Arts et spectacles

  • Pendant dix ans à Londres, Geordie Greig a fait partie du petit cercle d'amis privilégiés qui rencontraient régulièrement Lucian Freud pour un petit déjeuner au restaurant Clarke, sur Kensington Church Street. Autour d'une tasse de thé et des journaux du matin, Lucian Freud se remémorait des épisodes de sa vie passée et parlait d'art. C'était ainsi devenu le salon privé de Lucian Freud. Par le prisme de ces souvenirs kaléidoscopiques, Geordie Greig fait resurgir les histoires qui ont jalonné l'existence de Lucian Freud : la façon dont il est parvenu à échapper à la capture par les Nazis ; ses disputes avec son frère Clement, homme politique ; la haine de sa mère ; les séances de poses pour les portraits de David Hockney et de la reine d'Angleterre ; son évocation de Velasquez et pourquoi il estimait qu'il était le plus grand des peintres... Cet ouvrage comprend des révélations sur son art, ses maîtresses, ses très nombreux enfants, ses ennemis et son amour du jeu. Lucian Freud n'est jamais ennuyeux. Après des décennies de silence et de secret, ceux qui l'ont côtoyé au plus près se sont mis à parler avec franchise de ce qu'impliquait vivre, aimer ou poser pour l'un des plus grands portraitistes du XXe siècle. Tirant la plupart de sa matière de la retranscription d'heures de conversations entre l'artiste et des membres de son cercle proche, complété par des interviews avec ceux que Freud connaissait intimement, parmi lesquelles certaines de ses maîtresses, des modèles, des bookmakers. Rendez-vous avec Lucian Freud constitue le portrait intime d'un artiste en jeune et vieil homme. Illustré de nombreuses photographies inédites, il propose un compte-rendu fascinant et personnel du plus grand et dernier peintre britannique du XXe siècle, qui fera certainement autorité.

  • Leonard Bernstein était sans aucun doute la personnalité de la musique classique américaine la plus estimée, la plus influente et charismatique du vingtième siècle. Chef d'orchestre, compositeur, pianiste, écrivain, éducateur et défenseur des droits de l'homme, Bernstein a mené une vie intense, passionnée, guidée par le goût du risque et brisant les conventions. Auteur de la célèbre comédie musicale West Side Story, il a dirigé pendant onze ans l'Orchestre philharmonique de New York. Il est aussi l'auteur de trois symphonies et de deux opéras, et a présidé plusieurs départements de Tanglewood, résidence d'été de l'Orchestre Symphonique de Boston où a lieu un festival annuel de musique. Ses reprises des symphonies de Mahler, dans les années 1960, ont été particulièrement marquantes, ravivant l'intérêt du public pour l'oeuvre de ce dernier (il existe d'ailleurs un enregistrement live de la 9e symphonie de Mahler, avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, en 1979).
    En novembre 1989, un an avant sa mort, Bernstein invita Jonathan Cott dans sa maison de campagne de Fairfield, Connecticut, pour ce qui serait sa dernière interview majeure. Leonard Bernstein, ou Lenny, était alors âgé d'environ soixante-dix ans et avait pris sa retraite, mais il brûlait toujours d'un feu intérieur et d'un désir d'argumenter et d'expliquer. Dans Mon dîner avec Lenny, Jonathan Cott nous offre un compte rendu exhaustif de cette remarquable conversation de douze heures, au cours de laquelle Bernstein - verre de vodka et cigarette en main - s'étend sur des sujets musicaux, pédagogiques, politiques, psychologiques, spirituels et personnels, avec un humour et une franchise désarmants.

  • « Ce livre distille ce que j'ai à dire, arrivé à un âge avancé, sur la musique, les musiciens et ma profession en général.» (Alfred Brendel) Considéré comme l'un des plus grands pianistes contemporains, Alfred Brendel est spécialiste des oeuvres de Schubert et de Litszt. Il est aussi un remarquable interprète de Bach et de Beethoven. C'est en 2008, à Vienne, qu'il a donné son dernier concert, après 60 ans de carrière. Depuis, il consacre une grande part de son temps à donner des lectures, des conférences et des master-class, au fil desquelles il transmet son expérience.
    Ce petit ouvrage est à son image : érudit, drôle et intelligent, il est un concentré d'éloquence irrévérencieuse et de réflexions pointues sur la pratique musicale.
    En voici quelques exemples :
    Toux : « Un jour, à Chicago, pendant un morceau très doux, j'ai arrêté de jouer et j'ai dit au public : « I can hear you, but you can't hear me. » Ensuite, personne n'a plus toussé. Avez-vous déjà remarqué que dans une bonne salle, on entend la musique aussi bien d'à peu près partout, sauf évidemment si l'on est assis juste devant le trombone ? On peut en dire autant pour ce qui concerne la toux, les éternuements, les raclements de gorge, les froissements de papier ou les bredouillements. Si vous devez vraiment tousser, faites-le je vous prie lors des passages doux ou pendant les pauses générales. Vous serez assuré de remporter la médaille du « Tousse-donc-là ». » Vie et oeuvre : « La musique est pleine de contre-exemples. Des oeuvres de bonheur, de joie, de gaieté et même de légèreté ont été composées dans des états d'extrême accablement personnel. Que cela nous réjouisse ! »

  • C'est en 1968 à Londres que Jonathan Cott, pour le magazine Rolling Stone, rencontre la première fois John Lennon et Yoko Ono. Cet entretien marque le début d'une amitié durable dont témoigne ce volume qui dévoile nombre de leurs conversations ? pour certaines inédites ? dont l'une ayant eu lieu trois jours avant l'assassinat de John Lennon.

    « Voici un recueil de conversations, d'observations, de souvenirs musicaux et amicaux merveilleusement et tendrement composé. Il est agréable de retrouver la compagnie de John Lennon, sa bien-aimée Yoko Ono, et Jonathan Cott, reporter et ami de confiance. » Martin Scorsese « Jonathan Cott fait partie de ces rares écrivains qui ont une haute idée de l'interview. Ses conversations sont des trésors d'intelligence, de pertinence et de nécessité. Il possède ce don particulier d'humaniser les personnalités sans dilapider toute leur magie. C'est ce qu'il fait encore ici avec John et Yoko. Leur humour, leur génie, leurs excentricités, tout comme leurs défauts livrés sans réticence, font voler en éclat une grande part des clichés auxquels nous nous étions accoutumés à leur sujet. Cott leur a fait, et nous a fait par la même occasion, une grande faveur. » Richard Gere

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  • Heinz Berggruen naît à Berlin en 1914.
    Il émigre aux Etats-Unis en 1936 et revient en Europe à la fin de la guerre, sous uniforme américain. En 1947, il s'établit à Paris, où il ouvre une galerie de tableaux. Le marchand d'art ne tarde pas à devenir collectionneur. " J'étais mon meilleur client ", pourra déclarer Berggruen dans un entretien de 1988. En 1996, il choisit de rentrer à Berlin, où il vit à présent. Les chefs-d'oeuvre réunis au cours d'un demi-siècle d'une passion jamais attiédie sont désormais accessibles au public, accrochés aux cimaises du musée du Stülerbau, face au château de Charlottenburg.
    Les dix-neuf chroniques de Qui était Juan Népomucène Ruiz ? évoquent tour à tour Cézanne, Picasso ou Klee, Dora Maar, Jules Dassin, Toulouse-Lautrec ou Ambroise Vollard, et nous guident à travers le labyrinthe de la mémoire et des souvenirs d'une enfance berlinoise. Avec une ironie voisine de l'enjouement d'un Heinrich Heine, Heinz Berggruen s'abandonne à un art discret de la mélancolie, à une urbanité retenue où personnalités fameuses et incidents ordinaires paraissent flotter à hauteur d'homme, aimables fantômes se détachant au-dessus des eaux sombres du siècle.

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