Belin

  • Nous en avons peur autant qu'il nous fascine, et plus nous cherchons à le maîtriser, plus il semble nous échapper. Le hasard. Un concept universel, mais que signifie-t-il vraiment ? Est-ce le hasard qui a créé l'univers ? Quel est son rôle dans l'évolution du cosmos ? Les machines peuvent-elles produire de l'aléatoire ? Le hasard rend-il le monde forcément aléatoire ? Et si oui, est-ce humainement tolérable ? Peut-on prédire l'heure de notre mort ? Pour la première fois, trente scientifiques tentent, chacun dans leur domaine, de répondre à ces vertigineuses questions.
    Hubert Reeves, Catherine Maunoury, Etienne Klein, Roland Lehoucq, Stuart Vyse, David Elbaz, Jean-François Clervoy, Leila Schneps, Jean-Pierre Luminet, Gilles Dowek, Marc Lachièze-Rey..., nous invitent à tenir compte du hasard pour apprendre à penser et agir librement. En commençant par l'essentiel : Pourquoi moi ?

  • Saviez-vous qu'ouvrir le robinet consomme plus d'énergie que d'eau, et qu'éteindre la lumière économise plus d'eau que d'énergie ?
    Si l'on sait que l'eau et l'énergie sont les ressources les plus importantes sur la Terre, on ignore souvent la puissance du lien qui les unit. Michaël Webber nous fait prendre conscience de cette interdépendance et de son rôle clef pour assurer l'avenir de la planète.
    La bonne gestion des ressources naturelles est un nouveau défi pour notre espèce. Et les solutions existent, qu'elles soient technologiques, économiques ou politiques.
    Avec de nombreux exemples puisés dans la vie de tous les jours, ce livre nous montre le chemin vers un monde à la fois durable, sain et prospère. Il ne tient qu'à nous de l'emprunter.

  • Quelle est l'histoire de l'univers ? Quelle est la nature de l'espace et du temps ? Quelle place occupons-nous dans l'univers ? Nul n'est mieux placé pour répondre à ces questions fascinantes que l'un des plus célèbres astrophysiciens actuels. Avec un style qui ne tient qu'à lui, mariant érudition, humour et intelligence, Neil deGrasse Tyson nous rend soudainement accessibles l'essentiel des grands mystères du cosmos et les principes les plus compliqués de l'astrophysique : le Big Bang, les quarks à la mécanique quantique, les trous noirs, la traque des exoplanètes et la recherche d'une vie extraterrestre.
    Le b.a.-ba de toutes les découvertes qui fondent notre compréhension actuelle de l'univers.

  • « Un jour j'en ai eu assez des régimes fantaisistes. J'en ai eu assez de perdre à chaque fois dix kilos pour en reprendre douze. J'en ai eu assez de traumatiser inutilement mon organisme. Alors, j'ai décidé d'oublier les méthodes de bazar pour me plonger dans la littérature scientifique. Au-delà des 50 kg qu'il m'a permis de perdre pour retrouver un poids sain, ce voyage m'a enseigné deux choses :
    - les régimes médiatiques sont des impostures. D'une part, ils font exploser dangereusement le risque pathologique (cancers, diabète, infarctus, etc.). D'autre part, ils déchaînent une infaillible armée de défenses métaboliques génétiquement programmées pour combattre l'amaigrissement et rendre toute perte de poids impossible sur la durée. Le taux d'échec de ces régimes dépasse 95 % !
    - le seul moyen de maigrir durablement consiste à mettre en place un déficit énergétique assez restreint pour passer sous le radar des systèmes organiques de contrôle du poids et de la faim. Le corps maigrit alors graduellement (mais sûrement), à son insu, sans crier fringale.
    Sur la voie du succès, la patience n'est pas une option ; elle est une nécessité physiologique absolue. Et si cette idée vous frustre, posez-vous la question : vaut-il mieux réussir en douze mois ou échouer en trois ? »

  • Le nombre p est une star incontournable, omniprésente en mathématiques et en physique comme dans la culture populaire. Et c'est à juste titre ! On a très tôt cherché à l'apprivoiser. La quadrature du cercle a suscité bien des efforts, même après que l'on a prouvé son impossibilité. Et sur l'océan des décimales de p se défient aujourd'hui d'étranges navigateurs, faisant appel tant à l'informatique qu'aux mathématiques.
    Ce livre retrace l'histoire de son exploration, en insistant sur les épisodes les plus récents qui nous font percevoir tout le mystère de ce nombre : plus on connaît p, plus il se dérobe.

  • Notre nourriture, l'air que nous respirons, notre survie en général dépendent, directement ou indirectement des plantes. Or, le changement climatique en cours mais aussi l'augmentation des polluants de toute nature produits par les activités humaines, affectent leur fonctionnement, leur capacité à se défendre, leur tolérance vis-à-vis des stress, et donc, pour les plantes cultivées, leur croissance et leur potentiel productif.
    Nous savons que nous ne pourrons pas maintenir le statu quo, qu'il ne sera pas possible de produire demain comme nous produisons aujourd'hui. Nos sorts sont liés, il va falloir s'adapter très vite et faire les bons choix pour pouvoir continuer à satisfaire les besoins d'une humanité en croissance dans un contexte de raréfaction des ressources.
    Ce livre fait le point des connaissances les plus récentes et des premières observations sur le comportement des plantes face aux changements en cours. Loin de se contenter d'un constat, les auteurs s'attachent à proposer des solutions, des stratégies fondées notamment sur une vision globale (systémique) des plantes dans leur milieu. Les plantes ne sont pas seules, mais en interaction forte et permanente avec les nombreux organismes vivants qui peuplent le sol. Seule une véritable reconnaissance de la complexité en jeu dans les écosystèmes et les systèmes de production agricole permettra de répondre aux défis actuels en tirant parti des fantastiques capacités d'adaptation de la Nature.

  • Le sacrifice de soi demeure un mystère du point de vue de la biologie. Darwin y reconnaît la forme la plus élevée de la vie morale et recherche les manifestations de ses ébauches animales pour en comprendre l'origine.
    Cette origine, c'est la « sélection sexuelle » : certains caractères héréditaires évoluent sous l'effet de « lutte pour la reproduction », par exemple, les plumes du paon ou les bois du cerf. Les cerfs qui arborent les bois les plus imposants ont plus de chance d'être choisis par les femelles ou de dominer les mâles concurrents.
    Mais ces caractères semblent contraires à la survie : la queue majestueuse du paon, par exemple, attire les prédateurs ; les bois du cerf constituent un handicap pour leur échapper en milieu boisé.
    Ils accroissent donc les chances de conquête sexuelle mais diminuent les chances de survie. Il y a donc une propension à l'autosacrifice dans le règne animal : il faut être disposé à mourir pour pouvoir se reproduire.
    Cette forme primitive d'instinct social est à l'origine - au même titre que le dévouement au groupe, la discipline coopérative, l'entraide... - de la formation de l'idéal moral dans la civilisation.
    C'est explication biologique de l'origine de la morale permet de récuser deux grandes explications historiques : le « don de soi » du christianisme et le scénario freudien de la « horde primitive » », où le sacrifice rituel commémore le meurtre initial du père.

  • La commercialisation croissante de produits contenant des nanomatériaux ou « nano-objets » nous préoccupe tous de façon plus ou moins explicite. Le sujet est repris de temps à autre dans les médias, notamment à propos des produits agroalimentaires et cosmétiques, ravivant les inquiétudes sur les conséquences de l'exposition à des nanoparticules que l'on suppose toxiques.
    Si la dimension des risques est primordiale, elle laisse de côté plusieurs aspects tout aussi importants de la question « nano » :
    L'histoire des nanoproduits, leurs propriétés souvent étonnantes, les motivations de leur découverte et de leur utilisation dans des produits très divers, leurs intérêts potentiels ou avérés pour la société, les façons dont les chercheurs les étudient, les débats scientifiques en cours, ou encore les difficultés à suivre les nanomatériaux le long des chaînes de fabrication de façon à étiqueter lisiblement les produits (traçabilité).
    Au travers d'exemples, cet ouvrage raconte comment les nanoproduits en sont venus à occuper une place majeure dans notre civilisation industrielle, et pourquoi ils sont à la fois fascinants et problématiques : « Le titane : promesses et risques d'un dépolluant » ; « Une peau hâlée grâce à des nanomatériaux ? » ;
    « Des balles magiques aux nanomédicaments » ; « Le carbone dans tous ses états... » ; « Vous reprendrez bien une cuillerée de nanoparticules ? » ; « Le nano-argent : une valeur qui monte ou qui descend » ; « L'ère des nanocomposites » ; « Tracer un nanomatériau est-il plus difficile qu'aller sur Mars ? » ...

  • Qu'est-ce que la méthode scientifique ? Comment lire une information scientifique ? Info ou intox ?
    L'ambition principale de ce petit livre est d'aider à diminuer les risques de nous faire berner. Il explique comment la plupart des connaissances qui arrivent jusqu'à nous sont produites et circulent, ainsi que les critères pour leur faire confiance ou s'en méfier.
    Pour y parvenir, nous explorerons ensemble, instruments de navigation à la main, plusieurs territoires faussement familiers : celui de notre jugement (chapitres consacrés aux méthodes de l'esprit critique), celui de nos idées reçues (chapitres consacrées à diverses notions indispensables en sciences et en santé) et celui de la fabrique de l'information.

  • Depuis quelques années un mouvement d'idées, venu des États-Unis, a pris un essor considérable dans le monde au point qu'il a été qualifié de Révolution, la Révolution transhumaniste. Demain, on vivra 200 ou 300 ans... et bien sûr en parfaite santé :
    L'immortalité n'est pas loin. Ces prophéties s'appuient sur les avancées réelles apportées par l'intelligence artificielle et la recherche en biologie, en particulier dans le domaine du vieillissement, passant ainsi allègrement de l'homme préservé et/ou augmenté au post-humain. Mais dès que l'on s'intéresse au cerveau, les données sont particulièrement complexes et ne vont pas dans le sens de ces prophéties.
    Il existe une contradiction criante entre la jeunesse éternelle promise et la réalité actuelle qui reste terrifiante.
    Fort de l'expérience médicale, scientifique et pédagogique des auteurs, ce livre montre que les efforts lents et soutenus de la recherche biologique et médicale, auxquels l'intelligence artificielle apportera sa contribution, restent la seule voie pour non seulement comprendre le fonctionnement du cerveau, mais aussi le maintenir en bonne santé (cerveau préservé), le doter de capacités nouvelles (cerveau augmenté) et, dans un délai non prévisible à ce jour, guérir ou stabiliser les maladies neurodégénératives (cerveau réparé). Quant au post-humain, il ne s'appuie a fortiori sur rien de tangible.
    Écrit dans un style accessible et vivant, ce livre est illustré d'exemples puisés dans la vie quotidienne. Il s'appuie sur des données scientifiques biologiques et médicales incontestables pour dénoncer l'imposture que représente le transhumanisme et ses excès ou délires.

  • Un livre qui transforme en profondeur nos idées sur le monde biologique et l'évolution.

    Comment la théorie de l'évolution pourrait-elle encore mieux expliquer la complexité et la diversité du monde vivant ? Cet ouvrage s'appuie sur les connaissances de nombreuses disciplines biologiques (telles que la biologie moléculaire, la biologie cellulaire et la zoologie) et relève un point commun entre leurs découvertes, une manière originale de les unifier. Il s'agit d'une constante : tous les composants du monde vivant sont entrelacés.

    Remodelage de gènes en morceaux, réseaux d'interactions entre protéines qui se modifient sans cesse, interactions génétiques et symbiotiques chez les procaryotes, nature hybride de la cellule eucaryote, rôle essentiel des microbes dans le fonctionnement des animaux et des plantes, le comportement des sociétés animales et la spéciation... Au fur et à mesure des publications scientifiques, les objets traditionnels (le gène, la cellule, l'organisme) analysés par les évolutionnistes se retrouvent plongés dans des ensembles plus vastes, qui subissent également des modifications. Il y a des réseaux d'interactions partout dans le monde vivant.

    De ce fait, un important changement théorique se profile. Modéliser l'évolution consiste fondamentalement à comprendre comment les liens entre les éléments biologiques et les éléments de l'environnement s'influencent et se transforment. Adopter cette perspective ferait de la théorie de l'évolution une science des réseaux dynamiques. Cette position, plus large que celle envisagée par Darwin, offrirait de nouvelles manières d'étendre la théorie de l'évolution, de l'unifier et fournirait de nouvelles façons de penser le changement, pas simplement celui des espèces mais aussi celui des écosystèmes et des processus qui façonnent l'histoire de la vie sur Terre.

  • Imaginez : vous êtes chez vous, paisible, quand tout à coup un grondement sourd envahit l'espace ; les objets, les murs, le sol se mettent à vibrer. Un bulldozer ? Non : un séisme ! Quiconque a vécu un tremblement de terre s'en souviendra pour toujours : cet instant a duré une éternité et lui a inspiré une terreur au-delà de l'entendement. Depuis des siècles, des hommes tentent de comprendre les séismes pour mieux agir et contrer leurs effets parfois dévastateurs. Saura-t-on un jour prévoir les séismes ? Ne vaut-il pas mieux se prémunir contre de telles catastrophes - mais comment, si l'on sait mal les prévoir ?
    Dans cet ouvrage, l'auteur nous invite à découvrir la lente évolution de nos connaissances sur les séismes. Avec un langage clair et une plume légère, il nous entraîne à la suite de générations de savants et de chercheurs qui ont progressivement saisi la réalité de ces phénomènes, depuis les premières idées rudimentaires aux modèles récents les plus sophistiqués. Fort de son expérience de terrain, il décrit le travail du sismologue et les instruments dont les inventions ont déclenché, à chaque fois, de grands bouleversements de notre conception des séismes. Bonne lecture... et gare aux secousses !

  • La science du bien et du mal n'a jamais existé, et si Platon s'en désolait, nous avons cessé, nous, les Modernes, de nous en offusquer. Et pourtant, des questions d'ordre éthique nous sont incessamment posées aujourd'hui, ni plus ni moins que par le passé : quelles valeurs morales devons-nous promouvoir à l'école ? Est-il acceptable d'abandonner à leur sort les familles de migrants fuyant la guerre ? Mon pays, la France, doit-il intervenir militairement contre tel ou tel État dit « terroriste » ? etc.
    Face à de telles interrogations, nous ne pouvons nous contenter de suspendre notre jugement sous couvert de relativisme (« À chacun sa conception du bien et du mal »).
    Prenant appui sur les réflexions de grands philosophes et théologiens face au défi du mal, tout en interrogeant la montée de nouvelles formes de violences au XXIe siècle, Laurence Hansen-Love pose la question : le bien et le mal sont-ils vraiment des notions obsolètes ?
    Une fois récusée la fausse évidence d'une symétrie entre le bien et le mal, il est possible de prendre acte de la préséance du mal sur le bien. Dès lors, la certitude du mal, posée comme un fait, cesse de contredire l'incertitude du bien, à laquelle il apparaît sage de se résoudre.

  • Qu'est-ce qu'être une femme ou un homme ? Ce que nous pensons « féminin » ou « masculin » l'est-il bien ? Est-ce conjoncturel, culturel, ou bien profondément inscrit dans nos corps et plus ou moins intangible ? Ces questions se posent de nos jours dans un contexte radicalement nouveau : celui de la remise en cause globale de la domination masculine, celui des recherches foisonnantes que cette contestation a engendrées, celui des politiques publiques qui tentent de mettre en oeuvre l'égalité des sexes. Autant d'approches qui viennent bousculer les idées reçues et les pratiques sociales.
    Le domaine de la recherche scientifique n'échappe pas à ces tiraillements. Les études se sont multipliées depuis une trentaine d'années et aboutissent aux mêmes constats : l'inégalité entre femmes et hommes formate inconsciemment nos esprits, agissant jusque dans les opérations conçues comme les plus « scientifiques », les plus « objectives », quand elle ne conduit pas à de véritables blocages du fonctionnement de la pensée.
    C'est à l'exploration de ces questions que nous invite ce livre iconoclaste, auquel ont travaillé des spécialistes venu·es d'horizons très divers (des « humanités » aux sciences de la vie, en passant par le droit, les arts, la médecine...).

  • Qu'est-ce que " réussir sa vie " pour un poisson ?... si ce n'est assurer sa descendance, et même la meilleure descendance possible, en nombre et en qualité, comme l'ont fait avant lui tous ses ancêtres depuis 450 millions d'années. Une telle "mission" passe par des comportements sexuels adaptés à tous les types de rencontres entre les deux sexes, dans tous les milieux naturels qui sont les leurs (mers, fleuves, rivières, estuaires...) et tous les habitats possibles (eaux douces, eaux marines, eaux saumâtres...).
    Qu'ils forment des bancs, des groupes, des couples plus ou moins lâches ou des harems, les partenaires sexuels doivent se reconnaître, se choisir et parvenir à coordonner les mouvements préparatoires à la ponte et à l'éjaculation dans le milieu aquatique. Pour cela, ils font appel à des stimuli sensoriels, le plus souvent visuels, mais aussi olfactifs, gustatifs, auditifs, tactiles, voire électriques.
    Dans cet abécédaire de la vie sexuelle des poissons, vous découvrirez que certaines espèces pratiquent l'amour entre congénères de sexe opposé, d'autres entre partenaires de même sexe, d'autres encore l'amour "autosuffisant ". Et vous serez sans doute surpris d'apprendre que, si les oeufs une fois fécondés sont le plus souvent abandonnés à leur sort dans l'eau qui les emporte, d'autres font l'objet de soins attentifs de l'un ou de l'autre des parents.
    Bref, les poissons révèlent une " inventivité comportementale " insoupsonnée, l'un des répertoires amoureux les plus riches, si ce n'est le plus riche du règne animal, qui leur a permis de traverser avec succès les époques jusqu'à aujourd'hui. Pas si bêtes les poissons !

  • Accélérateurs géants, détecteurs complexes, particules énigmatiques. La physique subatomique peut sembler bien intimidante pour le novice. Et pourtant, qui n'a jamais entendu parler du boson de Higgs et du CERN, le laboratoire européen où il a été découvert en 2012 ? Nul besoin d'être un spécialiste pour comprendre de quoi il s'agit. Aujourd'hui, une théorie extraordinairement élégante, le Modèle Standard, décrit tous les résultats des expériences dans le domaine. Trente-sept particules élémentaires et quatre forces fondamentales : c'est tout ce dont nous avons besoin pour expliquer la matière et l'Univers !
    Ce livre, destiné à un large public, raconte sans équations le long parcours qui a abouti au Modèle Standard. Ce parcours, parfois sinueux, a été entamé lorsque les Grecs anciens, et peut-être d'autres avant eux, ont imaginé que la matière est composée de petites « billes ». Il faudra attendre plusieurs siècles pour qu'on réalise que la matière, à l'échelle microscopique, se comporte de façon paradoxale. Loin de l'image des petites « billes », sa nature est plutôt proche de celles des ondes, comme les ondulations de l'eau à la surface d'un étang.
    Au cours du siècle dernier, les connaissances scientifiques ont progressé de façon fulgurante au fur et à mesure des progrès techniques. Les rayons X et leurs applications médicales, la supraconductivité, le transistor, Internet sont nés dans les laboratoires de physique. La science s'est trouvée mêlée de près à l'Histoire pour le meilleur comme pour le pire, avec quelques épisodes dramatiques comme le lâcher de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki.
    De ce tourbillon étrange ont émergé nos connaissances actuelles qui, nous le savons, ne sont pas complètes. Les dernières observations suggèrent l'existence de nouvelles composantes dans l'Univers, comme la mystérieuse matière noire. Les chercheurs sont à l'oeuvre pour comprendre sa nature. Les bouleversements, du moins du côté de la recherche, ne sont pas finis...

  • Crises sanitaires majeures, comme celles d'Ebola, de la grippe aviaire ou de la grippe H1N1, lobbies politiques et industriels, qualité des soins et des actions de prévention, gestion des campagnes de vaccination face aux craintes populaires, etc. Notre santé à tous est coeur d'enjeux parfois difficiles à décrypter.
    Dans ce livre, deux professionnels racontent le dessous des cartes de la politique de la santé. Pas sous un angle docte et académique, mais sous forme d'échanges de lettres, vifs, contradictoires mais constructifs, où chacun expose ses visions et interrogations pour solliciter les positions de l'autre, sans rien cacher au lecteur et sans langue de bois.
    Éclairé par l'expérience passée et présente de ce duo d'experts, cet ouvrage nous livre une plongée passionnante derrière la scène politique, scientifique et technique de la santé. Il évoque en termes simples la construction de nos systèmes de santé, sur la base de connaissances souvent imprécises, imparfaites, mouvantes et qui même basculent brutalement. Ce qui donne aux citoyens, parfois avec raison, cette impression de flou et d'absence de cohérence que l'on peut reprocher aux experts et aux décideurs.
    Autour de thèmes d'actualité, c'est finalement l'évaluation de l'efficacité de nos systèmes de santé qui est en filigrane de tous ces échanges, avec son lot de questions pour le futur sur les grands risques que nous font courir nos modes de vie.

  • L'ouvrage est une analyse critique de la théorie selon laquelle les femmes et les hommes, les hétérosexuel(le)s et homosexuel(le)s, auraient des prédispositions psychologiques différentes en raison de l'influence (ou pas) de la testostérone sur leur cerveau pendant la vie foetale. Cette «théorie hormonale de l'organisation cérébrale » est présentée comme un fait établi dans la plupart des manuels de psychologie, médecine, journaux scientifiques, grands medias et livres à succès. Ainsi, les hormones prénatales conditionneraient l'orientation et les comportements sexuels des femmes et des hommes, leurs aptitudes cognitives ou encore leurs centres d'intérêts, créant entre eux des différences sinon irréductibles, du moins naturelles.
    Dans ce livre passionnant, Rebecca Jordan-Young retrace l'histoire de cette théorie et des recherches ayant visé à la valider, et démontre brillamment l'inconsistance des données scientifiques censées l'étayer. Mettant en évidence certains biais dans les méthodes de la recherche et l'interprétation de ses résultats, elle plaide pour une science plus rigoureuse du développement humain et des différences entre les sexes en particulier. Il s'agit là d'un texte de référence sur les questions de genre analysées à la lumière des recherches en sciences sociales et biomédicales.

  • Juin 1816 au bord du lac Léman : un groupe de jeunes gens parmi lesquels Byron, Shelley et Mary, sa future épouse, décident d'écrire des histoires de revenants. Ainsi naquit Frankenstein sous la plume de Mary Shelley, qui ignorait alors qu'elle fondait un mythe contemporain.
    Plus encore, cette fille des Lumières au destin singulier, anticipe là ce qui allait advenir deux siècles plus tard : procréations artificielles, manipulations génétiques, risque d'eugénisme, etc., aujourd'hui au coeur des questions de bioéthique qui préoccupent nos sociétés. De nos jours, la fabrication de l'humain n'est plus imaginaire.
    À partir de la vie et de l'oeuvre de Mary Shelley, Monette Vacquin, dénonce les dangers de la science mis en acte. « La question du chercheur fou est maintenant déplacée vers celle de la science folle » comme l'écrit le biologiste Jacques Testart dans sa préface.
    L'ouvrage est postfacé par le philosophe Olivier Rey.

  • Drones, GPS, puces, capteurs « intelligents », robots de traite ou désherbeur... L'agriculture technologique envahie nos campagnes. Elle n'est pas seulement faites pour apporter plus de précision aux travaux agricoles, réduire la pénibilité et répétition de certaines tâches, de possibles gains dans les usages d'engrais, d'eau ou de pesticides. Elle bouleverse en réalité la façon de travailler de nos agriculteurs, leur confort et leur planning, mais aussi bien souvent leur projet professionnel et tout leur quotidien... Cette agriculture connectée apporte-t-elle que des bénéfices, comme on l'affirme souvent aux agriculteurs ? Rien n'est moins sûr, car elle crée aussi de sacrés dépendances, technologiques, commerciales et financières.
    Tout en menaçant potentiellement certains emplois, savoirs et savoir-faire, voire des ressources naturelles de la planète. Ni fascination, ni condamnation a priori, cette nouvelle enquête de Vincent Tardieu est une invitation à réfléchir sur la « révolution connectée » qui est en train de bouleverser le métier des agriculteurs. Et cela est d'autant plus urgent que les outils connectés et automatisés se multiplient, alors que bien peu d'espaces de débat collectif se sont ouverts pour accompagner les agriculteurs dans leurs choix d'équipements et d'itinéraires.

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  • Ce livre raconte une découverte exceptionnelle, celle de la production en quantité d'hydrogène naturel par notre planète. Il y a 5 ans, les auteurs de ce livre, géologues, ont été contactés par une équipe russe qui prétendait que ce gaz s'échappait du sol un peu partout sur le continent de la Russie. Après une période de doute, les chercheurs français confirment la réalité de ces émanations. Mieux, les images par satellite leur permettent de détecter des flux abondants d'hydrogène sur tous les continents !
    C'est une surprise de taille car les spécialistes ont toujours considéré que le gaz hydrogène ne pouvait pas se former dans le sous-sol.
    Par rapport aux énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), les atouts de ce gaz naturel sont multiples: sa combustion ne libère pas de gaz carbonique - un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement de la planète -, sa production dans le sous-sol est continue - alors que les réserves d'hydrocarbures s'épuisent -, son exploitation ne nécessite pas de forage profond, enfin il semble produit en abondance sur tous les continents.
    Comment expliquer que l'hydrogène émane du sous-sol et avec de tels flux ? Quelles seraient les conditions de son exploitation ? Le fait d'en trouver dans des quantités telles rend-il envisageable une récupération industrielle ? C'est à ces questions et bien d'autres que répond ce livre. Alors, sommes-nous à l'aube d'une nouvelle révolution énergétique ?

  • Chacun sait que les activités humaines bouleversent notre environnement à l'échelle de la planète. Beaucoup ignorent qu'elles modifient profondément notre santé. Réchauffement climatique, accroissement et vieillissement de la population, transports mondialisés, destruction de la biodiversité, déforestation massive, pollutions multiples, usage abusif des antibiotiques. sont autant de facteurs qui influent de manière préoccupante sur la santé humaine.
    Quelques chiffres en témoignent. En 60 ans, 300 maladies infectieuses nouvelles sont apparues chez l'Homme, à l'exemple du sida. Dans la même période, l'incidence de maladies allergiques comme l'asthme ou celle de maladies auto-immunes comme le diabète type 1 ont pratiquement doublé, voire triplé. Quant à la liste des polluants divers, elle ne cesse d'augmenter, et avec eux un cortège de maladies qui leur sont peut-être liées.
    Dans ce livre, l'auteur montre, exemples à l'appui, l'impact de l'Homme sur sa propre santé. Il accorde une place particulière aux bactéries de nos intestins, qui sont indispensables à notre survie et dont l'écologie est elle aussi perturbée par nos modes de vie. Comment comprendre l'émergence de nouvelles maladies et peut-on s'en prémunir ? L'espèce humaine peut-elle s'adapter aux changements qu'elle a elle-même provoqués ? C'est à ces questions et bien d'autres que répond l'auteur. Il dessine dans ce livre une discipline naissante, celle d'une approche écologique de la santé prise dans sa globalité.

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  • La situation en orbite terrestre devient préoccupante en raison du nombre croissant de débris spatiaux. À titre d'exemple, le nombre de gros objets en orbite a doublé ces dix dernières années?! Le risque d'accident en orbite augmente fortement, et la collision de deux satellites début 2009 n'est sans doute que le début d'une longue série.
    Plus inquiétant encore, une véritable réaction en chaîne s'est amorcée?: même si l'activité spatiale s'arrêtait totalement demain, le nombre d'objets orbitaux continuerait de croître sous l'effet des collisions mutuelles. C'est le phénomène connu sous le nom de «?syndrome de Kessler?», du nom du chercheur de la NASA qui l'a théorisé dans la fin des années 80.
    Au-dessus de nos têtes, la menace qui pèse sur les satellites se précise... Impossible pourtant de s'en passer pour nos télécommunications et pour nombre d'observations scientifiques. L'espace est indispensable, stratégique, et globalement irremplaçable?!
    Comment réagir?? Les réglementations qui se mettent en place au niveau international ne suffiront pas. Une nouvelle profession doit voir le jour?: celle «?d'éboueur?» de l'espace?!

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  • "35 ans et toujours pas d'enfant ? Attention, il sera bientôt trop tard !";
    "Les nouveaux pères sont-ils de meilleures mères ?"; " Faut-il mater l'enfant-roi ?"; "Survivrons-nous à la bombe A-dolescence ?" Voici quelques-uns des éternels débats liés à la parentalité qui font rage en famille et entre amis, qui font les gros titres des magazines « parentalité » et qui enflamment les forums de jeunes parents.
    À l'opposé des livres « modes d'emploi » qui proposent des solutions toutes faites, les auteures invitent tous les parents - et plus largement les citoyens - à s'emparer de ces questions d'éducation et de parentalité qui sont autant d'enjeux de société pour trouver LEURS propres réponses. Parce qu'il ne suffit pas de dire aux parents « Ayez confiance en vous ! », elles retournent aux sources (psychologie, histoire, sociologie, médecine) et éclairent les bases scientifiques et idéologiques de ces débats, permettant ainsi à chacun de se construire (ou reconstruire) parent en nourrissant sa propre réflexion.
    Un formidable un outil d'empowerment qui permettra aux parents de construire la « bonne » solution, c'est-à-dire celle qui prend sens maintenant, pour eux, leur enfant, leur famille.

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