa réussite fascine.
    Jocelyne Béïque, habitante du village voisin participe depuis des années à cette vie politique palpitante et nous entraîne dans l'aventure de cette municipalité pas comme les autres. St-Camille a réussi un pari ambitieux : augmenter sa population en devenant un véritable laboratoire rural où foisonnent les projets les plus inspirants. Ses habitants ont su créer une communauté où règnent la convivialité et la quête du bien commun. À ces deux variables s'ajoute le concept de communauté « apprenante », consciente du chemin qui lui reste à parcourir et des outils à mettre en place pour arriver à ses fins. Jocelyne Béïque a travaillé pendant plus de vingt ans dans le milieu de la mode à Montréal et a passé les dix années suivantes dans le milieu communautaire montréalais pour ensuite retourner aux études. Après une maîtrise en psychopédagogie, elle est partie au Guatemala puis, de retour au Québec, elle a fondé une maison d'accueil en milieu rural, en Estrie.

  • Au printemps 2012, le Québec a été bouleversé par un conflit social d'une ampleur inédite. « La grève est étudiante, la lutte est populaire ! » clamaient alors la rue bondée de gens de tous les horizons. Deux ans plus tard, alors que la marche du monde semble avoir repris son cours comme si rien ne s'était passé, comment penser les évènements exceptionnels du Printemps érable ? Quelle est leur portée pour la société québécoise ? Leur signification sur le plan politique ? Cet ouvrage collectif, qui est le fruit d'une collaboration entre des étudiant-e-s et des professeur-e-s, entend analyser de façon rigoureuse divers aspects de ce conflit social, tout en ne cachant pas sa sympathie pour les forces associées à la CLASSE, aux féministes et aux anarchistes.

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