Beauchesne

  • 1946-1996 Pour fêter ses quarante ans, l'Institut Supérieur de Liturgie (ISL) a choisi de centrer la réflexion sur les rapports entre la liturgie et la théologie.
    Le titre de l'ouvrage en résume parfaitement le contenu. Il indique que la liturgie, si elle consiste principalement en une célébration, est aussi une science dont l'objet consiste à déployer la réserve de sens que la liturgie recèle. En cela la publication est novatrice, car peu d'ouvrages sont consacrés à mettre en relief la signification théologique des actes liturgiques.
    Il ne fait aucun doute que beaucoup y trouveront développés des aspects nouveaux de ce qu'ils croyaient connaître.

  • Né à Paris le 10 octobre 1841, Monseigneur Maurice Le Sage d'Hauteroche d'Hulst fut, comme Vicaire général de Paris, chargé par le Cardinal Guibert de fonder en 1875 l'Institut catholique de Paris, dont il fut le Recteur de 1881 jusqu'à sa mort. Décédé à 55 ans, le 6 novembre 1896, il achevait, épuisé, vingt années durant lesquelles il avait investi « autant d'intelligence que d'énergie » dans la création puis l'organisation progressive de ce « foyer de haut savoir chrétien » qu'avait pour mission de devenir l'Université catholique de Paris.
    Faculté de Droit, de Lettres et de Sciences dès les débuts, Facultés de Droit Canonique et de Philosophie en 1895 - entre temps il avait fallu onze ans pour obtenir l'institution canonique en Faculté de Théologie de ce qui n'avait pu commencer dès 1878 que comme une « École de Théologie » à cause de l'existence d'une Faculté de théologie d'État en Sorbonne. (Rappelons ici que les Actes du Centenaire de cette Faculté de 1889 contiennent le premier volume de la présente collection !).
    L'apostolat intellectuel de Mgr d'Hulst ne se limita cependant pas à l'établissement d'enseignement supérieur libre ainsi constitué en vingt ans (et auquel une loi du 18 mars 1880 interdisait le titre d'Université, d'abord accordé le 15 mars 1876). Organisateur des « Congrès scientifiques internationaux des catholiques », prédicateur de six carêmes à Notre-Dame de Paris (1891-1896), député de Brest (1892), il déploya encore une grande activité dans plusieurs domaines décisifs pour la vie et l'avenir de la foi : l'apologétique philosophique, la « question biblique », la responsabilité politique, le ministère spirituel.
    L'Institut catholique de Paris se devait de célébrer la mémoire de son fondateur à l'occasion du centenaire de sa mort. C'est ce qu'il fait excellemment dans cet ouvrage et toutes les personnes qui, de près ou de loin, s'intéressent à l'Institut catholique seront désireuses de connaître les arcanes de sa création.

  • Cet ouvrage publie les Actes du colloque organisé en décembre 1990 pour célébrer le Centenaire de la Faculté de Théologie de l'Institut Catholique de Paris, Intitulée Une Faculté et son histoire, une première partie fait d'abord retour sur les cent ans écoulés. Elle se concentre ensuite sur deux époques particulièrement marquantes : celle qui précéda immédiatement le modernisme (Duchesne et Loisy), et celle qui vit, en 1973, la fondation de l'U.E.R. de Théologie et de Sciences Religieuses destinée à prendre le relais de l'ancienne Faculté.
    Est ensuite analysé Le devenir de l'exégèse et de la théologie, ces deux disciplines ou ensembles de disciplines qui ont de fait connu un destin mouvementé dans l'histoire de la Faculté centenaire - mais dont on tient à interroger aussi les renouvellements contemporains et les orientations actuelles.
    Une troisième et dernière étape s'intéresse à L'institution théologique dans l'Eglise et la société, On s'efforce d'y examiner le rapport de la théologie, et des institutions qui la produisent, au double contexte hors duquel elles perdraient tout sens : le monde et la culture qu'elles habitent, et l'Eglise et la foi qu'en ce monde et cette culture elles ont à servir.
    L'ouvrage, qui fait ainsi écho aux réflexions que la célébration de notre Centenaire a suscitées, inaugure une collection dont le titre programmatique est Sciences Théologiques et Religieuses. Elle se propose d'éditer, à raison d'une parution par an, les travaux collectifs réalisés dans le cadre d'une institution qui se reconnaît invitée à ne démériter ni de son riche passé, ni des diverses manifestations de confiance dont les récentes célébrations anniversaires ont été, pour elle, opportunément l'occasion,

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  • PROBLÉMATIQUE.
    Encore une fois, exégèse et dogmatique, par Henri-Jérôme GAGEY et Jean-Louis SOULETIE.

    EXÉGÈSE.
    Vers un nouveau paradigme exégétique, par Yves-Marie BLANCHARD. - Enseigner l'histoire d'Israël en Faculté de Théologie ? par Damien NOËL. - 4. Pour une lecture délibérément figurative, par Cécile TURIOT.

    PHILOSOPHIE.
    De l'histoire à la tradition. La réaction philosophique de Maurice Blondel, par Philippe CAPELLE. - Changer d'histoire: le rôle de la fiction, par Geneviève HÉBERT.

    PRATIQUE ECCLÉSIALE.
    La prise en compte de l'histoire dans le domaine des pratiques sacramentelles. Application au phénomène des Assemblées dominicales en l'absence du prêtre, par Monique BRULIN. - Théologie, transmission, responsabilité, par Joseph CAILLOT et Joseph DORÉ.

    CONCLUSION.
    La nouveauté du Christ pour la pensée, par François BOUSQUET.
    Dogmaticiens, exégètes, historiens, moralistes et philosophes s'interrogent, à chaque fois au titre de leur discipline propre, sur l'importance de l'histoire non seulement pour la théologie, mais dans la théologie elle-même.

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  • Les religions ne sont pas seules à s'occuper d'elles-mêmes et cela vaut aussi pour le christianisme ! Certes, l'expérience intime et la connaissance « par l'intérieur » ont ici toute leur pertinence, et gardent même toujours leur valeur décisive. mais à la condition d'accéder à une vraie conscience d'elles-mêmes, et d'être capables de se soutenir elles-mêmes au sein des interrogations et des débats de la culture ambiante. A la condition, donc, d'être de quelque manière portées au discours. Discours théologique assurément, mais aussi, et de plus en plus, discours de ces « sciences humaines » ou « sciences sociales » spécialisées qu'en référence au champ d'exploration précis qu'elles s'assignent on appelle justement « sciences des religions ».
    Ce sont de telles approches scientifiques des religions et des faits religieux qui sont publiées dans ce livre. Leurs auteurs appartiennent à la Sorbonne, à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, au Centre National de la Recherche Scientifique, à l'Université de Louvain. et, bien sûr, aussi à l'Institut Catholique de Paris lui-même, puisque c'est lui qui a organisé leur rencontre. Ethnologues, historiens, psychologues, sociologues, phénoménologues et théologiens ont été conviés à réfléchir sur la spécificité effective et sur l'articulation praticable de leurs disciplines respectives. On les voit ici s'exposer les uns aux autres, s'interpeller, dialoguer. Joseph DORÉ Directeur de la collection

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  • Ce volume fait écho à la session organisée par l'Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique sous le titre « Catéchèse et autres religions ».
    « On devrait honorer les religions des autres. En agissant ainsi, on aide sa propre religion à grandir, et on rend service à celle des autres. » Tel est l'édit que le roi bouddhiste Asoka faisait graver sur un rocher trois siècles avant Jésus-Christ.
    Selon des estimations approximatives, il y a aujourd'hui en France trois millions de musulmans, six cent mille juifs, à peu près autant de bouddhistes, dont cent cinquante mille de nationalité française. Voilà qui bouleverse le traditionnel affrontement entre christianisme et athéisme qui marque notre société depuis au moins trois siècles. L'une des caractéristiques de ce pluralisme religieux, c'est qu'il ne donne pas forcément lieu à affrontement.
    La question ne porte pas directement sur le dialogue interreligieux, ou même intrareligieux, et ses possibilités de réalisation. Elle porte sur la façon dont la catéchèse catholique prend en compte, ou pourrait et devrait prendre en compte le pluralisme religieux de fait, dans lequel baignent les enfants et les jeunes auxquels nous nous adressons. Il ne s'agit pas seulement d'introduire une information sur les grandes traditions religieuses de l'humanité. Il faut aller plus loin, jusqu'à proposer un regard chrétien sur ce pluralisme religieux. Nous le ferons ici sans prendre en considération le judaïsme, en raison de sa situation tout à fait particulière par rapport au christianisme, ni non plus les « nouveaux mouvements religieux », type « New age », en raison de leur diversité même, et d'un discernement encore plus difficile que pour les grandes traditions religieuses déjà anciennes. Nous nous attachons à l'impact de ces rencontres sur notre façon de vivre, de comprendre et de dire notre propre foi.

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