David Reinharc

  • Un meurtrier s'introduit par le balcon chez une dame qu'il connaît, parce qu'elle est juive s'acharne sur elle avec une violence inouïe, la torture, la défigure, la frappe sauvagement à mort en récitant des sourates du Coran, et la défenestre. Circulez, il n'y a rien à voir ! Les instances, dans une posture répétitive, font d'un attentat islamiste un simple fait divers. La Justice s'empresse de psychiatriser l'assassin, qui, hospitalisé depuis, et sans traitement, devrait sortir en pleine liberté prochainement. Des intellectuels, chercheurs, universitaires, auteurs, praticiens de re´fe´rence, issus de champs de réflexion différents, ambitionnent ici, construisant une clinique du contemporain, de décrypter les signes, les symptômes, et les problématiques qui affleurent sous l'expression de la défaillance des instances censées être garantes du Symbolique et de la démocratie, et partant de la responsabilité du Sujet. Il s'agit ici de faire de cette tragédie un événement historique et de se demander, soixante-quinze ans après la destruction des Juifs d'Europe, mis « hors-monde », d'un Halimi à l'autre, d'Ilan à Sarah, et des enfants abattus à bout portant à l'entrée de leur école, à quel moment de l'évolution de notre culture, et de notre psyché collective, en France, nous en sommes.

  • Chine, mémoire en flammes

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    • David reinharc
    • 15 May 2009

    Pour un dialogue pluraliste et transculturel : une nouvelle aventure intellectuelle.
    Tel est le projet de ce livre : non point une clôture à l'événement récent des jeux Olympiques, mais le seuil d'une réflexion nouvelle. Depuis un millénaire, la Chine a connu trois rencontres manquées avec l'Occident :
    Les missionnaires du XVIIe siècle, les guerres de l'Opium (1839-1860), l'ouverture des années 1980.
    La mise en relation entre l'identité du soi et les particularités de l'Autre sont au coeur des questions de la troisième rencontre entre l'Occident et la Chine. Comment une culture peut-elle, dans sa connaissance de l'Autre et à la lumière d'une radicale différence, à la fois conserver son identité et acquérir une meilleure compréhension d'elle-même, de ses fondements, de ses valeurs ? Tel est le sens d'un véritable dialogue.
    Mais avec quel Autre dialoguer : celui de la philosophie, celui des intérêts économiques ou tout simplement celui d'un peuple et d'individus qui n'ont pas encore intégré leurs souffrances ni témoigné de leur Histoire ?
    CHINE -MÉMOIRE EN FLAMMES appelle à une réflexion nouvelle, personnelle et collective : quel peut être notre rôle dans cette rencontre ? Question décisive d'aujourd'hui et de demain.

  • L'islam radical est une arme de destruction massive

    Guy Millère

    • David reinharc
    • 15 February 2013

    Nous vivons une profonde et rapide recomposition du monde.
    Au coeur de cette recomposition, il y a le reflux de la puissance américaine, voulu par Barack Obama, et qui va sans doute s'accentuer au cours des années à venir. Ce reflux et ses conséquences restent très largement à analyser.
    Il y a, aussi, et cela accompagne ce reflux, une implosion du monde musulman et de l'islam lui-même.
    Et cette implosion constitue un continent immense, sombre, fracturé, lui-même fort peu exploré jusqu'à présent, même si les ouvrages sur le sujet se sont multipliés.
    Le livre que j'ai rédigé voici quelques mois avec Daniel Pipes, Face à l'islam radical, donnait des pistes et des repères destinés à servir cette exploration.
    Il me semble nécessaire d'aller plus loin.
    Il me semble indispensable de suivre tous les linéaments, toutes les lignes de faille.
    J'ai rassemblé ici quelques textes écrits au cours des trois dernières années qui représentent des pas dans cette direction. En les relisant, j'ai pu constater que, pour l'essentiel, je ne me suis pas trompé.
    G.M.

  • Agnon ; l'homme qui écrivait debout

    Jeanette Nezri

    • David reinharc
    • 20 January 2012

    Agnon. L'homme qui écrivait debout est à ce jour la seule biographie en français du Prix Nobel israélien de littérature.
    Agnon représente cette volonté féroce de reconstruire le monde juif d'autrefois.
    Dans son oeuvre se confrontent l'ancien et le moderne ; la langue biblique adaptée à celle du quotidien lui donne une dimension archéologique vivante.
    Tous les « affluents » vont vers Agnon, et la plupart des auteurs israéliens se réclament de lui.
    Jamais Agnon n'a cessé d'être au coeur des préoccupations et des débats. Monté en Israël au même moment que ses amis Martin Buber ou Gershom Scholem, il reste célébré par les écrivains des générations suivantes qui l'ont reconnu comme un maître, tels Aharon Appelfeld ou Amos Oz, et il a donné un contenu immense à sa propre formule : « La langue sacrée n'a pas dit son dernier mot. » Agnon chante l'aventure du peuple juif et, ce faisant, rend compte de celle de l'humanité entière.

  • Vous ne vivez pas ce que vous vivez, vous ne voyez pas ce que vous voyez : notre société est persuadée qu'il faut nous mettre à l'abri du réel, quitte à nous mentir sur lui.
    Dans le prolongement de sa lettre ouverte au président de la République, parue dans Les Échos en juillet 2010, Marie-Thérèse Bertini, PDG de MTB, société d'ingénierie logicielle, a décidé de raconter ce qu'elle vit, de décrire ce qu'elle voit. Pour la première fois, le patron d'une petite entreprise dénonce une implacable machine à fabriquer des chômeurs. Marie-Thérèse Bertini sait de quoi elle parle : elle dirige avec succès depuis plus de vingt-cinq ans une PME.
    Aussi est-elle bien placée pour fustiger les rouages de cette "fabrique" vouée à entretenir les gens en situation de chômage et pour prendre acte d'une société "malade du travail". Il n'y a pas seulement les 8 à 10% de chômeurs répertoriés, en effet, mais un système pervers qui empêche de mettre en regard d'un grand nombre d'emplois inoccupés les chômeurs à même de les exercer. L'urgence ? Réhabiliter la loi des réalités humaines des PME contre la loi de la finance pure des multinationales.
    Parier sur les hommes, y compris les chômeurs de longue durée, les seniors, les personnes en difficulté. Revenir au goût du beau métier. Marie-Thérèse Bertini lance un cri d'alarme et de colère dans l'espoir de lever les carcans qui interdisent toute réforme et changement de situation. Elle propose non seulement des solutions concrètes mais aussi une véritable éthique de l'emploi : un nouvel humanisme.

  • L'angoisse de la pomme au moment ou la branche cede

    Serge Farnel

    • David reinharc
    • 6 December 2021

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  • Devenir Feldenkrais : du shtetl à la méthode

    Philippe Banquet

    • David reinharc
    • 4 November 2021

    Moshe Feldenkrais est un maître du contrepied. Juif, né en 1904 dans un shtetl russe, il fuit la misère et les pogroms, seul, à quatorze ans, direction la Palestine. Il y survit en faisant le manoeuvre sur les chantiers du futur Tel Aviv. Il reprend ses études, invente une technique d'autodéfense, puis s'établit cartographe. On se dit ouf ! Le voilà tiré d'affaire. Pourtant il se lance, en France et sans parler la langue, dans un doctorat de physique. Devenu ingénieur, et l'une des premières ceintures noires de judo en Europe, il travaille avec les Joliot-Curie. La guerre éclate, le voilà en Ecosse, chercheur pour l'Amirauté anglaise. Blessé en jouant au football, la médecine ne peut rien pour lui ? Il se soigne lui-même, étudiant diverses sciences et explorant les mystères de son corps, jusqu'à retrouver l'usage du genou. Cette découverte des capacités du système nerveux, quand on renonce à dissocier corps et esprit, est à la base de ce qui deviendra sa méthode thérapeutique mondialement pratiquée, la « Méthode Feldenkrais ». Mais ceci est le début d'une autre histoire et la fin de ce récit, plein d'humour, de passion, et basé sur des faits authentiques.

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  • Il n'est jamais simple de publier à charge sur Hanouna : peurs - souvent irraisonnées - de son influence médiatique, de ses humeurs tempétueuses, de ses puissants protecteurs... C'est qu'en une décennie d'existence télévisuelle, son ascension a été irrésistible. Il s'est rendu incontournable, jusque dans les débats politiques et sociétaux, et tous les avenirs lui semblent désormais possibles. Et pourtant, aucune étude sur le fonctionnement même de ses émissions n'a cependant été réalisée. Surprenant paradoxe, quand on comprend à quel point Hanouna symbolise un changement complet de société depuis deux décennies : rejet de toute verticalité, omniprésence des réseaux sociaux, triomphe de l'infotainment, fin annoncée de la télévision... Alors qu'il fait paraître un livre au titre symptomatique "Ce que m'ont dit les Français", il est temps de se demander, à la manière du Roland Barthes des "Mythologies", ce que Hanouna dit de la France du XXIe siècle. Car en dépit de ce qu'il clame rituellement à la fin de chaque émission, la télé ce n'est pas que de la télé !

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  • Les catégories dans lesquelles nous sommes habitués à penser depuis des années ne nous permettent plus d'appréhender notre monde. Les économistes ramènent tout à leur discipline. Or ce n'est qu'une partie du vécu des populations. Les réactions très vives, aujourd'hui, dans l'ex-Europe de l'Est nous montrent que nous sommes face à un choc de civilisations qui n'est pas soluble dans l'économie. André Malraux écrivait : "La nature d'une civilisation, c'est ce qui s'agrège autour d'une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera." Pour échapper au choc des civilisations sur notre sol, dont l'islamisme radical est l'exemple le plus flagrant, il faut commencer par réhabiliter la réalité civilisationnelle de l'héritage judéo-chrétien européen. A l'évidence, la renaissance par l'esthétique chrétienne convoquée chez Chateaubriand fait aujourd'hui nécessité.

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  • La charité du cuivre

    Jean-Marc Boulenger De Hauteclocque

    • David reinharc
    • 9 January 2021

    Parvenu à l'âge de la maturité, Jules, communiste modèle, élu de la banlieue parisienne, s'est organisé une double vie à Cuba en profitant de ses missions de coopération. Profondément épris de sa fiancée Aitana, fervente adepte des religions afro-cubaines, il s'est laissé progressivement entraîner dans ces croyances, jusqu'au jour où, craignant de faire l'objet d'un envoûtement, saisi de panique, il abandonne brusquement son aimée. Quelques mois plus tard, apprenant fortuitement la maladie qui a frappé cette dernière, il décide de retourner dans la grande île pour tenter de la guérir. Ce sera le début d'une angoissante traversée des ténèbres faite de doutes, de voyances, de possessions, de redoutables épreuves initiatiques, à l'issue desquelles Jules finira par se révéler à lui-même. Nous gardons tous enfouis en nous l'heureuse frayeur des contes de fées ou l'étonnement devant le réel merveilleux. La Charité du cuivre renoue avec le rêve, le mystère et la peur et permet de retrouver le plaisir qu'il y a d'oublier que nous ployons sous le joug du tout-calculable, en retrouvant, en mille impressions fugitives, la magie de la littérature.

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  • Une grande voyage

    Michel Granek

    • David reinharc
    • 11 April 2022

    La Shoah a donné naissance (quelle impudence de dire que cette oeuvre de mort absolue pouvait donner naissance à quoi que ce soit, beau de surcroît) à d'immenses chefs-d'oeuvre littéraires et cinématographiques puis la veine s'est tarie, tout avait été dit sur cette abomination de l'histoire humaine, et par les rescapés eux-mêmes. Ne restait comme seule attitude que celle que l'on peut observer devant un mémorial, comme celui du Yad Vashem : silence et recueillement. La Shoah était la perfection du mal, il fallait la perfection de la littérature pour l'appréhender et la dire. On ne pouvait que répéter, mais en cette matière même répéter n'est pas à la portée du premier écrivain venu. Aux admirateurs de ces maîtres, et j'en suis un, fidèle et reconnaissant, il est inconvenant que des téméraires s'y essaient encore. Les maîtres avaient mis la barre très haut, le sujet est réservé à leurs émules qui ont traversé le chemin de la déportation, de la liberté au seuil des chambres à gaz, puis par la grâce d'un miracle, sont revenus à la vie, fort heureusement avec leurs souvenirs. Mais en reste-t-il, soixante-dix ans après, et combien seraient en mesure d'écrire ? Aujourd'hui, je veux dire à Michel Granek : « Merci d'avoir osé, vous avez ajouté une pierre à l'édifice. » Boualem Sansal

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  • Une guerre est ce moment particulier de haines et de souffrances, un " monde d'hommes " où l'on respire la poudre, où se devinent les lâchetés et l'héroïsme des combattants. À l'écart du champ de bataille, les femmes seraient-elles condamnées à n'être seulement que des veuves portant toute leur vie le deuil d'un frère, ou d'un mari, disparu ?
    Dans le vaste océan de livres consacrés à la guerre d'Algérie, les écrits de Jeanne Terracini apparaissent pourtant.
    Voici une oeuvre écrite et publiée par une femme pied-noir, qui s'exprime sous l'angle de la révolte et de la mélancolie, ou de l'obsession d'un passé perdu, celui de l'Algérie avant 1962 ( précision : il s'agit d'une oeuvre romanesque dont est évidemment absent tout parti-pris politique).
    Le regard sur le réel de Jeanne Terracini se forme et s'exerce à partir de certains héritages historiques, le rapport quasi-charnel à l'Algérie, et le refus d'une dispersion de la mémoire autour de ce temps colonial englouti.
    Evoquant la mort de sa mère, Jeanne Terracini dit qu'à l'exil, pourrait alors succédé une perte de mémoire, c'est-à-dire une mort symbolique : " Ces quartiers, ces rues, ces jardins, cette baie, cette mer, ce ciel couraient dans ses veines mêlés à ses peines, à ses espoirs, à ses joies. Toute l'activité qui l'avait portée s'estompait, se diluait dans l'écoulement de la mémoire sur cette arène où les morts abandonnent leurs jours comme des pierres sur des pierres. " Jeanne Terracini, née en 1911 dans une famille juive, et qui fut l'ami d'Albert Camus, fait revivre sa jeunesse algéroise dans Si bleu le ciel, si blanche la ville, (Albin Michel, 1996), laissant deviner les premières fissures de l'ère coloniale et la fin tragique de l'Algérie française.
    Mais il ne faudrait pas réduite l'oeuvre de Jeanne Terracini au contexte historique dans lequel elle fut écrite. Car l'art de la romancière dépasse les conjonctures sociologiques et historiques et dévoile des pans de l'existence que seul le roman est capable d'explorer, pour atteindre l'universel.
    Dans Une mère et son fils, par exemple, dont Aldo Naouri a dit qu'il s'agissait d'" un chef d'oeuvre de l'amour maternel... et les dégâts qu'il produit ! On a là l'illustration d'un idéal auquel il faut d'urgence tordre le cou ", Jeanne Terracini ose s'affronter à un sujet sulfureux et tabou : un fils peut-il devenir le pire adversaire de sa mère et réciproquement, d'éloignement en éloignement, une mère peut-elle renoncer à l'amour maternel ?

    La grande romancière Jeanne Terracini partage avec Albert Camus, son contemporain et ami, l'univers en miettes d'après guerre où l'individu cherche à tâtons des valeurs. Tragique et nihiliste, il devient tristement opaque, étranger à l'autre, à soi-même, à ses parents, au lecteur.

  • Retourne en Palestine !

    Samuel Nili

    • David reinharc
    • 10 January 2011

    S'il vous sied de croire que, déjà au Moyen-âge, mus par une pulsion dévastatrice, les Juifs empoisonnaient les puits, propageaient la peste et immolaient des enfants chrétiens par pure perversité ; si vous êtes certains que ce peuple de poètes, d'écrivains, de scientifiques et de philosophes n'a pour vocation que d'accomplir les hallucinants Protocoles des sages de Sion, inutile de lire ce livre, vous croirez encore à de la propagande sioniste. Si en revanche, vous êtes curieux de connaître le revers de la médaille, les dessous ( « dessous » parce qu'ensevelis sous des monceaux de mensonges ) des grandes et petites controverses qui alimentent le conflit israélo-palestinien depuis près d'un siècle, plongez dans cet ouvrage écrit avec un souci d'exactitude et non dénué d'une certaine effronterie, celle qui caresse l'évidence bien pensante à rebrousse-poil, et qui, à contre-courant des poncifs et des paresses de l'esprit, ne renonce pas.

  • Née sous X ; d'un enfer à l'autre

    Karine Corcos

    • David reinharc
    • 15 February 2013

    À neuf mois j'effectuais un saut dans une autre vie. Car je suis " née sous X ".
    Ce livre est l'histoire d'une quête, d'un destin que j'ai voulu infléchir, du corps à corps avec la mélancolie.
    Née sous X : c'est être confronté au silence, et à la froideur des assistantes sociales de la DASS.
    Elles savent tout mieux que vous : à peine commencées, je savais comment leur phrase allaient finir.
    Ce livre raconte le chemin qu'il m'a fallu parcourir dès lors que j'ai voulu récupérer ce qui m'appartient : ma parole, mon visage, mon histoire.
    Faire appel de la sentence que les autres ont délivrée sur moi sans mon consentement.

  • Existe-t-il une "fatalité" à la situation des banlieues ? Telle est la question à laquelle tente de répondre la directrice de cabinet nommée par Manuel Valls.

    Il se trouve pourtant que dans ces quartiers, encore desservis par la Poste malgré l'état des boîtes aux lettres, le taux de chômage est plus de deux fois supérieur à la moyenne, que le chômage des jeunes dépasse 40%, et que le pourcentage des ménages pauvres est deux fois plus élevé qu'ailleurs, ainsi que le taux d'illettrisme.

    Il se trouve aussi que le niveau d'insécurité dans ces quartiers est plus important que sur le reste du territoire avec, par exemple, un taux d'atteintes aux personnes supérieur de près de 6% par rapport à l'ensemble des zones urbaines en France, et qu'il y a deux fois moins de médecins, à titre de comparaison, en Seine-Saint-Denis que dans l'Hérault.

    Il n'y a pas de fatalité à cela. Et l'on ne peut pas renoncer à une part du territoire national et aux valeurs de cohésion sociale, d'unité nationale et de solidarité territoriale.

    Il ne s'agit pas de commisération, de compassion, de charité ou d'assistanat mais d'un investissement nécessaire en direction de la population la plus jeune, la plus dynamique, la plus capable de travailler à la construction de l'avenir de la France. Car il y a dans les banlieues un formidable capital humain.

    La République doit être partout, et pour tous, équilibrée, juste et équitable. Aucune politique ne peut être envisagée si elle ne s'inscrit pas dans un projet ambitieux pour notre jeunesse des quartiers.
    Il faut y rétablir le premier des droits, la sécurité avec le retour de la police de proximité.
    Il est déterminant d'engager en priorité la réforme de l'éducation nationale. Nous savons que là où l'école publique s'est dégradée, la république s'est retirée. Le renforcement de l'Ecole de la République est la condition de l'égalité.
    La seconde priorité est l'emploi. Il n'y a pas de reconnaissance sociale, pas davantage d'épanouissement individuel, ni d'élévation collective s'il n'y a pas d'emploi.
    Il s'agira enfin, et c'est la moindre des choses, de permettre aux femmes et aux hommes de ces territoires, en quête de travail, de participer à la modernisation de leurs quartiers. Ils devront être pleinement associés et même embauchés dans les projets que l'Etat et les collectivités territoriales viendront entreprendre.
    L'ultime défi, c'est la lutte contre les discriminations.
    La mixité sociale reste la meilleure réponse pour faire face à ce processus de ghettoïsation en cours d'accélération Les banlieues ne peuvent plus être le lieu du ban, le lieu de la désespérance, le lieu où toutes les inégalités sont autorisées.

  • Ce livre est d'abord le récit d'un médecin, Paul Benaïm, ayant exercé à Paris au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Il raconte le quotidien d'un praticien face à l'angoisse de la maladie et à la souffrance ; chaque entretien avec un patient est la rencontre concrète avec un seul et unique individu, avec son corps, son âge et sa propre histoire.

    Ce livre est un document sur l'état de la médecine en France : derrière la musique de ses rencontres, Paul Benaïm peint avec humour et lucidité l'univers médical et le quotidien du monde hospitalier.
    "Les trois vies d'Abraham B." est aussi une réflexion, un pamphlet, une comédie humaine riche et contrastée.

    Sans aucun tabou, l'auteur aborde des sujets essentiels : le cloisonnement rigide des spécialités qui peut aboutir à des catastrophes, l'aveuglement de certains "experts", les erreurs de diagnostic auxquelles aucun médecin n'échappe, les conséquences parfois funestes de la consultation par téléphone, la résistance du corps médical à la nouveauté, l'utilisation immodérée des techniques par certains médecins...
    Le Dr Benaïm aborde des sujets, à partir de sa pratique médicale, du plus vif intérêt pour tous les patients que nous sommes : les facteurs s'opposant au déclin des facultés intellectuelles et les "secrets" de la longévité.

    On y trouvera enfin des souvenirs d'enfance, un cortège de rencontres improbables, une galerie de portraits : Albert Camus, son professeur de français en classe de troisième, à Oran et qui lui fit un cadeau insolite , des patients les plus humbles aux plus célèbres, tels l'espion soviétique Léopold Trepper, Alain Poher, président du Sénat, Vitaly Kataev, le grand chef d'orchestre russe.
    Des rencontres aussi : Frédéric Pottecher, écrivain et chroniqueur judiciaire qui couvrit les grands procès du XXe siècle, et Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah. Des portraits encore, comme celui, émouvant, d'une infirmière, Julia Hériaud, à l'occasion duquel il rend hommage à la noblesse de son métier.

  • L'Etat de trop

    Fabien Ghez

    • David reinharc
    • 24 November 2010

    Tentant de servir le mieux qu'il peut d'implacable outil d'analyse et de vérité, ce livre développe une thèse scandaleuse et taboue, sur la base d'une enquête rigoureuse et d'un terrible examen factuel : et si Israël était l'Etat de trop que, dans une perspective quasi messianique, une partie du monde, dans l'indifférence générale voire une coupable indulgence, cherchait à rayer de la carte, pensant qu'une fois l'Etat hébreu effacé, un nouveau monde, brillant comme un diamant pur, se dessinerait ? Si l'on admet que dans l'Histoire, il n'y a pas que des happy end, si l'on part du postulat que le Candide de Voltaire n'avait pas nécessairement raison quand il répétait à satiété: « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », autrement dit si l'on prend acte qu'il y a aussi du tragique, alors la question se pose : l'Etat juif est-il devenu l'Etat-cible, l'Etat de trop ? et se pose aussi alors nécessairement, pour ce colosse aux pieds d'argile, dans les décennies ou les années à venir, la question de sa survie.
    L'auteur, argumentant sa thèse à l'aide de l'actualité et de l'expérience historique, tire la conséquence de la délégitimation ou de la diabolisation d'Israël jusqu'au bout, c'est-à dire jusqu'à ce que pourrait être le dénouement final : s'il y a déni au peuple juif d'un droit à exister comme un acteur libre et souverain dans l'arène internationale, alors Israël est menacé dans son existence même, et court le danger, selon lui, d'une Seconde Catastrophe.
    Il fallait un livre avec, chemin faisant, des analyses implacables, neuves et fécondes, qui fît entendre la voix de la raison et de la paix, qui ne tombât pas dans le travers des livres pro et contra. Et qui portât aussi son analyse, au-delà du contexte géopolitique ou religieux, sur l'attitude du monde réservée à un Etat en particulier, depuis sa création. Le constat est cruel : au fil des ans, le conflit qui ensanglante la Terre Sainte a cristallisé autour d'Israël une telle haine mondiale qu'il est possible de se demander si aujourd'hui, il n'est pas trop tard pour espérer un dénouement pacifié.

  • Notre époque est marquée par un bouleversement radical qui affecte l'être profond de notre pays et, au-delà de lui, de notre aire de civilisation.
    Jamais sans doute dans leur histoire il n'y eut de changement aussi profond, rapide et lourd de conséquences que celui que nous connaissons actuellement, que ce soit sur le plan démographique, le cadre institutionnel et politique, la civilité ou les valeurs culturelles.
    Or ce qui advient, malgré ou sans doute plutôt à cause de son importance inouïe, est tantôt soigneusement gommé, voilé, nié, puis, brusquement, présenté comme nécessaire, souhaitable et inévitable par un complexe médiatico-politique qui n'a jamais été aussi monolithique, omniprésent, pesant et exclusivement tourné vers la justification idéologique.

    Dans ce contexte, la seule voie qui reste à la différence, à la raison, à la liberté de dire non ou au moins de demander pourquoi ? est celle de la dissidence et chaque voix dissidente est précieuse.
    Les cahiers de l'in-nocence sont une de ces voix rares, ténues, rendues presque inaudibles par le silence, quand elles ne sont pas clouées au pilori de l'infamie.

    Renaud Camus, écrivain, est président du parti de l'In-nocence. Il vient de publier Décivilisation (Fayard) et Le Grand Remplacement (David Reinharc).

    Emmanuel Carrère est écrivain. Il a publié récemment D'autres vies que la mienne (P.O.L.) et Limonov (P.O.L., prix Renaudot).
    Michel Francesconi est écrivain. Il a notamment publié le roman La vitesse à laquelle nous oublions est stupéfiante (Éditions Ad libris).
    Richard Millet est écrivain, membre du comité de lecture des Éditions Gallimard.
    Il a publié récemment Arguments d'un désespoir contemporain (Hermann) et Fatigue du sens (Pierre-Guillaume de Roux).
    Xavier Raufer, criminologue réputé, enseignant en France et en Chine, conseiller de diverses instances nationales et internationales, directeur de collection est l'auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier, Quelles guerres après Oussama ben Laden ?, vient de paraître chez Plon.
    Robert Redeker est philosophe. Il a publié récemment Yes we can (slogan électoral) (Pleins Feux) et Egobody. La fabrique de l'homme nouveau (Fayard).

  • Ouvrage traduit avec le concours du Centre national du livre.

    J'avais quinze ans quand l'un de mes camarades de classe me demanda, en cours d'histoire, si j'étais apparentée à « ce Himmler-là ». Je dis oui, avec une boule dans la gorge. Je savais qui avait été Heinrich Himmler, mon grand-oncle.
    Je savais que cet « assassin du siècle » était responsable de l'anéantissement des Juifs d'Europe et du meurtre de millions d'autres personnes. Dès mon enfance, mes parents m'avaient procuré des livres sur l'époque nazie. Bouleversée, je découvrais en pleurant l'échec de la révolte du ghetto de Varsovie, le destin des émigrants, leur combat pour survivre, les enfants cachés. Plus tard, tout au long de mes études de politologie, le passé allemand constitua l'un des principaux thèmes de mes recherches. J'évitais cependant de me pencher sur ma propre famille.

    Katrin Himmler mène une enquête passionnante, qu'elle dédie à son fils, né de son union avec le descendant d'une famille juive survivante du ghetto de Varsovie. Sans jamais se départir de son questionnement personnel, l'auteur démonte l'histoire familiale et replace le personnage du Reichsführer, maître absolu de la SS et architecte de la « Solution finale », dans le contexte d'une « bonne famille » de la bourgeoisie allemande, attachée à la culture et aux valeurs traditionnelles, comme tant d'autres qui ont soutenu, plus ou moins activement, le régime de terreur du Troisième Reich.

  • Le monde musulman est en guerre avec lui-même.
    Le « printemps arabe » fantasmé par certains a pris les contours d'une offensive islamiste qui ne cesse de s'épandre.
    La plupart des analyses géopolitiques menées ces dernières décennies semblent devenir obsolètes.
    En un temps de changements politiques cruciaux en France, en Europe et en Amérique du Nord, il est d'une extrême urgence de se donner les moyens de déchiffrer lucidement ce qui se joue et de poser les questions qui doivent l'être.
    L'offensive islamiste en cours est-elle destinée à se poursuivre ? Constitue-t-elle une menace planétaire ? Les dirigeants occidentaux ont-ils pris la mesure du danger auquel nous sommes confrontés ? Comment sortir de l'inertie et de l'aveuglement qui règnent encore?
    Daniel Pipes a écrit : « l'islam radical est le problème, l'islam modéré st la solution ». Guy Millière utilise lui-même souvent la formule. C'est dans cette perspective qu'ils proposent ici des réponses. Incisives. Claires. Tranchées. Eloignées du politiquement correct comme des caricatures hâtives.

  • La crise économique aujourd'hui est aussi une crise morale et philosophique. C'est l'objet de cet essai qui propose, sous forme d'un cocktail idéologique explosif, une mutation de la civilisation.

    Il y est question de l'être universel, de la rencontre, de l'espace de la ville qui libère les corps mais aussi de la laïcité comme gage d'un nouvel humanisme mobilisateur, de la cité des femmes comme avenir de l'humanité. Il y est question de VIème République, de Sénat philosophique, de distinguer le marchand et le non-marchand, de service civique obligatoire, de nouveaux droits et de devoirs.

    La bataille se situe entre ceux pour qui la France est un concept en construction, la République métissée un horizon, le monde un territoire à partager et ceux, incarnés par Le Pen ou les islamistes, dont le projet est la fermeture, la clôture, le ressentiment, la haine de l'autre.

    Il est urgent de penser et de penser dans l'urgence, nous avons cinq années pour y parvenir, pour réussir. La Vème est au bout du rouleau, le lien social est en lambeaux, les élites politico-médiatiques divorcées des citoyens.

    Changeons de paradigme.

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