Calmann-levy

  • " La fiction ne connaît nulle loi et sa liberté ne connaît aucune limite. La fiction, c'est la liberté. ».

    Inside Story est une invitation de Martin Amis en personne à parcourir sa vie, mais attention, sous la forme d'un roman s'il vous plaît ! Car d'après le grand provocateur des lettres britanniques, aucun espace n'offre plus de liberté que celui de la fiction. Nous voilà partis pour une grande aventure de vie d'écrivain, de sa genèse à ses temps forts, de ses nombreuses amours à ses mentors, le tout parsemé d'observations et conseils uniques en leur genre. On découvre alors un texte empli d'esprit et de malice qui nous balade dans le temps, les cocasseries, les souvenirs et les émois.

    Projet littéraire aussi colossal que loufoque, Inside Story est certes une ode à la vie de Martin Amis, mais surtout, une ode à la vie littéraire et à la liberté d'expression la plus totale. L'autofiction n'aura jamais été aussi bousculée.

  • Queenie Nouv.

    Pour Queenie, jeune Londonienne d'origine jamaïcaine, la vie n'est pas rose. Entre chagrin d'amour, pépins de santé, soucis au bureau, Queenie perd le goût de la vie. Et ses rencontres catastrophiques d'un soir ne lui remontent en rien le moral. Malgré sa ténacité, son humour sans pareil et ses amies hautes en couleur, Queenie s'enfonce dans une spirale.
    Pour ne pas sombrer, elle va devoir se battre et affronter ses démons, relever la tête et prouver au monde que sa vie de femme noire compte tout autant que les autres.
    Entre humour décalé et plume très vivante, Queenie est un premier roman aussi détonant que profond, honnête et bouleversant. C'est aussi la première occasion de découvrir dans une fiction les déboires amoureux d'une jeune femme issue de la diversité.

  • "Maman je t'en supplie, dis-je en twi. Je te supplie d'arrêter. Je te supplie de teréveiller. Je te supplie de vivre.".

    Gifty, américaine d'origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même et reste enfermée dans sa chambre. Au fil de souvenirs d'enfance émouvants, Gifty s'interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres. Sublime Royaume raconte les difficultés d'avoir une peau noire en Amérique, et le choc des générations au sein d'une famille issue de l'immigration.

    Un deuxième roman qui confirme l'immense talent de Yaa Gyasi dont la plume si subtile prend toujours une force incroyable.

  • La Sibérie est beaucoup plus qu'un simple lieu sur une carte : c'est une sensation.

    Au cours d'un séjour en Sibérie, Sophy Roberts découvre avec étonnement que sur cette terre méconnue et hostile demeurent de nombreux pianos d'exception, en grande partie envoyés là-bas après la révolution de 1917, puis durant le régime soviétique tant cet instrument bourgeois fut banni des foyers russes.

    L'auteure décide alors de partir à la recherche d'un de ces pianos perdus et s'enfonce dans le passé terrible de cette région glaciale. C'est ainsi que se déploie une quête extraordinaire qui nous fait voyager dans des paysages à la fois enchanteurs et terrifiants. Entre carnet de voyage et grand récit littéraire mêlant l'aventure à l'intime, Les pianos perdus de Sibérie nous fait arpenter un continent fascinant pour retracer plus de deux cents ans d'histoire russe enfouis dans des instruments capables comme aucun autre de bouleverser l'âme humaine.

  • 1947. La Palestine est encore sous mandat britannique. Sur la Colline du Mauvais Conseil, à Jerusalem, se dresse comme une menace le palais du Haut commissaire anglais. Et sur cette terre enfin atteinte, les Juifs du Retour attendent toujours, dans la révolte ou l'espérance, que viennent la joie, la lumière, et la liberté. Trois récits intimement liés expriment, à travers les expériences de plusieurs personnages qui sont autant de facettes d'un même destin, la difficulté d'être permanente d'un peuple. Il y a la candide vétérinaire Kipnis, dont la femme choisit de fuir vers une existence facile avec un Lord ; le tout jeune Uri, qui ne rêve que de bouter l'Anglais hors d'Israël, mais verra - sans doute - son désir concrétisé par un mystérieux visiteur aperçu chez ses parents ; il y a enfin le Dr Nissembaum qu'un mal incurable ronge et qui revoit avec nostalgie sa vie et ses amours tandis qu'il est le témoin des luttes de son quartier contre « l'occupant ». Spectateurs ou acteurs de ces événements, ce sont des enfants - dont l'avenir se joue alors - qui donnent à ces trois textes leur unité et leur sens profond. Dans une magnifique langue poétique et musicale, Amos Oz se fait, une fois encore, le porte-parole de la contestation et de l'espoir en Israël.

  • "Comme elle ne savait pas où mettre la chienne, elle la posa sur sa poitrine. Elle se logeait parfaitement dans ses mains et sentait le lait. Une envie terrible de la serrer très fort et de pleurer s'empara d'elle.".

    Sur la côte pacifique colombienne, entre océan déchaîné et jungle menaçante, vivent Damaris et son mari pêcheur dans un cabanon de fortune. Elle est mélancolique, mais ce n'est pas dû à sa vie démunie : Damaris n'a jamais réussi à tomber enceinte et elle en souffre de plus en plus. Alors quand sur un coup de tête elle adopte un chiot, l'animal devient une source infinie d'amour qu'elle va choyer sans relâche dans leur univers si hostile. Mais un jour, la chienne disparaît, plongeant Damaris dans un immense désarroi.

    Une exploration féroce et bouleversante du désir maternel. Une lecture choc qui dépayse autant qu'elle bouscule.

  • Mon rêve, c'est toi Nouv.

    Coup de foudre prémonitoire à Londres pour une belle comédie romantique.

    Joel a peur de l'avenir Depuis sa tendre enfance, il est hanté par des rêves, sombres ou doux, concernant les gens qu'il aime, et qui s'avèrent souvent prémonitoires l'accident d'un ami d'enfance, le cancer de sa mère, la grossesse inespérée de sa soeur Le seul moyen de s'en prémunir est de cesser de rêver en dormant le moins possible, et surtout, en n'ouvrant plus jamais son coeur Callie a du mal à lâcher le passé Depuis qu'elle a récemment perdu sa meilleure amie, elle se sent perdue et loin d'accomplir tous ses rêves sentimentaux et professionnels Elle doit se réinventer et casser sa routine.

    Quand Joel et Callie tombent sous le charme l'un de l'autre dans un café à Londres, puis deviennent voisins par pure coïncidence, l'envie partagée de s'ouvrir à une histoire d'amour les fait rêver tous les deux Mais oseront ils franchir le pas.

    Une comédie romantique douce amère d'une grande originalité. Mon rêve, c'est toi attendrit autant qu'il bouleverse.

  • Toby et Rachel, couple juif privilégié vivant dans les quartiers chics de Manhattan, se séparent. Après quinze ans de vie commune et deux enfants, ils ne parviennent plus à se comprendre. Pour Toby, simple médecin d'hôpital, c'est une forme de libération. Rachel était devenue agressive et méprisante avec sa carrière bien plus florissante que la sienne. Toby s'accommode donc assez bien de ce divorce, et de son nouveau célibat de quadra dans une ville qui foisonne de femmes célibataires.
    Mais tout bascule quand Rachel disparaît littéralement de la circulation : elle ne vient pas chercher les enfants comme prévu pour les emmener en vacances et surtout, ne donne plus le moindre signe de vie. Toby se retrouve donc à devoir jongler entre les enfants, son métier très prenant et ses nombreuses conquêtes. Peu à peu, il endosse le rôle de la mère et du père tout en enchaînant des situations plus cocasses les unes que les autres. Plus attachant de page en page, on le quitte subitement vers la fin du roman pour découvrir le point de vue de Rachel, et la vérité sur sa disparition. Un revers de médaille plus qu'inattendu qui nous plonge dans une immense émotion.
    Le roman d'un divorce à l'humour piquant irrésistible qui finit par nous embarquer dans une réflexion profonde sur l'égalité des sexes au sein du couple.

  • La boîte noire, celle qui enregistre les dialogues des pilotes, restitue, sous forme de lettres échangées entre Alec et Ilana, après sept années d'éloignement et de silence, leur vie passée.
    Alec Gidéon, intellectuel de renommée internationale, vit aux Etats-Unis ; ses rapports exacerbés avec son ex-femme Ilana, révèlent un homme blessé, qui n'a pas su oublier. Ilana, agaçante, passionnée, s'écoutant écrire, n'aura de cesse qu'Alec revienne. Michel Sommo, pied-noir, partisan du Grand Israël, deuxième mari d'Ilana à qui il voue un amour total, se laissera corrompre par l'argent d'Alec qu'il lui aura extorqué. Et Boaz, fils d'Alec et d'Ilana, graine de voyou, est le symbole d'une certaine jeunesse, lasse des guerres, qui veut " prendre du bon temps ". Tels sont les acteurs de ce roman des affrontements, dans lequel ce qui est exprimé n'a souvent qu'un lointain rapport avec la réalité. Amos Oz change de registre et se renouvelle dans cette histoire d'amour où la violence, l'érotisme et l'humour servent de révélateurs à un Israël contemporain.

  • New York est une fête !

    Du haut de ses 19 ans, Vivian sait déjà qu'elle ne veut pas du destin tout tracé par ses parents. Mais de sa bulle protégée, elle est loin de s'imaginer le tourbillon incroyable qu'est New York au début des années 1940. Alors, quand après un énième échec scolaire elle est envoyée chez sa tante Peg qui possède un théâtre en plein Times Square, Vivian n'en croit pas ses yeux. Entre la ville qui vibre sans cesse et la troupe d'artistes et de danseuses qui cohabitent joyeusement dans le théâtre, Vivian découvre l'exubérance, la fête et la liberté. Surtout auprès de sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl très émancipée pour l'époque... Mais un faux pas lors d'une virée nocturne fera hélas chavirer le nouveau monde de Vivian et la renverra à la case départ.

    Quand on a goûté au bonheur d'être une fille libre, peut-on y renoncer ?

  • Nick est un jeune New-Yorkais travaillant chez le meilleur orfèvre de la ville. Clay est un Afro-Américain dont l'amant très fortuné et bien plus âgé vient de décéder, lui laissant une immense collection d'argenterie.

    Voici le point de rencontre des deux hommes qui tombent non seulement amoureux au premier regard mais se laissent entraîner par la tentation d'une grande arnaque imaginée par Clay : partir à Venise où réside un grand collectionneur américain d'objets en argent, et essayer de lui vendre au prix fort une partie des pièces du défunt qui ne sont pas authentifiables...

    C'est ainsi que Nick et Clay se retrouvent à Venise incognito. Nick y joue l'appât pour charmer le collectionneur tandis que Clay devient le cerveau de l'opération, qui finit vite par très mal tourner...

    Un roman haletant mêlant avidité et faux-semblants, aveuglement et trahison, passion amoureuse et innocence, le tout dans un décor spectaculaire de beauté.

  • « Il y a des blessures qui affectent le temps, d'autres les gens. Parfois les gens se remettent de leurs blessures, mais le temps, lui, ne le peut pas. ».

    Arizona, 1893 Dans son ranch, Nora attend désespérément le retour de son époux parti chercher de l'eau, tandis qu'elle tâche d'apaiser les craintes de son plus jeune fils, convaincu qu'une bête mystérieuse rôde sur leur domaine.
    En parallèle, Lurie vagabond orphelin à la « tête de Turc » et recherché par les autorités, se retrouve à accepter une mission insolite traverser la Californie à dos de chameau.
    Les existences de Nora et de Lurie finiront par se télescoper lors d'une improbable rencontre dans un décor spectaculaire de beauté. Un somptueux roman qui ravive le genre du Western, et questionne de manière unique les fondations de l'Amérique Dans un style poétique, l'épopée âpre et poignante de deux nouveaux américains, prêts à tout pour faire de leur terre sauvage une maison.

  • Alma Whittaker naît avec le XIXe siècle, à Philadelphie, d'un père anglais dont le talent de botaniste et la roublardise lui ont permis de faire fortune dans le commerce du quinquina et d'une mère qui tient de sa famille de l'Hortus Botanicus d'Amsterdam une formidable érudition ainsi qu'une rigueur toute hollandaise.
    À leurs côtés et au contact des éminents chercheurs qui gravitent autour d'eux, Alma acquiert une intelligence éclectique et la passion de la botanique. En grandissant, elle se passionne pour les mousses puis pour Ambrose Pike, illustrateur de génie. Comme elle, il cherche à percer les secrets de l'univers mais, à la logique scientifique d'Alma, il préfère une pensée ésotérique ; un fossé qui les éloignera inexorablement et poussera enfin Alma à partir à la découverte du vaste monde. Alors que les terra incognita s'amenuisent de jour en jour, Alma explore les continents, la nature, la société dans laquelle elle vit et son propre corps - de l'infiniment grand à l'infiniment petit.
    Des bas-fonds de Londres en passant par Philadelphie, Tahiti ou les cimes des Andes, Elizabeth Gilbert nous raconte le siècle kaléidoscopique qui voit jaillir l'esprit des Lumières. Sa plume est vive, insolente, savante et non dénuée de romantisme : à l'image de son héroïne.

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  • Quand son mari se volatilise, Juliet Montague disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n'a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s'efforce pourtant de son mieux d'assumer le quotidien et d'élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin de l'hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l'achat d'un réfrigérateur, elle s'offre un portrait à son effigie. Ce tableau, premier d'une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie. Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset l'aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider... Une héroïne inoubliable, dont chaque étape de la vie est associée à une oeuvre d'art.

  • Dans la famille Singer, il y a Isaac Bashevis, le prix Nobel de littérature. Israël Joshua, le journaliste surdoué. Enfin Esther, la soeur aînée, premier membre de la famille qui voulut prendre la plume pour raconter, en yiddish, le shtetl et l'exil, la modernité et la tradition, l'inextinguible soif de connaissance et la médiocrité des érudits. Son esprit, son caractère, ses ambitions inspirèrent à son frère le personnage de Yentl « Je ne connais aucune femme dans toute la littérature yiddish aussi douée qu'elle », dixit Bashevis -, tandis qu'elle-même rêvait de devenir écrivain. Nous vous proposons pour la première fois en français ce recueil de nouvelles remarquable, où apparaissent les deux mondes auxquels Esther « Hinde » Kreitman appartenait : l'East End de Londres, où elle passa la plus grande partie de sa vie d'adulte ; et les bourgades juives de Pologne où elle avait grandi. On croise dans ses histoires Reb Meyerl qui s'en remet à la providence pour prendre une décision dramatique, la volupteuse Madam Zesha, dont le sac est chargé des fortunes léguées par feus ses trois maris, la jolie Bella, dont le destin est suspendu à des horloges mystérieuses, la logeuse qui mange du jambon tous les matins, sauf celui de Kippour... Plus poignante sans doute, l'héroïne du « Nouveau monde », où un bébé raconte sa naissance, plein d'espoir, mais se voit rejeter parce qu'il s'agit d'une fille. Ce fut là le destin tragique d'Esther, placée en nourrice par sa mère qui refusa longtemps de la voir. La condition féminine est chère à son coeur, mais la condition sociale, aussi : observatrice affûtée de son temps, elle dépeint avec une tendre ironie les aspirations des immigrants ou des shnorrers et raconte le chemin de l'intégration. Ces textes résonnent aujourd'hui avec la même intensité que lors de leur première parution en yiddish, en 1950.

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  • S'écrire pour mieux s'aimer...

    L'hiver arrive dans le petit village de Porvenir et, avec lui, une mauvaise nouvelle : le bureau de poste va fermer. Comme partout, la technologie a pris le pas sur les lettres et les gens ne s'écrivent plus.

    Sara, mère célibataire de trois enfants, est la seule factrice du hameau. Elle s'apprête donc à quitter sa terre adorée pour la capitale. C'est compter sans la détermination de sa voisine et amie de quatre-vingts ans, Rosa, dont le coeur se brise à l'idée de son départ. La vieille dame concocte alors un plan pour sauver la poste de Sara en encourageant tous les habitants à se remettre à écrire des lettres! Déclarations d'amour, règlements de comptes et secrets enfouis sont soudain couchés sur le papier, bouleversant d'émotion tous les villageois.
    Un roman charmant, qui nous parle du pouvoir des mots et des petits gestes qui apportent le bonheur dans nos vies.

  • "Une évocation lyrique d'un Iran qui se meurt. Ce roman ambitieux, se déroulant au nord de l'Iran dix ans après la révolution de 1979, contient non pas une pincée mais une bonne dose. d'histoire, d'imagination et d'espérance".

    Les jumeaux ont le même sang dans les veines et la même destinée, disent les anciens. Saba a neuf ans quand éclate la révolution islamique. Chaque jour est fait de contes et de sucreries de ses tantes, de visites des imams à son père, notable chrétien et distret, et de cigarettes fumées en cachette avec ses amis. Elle en est persuadée, sa mère et sa soeur Mahtab ne sont pas mortes ce jour de 1981 où elle les a perdues de vue à l'aéroport de Téhéran : elles sont aux Etats-Unis, à une pincée de terre et de mer.
    Saba grandit au rythme des aventures américaines de sa jumelle, leur donne corps et âme, reflets de ses propres aspirations. Aux tchadors noirs répondent les grandes études, au mariage forcé les histoires d'amour tumultueuses, à la soumission la question stimulante de l'intégration. Saba se vit ici, où elle s'est coulée sans heurts ni révolte dans le quotidien de son village, et là-bas, où Mahtab l'attend, de l'autre côté du miroir.

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  • Zoé Valdès nous entraîne à la découverte de ses racines, de sa culture, nous plonge, en trente contes, dans les mystère sde San Christobal de La Havane.

    Héros de l'Indépendance, poètes ou musiciens, hommes de la rue ou beautés d'un autre temps sont les acteurs de faits divers sanglants, d'idylles brûlantes ou d'anecdotes surprenantes.

    Femme coupée en morceaux ou pickpocket fantôme, grandes figures de l'Histoire cubaine ou génies de la littérature, mythes d'hier et d'aujourd'hui... Un mélange fascinant d'imaginaire et de réalité, plein d'humour et de sensualité.


    Né à la Havance, Zoé Valdès vit à Paris depuis 1995. Parmi ses romans et nouvelles, traduits dans une vingtaine de langues, on citera le Néant quotidien (Actes Sud, 1995), La Douleur du dollar (Actes sud, 1997), Café Nostalgia (Actes sud, 1998), ou, plus récemment, Le Pied de mon père (Gallimard, collection "Haute Enfance", 2000) et Trafiquants de beauté (Actes sud, 2000).


    Traduit de l'espagnol par Carmen Val Julian et Julie Amiot

  • "Un souci du détail, une prose parfaitement ciselée et une capacité à créer des personnages captivants. Un portrait fascinant et douloureux de la deuxième génération de Coréens-Américains."                                                          Publischers Weekly Suzy Park, une jeune femme d'origine coréenne, travaille comme interprète pour la cour de justice de la ville de New York. Cette activité très prenante lui permet d'échapper au sentiment de vide qui l'habite depuis la mort de ses parents, assassinés cinq ans plus tôt dans leur épicerie du Bronx. Un double meurtre inexpliqué.
    Au hasard d'un procès, Suzy apprend que son père et sa mère étaient détestés par la communauté coréenne, en particulier par leurs employés. Un flot de souvenirs et de questions sans réponses l'envahit soudain, tandis qu'elle se remémore les déménagements incessants de la famille, ses errances amoureuses et sa brouille avec sa soeur Grace. Lorsqu'elle tente de renouer ce lien défait, elle s'aperçoit que sa soeur s'est volatilisée.
    Suzy, tel un détective, va alors tout mettre en oeuvre pour lever le voile sur ces énigmes. Au terme de cette quête, elle découvrira la vérité, une vérité terrible mais salvatrice, qui lui permettra de construire enfin son identité.
    Une voix impersonnelle, tantôt complice tantôt lucide, retrace son périple new-yorkais, doublé d'un voyage intérieur dans les fragments sans cesse recomposés de sa mémoire.

    Entre tendresse et ironie amère, l'Interprète est un roman envoûtant sur l'exil et sur al solitude.

  • Dans l'Amérique des années 70, l'histoire touchante et cocasse d'une enfance en marge. Alors que Saïd n'a que neuf mois, son père estime qu'il a mieux à faire que de s'occuper de sa famille : oeuvrer pour que la révolution triomphe aux États-Unis. Mahmoud est né en Iran, il a fui le régime du Shah et s'est installé à New York où il devient un membre éminent du parti socialiste des travailleurs. Personnage haut en couleur sachant jouer de son charme, il épouse Martha Harris, juive américaine, elle aussi une fervente militante trotskiste, dépressive et à côté de la plaque.
    Pour être fidèle à ses idéaux, elle choisit l'expérience du déclassement. Saïd sera ainsi brinquebalé d'appartements miteux en deux-pièces sordides, de Brooklyn à Pittsburgh, élevé au gré d'interdits absurdes qui l'excluent subtilement de la communauté des enfants : interdiction de manger du raisin à cause du boycott du syndicat des ouvriers agricoles, interdiction de posséder un skateboard tant qu'ils ne seront pas gratuits pour tous, etc.
    Mère et fils passent vacances et week-ends à militer, distribuer des tracts, manifester ou à rendre visite à des prisonniers noirs évidemment victimes de ces salauds de capitalistes...

  • L'action se situe dans une ville portuaire gigantesque. Rien n'y rappelle Cuba. Le père du héros, Ramón, est le leader d'une conspiration mondiale en lutte pour le droit du peuple à manger et boire... du chocolat. Comme l'ensemble des membres de la Cause, l'homme est sadomasochiste. Aussi le père souhaite-t-il rendre son fils apte " au service de la douleur ". L'initiation du jeune René commence le jour de ses vingt ans, hélas c'est un bien mauvais disciple. Dans une école atroce et grotesque où l'on ne cultive que les corps, René met en déroute les fanatiques.
    Ce roman culte, Piñera l'a écrit à partir de 1949 à Buenos Aires. Il s'agit de son premier roman, tellement fort et insolite que les critiques l'ont comparé à Ferdydurke de Witold Gombrowicz et aux Enfants Tanner de Robert Walser.

  • Sous l'étoile d'automne est le premier de trois romans dont le héros, Knut Pedersen ; qui porte le nom véritable de Knut Hamsun ; est un vagabond en quête de paix intérieure, jaloux d'indépendance et de liberté. La grande nature du Nord, avec sa faune et sa flore profuses, l'éclat de sa lumière irréelle et transfiguratrice, l'immensité de ses étendues comme inviolées où règnent en maîtres le roc, l'arbre et l'eau, fournit aux songeries inlassables de l'éternel passant un cadre à la mesure de sa sensibilité exacerbée.
    Mais, si l'instable chemine sans trêve, au rythme lent de romans dont le tempo, le vocabulaire, les répétitions s'accordent à la pesante progression de la marche, c'est avant tout pour fuir une invincible tentation d'amour idéal, jamais avouée autrement que par allusions obscures et gestes d'offrandes maladroits : de la jolie demoiselle du presbytère à la belle Mme Falkenberg d'Övrebö, en passant par la petite Olga, ce coeur à donner ne fait que s'immoler vainement, pour un élan de tendresse enfin avouée, pour une parole attentive, un geste à peine esquissé. Le jeu subtil, à peine exprimable, de ces élans retenus, de ces demi-aveux, de ces dons menus où se lit toute la souffrance de passions presque ineffables constitue la trame profonde d'un récit qui, de la sorte, échappe à toute analyse trop anecdotique, dilue la temporalité pour n'en privilégier que quelques temps forts.
    On songe à Dostoïevski qu'admirait Hamsun, à Thomas Hardy, à Virginia Woolf ou à quelques-unes des grandes sagas islandaises d'autrefois : oeuvres dont la pudeur est la règle d'or, où tout est à lire sur palimpseste. Chez Hamsun, par excellence, l'essentiel est ce qui n'est pas dit, ne se saurait dire, et le véritable vagabondage est alors la quête, par les voies de l'amour, d'un être à la recherche de ce qui, en lui, reste enfoui dans les profondeurs de l'inconscient.
    Régis Boyer

  • Yohanan Rivline, orientaliste de renom et membre du Département d'études moyen-orientales de l'université de Haïfa, est convaincu que le divorce de son fils Ofer cache un secret. Il y a plus de cinq ans que sa femme Galia l'a répudié, après à peine douze mois de mariage, et Ofer n'a toujours pas surmonté son chagrin. Pourquoi le jeune homme tient-il encore autant à elle ? Quelles sont donc les causes de toutes ses souffrances oe Ignorant le calme et la sagesse de son épouse Haguit, Rivline est incapable de supporter la douleur de son fils. Et quand il apprend la mort soudaine du père de Galia, il en profite pour reprendre contact avec la famille de son ex-belle-fille.

    Commencent alors visites et enquêtes dans la propriété du défunt, un hôtel à Jérusalem, où la soeur de Galia, la sombre Tehila, a repris les choses en main. Mais Yohanan Rivline ne réussira pas à résoudre seul le mystère. Ce sont les Arabes, craints mais respectés, qui vont lui venir en aide. Il rencontre Rashed, le chauffeur-messager, et Fouad, le majordome-poète, qui s'efforceront de rendre justice au malheureux Ofer.



    En nous guidant au coeur de l'histoire d'une famille, A.B. Yehoshua explore les désirs, les sentiments profonds et les secrets des âmes. Mais La Mariée libérée est aussi une saisissante allégorie du destin de deux peuples, et confirme encore une fois la maîtrise narrative et poétique de l'auteur, un des romanciers majeurs de la littérature mondiale.

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