Balzac

  • Un humble forgeron catalan obtient l'immortalité en même temps qu'une bourse d'or inépuisable en concluant un pacte avec le diable. Après avoir bourlingué à travers les siècles, du Moyen Âge aux abords du troisième millénaire, Joan Ferrer est incarcéré en Angleterre où, depuis sa cellule, il revient sur sa longue existence, sur les multiples vicissitudes qu'il a vécues, les vices qu'il a pratiqués, les plaisirs qu'il a connus, les palais et salons fréquentés, les sages et hommes de pouvoir rencontrés, et les nombreuses femmes aimées.
    Dans une lettre qu'il adresse à la Reine d'Angleterre, Joan Ferrer expose les faits qui l'ont condamné à une peine aussi dure qu'injuste, sans pour autant demander sa clémence : « Une succession d'erreurs funestes m'a relégué dans une prison haute sécurité de votre royaume. Je vous écris ces lignes du fond de mon désespoir pour que vous puissiez envisager la possibilité d'intercéder en ma faveur. Je reconnais que j'ai eu une vie singulière. J'ose vous demander, je vous en prie, de ne pas abandonner la lecture de ces pages, mue par un sentiment d'incrédulité tout à fait logique. Tout ce que j'ai écrit est aussi certain que le double mur qui entoure cette prison?: celui que l'État a érigé et celui que ma propre inconscience a bâti autour de moi. » Parabole sur l'immortalité et le pouvoir, Lettre à la Reine d'Angleterre, entraîne le lecteur à travers les siècles dans un crescendo passionnant qui conduit à un développement pour le moins surprenant.

  • Septembre 1953. Depuis sept ans, l'armée française se bat pour conserver l'Indochine, la perle de l'Empire. Trois frères niçois d'origine russe y vivent. Serguei Volkov, ancien chanteur d'opérettes raté qui exerçait dans les guinguettes de la banlieue parisienne, enseigne les lettres dans un lycée privé de Saigon. Il explore les quartiers chauds de la ville, en découvre les librairies, les boites de nuit. Fasciné, il arpente tous les jours la rue Catinat à la recherche de nouveaux plaisirs. Il s'éprend de My Tiên, une jeune collègue qui enseigne le vietnamien. Il découvre vite qu'ardente patriote elle est communiste et a rejoint les rangs du Vi?t Minh. Elle échappe à la police française et gagne le maquis. Dimitri, polytechnicien et mathématicien hors pair, déchiffre les codes de l'ennemi en compagnie d'autres spécialistes. Il vit à Dalat, petite station climatique au coeur de la cordillère annamitique construite pour et par les Français qui fuient la dureté du climat tropical. Malgré tout, il tombe malade et passe sa convalescence au Cap Saint-Jacques, la plage des Saigonnais. Il y meurt lors d'un massacre perpétré par les communistes vietnamiens. Harry Volkov, devenu borgne un an plus tôt, est affecté à l'état-major de Hanoi où ses connaissances linguistiques lui permettent de vendre la propagande gouvernementale à la presse française et étrangère. Il tombe amoureux d'Armance, une jeune veuve, Française d'Indochine richissime. Ils vivent une passion intense ternie par des ruptures à répétition et des scènes épuisantes. Brisé nerveusement, prisonnier de ses sens, le jeune officier, pour échapper à ses démons, obtient sa mutation à Ði?n Biên Ph?. Il participe aux derniers combats et à la chute de la garnison avant d'être fait prisonnier comme des milliers de camarades. Il survit dans les camps de prisonniers disséminés dans la jungle. Libéré grâce aux accords de Genève, il repart pour Hanoi où Armance lui fait une dernière scène. Il revoit son frère Serguei après que celui-ci a appris qu'il a rencontré MY Tiên, devenue infirmière dans la jungle. Serguei décide de s'installer dans la république du Nord Vietnam car il est convaincu qu'il y retrouvera My Tiên et qu'ils pourront se marier. Les années ont passé. Les corbeaux et les touristes se sont emparé du vieux temple de la littérature de Hanoi. Il ne reste que quelques bulles, quelques monuments moussus et vides, témoins dérisoires et nostalgiques de la présence française.

  • L'écrivain Chris W. Ewing reçoit, un matin, un étrange courrier contenant une photo de l'actrice Jean Seberg en marinière, souriant au photographe, au dos de laquelle figurait un message d'une écriture nerveuse : « Cher monsieur Ewing, comme vous aussi, êtes né dans le Dakota du Nord, vous saurez me comprendre. Je sais qui l'a tuée ! Aidez-moi ! A très vite. Sue White. » Sue entraîne Chris dans une enquête périlleuse. Cette mystérieuse jeune américaine, fascinée par Jean Seberg, intrigue Chris. De Paris à Williston, au coeur du Midwest, envoûté par sa passion pour cette jeune fille à la personnalité dérangeante, Chris entreprend un voyage initiatique qui va nous révéler de nouveaux éléments sur la fin tragique de l'égérie de la nouvelle vague qui a incarné un idéal féminin pour toute une génération et dont la vie, ellemême, fut un roman.

  • Le goût des confitures Nouv.

    Le Goût des confitures nous ramène dans les souvenirs de son auteur, Bob Oré Abitbol, dans ce Maroc, aujourd'hui disparu, où se mêlaient les différentes communautés culturelles et religieuses. Beaucoup se retrouveront dans ces jeunes adolescents au teint hâlé et aux yeux pétillants, d'autres se souviendront avec émoi de ces personnages qui peuplèrent leur Maroc du passé, et sur qui l'auteur pose un regard d'une rare délicatesse.

    Dans son style très particulier, une sorte de parole écrite à musicalité qui fait ressentir les choses, cet homme au grand coeur nu nous éclaire à rebours notre quête d'enfance, nous menant avec lui, d'errances en délivrances. Derrière le miroir déformant de la mémoire, il arrive à sertir des moments de vie et à en approfondir le sens. Sa pensée roule comme une locomotive : toutes les images se précipitent ensemble, se bousculent, s'entremêlent pour prendre leur vol, et dans sa frénésie, il nous entraîne sur les rails de notre passé. L'auteur a une approche crue et, à la fois, d'une simplicité qui nous désempare. Il est tellement franc que nous en sommes désarçonnés. Bien qu'ayant une parfaite maîtrise de la langue française, Bob Oré Abitbol se permet toutes les extravagances. Dans une langue irrégulière et saisissante, négligeant toutes concordances de temps, le parfait devient présent et le présent, passé. À qui importent les points et les virgules quand on aime ? Car c'était bien cela « la langue de chez nous » le français du Protectorat !

  • L'histoire commence en 1947 et se poursuit sur 4 générations jusqu'en 2019. Alice Barenti, l'enfant chérie, petite dernière d'une famille très nombreuse à 15 ans et demi en 1947. Poursuivie par Paul, un gamin dont l'amour et la rage en font un personnage attachant, c'est vers le mystérieux et glacial Neldo qu'Alice découvrira l'amour. Neldo partira une nuit sans la moindre explication, la veille de demander sa main. Alice épousera Paul. Elle ne connaîtra plus le bonheur. Les événements de Byzerte, l'accession de Bourguiba en Tunisie, l'indépendance, le raz de marée dans toute l'Afrique du Nord, bouleverse les Barenti, la Tunisie entière. Obligés de quitter le pays avec leurs deux petites filles, Alice et Paul travailleront dur en France, mais Alice, sans jamais oublier Neldo. Qu'est il devenu? Que s'est-il passé cette nuit là? De quels ordres parlaient Saul, son compagnon de route? Quel pays était en train de naître? Une nuit à Carthage retrace l'évocation débordante de vie d'une époque révolue, d'un amour perdu puis retrouvé, d'une enfant sacrifiée, d'un pays à bâtir, d'une vie à reconstruire. Ce roman au naturel et la fluidité poignante est une saga romanesque où la vie et les drames giclent à chaque page et les secrets aussi. Une nuit à Carthage a le souffle et la spontanéité de certains grands livres, de ceux dont le souvenir demeure longtemps après les avoir refermés.

  • «Le bruit sourd d'un plongeon. Un panache d'eau éclabousse Nina et les premières pages d'Un été catalan, le roman qu'elle est en train de lire.» Au coeur d'un été sur l'île de Majorque, Christine, Nina et ses enfants séjournent dans un domaine plein de charme entouré de pinèdes où bruisse le chant des grillons. Quand un panache de fumée transforme des vacances idylliques en cauchemar. Un incendie que des vents contraires alimentent va bouleverser l'ordre du monde. Un été catalan n'est pas seulement un roman sur l'été, la jeunesse, la passion, la mer, la nature; c'est un roman où les héros adolescents perdent leur innocence et deviennent adultes. Mais qui résoudra l'énigme de la disparition du père? Cette fiction initiatique revisite une certaine «légende urbaine» et le mythe biblique mais toujours vivace,ô combien, de Lilith.

  • La mémoire et l'histoire aident à structurer le passé et à affronter l'avenir. Mais que se passe-t-il quand la mémoire est absente et que l'histoire ne parvient pas à lever le doute qui la corrode ? Dans Fils de la mémoire, le parcours vital d'un père biologique jamais connu, qui a subi la guerre et l'exil au-delà des Pyrénées, va conduire son fils à s'impliquer, non sans hésitation, dans la reconstitution de son passé. « Si tu ouvres la boîte, ne te plains pas du tonnerre » a dit à Francesc le professeur Delclòs le jour de leur rencontre. Ouvrir la boîte, vide de souvenirs, pour la remplir des lambeaux d'une nouvelle mémoire faite de données éparses pas toujours exactes, de sensations et d'intuitions, comme autant de cicatrices laissées par des biographies sciemment dissimulées.

  • Les nouvelles du recueil qui composent « Le Pleur des Sakuras » sont, pour l'auteur, intimement liées. Beaucoup d'entre elles ne parlent que des rapports d'écrasement au sein des couples (et plus largement sans doute l'idée que tous les rapports humains sont des rapports de domination). Le ton est donné dès la nouvelle qui ouvre le recueil, un sumotori et une ballerine filent le parfait amour jusqu'à ce qu'elle lui demande l'impossible... Un homme frappe ses espoirs avec un marteau afin de leur donner une courbure inédite, mais la ville qu'il compte quitter ne l'entend pas de cette oreille. Un autre, profitant du sommeil de sa compagne, tente de réparer leur histoire d'amour dans un café, mais se trouve démuni une fois l'histoire démontée devant lui. La beauté est une mécanique de précision difficile à remonter. Le nombre pi, ayant revêtu ses beaux habits de chiffre grec, perce par erreur une bulle de savon dont la sphère parfaite incarne pourtant sa propre perfection. Dans une jungle tropicale, un voyageur descend du bus pour une halte déjeuner, et aperçoit un autre luimême à sa place dans le véhicule qui repart sous ses yeux, en l'oubliant sur place. Avec ces histoires où le fantastique se mêle à la vie ordinaire, Maxime Bolasell interroge notre rapport au monde avec une drôlerie inquiétante et poétique. Keith Richards ne disait-il pas, « qu'il avait mis du temps à réaliser qu'il composait toujours la même chanson ».

  • 1992, année des Jeux Olympiques de Barcelone et de la guerre des Balkans. Ferran Simo rentre d'un séjour en Yougoslavie où le hasard d'un travail l'a conduit. Barcelone vit alors dans l'euphorie des Jeux Olympiques, mais il peine à oublier Sarajevo assiégée par les milices serbes bosniaques, qui ont réduit sa volonté à celle d'un animal et que seule la chance le sauvera de la mort. Barcelone se prépare à inaugurer les Jeux. Grâce à la proposition insolite d'un ami, Ferran Simo change d'identité et va rencontrer deux femmes avec lesquelles il aura une relation qui aurait pu changer sa vie si les ombres de son passé ne l'en empêchaient.

  • Sur le catalogue de ses expos, son agent précise : « Prédestiné, né à Paris, à Montparnasse dans un atelier de peintres juifs ». Élevé par des « justes », lui, se demande comment préserver, sans la taire, son enfance dans les vignes du Bordelais. Retrouver le portrait de sa mère réalisé par Modigliani, à la terrasse de la Rotonde et volé dans l'atelier de ses parents pendant l'occupation, est le moteur de sa vie. Son père, une force de la nature, aussi rugissante qu'élégante, a été livré, dans le même wagon que sa mère aux Allemands.
    Il avait cinq ans, simple victime collatérale, tous les orphelins le sont plus moins. C'est Hélène qui l'a élevé, Robert, poète et viticulteur, lui a servi de père. Socrate, prof de philo et ancien résistant, son parrain implicite, lui instille dans la pensée le Tikoun Haolam, en hébreu, « réparer le monde » un concept de la philosophie juive recouvrant selon lui : amour, amitié, ténacité, résilience, humour. Ainsi se répare une vie pourtant si mal commencée et se répare un peu le monde.

  • Soleil de ronces Nouv.

    Soleil de ronces

    Gemma Ruiz

    Trois femmes luttent tout le long du XXe siècle pour trouver leur place et celle de leur famille dans le cadre de la Révolution industrielle provoquée par le développement des usines textiles de la région du Vallès en Catalogne.

    Sous la plume de la journaliste Gemma Ruiz l'on découvre la vie de ces trois femmes, de générations différentes, nées dans un monde rural qui se transformera en bassin industriel et urbain de Sabadell. Elles devront s'adapter progressivement aux effets de cette révolution liée au développement de l'industrie textile, au passage d'une vie paysanne aux faubourgs d'une ville en pleine industrialisation et surtout aux changements que cela entraînera sur le quotidien de leur vie familiale.

  • Fils d'un officier français, Joan-Daniel Bezsonoff a choisi d'écrire ses romans et essais en catalan. Un parti-pris qui est aussi un manifeste, un refus militant de voir sombrer dans l'oubli des pans entiers de mémoire humaine et avec eux des valeurs éternelles aujourd'hui frappées d'obsolescence comme l'honneur ou la parole donnée.
    L'année de Syracuse - dont le titre original catalan est «Matar De Gaulle» - pose un regard inédit sur l'odyssée de Jean-Marie Bastien-Thiry, l'instigateur de l'attentat du Petit-Clamart, et sur la personnalité plus complexe qu'il n'y paraît du Général de Gaulle. À ces portraits en clair-obscur répond un monde solaire, exubérant, écrasé de couleurs, de senteurs et de contradictions, saisi dans sa dernière floraison, juste avant l'hiver de l'exil : l'Algérie française, paradigme de la fin d'une époque.
    Prenant racine dans une famille d'origine catalane, celle du commandant Vidal, installée en Algérie, ce roman raconte la difficile gestation de l'indépendance algérienne, les attentats terroristes perpétrés par les deux camps et le complot contre le pouvoir central des années soixante. À la fois brillant, ironique et sentimental, l'auteur revient à ses passions profondes : l'histoire contemporaine, la caste militaire, et son amour des langues aussi diverses que l'afrikaner ou l'occitan. Un livre élégant et désespéré qui couche au même lit humour et nostalgie. Il faut bien survivre...

  • Alors que Camus aurait eu cent ans, que reste-t-il de son oeuvre?? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'Histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba, où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin, à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Par cette plongée au coeur-même de l'inspiration camusienne, l'auteur montre quelle singularité et quelle force la terre d'Algérie a donné à une pensée de la dissidence, de l'intranquillité et de la fragilité de la condition humaine à une époque où la toute puissance de l'esprit idéologique semblait inexorablement dominer les consciences. Avec Camus, une passion algérienne, réédité à l'occasion du centenaire de la naissance de l'auteur de L'Étranger, c'est en toute complicité intellectuelle et spirituelle que Stéphane Babey s'attache à dire quel héritage ce maître nous a légué à jamais. Cet essai, loin des codes académiques, nous entraîne dans le voyage littéraire d'un écrivain foudroyé de soleil et bouleversé par la beauté métaphysique de l'Algérie.

  • C'est à la faveur d'une mission de restructuration imposée par la direction générale de son entreprise que François Soler, le protagoniste D'un bord à l'autre, voit sa vie bouleversée. Pris dans la tourmente d'un mandat qui va l'éloigner petit à petit de sa vie familiale et professionnelle, ses nouvelles fonctions viendront saper les certitudes de son quotidien. Il essaie dans un premier temps de s'adapter, puis s'effondre et se relève. En cherchant dans un parcours initiatique, des réponses aux événements extérieurs qui façonnent l'existence, François Soler trouve la force d'accepter sa propre réalité en assumant finalement d'être ce qu'il est. Illusoire liberté. Illusoire liberté peut-être, mais qui chez Michel Arnaudiès résonnent comme une vérité, un hommage à la Vie.

  • Architecte déserté par l'inspiration, Christophe chargé de bâtir une église en Bavière, va affronter, en un parcours tourmenté des Géants, ses géants. Il cheminera plein de révolte contre l'inadvertance d'un dieu détourné de ses créatures, hanté par l'hypothèse d'un dieu mauvais, Sétébos, trop intervenant lui, cherchant à survivre à ce qu'il pense être l'inadvertance de sa mère, sa première géante. Il rencontrera dans ce parcours, une ouvreuse de cinéma américaine qui fait l'amour avec le soleil, un Peintre du XIVe siècle devenu fou en peignant une Piéta, un horloger, un harki, une religieuse qui essayent de penser la mort et surtout il rencontrera Mathilde spécialiste des Vesperbil. La mort de sa mère, la rencontre amoureuse, l'accouchement d'une cathédrale, vont bouleverser son sens de la vie et lui permettre, dans un approfondissement du contact exquis entre le divin et l'humain, un des sens profonds des Piétas, et surtout dans la révélation de l'inadvertance des géants comme chrysalide de vie, de pouvoir imaginer d'être poussière divine d'un Deus Absconditus plausible. Ainsi il pourra dessiner son église, apaisé.

  • Nous sommes au début des années 2000. A l'époque, le problème du voile déclenchait des discussions passionnées, mais aucune fille ne portait le foulard à l'école. On ne parlait pas d'islamisme, encore moins d'islamophobie. Ouarda n'est pas un personnage de fiction, elle existe. Elle vit dans un HLM de banlieue de la région parisienne avec ses parents et ses soeurs. Elle va au collège, prépare son BEP, sa vie est bien organisée, mais son existence de gamine sage bascule le jour où elle porte plainte contre son père. D'associations d'aide à l'enfance en placements, plongée dans un océan de bruits et de fureurs, elle se réfugie dans la musique, la danse, les paillettes, la nuit. « Nuit de Chine, nuit câline... Psychédélique, narcotique, titanique, la nuit est en plastique. » Sans complaisance ni apitoiement, elle nous raconte à sa façon son entrée dans le monde des adultes.

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  • On a beau être quelque 200 millions de locuteurs français dans le monde, il arrive pourtant qu'on ne se comprenne pas. Les Français qui traversent la grande mare pour aller fraterniser avec leurs cousins d'Amérique ou les Québécois qui visitent la terre de leurs ancêtres connaissent le problème depuis longtemps.

    Ce livre souligne avec une virtuosité désinvolte les différences et les malentendus souvent créés par le français que nous sommes pourtant censés avoir en commun avec les habitants de tous les Pays de la francophonie. Il offre des solutions pratiques aux Québécois qui voudraient éviter de passer pour des « Ploucs » en France ainsi qu'aux Français qui ne souhaiteraient pas être pris pour des « Kétaines » au Canada. De plus, aux uns comme aux autres il permettra d'être à l'abri de bourdes et de fâcheuses méprises en Suisse, en Belgique et dans quantité de pays d'Afrique, tous lieux où un chien s'appelle parfois un chat.

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  • Les poupées Bella

    Jean Sala

    Les Poupées BELLA, c'est avant tout l'histoire d'un homme, Salvi Pi, de sa femme, Lucie et, d'une petite équipe qui, à force de persévérance et d'initiative, et parce que le goût du beau les a habités, se sont imposés dans un merveilleux univers, celui des rêves des petites filles en devenant une des principales entreprises de l'industrie de la poupée en Europe.
    Durant trente-sept ans, Jean Sala a consacré sa vie professionnelle mais aussi personnelle et familiale à cette entreprise. Après de nombreuses années passées comme collaborateur, à l'âge de quarante ans, il en prenait la direction. Mais en 1984, après un dépôt de bilan qui aurait pu et dû être évité, l'aventure de la plus importante société du département des Pyrénées-Orientales prenait fin.
    En 2000, Jean Sala avait esquissé dans Mademoiselle Bella raconte les grandes lignes de cette épopée, voulant faire revivre Bella sous une autre forme, avec son souvenir toujours présent, pour ne pas oublier, celles qui furent parmi les plus belles poupées du Monde.
    Aujourd'hui, avec l'ouverture du musée consacré à ce fleuron de l'industrie de la poupée Jean Sala reprend la plume afin de raconter la véritable histoire de cette magnifique et merveilleuse aventure, vécue de l'intérieur, que personne ne pourra contester, que personne ne pourra contourner et qui, au fond reste son histoire!

  • Porcelaine

    Theodora Aspart

    Journaliste dans le monde de la mode, la naissance d'un premier enfant sera pour Théodora Aspart, révélatrice de la nécessité de se remettre en question. Un enfant qui change une vie jusqu'à lors consacrée au travail et à l'univers de la mode et du luxe. A l'aube de la naissance de cet enfant, sentant l'enfant arriver très prochainement, elle décide de lui adresser une lettre. Celle d'une mère à son enfant. Et de lui expliquer le monde dans lequel il va venir dans quelques jours. L'occasion pour la narratrice de se livrer à une introspection personnelle sur sa vie mais aussi ses origines. Sans concession aucune elle trace un portrait doux-amer d'elle mais aussi de ses parents et de ses grands-parents catalans. Les étés en Catalogne, les obligations familiales, le regard de la fillette sur ce monde qui lui semble si étrange et pour ainsi dire... vieillot.
    Un premier roman puissant et volontairement aigre-doux qui n'épargne personne y compris la narratrice pourtant investie dans ce monde de la mode et du luxe qui lui semble désormais si futile, tout comme les articles de presse qu'elle publie dans les divers magazines avec qui elle collabore.

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