Arts et spectacles

  • Envoutante lhasa

    Goodman Fred

    • Boreal
    • 18 March 2021

    Une voix riche, profonde. Une présence magnétique sur scène. Un seul prénom, qui évoque une haute quête spirituelle. Des musiques où elle se permettait tous les mélanges, des rancheras mexicaines au country-folk américain et au jazz, en passant par la chanson française et les mélodies sud-américaines. Lhasa était unique, et son souvenir brûle encore dans nos mémoires.

    Fred Goodman signe la première biographie de cette musicienne hors norme. Élevée entre les États-Unis et le Mexique dans un autobus scolaire transformé en caravane, entourée d'un père mystique, d'une mère incandescente et de trois soeurs qui mèneront plus tard une vie d'artistes de cirque, Lhasa a connu une enfance à nulle autre pareille qui allait marquer la femme et la chanteuse.
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    Bohème, Lhasa? Sans doute, mais elle n'en était pas moins ambitieuse, têtue, exigeante. Après deux albums qui lui avaient valu la célébrité au Québec et en Europe, elle ne désirait rien plus ardemment que s'imposer aux États-Unis, son pays, où elle était encore presque inconnue, quand la mort l'a fauchée à trente-sept ans.

  • Le cinéma québécois

    Marcel Jean

    • Boreal
    • 14 November 2005

    Alors que le cinéma américain continue d'accroître sa domination sur les marchés internationaux, le Québec résiste d'une manière étonnante. En effet, en 2004, les films québécois s'accaparaient 14% du marché local, performance remarquable qui constitue une véritable exception à l'échelle occidentale.
    L'histoire du cinéma québécois tout entière est conditionnée par les rapports qu'entretiennent les créateurs avec le public local. L'étroitesse du marché québécois ainsi que sa singularité (culturelle et linguistique), à l'intérieur de l'immense marché nord-américain, sont à l'origine de la fragilité économique de cette petite cinématographie tiraillée entre la France et les
    États-Unis. L'évolution de la société québécoise transparaît également dans les bouleversements qui marquent l'histoire du cinéma québécois. La société ultra-catholique et fermée sur elle-même des années 1940 et 1950 donne naissance à une première vague de documentaires et de films de fiction; viennent ensuite la Révolution tranquille et la montée nationaliste, qui se traduisent par l'éclosion du cinéma direct et l'effervescence du jeune cinéma de fiction des années 1960; le
    désenchantement référendaire, dont l'équivalent est le climat de morosité cinématographique qui persiste de 1980 à 1984 et, enfin, le Québec à l'heure de la mondialisation, celui de l'entrepreneurship, dont l'image reflète le nouveau discours pro-industriel des cinéastes, des producteurs et distributeurs.
    Marcel Jean aborde l'industrie cinématographique à partir des films qui en sont issus, et privilégie donc les auteurs par rapport aux producteurs et aux administrateurs. Précisons que Le Cinéma québécois est, comme son titre l'indique, un essai sur le cinéma québécois et non sur le cinéma au Québec. Cet ouvrage traite essentiellement de l'esthétique, de la thématique et, parfois, de la réception publique et critique des films.

  • Quand le jazz est là, Stanley Péan n'est pas loin qui hume, admire, se livre à la passion de cette musique qui s'écoute de préférence la nuit. L'écrivain et l'homme de radio forment un duo pour entrer à pas cadencés dans l'univers enivrant de ces musiques et dans le monde troublant de ces musiciens dont les vies furent exaltantes et tragiques, éthyliques et dévouées, inspirées et cahotantes, tristes et triomphales.
    Qu'est-ce que le jazz ? La question est aussi ancienne que cette musique. Il y a autant de réponses qu'il y a de musiciens jazz, mais ceux-ci préfèrent généralement laisser parler les notes. Si Stanley Péan se risque à l'écriture, c'est pour mieux retourner à l'écoute. Ce recueil n'a donc pas pour vocation de disséquer et de définir les multiples esthétiques du jazz ni de convaincre qui que ce soit de leur valeur. L'auteur s'intéresse plutôt aux propos qu'on tient sur le jazz et sur quelques-uns de ses artisans parmi les plus illustres, à la représentation qu'on en donne dans des oeuvres de création, qu'elles soient cinématographiques, littéraires ou théâtrales.
    Stanley Péan raconte des trajectoires de vie, entremêle musique, littérature et cinéma, prend la mesure d'un art aussi fertile et déroutant que le siècle qui l'a vu naître. En point d'orgue, « Black and Blue », un rappel de l'histoire des Afro-Américains dans laquelle ont surgi et grandi en mesure leurs doléances musicales. À l'image du jazz, ces essais sont spontanés et réfléchis, organiques et raffinés.

  • Chansons 2 (1967-1982)

    Gilles Vigneault

    • Boreal
    • 8 October 2013

    Cette nouvelle édition des chansons de Gilles Vigneault reprend le texte établi pour la grande édition des « Écrits » parue au Boréal en 2013. Les lecteurs y trouveront les paroles de près de quatre cents chansons, dont certaines sont inédites, dans des textes définitifs, revus et approuvés par l'auteur.

  • Cette nouvelle édition des chansons de Gilles Vigneault reprend le texte établi pour la grande édition des « Écrits » parue au Boréal en 2013. Les lecteurs y trouveront les paroles de près de quatre cents chansons, dont certaines sont inédites, dans des textes définitifs, revus et approuvés par l'auteur.

  • « Ce qui est violent, pour moi, ce n'est peut-être pas tant la présence physique du public que l'acte de représenter quelque chose de soi, d'intime, de forcément transgressif. Comme si, symboliquement, on rejouait une sorte de scène primitive, on mettait en lumière des choses honteuses, des tabous. Cette exposition de soi, malgré soi, est troublante. Elle se fait de biais, de façon détournée, à travers le corps des autres, des interprètes. Comme metteur en scène, on craint que le public repère cette part dévoilée. Le regard des autres sur son oeuvre se rapproche d'un regard interdit, à la fois désiré et honni ; le regard d'un inconnu sur ton corps nu, qui te fracasse. » Brigitte Haentjens est une des figures majeures du théâtre contemporain. Elle a gagné un fidèle auditoire grâce à son audace dans la programmation et à l'exigence qui marque chacune des productions portant sa signature. Elle propose ici un livre hors norme qui nous montre une artiste en plein processus de création. Elle retrace son parcours depuis l'école de théâtre en France. Elle évoque son passage en Ontario francophone, où sa carrière de metteur en scène a éclos, et son installation au Québec. Surtout, elle parle au présent du travail accompli avec la compagnie qu'elle a fondée, Sibyllines.

  • Vers 1976, Denys Arcand a écrit, pour une série qui s'appellerait Empire Inc., un épisode qui se passait à l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Dix ans plus tôt, il s'était déjà intéressé au rôle qu'avaient joué les communistes canadiens et américains pendant la guerre. Dans bien des cas, les alliances objectives entre le grand capital et la hiérarchie communiste s'étaient faites sur le dos des gauchistes naïfs. Arcand avait aussi envie de parler de l'abîme infranchissable qui séparait à cette époque ces presbytériens richissimes anglophones et les masses laborieuses catholiques francophones.

    L'épisode n'a jamais été tourné, mais nous pouvons en lire le texte ici, accompagné de trois autres inédits. Chacun de ces textes peut se lire comme une nouvelle ou un court roman dialogué. Les personnages, les thèmes, la composition, la tonalité à la fois légère et grave, toute leur écriture, en somme, compose un univers qui annonce directement Jésus de Montréal, Les Invasions barbares et L'Âge des ténèbres et illustre à merveille ce style et ce regard si particuliers qui caractérisent toute l'oeuvre de Denys Arcand.

    Chacun des quatre textes est précédé d'une brève présentation signée Denys Arcand.

  • La musique, c'est du son. Mais c'est aussi un lieu : un lieu de tension et de relâchement ; un lieu de rencontre avec soi-même et avec l'autre ; un lieu de réalisation, de mise en scène et de consommation ; un lieu de reproduction mais aussi de transformation.

    Bref, un lieu de pouvoir, un lieu du politique. S'engager en politique et faire de la musique, ce qui comprend l'écoute active, sont des façons d'interpréter et de changer le monde autour et à l'intérieur de nous.

    Mariella Pandolfi et Laurence McFalls ont invité des artistes, des intellectuels, des praticiens de différents domaines et disciplines à exposer leur « vérité » sur la musique. Ce faisant, ils jettent la lumière sur le lien profond, voire la convergence, qui unit le musical et le politique, ces deux domaines de la vie humaine et sociale où la passion et la raison, le déchaînement et la discipline, l'amour et la mort, la violence et la paix, le banal et le sublime luttent et se marient dans la recherche non seulement de la domination et de la résistance, mais aussi de ce qu'ils tiennent pour le beau, le juste ou le vrai.

    Tout en privilégiant une multiplicité de voix et une pluralité de registres (personnel, poétique, historique, psychanalytique, philosophique), Mariella Pandolfi et Laurence McFalls ont mis l'accent sur une forme particulière de la musique occidentale, soit l'opéra, sans toutefois oublier la musique orchestrale, le jazz ou la chanson populaire.

  • Il y a les cinémathèques pour les conserver et les programmer, mais qu'est-ce qui demeure en chacun de nous des films que nous avons vus pour la première fois au cinéma ? Que reste-t-il de nos amours cinématographiques ? André Habib se livre à une exploration docte et maniaque de ces restes de cinéma qui s'accumulent, en désordre, dans la mémoire du cinéphile, la sienne et celle d'une vingtaine d'autres fous de cinéma qu'il a interrogés et pour qui le septième art est une passion, un vice impuni. Universitaire mais mordu, il signe un essai sur la cinéphilie qu'il considère comme une discipline anarchique.

  • Sonnez, merveilles !

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    • Boreal
    • 15 September 2016

    La musique classique a-t-elle encore un sens aujourd'hui ? Kent Nagano croit qu'il est important que nous tentions de répondre avec franchise à cette question. En cette époque où les institutions culturelles traditionnelles sont menacées, où les orchestres symphoniques et les maisons d'opéra sont appelés à « gérer la décroissance », maestro Nagano lance un vibrant appel pour que nous prenions conscience de l'immense trésor que constitue la musique classique et de la manière très concrète dont elle peut nous aider à régler quelques-uns des problèmes les plus urgents de notre société.

    Il retrace pour nous son parcours, qui l'a amené, lui, petit-fils de modestes immigrants ayant grandi dans un petit village côtier de la Californie, à diriger les plus prestigieux orchestres et maisons d'opéra. Il raconte comment la musique lui a permis de trouver sa place, non seulement au sein de sa propre communauté, mais partout dans le monde.

    Loin d'être une activité réservée à l'élite, la musique classique, selon Nagano, est un formidable instrument de rapprochement et de dialogue entre les hommes.

    À la fois mémoires et brûlant plaidoyer pour la survie de la musique classique et des arts, Sonnez, merveilles ! s'adresse à tous ceux qui croient encore en l'importance de la culture dans le monde d'aujourd'hui.

  • « J'ai lu votre texte. Il m'a beaucoup touché. C'est, de toute ma vie, parmi les plus exacts que j'aie lus sur mon travail. » Tels ont été les premiers mots de Denys Arcand à Carl Bergeron, jeune essayiste de quarante ans son cadet, après qu'il a pris connaissance de Un cynique chez les lyriques. En effet, c'est un portrait sensible du cinéaste que l'auteur ébauche ici à travers une lecture et une interprétation serrées de son travail, des premiers films pour l'ONF jusqu'aux films de consécration. Lettré casanier et ironique, lecteur de Gibbon et de Machiavel, pré-boomer étranger au nationalisme canadien-français comme au lyrisme de la Révolution tranquille, Arcand cultive une sensibilité en porte-à-faux avec les grands mythes collectifs qui ont forgé la société québécoise. Cette sensibilité, d'aucuns l'ont qualifiée avec raison de « cynique », sans avoir toujours conscience de la signification du mot, qu'ils associent à un trait de caractère plus qu'à une intelligence des choses. Carl Bergeron remonte aux sources intimes du cynisme philosophique d'Arcand et montre au contraire la filiation trouble et émouvante qui n'a cessé d'unir celui-ci à son pays natal, dans une tension permanente entre le sentiment d'appartenance et la nécessité de faire une oeuvre. En complément de lecture, un Denys Arcand attentif lui fait écho par des commentaires mordants et éclairants, tantôt évoquant des anecdotes, tantôt proposant des explications sur son parcours.

  • Dans L'Art du bel canto, Léopold Simoneau rassemble ses réflexions sur le chant, mûries au cours d'une longue et brillante carrière internationale et de nombreuses années d'enseignement. Pureté de la voyelle, liberté de l'émission, conduite du souffle, style et interprétation, Léopold Simoneau aborde toutes ces questions dans une langue simple et en s'attachant à décrire le plus fidèlement possible l'expérience du geste chanté.

    Indisponible
  • Groupes, regroupements et associations artistiques.
    « Organisations artistiques d'ici et d'ailleurs », thématique de cette livraison d'Inter, art actuel, traite de groupes, de regroupements et d'associations, au moment où les pouvoirs publics semblent tenir compte du patrimoine plutôt que de l'activité artistique vivante, actuelle et prospective. D'abord, Richard Martel, responsable du dossier, souligne la participation « historique » de la revue Inter dans le développement des organisations artistiques du point de vue alternatif. Également, Anne Bertrand propose une « compilation » des modes de fonctionnement artistiques qui couvrent l'ensemble du territoire canadien. À sa suggestion, nous republions un texte de Gilles Arteau, datant de 1990, illustrant les préoccupations de l'époque et l'apport des centres d'artistes sur le territoire québécois. Nathalie Côté commente par ailleurs la rencontre interdisciplinaire Chaos, où Arteau suggère de refaire un bilan des associations et des regroupements ! Guy Sioui Durand prend, pour sa part, position sur les modes d'organisation actuels ou contemporains, à l'ère du néolibéralisme. Il dénonce les modèles centralisateurs, tout en soulignant quelques récentes contestations et revendications. Michaël La Chance, sur un mode ironique, propose quant à lui un centre d'artistes aérien, soulignant la grande mobilité des artistes d'aujourd'hui Dans un deuxième temps, nous avons joint des acolytes de la rédaction internationale d'Inter pour proposer des comparaisons avec d'autres zones géographiques, soit la Belgique, le Brésil, le Cameroun, l'Espagne, la France, l'Italie et le Pérou. Pour clore cette recherche-bilan, nous donnons aussi la parole à des projets atypiques comme le regroupement & IL TOPO.
    À ce dossier s'ajoute un texte de Mildred Durán Gamba sur la dernière édition de la Rencontre internationale d'art performance, qui a eu lieu à Québec en septembre 2014.
    Publié par les Éditions Intervention (confondées par Richard Martel à Québec) trois fois par an depuis 1978, Inter, art actuel (anciennement Intervention) est un périodique culturel disséminant les diverses formes, praxis et stratégies de l'art actuel - performance, installation, poésie, multimédia -, tout en interrogeant les rapports de l'art au social et au culturel, au politique et à l'éthique.
    Couvrant différentes manifestations artistiques et mouvances politico-culturelles internationales, directement engagé dans le renouvellement du discours sur les pratiques éphémères et émergentes, Inter, art actuel est une tribune qui invite artistes, critiques et penseurs de la culture à prendre position (sous la forme d'essais courts, de critiques documentées et approfondies, de dossiers et de reportages, de chroniques et de comptes rendus) sur les enjeux qui touchent les pratiques de l'art actuel ou de tout domaine connexe, ainsi que sur les transformations de nos sociétés, du rituel au virtuel.

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  • Decadrages

    Robert Lévesque

    • Boreal
    • 23 May 2018
    Sur commande
  • Glenn Gould

    Mark Kingwell

    Glenn Gould (1932-1982) compte parmi les géants de la musique du XXe siècle. Il s'est également gagné une solide réputation d'excentricité. Génie solitaire, capricieux, virtuose hypocondriaque, il a renoncé à donner des concerts en public dès 1964 pour se consacrer à l'exploration de divers médias: enregistrement sonore, radio, télévision, imprimé. Le monde a été pris de court par sa disparition subite à l'âge de cinquante ans, mais sa musique nous semble aujourd'hui toujours aussi révolutionnaire, inattendue, irremplaçable.

  • L'art vivant

    Warren Jean-Philipe

    • Boreal
    • 17 November 2011

    S'intéresser à Paul-Émile Borduas, à ses succès comme à ses échecs, à ses espoirs comme à ses doutes, c'est chercher à comprendre le devenir d'une communauté canadienne-française qui tentait, dans les années 40 et 50, de s'approprier une modernité troublante et fugitive.

    Comme dans ses premiers travaux sur Fernand Dumont ou Gérard Pelletier, la question qui anime Jean-Philippe Warren est celle des origines de la Révolution tranquille. Mais cette fois-ci la démarche est différente, puisqu'il étudie un homme qui a très tôt rompu avec le Canada français de son enfance et a tenté de lui substituer une éthique radicalement autre. Il s'agit donc de cerner les méandres de l'évolution ayant conduit Borduas à adopter une méthode picturale en rupture nette avec l'académisme de son temps, et aussi de dégager de manière globale sa vision de la vie et de la société.

    En ajoutant une touche nouvelle au portrait déjà esquissé d'un des plus grands artistes et intellectuels canadiens du xxe siècle, ce livre permet de jeter un éclairage neuf sur une période charnière de l'histoire du Québec.

  • Pour être journaliste, il ne suffit pas de savoir raconter l'événement dans une langue claire, il faut aussi rendre les faits intelligibles en les replaçant dans leur contexte et, souvent, en transmettre l'essentiel en quelques lignes.

    Pour y arriver, les journalistes disposent de techniques de recherche et d'outils documentaires : techniques d'entrevue, techniques de couverture d'événements et de prise de notes, sondages, rapports scientifiques, rapports annuels, réseaux de personnes-ressources, etc.

    Plutôt que de présenter une description théorique de ces ressources et techniques, l'auteur a choisi de rédiger un guide qui tient compte des conditions de travail réelles des journalistes. Dès lors, Le Métier de journaliste se présente à la fois comme un premier guide des sources d'information accessibles aux journalistes de la presse écrite ou électronique et comme un portrait critique de l'information.

    Cette troisième édition a été profondément remaniée pour rendre compte des importantes transformations provoquées par Internet, non seulement dans les techniques de cueillette et de traitement de l'information, mais aussi dans les conditions d'exercice du métier de journaliste aujourd'hui.

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