Didier Jeunesse

  • Il y avait une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une princesse véritable. Il fit donc le tour du monde pour en trouver une, et, à la vérité, les princesses ne manquaient pas ; mais il ne pouvait jamais s'assurer si c'étaient de véritables princesses ; toujours quelque chose en elles lui paraissait suspect. En conséquence, il revint bien affligé de n'avoir pas trouvé ce qu'il désirait.
    Ce conte d'Andersen, fort court, fait rêver toutes les petites filles et les futurs princes charmants. Delphine Grenier a choisi de souligner la force de l'amour qui se cherche au-delà des apparences. Ses images mettent en scène un prince tout de bois et de feuilles et une princesse toute de métal, avec une douceur et une tendresse étonnantes ! Des paysages peints, printaniers et fleuris, où l'on note l'influence des tapisseries médiévales, alternent avec des personnages faits d'objets de récupération, farandole extravagante et riche : un mélange détonnant qui ouvre l'imaginaire !

  • Quel chemin vas-tu prendre ? Le chemin des aiguilles ou le chemin des épingles ? L'éternelle histoire d'une fille à la croisée des chemins... Loin des versions édulcorées diffusées depuis Perrault, voici un petit chaperon rouge authentique et savoureux. Une édition inédite et raffinée, sublimée par les images mystérieuses de Régis Lejonc. Avec une préface de Bernadette Bricout.

  • Au coeur d'un paisible marigot, deux cailloux se chamaillent sans cesse. Un jour, bien décidé à s'en débarrasser, un génie leur donne des jambes. Mais une fois sur la route, les disputes reprennent de plus belle, virant à la bagarre. Un serpent-python sera leur première victime, suivi d'un crapaud-buffle, d'une vieille, d'un chasseur... Jusqu'à la punition finale...
    Rites magiques, génie et animaux exotiques : Françoise Diep nous plonge dans un univers africain délicatement mis en images par Cécile Gambini.

  • « Quand Cendrillon allait au pré, la mauvaise lui donnait juste un doigt de bouillon froid, trois grains d'orge, un croustillon de pain, et la maudissait : - Tiens, étrangle-toi avec ! » Cendrillon, la pauvre, récoltait les pires corvées : elle devait se lever de nuit, ranimer les tisons, apprêter la maison, frotter, astiquer. Mais un jour, ce fut trop ; fatiguée, affamée, elle s'en est allée pleurer sur la tombe de sa mère. Une voix est alors montée de dessous la sépulture...

  • Dans cette nouvelle version de La Belle au bois dormant, on découvre une princesse plus orgueilleuse, qui préfère mourir que d'épouser un vieil estropié. Celui-ci lui jette alors une malédiction : elle se piquera le doigt avant la fin du jour à la pointe d'un fuseau et tombera dans un sommeil éternel. Le temps passe sur son château et ses environs... jusqu'à ce qu'un fils de roi ne découvre cette vive ensommeillée... Mais contrairement aux versions récentes, un baiser ne suffit pas à la réveiller...

  • Revisité par la plume décapante de Jean Pierre Kerloc'h, le texte traditionnel de Charles Perrault se redécouvre avec le plaisir d'une première fois.

    Truffé d'allusions étonnantes, d'expressions mordantes et inattendues, ce conte mis en scène avec force par Isabelle Chatellard fera le bonheur des grands comme des petits.

  • A sa naissance, les Sorcières du Monde se penchent sur le berceau de Yeghvala, et lui offrent des pouvoirs exceptionnels. Devenue adulte, elle tombe amoureuse d'un forgeron et l'ensorcèle pour qu'il la demande en mariage. Il découvre son secret et, effrayé de vivre avec une sorcière, il cherche à la brûler vive. Yeghvala s'enfuit. L'histoire d'amour magnifique d'une femme audacieuse et libérée !

  • " Il était une fois, et une fois suffit bien, un vieux, vieux bossu qui habitait le sud de la Chine. Après qu'une tempête eut dévasté son champ de bananiers, le vieux bossu prit soin d'une toute petite pousse qui grandit, grandit, grandit... et devint un jeune bananier. Ce qui était très étrange, c'est que sur ce bananier il n'y avait qu'un seul fruit, une seule banane. Et ce qui était encore plus étrange, c'est que cette banane s'est mise à grossir, grossir, grossir... Jusqu'au jour où une hirondelle est passée. Elle a picoré la peau et le fruit s'est ouvert. Dans la banane, il y avait un petit garçon... " Commence alors pour l'enfant du bananier une merveilleuse aventure à la recherche du remède qui guérira son père.

  • Il y avait une fois, près d'un village un peu perdu, un château sinistre où demeurait un seigneur dont la peau était à ce point couverte de poils qu'on ne savait plus trop s'il était homme ou bête...
    Fin connaisseur de la tradition orale, des Contes du temps d'avant Perrault, Jean-Jacques Fdida dépoussière nos classiques pour mieux en révéler saveur et face cachée. On redécouvrira ici, avec frisson et bonheur, à travers les séduisantes illustrations de Claude Cachin, l'histoire haletante de la septième épouse de Barbe bleue. Une héroïne d'une beauté à faire pendre les mâchoires et qui parvient toute seule à déjouer les diableries de son monstrueux mari.

  • La version antillaise du Petit Poucet ! Une histoire truculente et haute en couleur où le héros, Quatavoume, est plus ingénieux que jamais ! Le petit garçon a plus d'un tour dans son sac pour se jouer du terrible Compère Diable et sa femme Man Bouloukouni. Un suspense décuplé pour le plus grand plaisir des jeunes lecteurs.

  • Maître Otonashi, grand peintre du royaume, vit retiré auprès de la montagne qui inspire toute son oeuvre. Alors qu'il commence à perdre la vue, son disciple Mirzu remplace en cachette les toiles les plus récentes de son maître par les siennes, pour préserver l'honneur du grand artiste. Mais maître Otonashi est-il vraiment en train de perdre la vue ou simplement de révéler aux yeux de tous le talent de son élève?.
    Un magnifique conte de sagesse au pays du Soleil levant.

  • Clarinha vit sur l'île de Florès, Martim sur l'île de Terceira. Depuis leur naissance, ils sont promis l'un à l'autre mais ne se connaissent pas. Un jour, un autour - immense oiseau de proie - enlève Clarinha et la dépose sur l'île de Terceira où il va lui faire vivre de grandes épreuves. Avant que sa destinée se réalise enfin. Ce conte initiatique de Muriel Bloch aux accents féministes est d'une grande puissance philosophique.
    On retrouve ici Aurélia Fronty, ses tableaux aux couleurs profondes et aux motifs floraux délicats et ses personnages peints avec une grande finesse.

  • Dans un village, une femme vivait seule avec ses deux filles. Sa fille ainée lui ressemblait : laide et méchante. La petite, quant à elle, ressemblait à son père défunt : joyeuse et si belle ... Un soir de janvier, la mère, sans pitié, envoie la petite cueillir des violettes, un caprice de la grande. Dans la neige, la fillette rencontre douze hommes encapuchonnés : les douze mois de l'année...

  • Un conte original et peu connu, qui offre un univers d'une rare densité poétique.

    Une jeune fille tombe dans un puits et découvre l'univers étrande de Dame Hiver, à l'édredon magique...

    Nathalie Novi s'empare avec émotion de ce récit : elle y ajoute ses couleurs et sa part de rêve.

  • " en vérité, le prince n'a que dédain et mépris pour les filles d'ève.
    il se plaît à dire : elles sont inutiles. la meilleure d'entre elles est sotte. jamais je ne vivrai avec une femme ! et c'est justement devant le portail de son palais que la jeune fille arrive. les cheveux dissimulés dans la capuche du manteau, elle se fait annoncer comme un cavalier qui demande l'hospitalité pour trois nuits. le prince, homme bien né, accueille donc le cavalier, lui offre pour trois jours et trois nuits les appartements les plus luxueux de son palais...
    " s'ensuit une relation trouble et profonde qui pourrait bien changer la vie du prince...

  • Épuisé par une brume épaisse qui colle à la mer, Grand Jacques, le gardien de phare, a trop de travail. Il lui faut quelqu'un pour l'aider. Son message, porté par le vent et guidé par les goélands, arrive dans les mains de Petit Jean, un pêcheur sans le sou, mais hardi. Le gardien de phare a de la chance, le sang froid de son nouvel apprenti lui sera utile : le célèbre pirate à l'oeil crevé, Barbe Rousse, a prévu de lui rendre visite...

  • À la cour du grand Empereur, l'honorable petit Li Po ne veut plus étudier ses leçons ! On le gronde. Ne doit-il pas devenir un mandarin très savant comme son grand-père, avec robe de soie et manches brodées ?

    Mais petit Li Po rit, du haut de son cheval Yiyi, et s'enfuit sur le Fleuve Jaune. C'est sa seule réponse.

    [...] Combien de lunes se sont-elles succédées depuis le départ du poète ? Son souvenir est maintenant banni de la Cour. Dans l'immense bibliothèque du Palais, un nouvel élève étudie, étudie sans cesse. Qu'il est sage celui-là ! Or ce garçon si sérieux s'appelle Tou Fou !

    [...] À la sortie d'un bois épais, un soir d'automne, Tou Fou tombe sur le Puits des Chasseurs. Dans l'ombre, il cueille quelques noix fraîches. Il les partage avec un vieil homme, aveugle, qui se met à lui parler, avant même que Tou Fou ne lui pose des questions.

    - Oui, Li Po vous cherche... Il porte sur lui un rouleau de vos poèmes.

    L'aveugle sourit longuement :
    - Quand l'heure sera venue, vous vous retrouverez.


    Folie et grand vent, cheval à plein galop, Li Po s'enfuit de la cour de l'Empereur de Chine, pour gagner sa liberté et devenir poète. Quelques années plus tard, c'est au tour de Tou Fou de partir sur les routes, à la recherche de cet aîné tant admiré, qui sème derrière lui son appétit de vivre et les traces de son rire. Le parcours de Tou Fou se fait initiatique : au fil des rencontres, des évènements qui se dessinent devant lui (la guerre fait rage, les enfants sont égarés), il devient homme et poète. Et c'est finalement en rentrant chez lui qu'il rencontre celui après qui il a tant couru, Li Po, au rire fou.


    Phrases courtes et énergiques, écriture délicate, Françoise Kérisel dresse le portrait de ces deux poètes majeurs de la Chine du VIIIe siècle avec sensibilité. C'est notre première collaboration avec cette auteur à l'écriture ciselée, passionnée par l'Asie, les contes et la poésie.


    Le vent de liberté qui entraîne ces deux hommes sur les routes de la vie a séduit Martine Bourre aussi sûrement que la possibilité de représenter Tou Fou à cheval ! Elle s'est reconnue dans ces cavaliers impétueux et s'est lancée à l'assaut de cette histoire avec fougue. À l'encre rehaussée de vigoureux traits de peinture ou de morceaux de papiers découpés, elle plante un décor fort parce qu'elliptique, esquisses proches de l'art chinois, dont elle s'est beaucoup inspiré. C'est déjà le 17e livre de Martine Bourre chez Didier Jeunesse ! Elle nous étonne à chaque fois par sa capacité incroyable de renouvellement et la remise en question de ses techniques en fonction des textes...


    Un livre magnifique, célébration de l'amitié, de la vie, de la poésie... Un livre qui donne des envies de départ et de grandes chevauchées.

  • Ah! Qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! ...

    Mais, comme les autres chèvres, Blanquette rêvait de liberté...

    Le talent d'Eric Battut fait surgir toute la force de ce texte incontounable d'Alphonse Daudet.


    Prix Octogone 2000 Prix Gayant-Lecture 2000

  • Eric Battut en donne un éclairage contemporain preque théâtral. Une façon de se rapproprier un conte qui fait absolument partie de notre patrimoine culturel.

  • ce matin, le village s'emplit de l'agitation et des bruits habituels. nedjo le beau sort de sa case. sous les yeux enamourés de toutes les jeunes femmes, et sans un regard pour elles, il part à la conquête de la fille du roi qui reçoit ses prétendants.
    une danse lui suffit pour conquérir la belle dédaigneuse. mais le roi ne veut pas d'un gendre aussi sûr de lui. il impose une épreuve. face à lui, un pêcheur aux yeux clairs.
    qui des deux remportera le coeur de la belle oe

    amélie sarn-cantin nous offre-là une histoire profonde et sans complaisance, où la quête du pouvoir ne comble pas les coeurs. servie par les images puissantes de bertrand dubois, voilà un album fort et marquant.

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