Confluences

  • Les Mots d'Aliénor est conçu comme un abécédaire recueillant et interprétant les différents aspects de la vie et de l'héritage d'Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), successivement reine de France puis d'Angleterre.
    Pour bien comprendre l'envergure et le rayonnement d'une des plus importantes figures de l'Histoire de France, il faut aussi faire connaissance avec son lignage, ses maris, ses enfants, ses contemporains (rois, reines, empereurs, troubadours, écrivains, religieux...), et ses descendants.
    Aliénor est ce que l'on pourrait appeler une femme-siècle, de ce XIIe siècle qui fut par bien des aspects la première Renaissance de l'Europe du Moyen Âge.
    Avec ce recueil de notices synthétiques (Aliénor, Bernard de Ventadour, Blanche de Castille, Cathédrale Saint- Pierre, Poitiers, Guillaume IX d'Aquitaine, Richard Coeur de Lion, Territoires, Résidences, etc), le lecteur pourra, à son rythme, faire progressivement connaissance avec Aliénor, revenir à loisir sur tel aspect de sa personnalité ou tel événement de son existence, sur tel membre de sa famille, sur tel de ses contemporains.
    Il pourra ainsi découvrir la profondeur et l'amplitude du personnage. L'ouvrage est accompagné d'illustrations, d'un précieux index et d'une chronologie très détaillée, qui renouvellent nos connaissances de cette époque et de ses figures majeures.

  • Le Périgord possède un important patrimoine d'oeuvres peintes sur les murs de ses églises, de ses châteaux ou de ses maisons privées. Ce patrimoine prend place à la fois dans des monuments majeurs et dans des sites plus discrets en milieu urbain comme en pleine campagne. Ce présent ouvrage propose un inventaire inédit des peintures murales du Périgord, avec pas moins de 176 sites recensés, allant des grands cycles complets aux vestiges plus fugaces sans oublier les litres funéraires. Plusieurs sites d'intérêt majeur y font l'objet d'une étude particulière, comme les églises de Saint-Méard-de-Drône, Soulaures ou Besse, ou encore les châteaux de la Jaubertie ou de Belvès. Les autres sites bénéficient d'une notice aussi complète que possible en fonction de l'état des peintures et des études réalisées. Les peintures retracent dans ces églises périgourdines de nombreux épisodes du Nouveau Testament. Les scènes profanes ne sont pas en reste. Enfin, des armoiries familiales ou encore des trompe-l'oeil dans des demeures d'agrément sont à dénombrer dans cet immense patrimoine mural périgourdin. Avec des bornes chronologiques allant du Xe au XXe siècle, cet ouvrage ne néglige pas les oeuvres plus contemporaines comme celles figurant dans l'école d'Atur. Nous redécouvrons ces dernières années de nombreuses peintures murales, souvent occultées aux siècles passés par des questions de modes, de changement de philosophie religieuse ou par des restaurations malheureuses. Elles sont à la fois simples, belles, signifiantes et justes. Désormais restaurées avec beaucoup de soin et de compétence, elles rayonnent à nouveau, suscitant curiosité et admiration, questions et réponses. À travers une iconographie si diverse, elles sont un témoin fragile et précieux du passé qui reflète des croyances, des peurs et des modes de pensées différents de ceux d'aujourd'hui. Si elles incarnent l'Histoire, elles reflètent aussi les histoires des hommes et des femmes du passé. De cet ouvrage à la fois savant et destiné à un public élargi, très abondamment illustré, les lecteurs périgourdins et les nombreux visiteurs de la Dordogne tireront à la fois une connaissance approfondie de ce patrimoine et l'envie de (re)venir le visiter.

  • Répondant à une commande de la Ville Bordeaux, le grand photographe Bernard Plossu a réalisé 35 photographies dans les cinq principaux musées de la ville, le CAPC musée d'art contemporain, le musée des Beaux Arts, le musée des Arts décoratifs et du design, le musée d'Aquitaine et le museum d'Histoire naturelle. Toujours dans son esprit, trouvant dans la banalité des choses l'essence de la photographie, Plossu nous livre un reportage plein de finesse et d'improbables rencontres. Ce travail a été montré à Arrêt sur l'image galerie et sur les grilles du Jardin public à Bordeaux.
    Jean-Marie Planes, parallèlement, nous propose un texte où le cinéma (une des passions de Plossu) et les musées apparaissent comme des vecteurs de découvertes et d'apprentissage.
    Pas tout à fait un guide, pas tout à fait un beau livre, une promenade littéraire et photographique dans les musées de Bordeaux

  • De la garbure au confit et à la daube, de la morue au cèpe, mais encore de la poule au pot à la tourtière, « manger Sud-Ouest », c'est visiter par le palais un pays dont l'identité est fonction de la sensibilité de chacun. Pays qui se déploie le long de la Garonne et du canal du Midi ; pays de langue d'oc, celui des festayres entre Mont-de-Marsan et Béziers ; pays qui s'organise autour des deux capitales complémentaires, Bordeaux et Toulouse. Le Pays basque en fait ou non partie, selon ses humeurs politiques. Et l'Espagne pointe toujours ses cornes, comme un horizon familier.
    La cuisine du Sud-Ouest est à l'image de ce pays. Elle relève moins de la tradition que de l'histoire et de l'esprit d'invention. Pour la comprendre, il y faut de la curiosité et un goût prononcé du voyage : suivre ses évolutions, ses innovations, ses utopies, la bouche ouverte et l'esprit libre.
    C'est ce à quoi s'emploie cet ouvrage, sérieux et jouissif, épicurien et plein d'enseignements. De récits en anecdotes, de témoignages en recettes, Christian Coulon s'attarde, parmi d'autres « incontournables », sur l'ail qui « règne de la Gascogne à la Provence », le cassoulet, « monument de la gastronomie languedocienne », ou encore le foie gras qui « représente un mythe fondateur de notre être physique et bien sûr culturel ».
    Défenseur d'une gastronomie vivante et ouverte sur le monde, ce livre, publié avec un grand succès il y a preque vingt ans, a été revu et augmenté pour cette édition de poche.

  • « Plongé dans ce qu'on a nommé «la musique classique du XXe siècle» dès le plus jeune âge, j'ai fini par rendre compte de cette singulière histoire. Journaliste puis reporter, j'ai même été jusqu'à partager cette passion en organisant des concerts ».
    C'est cet itinéraire que ce livre rapporte, en privilégiant les rencontres et les surprises et les cocasseries de la vie.
    Partant de là, Philippe Méziat et Emmanuelle Debur retracent 160 ans d'histoire du jazz à Bordeaux, Bayonne et dans l'ensemble de la région. A partir des années 1950, la découverte des Hots clubs, un concert de Duke Ellington, puis la présence d'autres grandes figures du jazz à Bordeaux.
    C'est plus tard, dans les années 1970, la grande aventure de Sigma, les débuts d'Uzeste Musical ou de Jazz in Marciac, et les portraits de disquaire, de graphistes, de musiciens qui font vivre le jazz dans le Sud Ouest. Après 1990, devenu critique jazz à Sud Ouest et à Jazz Magazine, Philippe Méziat suit tous les événements en région et rencontre les musiciens importants qui viennent jouer dans la région. Il crée, avec Philippe Brenot, le Bordeaux Jazz Festival dans les années 2000.
    Abondamment illustré, le livre navigue ainsi entre les souvenirs de Philippe Méziat et le travail historique d'Emmanuelle Debur, pour nous faire revivre une magnifique aventure musicale.

  • Utilisant le genre littéraire de la correspondance, Bernard Manciet, dans ces Lettres, prenant prétexte de l'arrivée d'un nouveau gendre, venant du nord, dans la famille, nous fait une extraordinaire description du pays landais, à travers sa gastronomie, sa cuisine, entre pins et sables, épices et aromates : « Mon cher fils, Vous vous êtes hasardé à prendre ma fille pour épouse, vous êtes l'enfant du Septentrion, et vous apprêtez maintenant à venir dîner sous notre vieux toit un peu comme chez Philémon et Baucis.
    Prenez votre courage à deux mains. Vous aurez appris toute l'aridité, la misère et le dénuement des Landes de Gascogne. Publiés une première fois en ouverture du Cuisiner landais, ces textes méconnus et éblouissants sont aujourd'hui publiés en un petit volume.

  • Revisiter Bordeaux à quatorze moments significatifs de son histoire, tel est le but de ces Portraits. Le lecteur est invité à arpenter ses rues, à découvrir ses monuments, à participer à ses turbulences, à comprendre ses faiblesses et à admirer ses succès, bref, à s'immerger pour un instant dans la vie d'une cité aux réussites inégales qui s'est néanmoins imposée depuis l'Antiquité comme une grande capitale au destin changeant selon les époques, mais toujours original.
    Cet arrêt dans le temps et sur image vise à retrouver les réalités de la ville telle que les contemporains ont pu les vivre : des contraintes matérielles les plus ordinaires aux plus belles manifestations de l'art et de l'esprit.
    Une telle approche explique le choix d'une recherche poussée de la documentation iconographique sur laquelle vient se greffer un texte qui l'explicite plus qu'il ne la commente. Ce livre de documents et d'images se veut destiné à un large public, des Bordelais curieux d'en savoir plus jusqu'aux visiteurs parfois venus de loin, désireux d'emporter un souvenir documenté et agréable des monuments et du pa ysage urbain qu'ils auront courtement découverts.

  • Plus qu'un simple recueil de recettes, des plus simples aux plus subtiles, Le Cuisinier landais est un hymne vibrant aux plaisirs de la table et la consécration de ce qui fait la richesse de la cuisine et de la civilisation traditionnelles des pays landais.
    Paru en 1893, constamment réédité depuis, il est, pour chaque nouvelle génération d'amateurs de gastronomie et de littérature, l'occasion de se plonger dans un monde de saveurs et d'odeurs infinies. On y découvre, à travers une langue précise et savoureuse, truffes et ragouts, gibiers et lamproies, rognons de veaux ou nougats de Tarbes, confitures de pastèques et autres « vins des dieux », qui sont autant d'ingrédients d'une cuisine accessible à tous jusque dans sa complexité, à quoi s'ajoutent de belles descriptions de l'outillage culinaire gascon.
    Comme l'oeuvre de Félix Arnaudin, cet ouvrage apparaît aujourd'hui comme le lieu de conservation de tout un monde qu'il ressuscite et rend au lecteur dans sa fraîcheur originelle.
    Un étonnant manuel des Bons domestiques fait suite, qui en dit long sur les rapports entre maîtres et serviteurs à la fin du XIXe siècle, et qui nous rappelle qu'il n'est pas de véritable cuisine qui ne soit aussi un manifeste de savoir vivre.
    En écho, le grand écrivain occitan Bernard Manciet, disparu en 2005, dans ses éblouissantes Lettres et Nouvelles lettres à mon gendre, nous fait partager quelques uns des secrets de la lande, entre pins et sables, épices et aromates.

  • Il y a quelque chose de paradoxal à raconter la Préhistoire de France, c'est-à-dire celle d'un territoire alors indéfini. C'est pourtant le pari de ce livre de restituer, à partir des éléments connus, le progressif peuplement de ce qui deviendra la France. On mesure l'ampleur de la tâche : près d'1 million d'années en comparaison de nos 2 000 ans d'Histoire.
    Des premiers Antecessor qui foulent le sol du Sud de la France jusqu'à l'homme de Tautavel qui vivaient dans les Pyrénées Orientales à - 450 000 ans, de l'arrivée des Néandertaliens vers 250 000 ans jusqu'à celle des Homo sapiens à partir de 40 000, et de la progressive prise de pouvoir par ceux-ci sur l'ensemble du territoire, c'est une extraordinaire histoire d'implantations et de migrations, pleine de blancs et d'incertitudes.
    À travers de nombreux encarts, les grandes révolutions de l'espèce humaine sont expliquées, la conquête du feu, la maîtrise du silex, la fonction de chasseur-cueilleur qui sera la grande aventure des préhistoriques, la conscience de la mort, la découverte de l'art qui s'épanouit chez Sapiens et dans les grandes grottes ornées.
    Le livre se clôt avec le début du Néolitique, à -7 000 ans, avec l'agriculture et la progressive sédentarisation de l'homme.
    Après le succès de la première édition, épuisée en moins d'un an, cette nouvelle édition comprend de nombreuses photographies inédites, la mise à jour des informations et les nouvelles découvertes.

  • Joseph Epstein participe très tôt, au Parti communiste de Pologne, à la lutte contre Józef Pilsudski. Etudiant à Varsovie, il doit s'exiler en France en 1931 pour terminer ses études. A Bordeaux à partir de 1932, il va s'engager pendant le guerre d'Espagne aux côtés des républicains dans les brigades internationales Blessé, il va participer à l'action de « France Navigation », laquelle est chargée du transport de l'aide à l'Espagne républicaine. De retour en Espagne, il participe à la bataille de l'Èbre et il est cité à l'ordre de l'Armée. À son retour en France en 1939, il est emprisonné au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques. Libéré en juillet 1939, il s'engage à Bordeaux dans la Légion étrangère.
    /> Fait prisonnier pendant la campagne de 1940, il est envoyé dans un stalag d'où il s'évade en décembre 1940 et rejoint la lutte clandestine en France auprès des Francs-tireurs et partisans (FTP), dont il sera un des principaux acteurs juqu'en 1943.
    Dénoncé par un traître, il est arrêté le 16 novembre 1943. Torturé pendant plusieurs mois, il est fusillé au Mont-Valérien avec 28 autres résistants, le 11 avril 1944.
    Sous la forme d'une lettre à son fils, Georges Duffau, Pascal Convert, nous entraîne dans ce destin magnifique et tragique.

  • Alors que les prix de ses plus grandes étiquettes s'envolent, le vignoble bordelais demeure une source inépuisable de vins authentiques, sérieux, véritables témoins de leur Terroir, à des prix abordables. La sélection réalisée dans ce livre de quelques 300 « Grands Bordeaux Abordables » est la continuité depuis trente ans du travail de dégustation mené par Franck Dubourdieu (en solo ou en comités de sélection dans le négoce) et de la publication de plusieurs guides.
    Ce choix regroupe la totalité des AOC Bordeaux. La fourchette de prix retenue varie de 5 € à 35 € ( prix communiqués à titre indicatif).
    Le lecteur ne trouvera dans ce guide ni étoiles, ni notes, ni classement ; le fait d'y avoir été retenu est la preuve, pour les crus cités - rouges, rosés, blancs secs et liquoreux, crémant -, d'offrir une qualité régulière à chaque millésime.
    Certains crus (marqués AB), conduisant le vignoble en bio ou en biodynamie, ont ajouté dans leur cahier des charges, celle de la qualité hygiénique.
    Le guide des « Grands Bordeaux Abordables » s'adresse aux vrais amateurs qui ne veulent pas se ruiner. Il facilitera leur choix chez le caviste, lors des foires au vin ou pour commander directement par Internet.

  • Ce volume comprend toute la littérature orale à forme fixe, mais non chantée (proverbes et dictons, plus de 2000, devinettes, formulettes, textes imitatifs des cris d'animaux, prières traditionnelles), accompagnée d'une traduction française et d'abondants commentaires. Ce volume des Oeuvres complètes a été établi par Jacques Boisgontier, qui fut ingénieur au CNRS et spécialiste de dialectologie romane, et par Lothaire Mabru, docteur en anthropologie sociale et ethnologie.
    Les Oeuvres complètes de Félix Arnaudin ont été coordonnées par le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, en collaboration avec les éditions confluences. Réalisées entre 1994 et 2007, elles comprennent 9 volumes.

  • Ce petit vocabulaire est précédé d'une genèse du rugby qui raconte ses débuts dans l'Angleterre du XIXe siècle. Il aborde à la fois les questions techniques du jeu, les grands événements tout au long de l'année, la culture rugby, mais aussi la terminologie propre au rugby, les "châtaignes", "marron", "chou-fleur", moufles", "tampon", "arroser", etc. S'il ne s'agit pas d'un inventaire des grands joueurs, des figures légendaires apparaissent, égrenées au fil des entrées.
    Le but de ces pages est d'abord de toucher un large public, de faire comprendre que le rugby est d'abord un sport de transmission dont la passe est le geste souverain. Véritable invitation à ce jeu complexe mais si singulier et attachant, ce livre est complété par une synthèse des principales règles que chacun pourra consulter tout en regardant les matchs, ainsi que par quelques lignes sur l'évolution du jeu.

  • Estuaire est le fruit d'une remontée de l'estuaire de la Gironde, du Verdon à Bordeaux, effectuée par le poète et écrivain Bernard Manciet, à l'occasion de la Cutty Sark en 1990, à bord d'un des plus grands voiliers du monde, le Sedov, donné à la Russie par les Allemands en 1950 à titre de dommage de guerre.
    Ce long poème est un hymne à la Gironde et à son histoire.
    Publié ici en bilingue, français et gascon.

    awaiting publication
  • Avec cet ouvrage, pour la première fois, l'histoire d'une rivière, la Dordogne, devenait la raison d'être d'une enquête et d'une exploration documentaires sur un cours d'eau navigable qui avait modelé les paysages riverains et servi de trait d'union entre le Haut Pays et le grand large, grâce aux activités des « gens de rivière ».
    Jusqu'alors ils étaient mal connus, voire inconnus ou négligés. Les voilà, désormais, juchés sur leurs couraux et gabarres, et transporteurs de denrées vitales pour le ravitaillement d'une région irriguée par une rivière qui mène jusqu'aux montagnes d'Auvergne.
    D'une rive à l'autre, d'un port à l'autre, d'une rivière à l'autre, ils ont appris à naviguer, à discuter avec les marchands dont ils dépendent et à esquiver les contraintes des droits qui pèsent lourdement sur leurs convois de marchandises où trônent deux produits qui cheminent en sens inverse : les vins, à la descente, et le sel, à la remontée, sans oublier les bois des « flottes » du Limousin et d'autres produits variés qui constituent le « plein » de leurs cargaisons.
    En un mot, ces gens de rivière sont les maillons essentiels d'une longue chaîne d'échanges qui assurent la vie, parfois la survie des habitants proches et même lointains.
    Un livre essentiel pour comprendre la Dordogne.

  • Ces chroniques médoquines de Christian Coulon traitent de l'actualité de la presqu'île au cours de ces trois dernières années (octobre 2018-mars 2021), publiées dans différentes revues ou inédites, écrites au fil des événements.
    Elles sont le reflet d'un point de vue personnel lié à ses centres d'intérêt, ses engagements et sa vie quotidienne dans cette terre du Médoc dont il est issu et dont il a fait l'un des sujets principaux de ses livres.
    Les thèmes abordés sont fort différents les uns des autres : érosion de la côte, vie municipale, création d'un Parc naturel régional, situation des travailleurs saisonniers du vignoble, manifestations festives et gastronomiques, ouvrages récemment publiés sur le Médoc, par exemple.
    Mais tous soulèvent des interrogations plus larges qui concernent l'état de nos sociétés contemporaines.
    Déplier la vie au jour le jour du microcosme médoquin est ainsi une manière de réfléchir sur ce qui se passe à une échelle plus large dans notre « nouveau monde » malmené par les crises de ces dernières années.

  • En 1964, paraît l'exceptionnelle monographie de la grotte de Gabillou - sur la commune de Sourzac en Dordogne -, éditée à 500 exemplaires. Gabillou fut découvert en 1941 dans le sous-sol d'une maison, par MM. Charmarty et Truffier, découverte un peu escamotée par celle de Lascaux, quelques mois auparavant, mais d'une importance majeure.
    Classée dès 1942, la grotte, ornée de plus de 200 gravures, est rachetée par le docteur Jean Gaussen, en août 1955. Creusée dans un calcaire sableux, longue d'une trentaine de mètres, elle est difficile d'accès avec certains passages très étroits.
    Les gravures, qui datent du Paléolithique supérieur, représentent principalement des espèces animales, chevaux, bovidés, bisons, rennes, bouquetins, mammouths, etc., ainsi que les fameuses représentations humaines, le « sorcier de Gabillou » et « la femme à l'anorak ».
    Cette nouvelle édition reprend l'intégrale du texte de Jean Gaussen, ses calques (relevés dans la grotte) de plus de cent gravures, ainsi que ses principales photographies, refaites en couleur pour l'occasion.

  • L'entrée du bassin d'Arcachon est hautement périlleuse. Les naufrages s'y sont succédé et, encore aujourd'hui, chaque année, on déplore des accidents. Le passage est étroit, haché par des rouleaux, bordé de brisants frangés d'écume qui se fracassent sur les hauts fonds. Les vagues, lourdes, chargées de sable, se chevauchent et s'entrechoquent.
    Dès que le vent monte un peu c'est la marmite du diable. Même par temps calme on n'est pas à l'abri d'une lame de fond, une vague géante venue de nulle part et qui peut retourner un bateau de douze mètres.
    Journaliste, Eric Joly a conduit une enquête détaillée sur ce goulet mortel.
    Il a étudié les naufrages, discuté avec les survivants, visité l'histoire, analysé les travaux des ingénieurs à la recherche d'une impossible solution, rencontré Benoit Bartherotte qui lutte lui aussi contre les forces titanesques qui agitent l'entrée du Bassin.
    Pourquoi ce passage est-il aussi dangereux ? Quels sont les pièges ? Peux-t-on les éviter ? Comment ces passes évolueront-elles dans l'avenir ? C'est l'objet de ce livre qui devrait passionner tous les habitués du Bassin comme les plaisanciers.

  • Parmi les grands produits de la terre qui font la célébrité de la gastronomie française, la truffe (tuber melanosporum, entre autres), tient une place toute particulière. Son aspect de "diamant noir", sa vie secrète sous terre, l'extraordinaire qualité de son "arôme", la quasi spéculation dont elle est l'objet, font d'elle un produit de luxe, à l'instar des grands vins. Mais c'est aussi une incarnation de la rusticité, et l'emblème de certaines de nos régions les plus attachées encore à leur vie traditionnelle, comme le Périgord, le Vaucluse ou le Var.
    Ce petit livre cultivé, généreusement illustré, permet une approche complète de ce miracle de la nature : pousse, milieu, ramassage, commercialisation, vertus, consommation. On y verra aussi la place que la truffe a pu occuper dans l'histoire et la littérature. La dimension culinaire est évidemment présente, à travers notamment 10 recettes de Nicolas Frion, chef du Chapon Fin, qui mettent en parallèle plats traditionnels et nouveaux, mais aussi par la démonstration, ô combien importante ! que l'on peut atteindre, avec quelques dizaines de grammes (et donc un budget relativement modeste), des sommets gastronomiques...

  • Né et mort à Labouheyre (1844-1921) au coeur de la Grande-Lande, il consacra sa vie à sauver de l'oubli les traits d'un pays en voie de transformation rapide et d'une civilisation traditionnelle en train de disparaître.
    Folkloriste, ethnologue, linguiste, historien, photographe, écrivain, il fut tout cela à la fois, arpentant durant cinquante ans tous les chemins de la lande. Rigueur scientifique et lyrisme littéraire se mêlent dans cette oeuvre multiple et touffue, monument unique à la mémoire de l'ancienne Grande-Lande.

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