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  • La mondialisation ne date pas du temps présent : c'est un processus multiséculaire qui a connu une première phase dès les XVIe-XVIIIe siècles, sous l'égide et au profit des Européens de l'Ouest - États et cités portuaires, avec leurs bourgeoisies marchandes comme acteurs majeurs.

  • Rappelons que les débats religieux et politiques restent vifs à ce sujet quand on évoque ce que certains perçoivent comme un changement de civilisation et la fi n d'un âge d'or, sans oublier les discussions, passées et présentes, sur la place que Landévennec devrait avoir dans la culture bretonne. Autant d'éléments que le Centre de recherche bretonne et celtique et la communauté bénédictine ont souhaité mieux faire connaître par un colloque qui a réuni, du 6 au 8 juin 2018, une trentaine de chercheurs dont les contributions sont rassemblées dans ce volume richement illustré, sous la direction d'Yves Coativy, professeur d'histoire médiévale à l'université de Bretagne Occidentale et membre du CRBC.

  • Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Si la partie occidentale de la péninsule est la mieux représentée - cinq des neuf textes sont consacrés aux Osismes - , les thèmes examinés dans la livraison sont très variés : la structure urbaine et l'aqueduc de Carhaix ; les pratiques alimentaires des habitants de Rezé ; une association de citoyens romains en territoire osisme ; un bâtiment rural dont la typologie pose des problèmes d'analyse fonctionnelle ; le culte de Jupiter chez les Pictons ; une nécropole tardive aménagée près d'un tumulus de l'âge du Bronze ; le mobilier métallique récemment découvert près d'une importante villa riédone.
    Le volume s'achève par une réflexion sur l'historiographie des cités de l'Ouest.

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  • En 1923 René-Yves Creston est l'un des fondateurs du mouvement artistique des Seiz Breur qu'il animera avec Jeanne Malivel dont il a fait la connaissance à Paris. Sur un chalutier de Fécamp, il participe à différentes campagnes de pêche qui le conduisent dans le Grand Nord. En 1933, le voilà au Groenland sur le "Pourquoi-Pas ?" dans l'expédition du commandant Charcot dont il est le peintre officiel.
    Chargé de mission au musée de l'Homme, il effectue un voyage d'étude aux îles Féroé et en Islande en 1939, année où il obtient un diplôme d'études supérieures d'anthropologie et d'ethnologie.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains mettent en avant ses actes de résistances au sein du réseau du musée de l'Homme, d'autres reprochent ses liens avec des militants nationalistes, des articles dans "l'Heure Bretonne", ou sa participation à "l'Institut Celtique de Bretagne".
    Au lendemain du conflit, Creston intègre le CNRS en 1949, reprend ses recherches sur le costume breton et poursuit ses travaux sur l'ethnologie maritime qui le conduisent à Naples et en Sicile.
    Dans les années 1950 il participe à la rénovation des musées de Quimper et de Rennes avant d'occuper le poste de conservateur de celui de Saint-Brieuc jusqu'à son décès en 1964 à Étables-sur-Mer.
    Toute sa vie, Creston demeurera un artiste (peintre, illustrateur, céramiste...), mais aussi un militant qui le voit présider l'association "Ar Falz" à partir de 1961.
    Si l'on ajoute son intérêt pour l'archéologie sous-marine, on prend la mesure de l'activité débordante et éclectique de celui qui, en France, est par ailleurs un acteur marquant du passage du folklore à l'ethnologie du proche.

  • Il ne s'agit pas ici de "revisiter" -terme à la mode- l'oeuvre, mais de la réviser dans sa transcription, sa traduction, sa présentation.
    Yves Le Berre reprend les trois éditions originales et les compare à la traduction établie en 1888 par Émile Ernault.
    Ce qui lui permet d'entrer en compréhension avec l'oeuvre, son auteur, son public, les acteurs qui la jouaient.
    Cette oeuvre a en effet été vivante, jouée à de nombreuses reprises : on y trouve une dramaturgie, des personnages dont certains possèdent une véritable épaisseur psychologique, du tragique mais aussi du comique, bref tous les ingrédients qui appartiennent déjà au théâtre moderne.
    Le mérite d'Yves Le Berre, mettant en regard texte breton et texte français, est de donner à sentir l'humanité profonde du texte.

  • Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Si la partie occidentale de la péninsule est la mieux représentée - cinq des neuf textes sont consacrés aux Osismes - , les thèmes examinés dans la livraison sont très variés : la structure urbaine et l'aqueduc de Carhaix ; les pratiques alimentaires des habitants de Rezé ; une association de citoyens romains en territoire osisme ; un bâtiment rural dont la typologie pose des problèmes d'analyse fonctionnelle ; le culte de Jupiter chez les Pictons ; une nécropole tardive aménagée près d'un tumulus de l'âge du Bronze ; le mobilier métallique récemment découvert près d'une importante villa riédone.
    Le volume s'achève par une réflexion sur l'historiographie des cités de l'Ouest.

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  • "Me zo gañnet é kreiz er mor" (Je suis né au milieu de la mer)... Il y a quelque chose de fascinant à constater que le poète breton Jean-Pierre Calloc'h (1888-1917), originaire de l'île de Groix, tué par u n éclat d'obus lors de la Grande Guerre, a survécu dans la mémoire populaire grâce à ces quelques mots de l'une des pièces de son recueil posthume "Ar en deulin" (À genoux).

    Grâce surtout, faudrait-il dire, à leur mise en chanson, depuis la composition originale de Jef Le Penven en 1942 jusqu'aux arrangements les plus modernes du début du XXIème siècle, en passant par l'interprétation culte de Gilles Servat en 1972.
    Cette réduction à quelques notes musicales consensuelles est sans doute la conséquence logique du conflit des interprétations auquel Calloc'h a donné lieu dès le lendemain de sa mort.
    Dans les débats politiques, religieux ou littéraires, il est devenu tantôt un emblème, tantôt un repoussoir, en toute hypothèse un signe de contradiction d'autant plus inévitable qu'il avait, de son vivant, cultivé les ambiguïtés.
    En confrontant les mythes ainsi forgés à ce que l'on peut savoir aujourd'hui de la réalité qu'ils recouvrent, ce livre ne se propose pas seulement de restaurer la complexité d'un itinéraire, il entend montrer aussi comment se fabrique un destin.

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  • Construire un pays

    Daniel Le Couedic

    • Crbc
    • 2 December 2020
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  • Cette dixième livraison de la revue Aremorica. Études sur l'ouest de la Gaule romaine est constituée pour l'essentiel de contributions présentées lors de la journée d'étude de Valognes (Manche), le 6 avril 2018, ce qui explique la prééminence des sites de l'actuelle Normandie, qui sont l'objet de cinq des huit articles, les trois autres portant sur la péninsule armoricaine.

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  • Ce volume rassemble les actes de la deuxième journée d'étude sur l'ouest de la Gaule romaine, qui s'est tenues à Carhaix, le 08 septembre 2006, à l'initiative conjointe du CRBC (UBO) et du service régional de l'archéologie de Rennes.
    Les huit contributions publiées offrent des approches très diverses de l'actualité de la recherche archéologique régionale : études de mobilier, rapports intermédiaires de fouilles en cours, bilans de programme de recherches parvenus à leur terme, mise au point sur les dossiers documentaires.

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  • La Bataille de Kerguidu de Lan Inisan paraît aujourd'hui pour la première fois en édition bilingue.
    Cette nouvelle édition destinée aussi bien aux bretonnants, qu'aux non bretonnants se veut également un éclairage sur une société désormais disparue mais dont l'esprit et les valeurs, en ce qu'elles sont universelles, nous ont fortement marqués.

    La Bataille de Kerguidu, ce best-seller du quart du XIXe siècle a assuré à son auteur, Dom Lan Inisan une place de choix dans la littérature de langue bretonne.
    Livre profane mais pétri de bons sentiments, Emgann Kergidu est une défense et illustration de ce que doit rester la société bretonne face à la Révolution, à la Commune, à la République : fidèle à ses ancêtres, au Roi, à Dieu et à ses prêtres. Et pour persuader ses lecteurs d'adhérer à sa cause, l'ecclésiastique ne recule devant rien : invraisemblances, erreurs historiques quand ce n'est falsification délibérée de la réalité, exagérations apiques, chauvinisme... Mais le lecteur lui pardonne sa mauvaise foi car il sait si bien raconter ses histoires, son Histoire.

  • De nombreux mouvements, en Europe et ailleurs, obligent aujourd'hui à réévaluer les rapports entre région et nation, entre "centre " et "non-centre". Ce problème se posait déjà en France sous l'Ancien Régime mais il est devenu plus aigu depuis la Révolution française et pourrait devenir l'une des questions clefs du XXIe siècle, jouant pour ou contre la démocratie.

    Encore faut-il savoir ce qu'est un peuple. La notion est centrale, complexe et parfois ambiguë. Elle implique la mise en évidence de liens affectifs et esthétiques entre un espace et sa population et la recherche de modes de relations entre eux, mais peut aller jusqu'à l'expression du désir de former une nation apte à se doter d'un État. Il y a là en définitive un ensemble de processus de nature politique.

    La Bretagne est à cet égard un précieux observatoire. Il faut départiculariser l'objet Bretagne sans le dissoudre, retracer le développement régionaliste et nationaliste de l'idée bretonne aux XIXe et XXe siècles, en Bretagne et au-delà, confronter cette idée avec l'essor du celtisme, notamment en France et en Grande-Bretagne, mettre en évidence ce qui distingue cet ensemble de la vision universaliste française de la nation.
    Tel est l'objet des études rassemblées ici.

  • Cet ouvrage est le fruit du colloque international Bretagne-Monde Anglophone : Bretagne - Irlande, qui s'est tenu à l'Université de Bretagne Sud les 13 et 14 juin 2014.
    Cette manifestation s'inscrivait dans la continuité des premières rencontres BMA organisées par le CRBC à Brest et Quimper en 2012. Elle avait pour objectifs de s'intéresser aux liens culturels historiques et contemporains qui contribuent à la richesse des échanges et du dialogue entre la Bretagne et l'Irlande, et d'engager des analyses comparées des situations économiques, sociales et linguistiques de territoires qui, au-delà de capillarités mutuellement enrichissantes, posent des problématiques comparables. Les actes sont divisés en deux chapitres : "des origines à la post-modernité" et "capillarité artistiques et culturelles".

  • Les sept contributions réunies ici proposent des approches variées de la recherche archéologique dans le grand Ouest.
    Sont considérés des chefs-lieux de cités (Jublains et Corseul), le territoire d'une vaste commune sur lequel s'est développée une agglomération secondaire (Guérande), une villa (Taden) et une nécropole tardo-antique (Saint-Marcel).
    Ces articles sont complétés par un bilan de la recherche récente sur la sculpture romaine dans l'Ouest et un travail sur l'utilisation des ordres d'architecture en Gaule.

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  • Ce vingtième numéro est un numéro anniversaire.
    Il regroupe les contributions des trois journées de séminaire de l'année 2014, une rubrique consacrée à l'actualité de la recherche et propose des index reprenant l'ensemble des articles parus depuis le premier numéro de La Bretagne Linguistique sorti en 1985.
    La revue La Bretagne Linguistique diffuse les recherches du "Groupe de recherche sur l'économie linguistique de la Bretagne" (GRELB) et est le reflet de cet espace d'échange autour des pratiques et des représentations linguistiques en Bretagne. Il porte principalement sur la langue bretonne, mais s'intéresse aussi, d'une part, aux autres langues pratiquées en Bretagne, et d'autre part, aux autres langues celtiques modernes ou anciennes, aux autres langues régionales de France, d'Europe ou du monde permettant d'éclairer la situation linguistique bretonne.
    Depuis 1985, la revue propose des articles de linguistique, sociolinguistique, dialectologie, toponymie, littérature, etc., sélectionnés par un conseil scientifique international et un comité de lecture.

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  • Le Barzaz-Breiz a pris toute la place dans l'étude de la vie et de l'oeuvre de La Villemarqué : la presse, les chercheurs, tout le débat s'est focalisé sur l'ouvrage et sur la question de l'authenticité de son contenu.
    Or le Barzaz-Breiz n'est qu'un élément dans un ensemble où il est sans doute hypertrophié : "Singulière fortune de ce recueil de chansons joie, douleurs (...) honneurs et dénigrement, il n'avait mérité ni cet excès d'honneur ni cette indignité" écrivit La Villemarqué sur son propre exemplaire.
    Dans le cadre des commémorations liées au bicentenaire de sa naissance, retenues au titre des célébrations nationales par le ministère de la Culture, le présent ouvrage collectif répond à ce paragraphe testamentaire : d'une part, une place originale est réservée au Barzaz Breizh par un CD qui donne à entendre des réinterprétations de chants qu'il contient, et d'autre part, les contributions écrites proposent de décentrer le regard, de l'élargir pour mieux considérer l'oeuvre de La Villemarqué dans sa totalité.
    La volonté est donc née de rassembler des chercheurs, spécialistes de La Villemarqué et précisément du Barzaz-Breiz, ou de divers domaines qui permettent de nouvelles approches de l'homme en tant qu'auteur et animateur de diverses institutions.

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  • Ethnologie du proche. Le syntagme semble résonner avec un écho d'autant plus fort que tout apprenti ethnologue se frotte très rapidement à ce qui, avec le terrain, demeure l'un de ses marqueurs au-delà des lignes de faille propres à toute discipline : la question de l'altérité / altérisation et, ce faisant, celle de la juste ou de la bonne distance entre les acteurs en situation ethnographique.
    Renvoyant explicitement à une inscription spatiale ou à une proximité sociale, le qualificatif de proche suggère tout autant, plus ou moins implicitement d'ailleurs, le «grand partage» disqualifié scientifiquement mais demeuré sous-jacent. Communément admises, ces deux acceptions plaident ainsi, à première vue, en faveur d'un potentiel d'efficacité d'une expression gagée sur l'apparente simplicité d'une évidence.
    /> Possiblement investie de cette double identification qui offre de jouer sur le registre habituel des oppositions et des complémentarités - l'ethnologie du proche comme ethnologie en France et de la France, et par extension en Europe de l'Europe / l'ethnologie du proche comme antonyme des ethnologies appliquées aux ailleurs ou en leur provenance, elle a été nourrie des sollicitations variées : soit qu'on l'utilise aux fins de distinguer dans la trajectoire d'un de ses acteurs une appropriation du terrain métropolitain après son détour par le lointain, soit qu'on invoque pour cadrer et borner, souvent à minima, le périmètre d'un «chez soi» promu à travers des objets donnés familiers et les regards, forcément distanciés, qui leur sont apportés.

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  • Pour ses partisans, au tournant du XIXe et du XXe siècle, la République était un régime. Pour les "populations fanatiques et cléricales du Léon", comme le qualifiait en 1888 le préfet du Finistère, elle était une doctrine, hostile à leurs croyances et à leurs coutumes.
    On verra comment, la restauration de la monarchie devenant de plus en plus improbable, les jeunes prêtres de la génération Léon XIII, qui faisaient en effet l'opinion dans les campagnes du Léon - moins en Cornouaille ou en Trégor - se sont ralliés au régime républicain pour essayer de le transformer de l'intérieur, tout en développant un puissant réseau d'oeuvres sociales afin d'accompagner le progrès tout en gardant le contrôle.
    On verra également l'action énergique menée à Brest, ville militaire et ouvrière, par le curé de l'emblématique paroisse Saint-Louis, l'abbé Roull, dans un jeu triangulaire complexe entre catholiques, libéraux et socialistes.
    Avec, au bout du compte, les premiers signes - l'avènement d'un militantisme féminin autonome, par exemple - d'un effet paradoxal de cette stratégie contre-sociale : la modernisation interne d'un catholicisme qui s'était promis de catholiciser la modernité.

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