Champ Vallon

  • Comment les huguenots ont-ils survécu, vécu et même prospéré dans le Paris du dix-huitième siècle, alors que la majorité de la population catholique était notoirement hostile au protestantisme? Pourquoi, à la fin de l'Ancien Régime, l'opinion publique était-elle très majoritairement favorable à l'octroi de droits plus grands aux protestants? Cet ouvrage étudie l'essor de la tolérance religieuse à Paris et retrace l'histoire des huguenots parisiens après la révocation de l'édit de Nantes en 1685 - une des décisions de Louis XIV sans doute les plus lourdes de conséquences pour la France. David Garrioch trouve les racines de cette transformation des attitudes à l'endroit de la minorité huguenote à la fois dans la manière dont elle sut résister à la persécution et dans le pragmatisme avec lequel le gouvernement décida d'y réagir, surtout après la mort de Louis XIV, mais aussi dans l'environnement tout à fait particulier qu'était alors la capitale française par rapport au reste du royaume. Ce livre permet surtout de comprendre l'évolution extraordinaire de la culture catholique qui se produisit au cours du siècle, dans le cadre de la transformation culturelle et intellectuelle que nous appelons les Lumières et qui bouleversa la France et l'Europe.

  • L'historien analyse la manière dont s'est construite l'autorité préfectorale, un travail institutionnel permanent de la part de ces hauts fonctionnaires pour amener la population à la considérer comme légitime afin d'enraciner le régime et faire accepter l'Etat. Ce charisme de fonction est analysé à partir de terrains originaux tels que le corps physique du préfet ou le bal de la préfecture.

  • Cet ouvrage met en pleine lumière un moment décisif mais relativement méconnu de la naissance du mouvement humaniste dans l'Italie du début du Quattrocento : ce n'est pas à Florence, mais à la cour des papes revenue à Rome que s'épanouit et s'affirme une nouvelle génération d'intellectuels, au sein d'un milieu cosmopolite, travaillant dans l'administration pontificale et au service des élites ecclésiastiques.
    Et c'est dans un contexte de crise profonde, le Grand Schisme d'Occident, que la papauté s'ouvre à l'idéal d'une Renaissance. Aux origines de la République des Lettres, une constellation de lettrés - vedettes en devenir, lecteurs érudits ou protecteurs éclairés - a oeuvré en commun à définir le programme des "sciences humaines", à célébrer, déjà, un réveil culturel et à promouvoir leur rêve d'une Antiquité retrouvée auprès d'une audience internationale de gouvernants.
    Du pontificat d'Innocent VII au concile de Constance, la curie a été le melting pot et le vivier professionnel de nombre d'humanistes, dont les carrières publiques ont aussi connu les aléas d'une administration confrontée à la division de l'Eglise, secouée notamment par la rébellion des cardinaux à Pise. Elle a encore été le laboratoire d'un projet à la fois savant et politique, le cicéronianisme, qui ambitionnait de réactiver la puissance de l'éloquence classique au service de l'Etat et de refaçonner le modèle de l'officier en orateur, à l'image de la nouvelle figure montante qu'était le secrétaire apostolique.
    Au fil d'une enquête croisant sources archivistiques et littéraires, l'histoire de ce tournant est retracée, de l'afflux de jeunes lettrés en quête de fortune dans une institution en crise aux débuts d'une révolution rhétorique et idéologique qui plaçait Rome, capitale proclamée mais instable, éternelle mais défigurée, en point de mire d'un redressement futur.

  • Engagé dans la Résistance, aux côtés du général de Gaulle, dès l'été 1940, Gilbert Renault, dit "Rémy", demeurera dans l'Histoire comme l'un des plus célèbres agents secrets de la Seconde Guerre mondiale.
    Son étrange itinéraire d'après-guerre, où alternent une abondante oeuvre littéraire et de multiples interventions publiques, tout en passant sous silence ses propres erreurs et ses manifestations d'insubordination, en glissant sur son dur conflit avec Pierre Brossolette, en encensant Pétain après l'avoir honni, lui a durablement assuré une large couverture médiatique tout en lui permettant de forger sa propre légende. La consultation des archives amène à nuancer la stature d'un héros au parcours fort complexe.

  • Comment dépeindre le corporatisme d'Ancien Régime ? Le terme de « corporation » est-il approprié ? Depuis les métiers qui, à Paris, se parent des titres de « corps » et de « marchand », apparaît le refus pour les acteurs du temps de se ranger derrière de mêmes droits, de mêmes statuts. C'est toute la nature conflictuelle de l'économie qui ressurgit. La diversité sociale et politique des métiers, dans une immense ville comme la capitale, donne en effet son dynamisme au commerce. Métiers, institutions royales et groupes sociaux y rivalisent pour le contrôle de marchandises qui ne sont jamais évaluées par leur seul profit, mais aussi par le monde social et par les vues gouvernementales où elles s'inscrivent. D'un lien fort entre le roi, la cité, le privilège, le commerce, les notables, on s'achemine alors vers une crise qui prépare, au sein de la société comme de la monarchie, la disparition du corporatisme sous Turgot en 1776.

  • Volontiers qualifiées de « favorite », de « presque reine » et même parfois de « sultane », les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien régime. Si leur succès est certain auprès du public, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, cet ouvrage se propose de considérer la maîtresse et les siens dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages à étudier pour mettre au jour la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en regardant fonctionner le pouvoir royal, à l'aube de l'absolutisme.

  • Ce livre se propose de revisiter l'histoire de la Rome impériale sous l'angle du contrôle du pouvoir :
    Comment il s'acquiert et comment il se conserve. Pour cela, une lecture précise des sources de toute nature tente de dégager des logiques et des modes de fonctionnement, afin d'affiner notre connaissance des faits, au-delà de la litanie des assassinats d'empereurs ou de sénateurs. Il en ressort un portrait d'un pouvoir impérial soucieux de maintenir le consensus le plus large et de préserver sa légitimité, que ce soit par la bonne volonté - quand cela est possible - ou par l'élimination brutale de toute contradiction. Ce maintien du consensus est le fruit d'une pratique s'appuyant sur des exempla, ou modèles de comportement, légués par des prédécesseurs, depuis Auguste jusqu'à Caracalla.

  • Diagnostiquer, décrypter et domestiquer les passions de l'âme, ce fut l'obsession des médecins, des lettrés, des théologiens, des hommes d'Eglise et d'Etat en ce premier XVIIe siècle. La hantise d'une reprise des guerres civiles, après un demi-siècle de déchirements, explique la naissance d'une science et d'une anthropologie nouvelles des passions. La haine est identifiée comme l'origine de la violence fratricide dans la cité.
    Capables de générer une émotion voire une haine publique, telle la xénophobie, les médias constituent un nouvel outil politique redoutable et redouté. Les Raisons de la haine examinent les sciences mécaniques et politiques des passions, leur usage, leur instrumentalisation et leur domestication et éclairent les rouages de cette fabrique publique de la haine.

  • Après la publication de son premier imprimé en 1469, Venise devient en quelques années la première productrice de livres en Europe. Il s'agit d'un métier neuf qui se développe hors des cadres institutionnels des corporations. Les livres produits se retrouvent dans toutes les bibliothèques d'Europe. Ces imprimeurs qui ont fait le succès de Venise sont pour la plupart d'origine étrangère. Ils sont Allemands d'abord, avant l'arrivée d'autres communautés dans cette industrie. Ce sont des marchands et des artisans en provenance de toute l'Europe et d'une partie de la Méditerranée orientale. Au-delà des échecs, beaucoup se sont intégrés dans la ville, sa géographie, sa sociabilité, et ont construit une nouvelle industrie du livre au coeur de l'Europe.

  • Rêver la société pour la changer en cité idéale et participer à l'avènement d'un monde nouveau. Ce fut le désir de nombreux artistes, qui ne furent pas tous des figures d'avant-garde. Cette ambition a parcouru tout le XIXe siècle, mais elle occupa une place singulière et méconnue sous la IIIe République, entre le souvenir de la Commune de Paris et l'Union sacrée de la Grande Guerre. Portrait collectif d'une génération de peintres et sculpteurs du Paris fin-de-siècle, le livre examine le rôle et la fonction d'artistes tels Rodin, Luce, Pissarro, Gallé, Gérôme, Toulouse-Lautrec, Signac, Prouvé ou Guitry. Convaincus de la performativité de leurs oeuvres, ils s'érigèrent en bâtisseurs d'art et réinventeurs de l'histoire, en fondateurs d'un art social et combattants de la vérité.

  • Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire.
    Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.

  • On sait peu de chose sur la prison d'Ancien Régime. Les historiens, fascinés par le pénitencier, l'ont largement négligée. Ce livre comble cette lacune en explorant le monde carcéral parisien du XVIIIe siècle, et particulièrement la geôle ordinaire.
    La prison doit être abordée comme un objet urbain parfaitement intégré dans les dynamiques et les trajectoires quotidiennes de la capitale. Elle est considérée aussi comme un objet économique, à la fois service essentiel qu'il faut financer et occasion d'affaires pour ceux qui la fournissent en marchandises et denrées de toutes sortes. Finalement, la prison est un objet social : les détenus comme le personnel y tissent des liens - de collaboration ou de concurrence, voire d'opposition - qui contribuent à façonner la prison et à la réformer.

  • À travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu - anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux - en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes, mais ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.

  • Géographies est le premier livre à étudier ce que les Français des XIIe-XVIe siècles, riches ou pauvres, savaient de leur pays. Citant environ 200 poèmes, romans et pièces de théâtre, les quatre parties, divisées en petits chapitres, présentent ce que les Français percevaient de la France (paysage sonore et visuel), ce qu'ils en savaient (productions, monuments, légendes), ce qu'ils en disaient (listes, proverbes) et ce que la culture française signifiait pour eux (langue, vin). La nation française s'est ainsi construite dans la diversité, en façonnant des identités régionales multiples dans le Nord et le Midi.

    Tout en permettant de découvrir une littérature riche et méconnue, ce livre, illustré de 20 cartes originales, fait dialoguer Moyen Âge et Renaissance, histoire, lettres et géographie.

  • Les figures princières qu'incarnent le roi de France et le duc de Bourgogne ne s'appuient pas que sur la mise en scène publique de leur pouvoir.
    Dans un Moyen Âge qui associe savoir, sacré et secret, un prince doit savoir à qui se fier et éviter la trahison : le cercle du secret le protège du scandale, au risque d'accorder trop de poids aux confidents et mignons. Parfaitement admis en matière diplomatique et militaire, le secret se fait plus insidieux lorsque le prince veut contrôler ses propres sujets. La culture de l'opacité est même de règle quant à la gestion des finances, suscitant dès lors la méfiance: s'il exige de tout connaître des secrets du peuple, le prince entend préserver les siens quitte à user du mensonge, ce qui se heurte à une exigence croissante de transparence.

  • Septembre 1715 : Louis XIV est mort. Février 1723 : Louis XV est majeur.
    Entre vie publique et vie privée, entre Versailles et Paris, grandit et se construit un roi-enfant pour lequel rien n'est laissé au hasard. L'ouvrage raconte cette dizaine d'années pendant lesquelles un jeune roi et le Régent ont permis la mutation d'un absolutisme qu'il fallait réformer pour qu'il se poursuive.
    En suivant au quotidien une enfance royale, on voit le nourrisson sortir des affres des maladies enfantines et subir les premiers soins pédiatriques, le garçonnet acquérir des connaissances et former son caractère, le jeune homme instruit affirmer ses préférences dans un contexte d'explosion des progrès scientifiques et de renouveau des arts, jusqu'au moment où Louis XV est majeur, sacré et marié.

  • À partir de 1733, la réanimation médicale, auparavant anecdotique, devint incontournable dans l'univers des Lumières. Ce développement débuta avec les noyés, et s'incarna à travers une pratique énigmatique : l'insufflation anale de fumée de tabac. Pour comprendre ce changement d'attitude face à la mort, il faut retracer le discours qui le porta, notamment l'apport inédit de savants protestants fascinés par les états entre nature et miracle, mort et vie.
    Mais expliquer la pratique étonnante promue par les Lumières requiert d'aller plus loin : le geste de souffler au cul pour redonner la vie provient des contes et des rites, principalement du carnaval. C'est ainsi qu'involontairement les Lumières ont puisé dans la culture le matériau étrange qui permit d'étendre le geste médical à la mort.

  • En révélant à Adolphe Thiers au printemps 1832 la cachette de la duchesse de Berry, clandestine depuis l'échec du soulèvement de la Vendée, Simon Deutz devient la réincarnation de Judas, « l'homme qui a livré une femme » stigmatisé par Victor Hugo. Mais au moment de sa trahison, ce fils du grand-rabbin de France est catholique, depuis sa conversion à Rome en 1828. C'est l'histoire de ce parcours, commencé en Allemagne en 1802 et achevé en Louisiane en 1844, qu'on retrace ici : celle d'un homme aux identités multiples dans la France postrévolutionnaire. Incarnation du « traître juif » avant que Dreyfus ne le supplante, Deutz cristallise l'émergence d'un antijudaïsme multiforme. Et si ce nouveau juif errant meurt oublié en exil, la littérature perpétue sa mémoire en construisant sa légende.

  • L'Europe des xve et xvie siècles voit émerger puis triompher le mouvement humaniste. Comment l'humanisme, né comme une contre culture et diffusé par des réseaux intellectuels italiens épris de la redécouverte des classiques, s'impose-t-il aussi vite comme un modèle dominant ? A cette question classique, ce livre apporte des réponses nouvelles. Il montre que l'humanisme triomphe à travers l'Europe selon des formes, des expressions et des degrés variables selon les espaces, les publics et les écosystèmes socio-politiques et socio-intellectuels. Il évoque les résistances parfois farouches que ce système d'interprétation du monde rencontra. Il brosse, en laissant toute leur place aux multiples capacités d'adaptation de cette culture, le tableau bigarré des humanismes européens.

  • Varsovie, 19 septembre 1940 : un officier de réserve polonais se fait volontairement arrêter lors d'une rafle par l'armée allemande.
    Son nom : Witold Pilecki.
    Sa mission : être interné dans le camp d'Auschwitz pour y constituer un réseau de résistance.

  • Dieu en ses royaumes évoque les affrontements religieux dans la France du XVIe siècle en racontant une histoire saturée d'angoisses et de rêves. C'était le temps où montait en force le fantasme de l'imminence de la fin des temps et où, face à l'obsession du péché, Calvin proposa une foi niant l'aptitude humaine à faire des supputations sur l'imminence du Jugement dernier. C'était aussi le temps qui voyait le pouvoir monarchique, pour neutraliser ce partage entre angoisse et désangoissement, revendiquer une mission messianique et devenir l'enjeu du conflit même.

  • Aucune révolution naura entretenu de relations aussi compliquées avec ses images, ses représentations et ses artistes, que la Commune de Paris dès 1871 et jusquà la veille de la Grande Guerre. Quil sagisse de peintures et de sculptures, de photographies et de gravures de presse ou encore de caricatures, étudiées dans cet ouvrage, limage produite en regard de la Commune paraît en permanence échouer à représenter les événements du printemps 1871, sur le vif comme à retardement, au plus fort de lévénement comme dans sa mémoire. La Commune semble toujours parvenir à se soustraire à sa représentation, tant chez les artistes favorables à sa cause le sculpteur Jules Dalou et les peintres Gustave Courbet, Édouard Manet ou Maximilien Luce que chez ceux qui en furent des ennemis déclarés les peintres Ernest Meissonier, Jean-Paul Laurens ou Jean-Baptiste Carpeaux.
    Les tentatives des artistes furent souvent vaines et restèrent lettre morte. Dans les oeuvres consacrées en petit nombre à la Commune de Paris, les dispositifs et les visions portent la marque de cet échec, successivement frappés par les interdits de la censure institutionnelle, les tabous de lautocensure que simposèrent les artistes et loubli posé comme condition nécessaire à lamnistie de 1881, assourdissante et aveuglante.
    Rejetées de lart, par le statut des représentations considérées comme inabouties ou triviales et par le sort infligé à la plupart des artistes condamnés, inquiétés ou censurés, tout autant que durablement expulsées de la mémoire de la France républicaine, les images de la Commune furent marginalisées dans les milieux militants anarchistes, socialistes révolutionnaires et communistes. Entre histoire politique, histoire culturelle et histoire de lart, cet ouvrage explique les raisons de cette entreprise doccultation.

  • La Révolution Française a suscité passions et haines, elle a vu couler le sang. Très tôt, dès 1791, les contrées méridionales connaissent des affrontements parfois d'une violence inouïe. Des bandes violentes composées de patriotes radicaux ou de contre-révolutionnaires déterminés voient le jour. Pourquoi prend-on, dès la Grande Peur de 1789, l'habitude de qualifier ces violences de « brigandages » ? Quel souvenir a-t-on gardé, à l'aube de la Révolution, de Cartouche, de Mandrin et de tant d'autres figures locales du banditisme ? L'ambiguïté de cet archétype de rebelle reste forte tout au long de la Révolution que les « brigands » défient avec panache et cruauté. Ce livre reconstitue leur histoire afin de revenir sur les liens complexes entre politique et violence au temps de la Révolution.

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