Littérature générale

  • 1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l'armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
    Parmi elles, deux soeurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l'armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

    Avec cette aventure passionnante d'un petit groupe de femmes prises au milieu des guerres indiennes, Jim Fergus nous donne enfin la suite de Mille femmes blanches. Le miracle se produit à nouveau et cette épopée fabuleusement romanesque, véritable chant d'amour à la culture indienne et à la féminité, procure un incommensurable plaisir de lecture.

     

  • Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d'Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d'accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l'armée. Contre toute attente, c'est au milieu de ces « sauvages » qu'elle va trouver une liberté qu'elle n'aurait jamais imaginée. Les moeurs qu'elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l'éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu'elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s'accoutumer d'un retour « à la normale », dans une société blanche dont l'hypocrisie lui est désormais insupportable ?

    Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la « civilisation » s'est efforcée d'anéantir.

    « Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au coeur sombre de l'Amérique puritaine du xviie siècle et ne le lâche plus jusqu'à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d'une histoire vraie, c'est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre coeur bat au rythme de celui de l'héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. » Jim Fergus.

  • Elmwood Springs, Missouri. Elner Shimfissle, pétillante octogénaire, dérange un essaim de guêpes en cueillant des figues dans son arbre, se fait piquer et tombe de l'échelle. À l'hôpital, elle est déclarée morte. La nouvelle se propage vite dans la communauté. Tous ou presque évoquent cette femme d'un incroyable optimisme, toujours prête à rendre service. Son décès brutal pousse également ses proches à s'interroger sur le sens de la vie en général, et de la leur en particulier. C'est peut-être Elner elle-même qui, contre toute attente, détient les réponses à leurs questions. Revenue inopinément d'entre les morts, à la grande surprise des médecins et de sa famille, elle rapporte en effet des souvenirs de son bref passage dans l'au-delà. Ceux-ci vont bouleverser l'existence de cette petite ville jusqu'ici bien tranquille.

    On retrouve dans Nous irons tous au paradis tout le charme de Beignets de tomates vertes : humour, émotion, des personnages plus attachants les uns que les autres et, à travers les petites contrariétés de la vie, un appel au bonheur qui résonnera longtemps après avoir refermé ce livre.
     

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  • À Sydney, Justine Carmichael - Sagittaire cartésienne inflexible sur l'orthographe - croise par hasard Nick Jordan - Verseau inspiré, accro à la scène -, son amour d'enfance.
    Les deux amis ont grandi ensemble et ne se sont plus revus depuis l'adolescence. Nick est comédien, ou tente de l'être, tandis que Justine attend patiemment qu'une place de journaliste se libère au sein du magazine où elle travaille, L'Étoile.
    Lorsque Nick confie à Justine l'admiration et la confiance qu'il voue à l'astrologue de L'Étoile et à ses prédictions, la jeune femme commence à s'intéresser de plus près à ce fameux horoscope.
    À la faveur d'une promotion tombée du ciel, Justine se lance alors dans une folle aventure... Dans l'espoir d'influencer les décisions de Nick et de le rapprocher d'elle, elle réécrit en douce, chaque mois, les prédictions dédiées aux Verseau.
    Mais rien ne va se passer comme prévu et les horoscopes de Justine vont bientôt impacter la vie de personnes dont elle ne soupçonnait pas l'existence... De turbulences stellaires en chaos tout à fait terrestres, les quiproquos vont s'enchaîner, au fil de scènes savoureuses.
    Peut-on se jouer du destin ? Rien n'est moins sûr ! Accro aux prévisions astrales ou totalement sceptique, vous serez envoûté par ce roman !

  • George et Alice Martin, jeunes mariés, accueillent un nouveau membre dans leur famille : Only, un chien de berger orphelin et pataud. C'est le bonheur, mais ils s'aperçoivent vite que le chiot a des idées bien arrêtées et que, lorsqu'il veut quelque chose, il est prêt à tout pour l'obtenir. Observateur sensible et insolite, Only regarde ses humains évoluer et s'aventurer vers des horizons inattendus. Perplexe, il décide un jour d'abandonner la maison pour partir à la rencontre du vaste monde. Le voyage ne sera pas de tout repos !

    Seul l'auteur de Forrest Gump pouvait nous faire vibrer ainsi, d'un bout à l'autre de toute la palette des sentiments, en nous racontant l'histoire d'un chien. Préparez-vous donc à éprouver une empathie et une affection inconditionnelles pour Only, à trembler pour lui, l'encourager, rire et pleurer, jusqu'à un dénouement absolument inoubliable. Un pur moment de grâce... et d'émotion.
     

  • Virginie lâche sa confortable vie parisienne pour suivre son mari adoré, expatrié au fin fond de l'Asie centrale - au Grand K -, avec ses enfants et son chat (caractériel, le chat).
    Le Grand K : un immense pays (cinq fois la France). Langue parlée : le russe. Assis sur la quatrième réserve pétrolière du monde. Ses habitants ? Un joyeux mélange de nouveaux riches arrogants, de paysans et d'expatriés... Parmi lesquels une petite famille franco-française de quatre personnes et demie (ne jamais oublier le chat). Soit un grand saut dans l'inconnu.
    Bienvenue au Grand K, où il y a des steppes (et rien d'autre), des yourtes (et des appartements mal fichus), des rabotniks (qui tentent de rafistoler les appartements mal fichus, mais pas les yourtes), du plov (et aussi du gâteau à la mayonnaise - recette incluse), de la vodka (qui coule à flot), une météo capricieuse (plus trente degrés l'été, moins trente l'hiver) et puis beaucoup beaucoup de créatures (avec des talons très hauts, des jupes très courtes et des cheveux très peroxydés).
    Un récit comique (et cent pour cent vrai) d'un séjour longue durée en terre inconnue fait d'aventures insolites et hilarantes. Fous rires garantis !

  • Homme à l'esprit libre, auteur non conformiste, écrivain inclassable considéré comme mineur de son vivant, rejeté par le Roi-Soleil, Jean de La Fontaine appartient aujourd'hui au patrimoine mondial des lettres. Cependant, sa gloire posthume a, semble-t-il, multiplié les légendes qui occultent trop souvent sa personnalité et la véritable portée de son oeuvre.

    Jean de La Fontaine devient, sous la plume de Valère Staraselski, un fabuleux personnage romanesque. Avec Le Maître du jardin, le lecteur est entraîné à la rencontre du célèbre fabuliste, en quatre périodes de son existence comme autant de saisons qui composent une vie. On est surpris, parfois décontenancé par ce que l'on découvre de cet homme simple, grand moraliste, de ce poète qui, s'essayant à dire des vérités pas toujours bonnes à formuler face à tous les pouvoirs, au brutal cours du monde, à l'adversité aussi, trouve le chemin du bonheur et de la bonté. De cet écrivain tellement aimé du public pour la raison que ses fables, si familières, participent aussi bien du manuel de survie pour les humbles que de l'exercice en plein vent de la liberté pour chacun !

    Un roman étonnant et exaltant à la fois, où le XVIIe siècle finissant fait écho au XXIe siècle débutant.

  • Alexandre Saulver achève ses jours dans une villa isolée du Sud de la France.
    Sur l'insistance de sa gouvernante, il a accepté de recevoir un groupe d'étudiants désireux de le rencontrer. En attendant leur arrivée, Alexandre, né en 1900, s'interroge sur la validité de ce qu'il peut communiquer de son expérience à ces jeunes gens. Il ranime les fragments épars de son riche passé qui mêle le destin collectif et le destin individuel. Il a vécu la révolution d'octobre 1917 à SaintPétersbourg où, pendant les journées d'émeute, il a connu le grand amour de sa vie.
    Or, nous sommes en 1989, lors de la chute du mur de Berlin. Ces deux événements majeurs constituent la grande parenthèse historique à l'intérieur de laquelle s'inscrit le XXe siècle, avec tous les remous auxquels Alexandre, tout à tour spectateur ou acteur, a participé. L'aventure collective et ses aventures individuelles s'entremêlent. Alexandre en donne sa propre lecture, pas toujours conforme aux vérités accréditées.
    Ce roman, ambitieux et émouvant, se compose d'une succession de scènes d'une force et d'une intensité saisissantes.

  • Albert Albert est un écrivain de génie, vénéré par ses nombreux lecteurs, et très apprécié de lui-même également.
    Il se vénère tant qu'il s'envoie des lettres d'admiration. Sa femme, sa muse, la belle Clara aux omoplates merveilleuses, aux éternuements délicieux, lui est toute dévouée, bien qu'elle se montre quelque peu " esclavagiste ". En effet, elle ne tolère pas le moindre repos de son écrivain de mari et da de cesse de lui intimer d'écrire. Même pendant le week-end à la campagne dans leur splendide manoir normand, elle le harcèle constamment.
    Albert est pacifique, très pacifique, mais il y a des limites. Clara, sa femme, ne pourra pas l'empêcher de commettre le crime dont elle ignore qu'elle sera la victime. Car Albert a une obsession : se débarrasser de Clara, d'une manière ou d'une autre.
    Au fil du roman, bien des questions restent posées. Va-t-il la tuer ? A l'exemple de son ami Gueulidre qui a tué la sienne ce même week-end ? A-t-il rêvé qu'il l'a tuée ? Est-il parti en week-end ? Et enfin, ultime question, la plus grave peut-être du livre : Albert Albert, en parlant sans cesse de lui, a-t-il fait la démonstration que le " Moi " est haïssable ? Et si oui, pourquoi sommes-nous tant attachés à Moi ?
    Les délires de Daniel Prévost se lisent sans retenue.
    Un livre aussi drôle qu'époustouflant.

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  • Momo est un homme usé qui marche au vent en se récurant l'oreille avec une chaussette tricotée laine angora.
    Momo aime le contact du doux. Pourtant il a la phobie des chats. Il a la rage. Sa femme et sa fille l'ont quitté et ça, il ne peut le supporter. Il n'a pas les mots pour répondre à la barbarie de la société qu'il subit, alors il se venge sur des femmes qu'il agresse, viole et tue. Momo nous entraîne dans sa folie meurtrière et sa descente aux enfers ponctuées par une ivresse et un désespoir froids. Une prose tranchante comme un scalpel.

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  • Des êtres se rencontrent qui n'auraient sans doute jamais dû se croiser.
    Ils n'ont rien en commun sinon, peut-être, une certaine manière de se tenir à l'écart des flux et des reflux de l'air du temps. ils ne sont les contemporains que de leur mélancolie. misanthrope, atrabilaire, collectionneur de mauvaises nouvelles et amateur d'autodérision, le mortimiste vit de ses rentes. Il a pour seule distraction quasi quotidienne de suivre les enterrements de personnes qu'il ne connaissait pas.
    Lors de l'une de ses escapades dans un cimetière, il rencontre une jeune femme qui, elle aussi, assiste en dilettante à une mise en terre. Cette passante à la fragilité éblouissante, le mortimiste la surnomme l'enchantée, en souvenir des sorcières brûlées sur les bûchers de l'inquisition. La mémoire de l'enchantée est riche de la voix d'un vieil homme, un joueur professionnel, dont elle a été l'accompagnatrice durant une dizaine de jours lors d'une dérive crépusculaire.
    Ces trois personnages, habités par un imaginaire sarcastique et fantasmatique, crachent avec allégresse sur une époque dont la vulgarité les désole. ils sont pétris de contradictions et d'humanité blessée. ils se rêvent plus qu'ils ne vivent, conscients que " les souvenirs sont des faux témoins ". Dans ce roman iconoclaste, on retrouve avec bonheur la plume acérée, sertie de diamants d'humour noir, de Pierre Drachline.

  • « J'ai fait un voyage exceptionnel, explosif, quelque part entre le luxe inouï du Taj Mahal Palace, les services secrets et les bidonvilles de Bombay. Une aventure unique, au plus près de la vie et de la nature des hommes. C'était en janvier 2014. J'accompagnais la Première dame de France dans une mission humanitaire, alors que son couple venait de voler en éclats devant le monde entier. Mon amie Lili aussi était en pleine séparation. Sale temps pour les quadras. Une femme sur deux est quittée après 40 ans. Le beau bordel ! Rien ne va plus, « la vie n'est pourtant pas un film de cul ». Les hommes semblent insatiables, et les femmes, comme ce monde, vouées à la rupture. Il faut se battre pour aimer et continuer de croire à la magie.
    Dans la chaleur, l'immensité et la folie de Bombay, l'amour est revenu. »

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  • Le temps est venu de raconter ce qui s'est passé. Du moins tenter d'expliquer l'inexplicable, l'imprévisible. Comment dire l'indescriptible désarroi qui s'empara de moi quand Kirsten disparut ?
    Brutalement, Daniel perd sa femme. Désespérément seul, il affronte son passé, ses démons, et son enfance marquée par des abandons successifs, lui qui n'a jamais connu son père. Comment accepter d'être dépossédé, à douze ans, de l'amour exclusif de sa mère - éprise d'un nouvel homme ? Et comment oublier cette amitié - née au cours d'un été - avec Paco et Rosita, deux camarades espagnols ? À travers eux, l'Espagne est venue à lui ; une Espagne fantasmée et poétique qui ne le quittera jamais. Il est des rencontres imprévues qui changent une existence... Mais, Daniel aura-t-il la force d'aimer encore ?

    Avec Tu ne sauras jamais combien je t'aime, Daniel Prévost nous offre un récit littéraire bouleversant où la perte se mêle à la renaissance, et où l'espoir reste toujours permis.

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  • Le climat joua-t-il un rôle dans la Révolution française ? Hippolyte, un tout jeune orphelin, est initié dès 1783 à une science nouvelle, la météorologie. Suivant les travaux de son protecteur qui relève les désordres climatiques, il constate leurs répercussions économiques et sociales, telle cette pénurie de grains à l'origine d'une augmentation du prix du pain culminant le 14 juillet 1789. De Londres à La Rochelle en passant par Paris, de l'éruption du volcan islandais Laki en 1783 à l'hiver rigoureux de 1789, sans oublier l'orage de grêle de 1788, Hippolyte va côtoyer des personnalités comme Choderlos de Laclos, Jacques Brissot, la comtesse de Genlis ou encore Parker-Forth, un agent d'influence anglais sulfureux, le tout sur fond d'intrigues menées par la faction d'Orléans.
    Un roman historique passionnant et documenté.

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  • Novembre 1963. Kennedy tombe à Dallas et la chanson à texte bat de l'aile devant la déferlante yé-yé. Quelques enseignes de cabarets clignotent encore au fronton des Grands Boulevards de la capitale.

    Dans les débuts d'une Ve République bien maussade, un certain Gabin Delahy, vieil enfant à la carcasse démesurée, s'essaye à un genre délicat et novateur : l'humour noir avec éclats à la sanguine.

    Il ne récolte que sifflets et éreintements.

    De scènes improbables en planches improvisées, on resquille au portillon de la célébrité. Quatre cachetons au galop par soirée. En ce temps-là, la vie d'artiste s'apparente à un long chemin de croix.

    Dans les coulisses de ces caveaux de l'irrévérence, on croise les silhouettes de Jacques Grello, Gérard Séty, Robert Rocca, Maurice Horgues, Jean Rigaux, René-Louis Lafforgue, Boby Lapointe et une dame-pipi hors d'âge sans cesse dans le besoin... Salut l'artiste !

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  • 1934. Tous les protagonistes du prochain drame sont là : Barthou, aussi lucide que Churchill sur le nazisme, Dollfuss et Mussolini, Cachin et Duclos, Goering et Hitler, le conseiller Prince et Tardieu, Pétain et Otto Abetz. Une année décisive pendant laquelle les peuples sont dupes.

    D'une précision de mots et d'intentions, l'auteur nous impose d'entrer dans l'Histoire avec une passion d'autant plus forte qu'elle est soutenue par les faits scrupuleusement rapportés comme par la forme romanesque, celle d'un roman policier, qu'il lui donne.



    Une reconstitution haletante très cinématographique où l'on combat, on dénonce, on assassine, on entre dans la fourmilière des vendus et des crapules comme dans celle de la diplomatie. Attentats, crimes, complots cadencent l'action menée à un rythme effréné, l'histoire sans digression, une enquête sans complaisance, un roman historique palpitant sur la période qui va du 6 février 1934 ? tentative de prise du Palais-Bourbon par les ligues d'extrême droite ? à l'assassinat à Marseille, le 9 octobre 1934, du roi de Yougoslavie et du ministre des Affaires étrangères français Louis Barthou, véritable cible des terroristes.



    Un roman palpitant dans lequel les événements s'écrivent au jour le jour.

  • Le mythe éternel de Don Quichotte et Sancho Pança revisité, transposé au pays de la saucisse, c'est-à-dire à Morteau même, puis ailleurs, dans d'autres endroits encore plus improbables. Sous les auspices tutélaires du fantôme de Jacques Brel, gardien des belles et bonnes âmes qui jamais ne les abandonne, Jacky Stark, un artiste mythomane itinérant, et Marcel Penchat, un marchand de saucisses AOC, s'en vont par les routes, à la découverte de l'amitié, de l'amour, du monde, de leurs rêves et de leur destin. Ils se cognent au réel, à la bêtise, au froid, à la neige, au désert, au silence. Ils bravent les foudres. Vont, viennent, se cassent la gueule et triomphent. On retrouve, dans ce roman cocasse et émouvant à la fois, l'atmosphère des grandes chansons de Brel. Jacky et Marcel sont "beaux et cons", en quête de Mathilde et de Madeleine folles et accortes. Le temps d'oublier le dernier verre pour la route.

  • Ginette et Véronique s'installent dans une maison isolée en lisière d'une forêt. Ces deux femmes, dont l'une est handicapée, croient se construire ainsi une nouvelle vie. Très vite, le moindre bruit devient danger et elles cèdent au poison de l'insécurité. Elles décident alors d'acquérir un rottweiller. Incapables de maîtriser le molosse, elles font appel à un dresseur, Arnulfe. Ce dernier, aidé par sa compagne Angine, va bientôt se rendre indispensable et tenir sous sa coupe Ginette et Véronique. Cet homme brutal, frustre et sans scrupule ne dresse pas seulement les bêtes. Il traite les faibles de la même manière et finit par asseoir sa domination en leur passant un collier de chien. Les deux femmes réduites à sa merci, il établira le règne de l'ordre et de la terreur.

    Serge Rezvani signe ici un roman dur, sans concession, haletant, sur les rapports dominant-dominé. On peut y lire aussi une critique au vitriol de notre société actuelle où la violence, qu'elle soit morale ou physique, régit les rapports humains.
    De la lecture de ce chef-d'oeuvre noir, nul ne sortira indemne.

  • Une voiture en flammes sur l'autoroute et une femme se jetant dans le brasier en hurlant à sa fille prisonnière dans le véhicule : « Non, pas sans toi ! » Malou assiste impuissante à la tragédie. Hantée par ces images, elle se rend à l'hôpital et apprend que, si la fillette est décédée, la mère a survécu, brûlée au troisième degré.

    Ce corps en souffrance devient sien. Malou s'identifie bientôt à cette femme au point d'enquêter sur elle et de découvrir que celle-ci a peut-être été la victime des manipulations de la maîtresse de son mari.

    Un roman fort, émouvant, prenant où la vie en définitive l'emporte sur tout, à la manière de ces herbes rebelles qui poussent sur les ruines.

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  • En 1875, un chef cheyenne demanda au président grant de lui faire présent de mille femmes blanches à marier à mille de ses guerriers afin de favoriser l'intégration.
    Prenant pour point de départ ce fait historique, jim fergus retrace à travers les carnets intimes d'une de ces femmes blanches, may dodd, les aventures dans les terres sauvages de l'ouest de ces femmes recrutées pour la plupart dans les prisons ou les asiles psychiatriques. c'est à la fois un magnifique portrait de femme qu'il nous offre ainsi, un chant d'amour pour le peuple indien, et une condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors.

    Cette épopée fabuleusement romanesque, qui s'inscrit dans la grande tradition de la saga de l'ouest américain, a été un événement lors de sa publication aux etats-unis. elle a été encensée par les plus grands écrivains américains, dont jim harrison qui a salué " ce roman splendide, puissant et exaltant ". les droits de ce livre ont été achetés par hollywood.

  • Du début des années 1950 à la fin des années 1980, une grande épopée amoureuse dans la banlieue sud de Paris. Comme Roméo et Juliette, Marc et Jeanne éprouvent d'emblée le coup de foudre, alors que le monde des adultes s'oppose à leur amour d'adolescents. Mais quand on est apprenti maçon et manoeuvre en usine, on ne subit pas le destin, on le fabrique. Les deux chats parallèles ne connaissent pas les mots susceptibles de rendre compte des méandres de la passion. Aussi, pour exprimer leurs sentiments, recourent-ils au vocabulaire de leurs métiers et au langage codé du parti communiste.

    Sur fond de guerre d'Algérie, ils finissent par se marier. Leur légende conte la mise en oeuvre de leur « programme commun » : ne pas avoir d'enfant, ne pas s'endetter à vie pour construire une maison. Au fil des ans néanmoins, l'exigence absolue s'effrite avec les tentations du confort matériel et de l'infidélité. Le couple se sépare alors, afin de retrouver sa pureté d'antan au terme d'une quête éternelle dans le labyrinthe fantasmagorique des rues pavillonnaires et des grands ensembles.

    Dans une écriture coulée et crépitante, à travers ces destinées ordinaires métamorphosées en légende, Daniel Zimmermann ressuscite une riche culture ouvrière avec ses rites et son humour, ses élans généreux et ses interrogations critiques, son langage à la fois politique et populaire, à l'opposé d'une langue de bois.

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