Economica

  • Dès sa parution aux etats-unis en 1976, cet ouvrage s'est imposé comme un classique.
    Edward luttwak répond à une question qui a longtemps intrigué les stratèges : comment rome a-t-elle pu maintenir si longtemps sa domination de la britannia (grande-bretagne) à l'euphrate avec une trentaine de légions seulement (200 000 hommes environ) ? avec autant d'érudition que de finesse, edward luttwak montre que cette réussite résulte d'une combinaison subtile de force militaire (des légions très mobiles et supérieurement entraînées et armées), de diplomatie (un réseau complexe d'alliances et de clientèles) et d'infrastructures fixes (le limes).
    Ce système a su évoluer avec le temps : à l'expansion territoriale des julio-claudiens a succédé la défense avancée des frontières à partir des flaviens, puis une défense en profondeur quant la pression barbare s 'est accentuée. la réussite de rome est aussi une réussite stratégique. la grande stratégie de l'empire romain marqua une rupture dans l'étude de l'empire et de ses frontières ; trente années après sa parution, l'ouvrage n'a rien perdu de sa force ni de sa pertinence.
    Cette nouvelle édition française est augmentée d'une préface de pierre laederich et d'un article d'everett wheeler, qui apportent un éclairage complémentaire sur la stratégie romaine, le travail de luttwak et la manière dont il a été commenté par les historiens du monde antique.

  • Les travaux des historiens et l'imagerie populaire ont une vision de l'armée romaine restreinte aux premiers siècles de l'empire.
    Les yeux fixés sur les frontières du rhin ou du danube, le légionnaire romain, engoncé dans sa cuirasse à bandes métalliques, paraît immuable dans le temps. soldat d'un âge d'or, la paix romaine ; une paix jamais renouvelée depuis. or, le légionnaire, la paix romaine, l'empire lui-même ont disparu presque mystérieusement face à des hordes barbares mal organisées. du moins, telle est l'image que l'on donne de cette période trouble appelée bas-empire ou antiquité tardive (iiie-ve siècles).
    Décadence ou continuité ? au cours de ces trois siècles de crise, l'armée et l'empire ont dû s'adapter, car la menace avait changé, comme les romains eux-mêmes d'ailleurs. y a-t-il eu un échec militaire romain ? quelle est la part de responsabilité du politique ? vaste problématique à laquelle ce livre tente de répondre en soumettant les données historiques à une analyse politico-militaire.

  • Suite à son adhésion à l'Union européenne en 2004, la Hongrie aborde un nouveau tournant de son histoire.
    Elle apporte une riche histoire et des traditions militaires très complexes. Ce livre retrace l'évolution du système de la défense hongroise ainsi que les grands périodes de la pensée militaire en Hongrie, depuis le Moyen Âge jusqu'au début du XXe siècle. Ces études présentent en particulier les changements survenus pendant les guerres turques sous la tutelle de la maison des Habsbourg. Malgré une modernisation continuelle, les auteurs, français et hongrois, insistent sur la survivance des anciennes institutions militaires et leurs influences sur les armes et tactiques militaires des confins.
    Les réflexions hongroises sur les conflits asymétriques de naguère, comme la petite guerre à l'époque moderne, peuvent encore nous servir de guide dans les guerres irrégulières de nos jours.

  • Si la guerre sur mer a considérablement évolué depuis les travaux de Mahan ou de Corbett, ces vingt dernières années ont laissé la place à des mutations profondes, tant d'un point de vue conceptuel que technologique. Cet ouvrage tente d'en dresser la cartographie, en montrant les évolutions de la géopolitique théorique, des stratégies des moyens, des conceptions nationales, de la stratégie théorique, de la tactique ou de l'apparition de nouvelles catégories de missions (lutte contre la piraterie, diplomatie navale ou encore lutte contre le terrorisme maritime). Pour autant, les évolutions qui touchent les marines ne sont pas orphelines. Elles s'enracinent dans des conceptions stratégiques et tactiques dont les fondements ne sont pas altérés mais, au contraire, sont revalorisés.
    Derrière ces évolutions ne manque pas de se poser la question des formes qui seront prises, demain, par la guerre navale. Or, la résurgence de combats, que ce soit en haute mer ou à proximité des littoraux, reste possible, y compris dans le cadre de techno-guérillas navales et d'engagements irréguliers, dont le caractère strictement côtier pourrait ne pas être immuable. Dans le même temps, nombreuses sont les marines, asiatiques principalement, qui connaissent un processus de développement qualitatif et quantitatif remarquable, là où les forces européennes progressent qualitativement mais régressent quantitativement. Or, ces développements semblent peu pris en compte dans la littérature stratégique francophone. En cherchant à montrer la complexité des tendances et des constantes de la guerre navale contemporaine, cet ouvrage cherche également à montrer les spécificités de l'art de la guerre sur mer, dans un contexte où elle devra, de plus en plus, entrer en synergie avec les forces terrestres et aérospatiales.

  • Le phénomène de la guerre irrégulière n'est pas dans son essence inédit, ses racines plongent en fait profondément dans le passé et sont présentes dans les guerres qui ont jalonné l'histoire européenne depuis le milieu du XVIIe siècle...:Mais ses formes actuelles, qu'il s'agisse de théâtres comme l'Irak ou l'Afghanistan, comportent des aspects originaux et nouveaux.
    La réflexion sur la guerre irrégulière oblige à s 'interroger sur la normativité implicite de la " guerre régulière ", à considérer en profondeur le rôle des peuples impliqués, à examiner sans tabou les atouts tactiques de l'adversaire irrégulier. II s 'agit de, faire appel non seulement à l'histoire, mais aussi à la géographie, à l'économie, aux sciences sociales et politiques, au retour d'expérience des conflits en cours.

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  • La petite guerre - cette guerre de surprises et d'embuscades, qui emplissait le théâtre des opérations entre les sièges et les batailles - a tenu une place importante au long du XVIIIe siècle, dans les conflits dynastiques européens.
    C'est durant les campagnes de Flandre de la guerre de Succession d'Autriche (1744-1748) que la petite guerre française devint véritablement un art, grâce à la maîtrise de Maurice de Saxe, maréchal de France, qui coordonna ses actions pour mettre en oeuvre une stratégie d'ensemble. Les campagnes de Flandre prennent un autre relief dans la perspective de la petite guerre. A travers l'impact de cette petite guerre sur la population comme sur l'administration des espaces frontaliers, la politique gouvernementale à l'égard des troupes légères ou encore les jugements des élites, ce livre est aussi une contribution à l'étude des mentalités d'une époque, le XVIIIe

  • De 1964 à nos jours, les Forces Aériennes Stratégiques (FAS) ont joué un rôle capital dans la mise en oeuvre de la politique de dissuasion nucléaire de la France, garantie principale de son indépendance.
    Du mythique Mirage IV au Rafale, en passant par les missiles du plateau d'Albion, le Mirage 2000N et le fidèle ravitailleur C135FR, l'outil militaire qu'a bâti notre pays, sous l'impulsion initiale du général de Gaulle, sans l'aide d'aucune puissance étrangère, force l'admiration. Aucune étude historique d'envergure n'avait encore été publiée sur ce sujet. Ce livre, qui prend en compte les témoignages, pour la plupart inédits, d'anciens des FAS, répare cet oubli et raconte l'aventure de ces pionniers de la dissuasion en replaçant l'évolution des matériels et des doctrines dans le contexte politique et stratégique de l'époque.

  • La géographie dans la stratégie et dans la tactique constitue une approche ancienne et permanente.
    Pour la connaissance d'un territoire à conquérir, à occuper et à administrer, la plupart des théoriciens de la guerre offrent une perspective spatiale dans leurs écrits. En revanche, peu d'entre eux abordent, jusqu'à une date relativement récente dans l'histoire de la pensée militaire, la géographie comme une discipline à part entière. Il faut attendre le XIXe siècle en Occident, pour voir émerger des concepts s'appuyant essentiellement sur la géographie militaire.
    En Allemagne, Autriche-Hongrie, France, Belgique, Espagne et Italie, des théoriciens militaires se spécialisent sur l'art d'exploiter la géologie, l'hydrographie, l'orographie, la topographie au point de devenir de véritables officiers géographes. En France, l'École de géographie militaire se constitue véritablement après la défaite de 1870-1871 et connaît un dynamisme étonnant. Elle attire rapidement des officiers brillants qui font de la géographie militaire un métier et, surtout, une discipline reconnue dans toutes les institutions militaires.
    Sans nul doute, la géographie militaire française constitue l'un des courants majeurs de la pensée militaire française. Ses dimensions théorique et appliquée en font un savoir indispensable pour le stratège et le tacticien comme en témoigne la mise en place de la " géographie de guerre " de 1914 à 1918. Comment la géographie devient-elle un instrument de l'art militaire ? L'objet de cet ouvrage tend à révéler, d'abord, l'intérêt traditionnel des officiers français pour la géographie.
    La géographie militaire représente un savoir méconnu aujourd'hui, remplacée par la géostratégie, depuis 1945, qui prévaut dans toutes les approches spatiales militaires contemporaines. Or, elle se distingue nettement des autres formes de réflexion. Comment définir la géographie militaire française ? Cet ouvrage analyse l'évolution des concepts majeurs employés par plusieurs générations d'officiers géographes, le rapport entre la géographie et la guerre, les principaux échiquiers de guerre de cette époque.


  • depuis la plus haute antiquité, les états se livrent à la propagande par les procédés les plus divers, pour exalter la gloire du souverain ou attiser la haine de l'ennemi.
    simplement, cette propagande a changé de dimension avec l'apparition, à l'époque moderne, de l'imprimerie qui a placé au premier plan les médias écrits, presse et édition. aujourd'hui, après la radio qui a rendu le premier plan à la parole, l'image s'est imposée, d'abord avec le cinéma, puis avec la télévision, en attendant la révolution en cours du numérique et de l'internet. au-delà de ces évolutions ou révolutions successives dans les procédés, les finalités demeurent, à peine inchangées : il s'agit toujours de servir les buts de guerre, de renforcer la cohésion du groupe par des moyens négatifs : la censure, ou positifs : la propagande, la désinformation, l'intoxication.
    notre société de l'information, si éprise de modernité, recourt aux moyens les plus archaïques, parfois les plus grossiers. les " bobards " de 1914 resurgissent lors de la guerre du golfe, la soldatesque irakienne répétant les atrocités de la soldatesque boche. cette enquête historique, la plus vaste jamais réalisée en france, permet de mesurer l'infinie variété des supports de la propagande mais aussi la permanence de certains procédés que l'on croit trop souvent révolus.
    une approche critique et historique permet de mieux comprendre les mécanismes des médias contemporains.
    la présente enquête a été conduite par la commission française d'histoire militaire sous la direction de son président, hervé coutau-bégarie, directeur d'études à l'ecole pratique des hautes etudes, directeur du cours d'introduction à la stratégie au collège interarmées de défense. 59 contributions couvrent tous les genres et toutes les époques, de l'antiquité à nos jours.
    une substantielle introduction présente un premier essai de synthèse.

  • Si les femmes ne semblent pas à première vue les plus concernées par les guerres, sauf en tant que victimes, l'historiographie a montré depuis une dizaine d'années, qu'en réalité les femmes n'étaient pas absentes des armées, ni des pays ou villes en guerre. Si leur participation aux faits de guerre est moins évidente que celle des hommes, cela ne signifie pas qu'elles soient totalement écartées des conflits. C'est pour combler une lacune dans l'historiographie française des guerres que le Centre d'histoire des sociétés, des sciences et des conflits de l'Université de Picardie a organisé un colloque à Amiens en novembre 2007 sur le rôle et l'implication des femmes dans les guerres depuis l'Antiquité jusqu'à 1918. Grâce à une vingtaine de contributions s'attachant aussi bien aux représentations qu'aux réalités des femmes dans les guerres, trois axes d'analyse sont apparus : le premier est celui de la participation active des femmes aux conflits comme combattantes (réelles ou fantasmées) ; le second, s'attache à cerner les femmes aux « marges » des conflits (espionnes, intermédiaires ou suiveuses d'armées), et enfin le dernier décrit les femmes subissant les conséquences des guerres.

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  • Le thème de l'ouvrage est la rencontre entre Marianne et Athéna le symbole de la France et la déesse de la guerre et de la sagesse. La France dispose d'un patrimoine immense en la matière et elle a donné des impulsions considérables à la culture stratégique de l'Occident. La pensée militaire française est, de loin, la plus ancienne et la plus riche d'Europe. Les Français ont été les premiers à théoriser la petite guerre, avec La Croix et Grandmaison, la tactique navale avec Hoste, la science d'état-major avec Puységur, la stratégie avec Joly de Maizeroy, le combat avec Ardant du Picq, des auteurs comme Vauban, Folard ou Guibert ont exercé un magistère universel... Aujourd'hui encore, l'amiral Castex, le général Beaufre, le général Gallois conservent un rayonnement international. La redécouverte de ce corpus permet de suivre le développement de la science militaire, qui ne se réduit pas à Jomini et Clausewitz, mais aussi de mieux comprendre les soubresauts de l'histoire militaire de la France. Marianne et Athéna montre comment les théories et doctrines militaires ont été développées en fonction du contexte technologique, politique et culturel : pourquoi l'Armée de terre a-t-elle adopté une stratégie de l'offensive « à outrance » avant la Grande Guerre ? Pourquoi les Français n'ont-ils pas fait face à l'expansion allemande des années trente ? Est-il vrai que la pensée stratégique française est aujourd'hui sclérosée ? Ces questions et bien d'autres sont abordées et développées de manière claire dans cet ouvrage, qui constitue la première histoire de la pensée militaire française depuis un demi-siècle.

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  • Si le rôle de Charles Maurras dans la politique intérieure française reste connu (et très controversé), on oublie généralement qu'il existe un autre Maurras, celui dont le Président Pompidou disait en 1972 qu'il avait "prévu le monde actuel " avec soixante ans d'avance.
    Quelles furent ses thèses sur les relations internationales et les problèmes de défense ? Dans quels postulats s'enracinaient-elles ? Ont-elles connu une évolution entre Kiel et Tanger (1910) et sa mort en 1952 ? Furent-elles unanimement acceptées au sein de l'Action française ou des divergences s 'y exprimèrent-elles ? Les analyses de Maurras supportent-elles la confrontation avec les acquis de l'historiographie actuelle ? Quelle fut leur influence sur les décideurs politiques et militaires du XXe siècle, en particulier Charles de Gaulle ? Autant de questions qui, à ce jour, n'ont pas assez retenu l'attention des chercheurs.
    Aussi le présent ouvrage a-t-il l'ambition de faire oeuvre pionnière. Au carrefour de la philosophie politique, de la diplomatie, de la géopolitique et de la stratégie, les thèmes qu'il aborde ouvrent des perspectives inattendues sur l'histoire contemporaine.

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  • Depuis deux siècles, les accidents de l'histoire ont placé la guerre au centre d'un intense débat d'idées.
    Civils et militaires, historiens et politiques, philosophes et stratèges en ont scruté chacun des aspects pour mieux la comprendre, la préparer ou l'éviter. dans ce débat, carl von clausewitz, l'auteur de traité de la guerre, a occupé en france une place particulière, jouant alternativement les rôles de maître à penser ou de bouc émissaire, de symbole du passé ou de référence pour l'avenir, de ferment de la réflexion ou de révélateur des grands courants d'idées.
    Sa réception, c'est-à-dire la façon dont son oeuvre a été lue, comprise, utilisée ou ignorée, a connu plusieurs grandes périodes, depuis le début du xixe siècle jusqu'aux lendemains des attentats du 11 septembre 2001. chacune de ces périodes correspond à une façon différente de penser la guerre. c'est ce que montre cette étude approfondie de l'évolution de la place de clausewitz dans la littérature de langue française.
    Elle met à jour les grandes lignes qui structurent encore aujourd'hui la conception que nous avons de la guerre. elle est aussi une passionnante histoire de notre pensée militaire et de ses déterminants, oú se croisent des personnalités aussi différentes que madame de staël et jomini, foch et jaurès, gamelin et lénine, mao et aron, le général de beaufre et rené girard. elle propose enfin une réponse originale à la difficile question de la mesure de l'influence exercée par une oeuvre littéraire après la disparition de son auteur.

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  • Les guerres de Vendée constituent le prototype des guerres insurrectionnelles contemporaines. Un peuple en armes a tenu en échec une armée régulière au-delà de ce qui était concevable en usant de tous les procédés, de la grande guerre à la guérilla. Cette résistance prolongée a été rendue possible par la bravoure des combattants, par leur adaptation au terrain, par l'exploitation des faiblesses d'une armée désorganisée par la Révolution. L'armée républicaine a néanmoins réussi à récupérer progressivement l'initiative, grâce à des renforts bien sûr, mais aussi à une adaptation tactique et stratégique à un nouveau genre de guerre. Charette et Hoche sont les grandes figures d'une guerre qui reste riche d'enseignements pour la compréhension des conflits asymétriques contemporains. Le renouveau historiographique autour des guerres de Vendée depuis le bicentenaire de la Révolution avait quelque peu délaissé l'aspect proprement militaire, pourtant déterminant. Le présent volume, fruit d'une collaboration entre des instituts et groupes de recherche et des sociétés savantes locales, a pour ambition de combler cette lacune et de fournir des matériaux pour une relecture tactique et stratégique des guerres de Vendée.

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  • En 1921.
    Le général italien Giulio Douhet publie La Maîtrise de l'air, ouvrage fondateur de la pensée stratégique aérienne. Ce livre va avoir une influence immense sur les armées de l'air de tous les pays. Il sera traduit et commenté tant aux Etats-Unis que dans la Russie soviétique, en France. au Japon. au Brésil. Douhet y énonce le théorème de la suprématie de la puissance aérienne qui peut, à elle seule, apporter la victoire par le bombardement stratégique qui brise la volonté de résistance de l'ennemi.
    Cette pensée dogmatique a souvent été simplifiée et déformée par des commentateurs pressés ou par des traductions partielles. Seule une traduction intégrale permet de suivre le déroulement de la logique implacable de Douhet. Curieusement. ce livre, qui a eu une grande audience en France, n'existait jusqu'à présent que dans une version partielle. Voici donc la première traduction intégrale de l'oeuvre du maître italien, par un officier breveté de l'armée de l'air qui a enrichi le texte de nombreuses notes permettant de mesurer l'adéquation de théories de Douhet à la réalité contemporaine.
    Cette édition contient également une présentation biographique de Douhet par le meilleur connaisseur de la pensée militaire italienne. des études sur la réception de Douhet en France et aux Etats-Unis et un roman d'anticipation de Douhet qui constitue en quelque sorte la mise en oeuvre pratique de ses conceptions. L'étude de la guerre aérienne dispose ainsi d'un point de référence indispensable.

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  • " Comment peut-on être soldat ? C'est le Persan de notre siècle.
    " Les textes que Claude Le Borgne a réunis ici constituent une illustration fidèle, grave parfois, légère souvent, des troubles qui ont agité et agitent encore militaires et stratèges. L'arme nucléaire, majestueuse ou secrète, toujours horrible, toujours encombrante, suffisait à justifier cette effervescence. S'y ajoute désormais la disparition de l'ennemi, situation inconfortable dont l'homme de l'art ne saurait se satisfaire.
    Aussi bien l'évolution de notre société, riche, douce et permissive, pousse-t-elle nos gouvernants à pratiquer une stratégie de remplacement, stratégie de compassion. S'ils engagent nos armées, c'est dans le seul but d'empêcher les miséreux de se battre avec eux. A ceux qui jugeraient son livre provocant, l'auteur - ultime provocation ? - semble donner raison : il termine par un éloge de la discrétion, vertu de nos jours la moins pratiquée et sans laquelle, pourtant, rien ne dure.

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