Atelier Du Poisson Soluble

  • Après 13 ans d'existence, Hors cadre perd son "s" mais élargit son horizon. Revue de référence des littératures graphiques, elle continue de se passionner pour les enjeux de l'album tout en ouvrant plus largement ses pages à la bande dessinée et à toutes les formes de récits en images.

  • Hors Cadre[s] nous propose des regards croisés de critiques et de créateurs sur la production contemporaine d'albums, de livres illustrés et de bandes dessinées. Blutch, invité spécial de ce 25e numéro, nous convie à un peu plus de lucidité. Ce fou de dessin aime à considérer que son travail consiste pour l'essentiel à se confronter aux formes passées, à se mesurer à elles, à jouer avec elles. Il détaille dans un passionnant entretien tous les aspects de son travail d'alchimiste des formes héritées.
    Ces réemplois savants le numéro s'intéresse à les analyser notamment chez Tomi Ungerer, Regis Lejonc et Ruppert et Mulot. Des objets ou des styles désuets sont revisités, revitalisés par des artistes contemporains. On suivra ainsi l'étonnant destin des vignettes d'encyclopédie, ou le redéploiement en bande dessinée et illustration de styles graphiques issus de la première moitié du XXe siècle. Les sulfureuses publications d'Elvifrance (Kriminal, Satanic, Lucifera...) inspirent 50 ans plus tard Les Requins Marteaux, qui parodient ces grandes parades gore. Bienvenue au pays de l'hybridation de l'ancien et du nouveau ! Enquête enfin sur la nouvelle production colombine.

  • La Revue Hors Cadre[s] créée en 2007, est unique dans le paysage éditorial. Centrée sur l'album et les littératures graphiques, elle offre des dossiers thématiques de grande qualité, réunissant les meilleurs spécialistes du domaine, dans une écriture accessible, agréable et claire et mis en pages avec une iconographie riche et dynamique. Rien ne prédisposait l'album pour la jeunesse ou la bande dessinée à s'intéresser au réel, contrairement au roman par exemple.
    C'est pourtant aujourd'hui un axe émergeant de la production, y compris dans ses aspects très novateurs, en témoigne le catalogue des éditions Magikon (Norvège), Baobab Books (République Tchèque) ou encore La Ville brûle (Montreuil, France), trois éditeurs qui sont interrogés dans ce numéro sur le rapport de leurs fictions au réel. De ses aspects esthétiques (hyperréalisme, photographie...) à ses implications sociétales (la représentation de la violence ou de la pauvreté), le prochain numéro d'Hors Cadre[s] abordera les oeuvres de Christophe Honoré, d'Olivier Douzou ou encore de Gilles Bachelet, et consacrera une large place à l'utilisation de la photographie.
    La rubrique "World of image" sera consacrée aux publications danoises et la couverture signée Fanny Pageaud.

  • Le numéro 24 de la revue Hors Cadre[s] s'intéressera aux liens qui s'établissent entre les artistes, le monde de l'art et l'album jeunesse ou la BD. On privilégiera l'observation des relations actuelles, et donc celles de l'album et de la BD avec l'art contemporain, même si le numéro s'ouvrira sur une rétrospective. Une grande interview de Paul Cox, dans son atelier, est prévue. Cette figure marquante de l'artiste dans le domaine de l'album continue d'inspirer les jeunes illustrateurs et son empreinte reste palpable plusieurs années après son retrait du secteur. Un article sera également consacré à Kveta Pacovská, plasticienne reconnue dans le domaine du livre pour enfants. Dans cette thématique, le rôle des éditeurs est important, c'est pourquoi ce numéro comptera des zooms consacrés à des maisons d'édition ou à des personnalités d'éditeurs : Brigitte Morel des Grandes Personnes ou les Éditions Matière. Des artistes aux univers graphiques forts seront également à l'honneur, tels Gianpaolo Pagni ou Chloé Poizat. Le WOI sera complètement dans le ton du numéro, avec la participation des célèbres éditions indiennes Tara Books, dont les albums artistiques sont largement présents dans le paysage éditorial international. Les éditeurs proposeront un article à propos de l'influence des albums soviétiques sur la production indienne. Jérémie Fisher signe la couverture de cette édition.

  • La revue Hors Cadre[s], créée en 2007, est unique dans le paysage éditorial. Centrée sur l'album et les littératures graphiques, elle offre des dossiers thématiques de grande qualité, réunissant les meilleurs spécialistes du domaine dans une écriture accessible, agréable, claire et mise en pages avec une iconographie riche et dynamique. Les séries éditoriales sont au coeur de l'histoire et de la réalité commerciale actuelle de l'album comme de la bande dessinée. Ce vingt-deuxième numéro de la revue se penchera sur tout ce qui vient contrarier ou détourner ce phénomène : séries interrompues, reprises ou prolongées, récupérées ou parodiées, montée en puissance du one-shot ou encore nouvel usage de la série dans les littératures illustrées ... Anaïs Vaugelade sera interviewée tandis que Michel Galvin s'emparera de la carte blanche. La rubrique « World of image » sera consacrée à la production au Québec et la couverture signée Aurélien Débat.

  • Les adaptations, phénomène ancien qui fait florès de nos jours, sont l'objet de ce numéro.
    Les logiques commerciales encouragent la polyexploitation des oeuvres et les supports, nombreux et diversifiés, la stimulent. Plusieurs articles étudiant les rapports qu'entretiennent les adaptations avec l'oeuvre source (les classiques de la littérature en bande dessinée, les autoadaptations d'illustrateurs), les liens entre les auteurs et les oeuvres dont ils s'emparent (entretien avec Jean-Luc Fromental).

    Vous découvrirez des analyses plus ciblées (cinq adaptations du Tour d'écrou d'Henry James, l'adaptation cinématographique de L'Invention de Hugo Cabret, celle d'Ernest et Célestine), permettant de s'interroger sur les notions de trahison et de création, et des rapports inédits entre les différents supports (la musique et l'album, par exemple).

    La couverture originale pop-up a été créée par l'auteur-illustrateur-designer papier Gérard Lo Monaco, dont Joëlle Jolivet dresse un portrait multiforme. Le «World of images» vous proposera une vue d'ensemble de la littérature jeunesse chinoise.

    Nina Aulagnier, lauréate du dix-septième concours dont la consigne était »Prenez un héros, détachez-le de son environnement habituel, et transposez-le dans un univers appartenant à un autre héros», vous offrira un premier livre très malin : Tirer les fils du héros.

  • Dans ce numéro, nous explorons quelques aspects de l'humour dans les albums jeunesse et la bande dessinée de création.
    Renaud Perrin ouvre ce numéro par une couverture convoquant un rire aussi franc qu'inquiétant, hommage à Jean-Pierre Brisset, mais aussi à Roland Topor, auquel un article est consacré à l'occasion de la sortie de deux ouvrages critiques le concernant.
    L'humour est largement envisagé comme un décalage.

    Philippe-Jean Catinchi démontre d'abord que, dans l'album, ce décalage est au coeur de la mécanique du rire, en dynamisant l'espace entre le texte et l'image.
    Marianne Berissi place, elle, la question du temps comme première cause des différents décalages dans les séries Émile, Olivia, Boris, ou encore Camille & Jeanne.

    Dans l'interview qu'il nous accorde, Olivier Douzou s'intéresse au «décalage du sens» comme le propre de l'album. Côté BD, Marion Dumand se penche sur les ambivalences de Killoffer, tandis que Liliane Cheilan rappelle la propension naturelle du western à susciter la parodie, avant de prendre le contre-pied en convoquant des auteurs dont la sobriété et la mélancolie tranchent avec les codes habituels.
    Françoise Gouyou-Beauchamps considère, elle, l'humour comme une contrariété des attentes en évoquant l'humour oxymorique de Clémentine Mélois.

    Yann Fastier fait «dans son canoë» l'éloge du dessin d'humour en rappelant sa dimension poétique, voire métaphysique, tandis qu'en Carte Blanche les réseaux sociaux décuplent toutes les ressources créatrices d'un Antonin Louchard...

  • La revue Hors Cadre[s], créée en 2007, est unique dans le paysage éditorial. Centrée sur l'album et les littératures graphiques, elle offre des dossiers thématiques de grande qualité réunissant les meilleurs spécialistes du domaine dans une écriture accessible, agréable et claire et est mise en pages avec une iconographie riche et dynamique.
    Le thème du N°21 porte sur le « Jeu de la lettre » et s'attache à montrer la richesse du travail formel de la lettre dans les albums et la bande dessinée : lettrages, inventions typographiques, abécédaires, jeux d'artistes déclinés des livres. La créatrice Marion Bataille, auteur du pop-up ABC3D, y donne une grande interview et Gaëtan Dorémus offre une stimulante carte blanche. De nombreux aspects de la relation des créateurs à la lettre et à l'enfant y sont développés dans leurs dimensions historiques mais surtout contemporaines. La couverture est signée par Stéphane Kiehl.

  • Concurrence accrue liée à l'augmentation du nombre de titres, menace de la dématérialisation induite par le numérique, tentatives contre la désertion des grands lecteurs, ou simple émulation d'amoureux du livre et du papier, quelles qu'en soient les raisons, chacun a pu prendre la mesure, ces toutes dernières années, des nombreux effets déployés par l'édition imprimée :
    Multiplication des découpes et empreintes, généralisation du vernis sélectif, usage débridé de Pantone fluo ajouté à la quadrichromie ou encore de l'impression en tons directs...

    Le dix-neuvième numéro, dont la couverture est signée de Lucie Félix, se penche sur les mutations récentes de l'objet livre et s'interroge en premier lieu sur les effets de sens et le lien à la création.
    Bruno Munari, ainsi que ses héritiers, sont bien entendu convoqués pour tenter de comprendre ces phénomènes, de même que des créateurs récents se distinguant pour leur usage de la matérialité du livre, parmi lesquels Claire Dé, Antoine Guilloppé, Adrien Parlange, Chris Ware, ou encore l'équipe des éditions Hécatombe.
    Les systèmes en transparence, les jeux de découpe ou bien l'impact des couvertures sur le contenu du livre sont abordés dans ce numéro auquel Anne Herbauts apporte sa contribution libre, évoquant avec force et poésie son rapport à l'objet livre.

    En clôture de numéro, dix ans après un premier focus, l'association Hamelin nous donne son point de vue sur la production très contemporaine d'albums en Italie

  • Après des décennies d'affirmation splendide et combative de l'image dans les littératures graphiques, le temps d'une évolution significative du texte est-il venu ? L'écriture littéraire n'est-elle pas aujourd'hui un nouveau terrain d'invention et de renouvellement dans l'album et la bande dessinée ? C'est la question posée par le numéro 15 de la Revue Hors Cadre[s].

  • Ce numéro s'intéresse aux liens que la création entretient avec les technologies numériques.

    Où en sont, respectivement, l'album pour la jeunesse et la bande dessinée de leurs productions numériques ?
    Comment les créateurs se sont-ils saisis des possibilités offertes par ces nouvelles technologies et ces nouveaux supports ?
    Et qu'ont-ils pu transformer dans la production imprimée ?

    Dans ce numéro, dont la couverture originale est signée du jeune créateur multisupport Victor Hussenot, on trouvera plusieurs approches générales sur la production numérique, des analyses de livres en lien avec leurs adaptations numériques (Love de Vanni, 3 secondes de Marc-Antoine Mathieu...), des focus concernant des auteurs - comme Anne Crausaz, Janik Coat, Serge Bloch, Hervé Tullet ou Stéphane Kiehl - ainsi qu'un retour sur les premiers CD-Rom et sur l'esprit des pionniers du numérique.

    La littérature pour la jeunesse russe est quant à elle à l'honneur du « World of images ».
    Ce numéro se conclue par le premier livre Demain, de Lucile Birba, qui s'est savamment emparée du thème proposé : « Dans le temps, même le futur était mieux » (Karl Valentin, cinéaste).

  • La figuration du minuscule dans la bande dessinée, le roman graphique et l'album pour la jeunesse fait l'objet du n° 11. Un panorama de la création contemporaine en ce domaine ouvre ce numéro qui aborde le minuscule dans son lien au minimalisme (Calpurnio), au proliférant (Stamaty, Hittinger, qui réalise la couverture), au détail (Browne, Ponti, Anno), au graphisme (Gorey) ou dans son rapport au support et à la narration (Ware). François Place s'y exprime aussi bien sur la création que sur la lecture du minuscule à travers une interview. Corinne Quentin nous éclaire sur l'édition pour la jeunesse au Japon tandis que Et rebelote ! de Rémi Farnos, album gagnant du concours « Histoire sans paroles», clôt le numéro.

  • Si les documentaires ont su, dès leur origine, développer une dimension visuelle voire esthétique forte, les ouvrages à visée documentaire montrent aujourd'hui une étonnante prédisposition à l'invention et à l'hybridité.

    Un panorama du genre dans l'édition jeunesse, une interview des éditrices d'Hélium et d'Actes Sud Junior, comme un article de fond à propos des documentaires sur l'art dressent la carte de ces nouveaux territoires. Un zoom sur l'ouvrage Lumières (l'Édune), l'analyse d'un album de la photographe Jill Hartley ainsi qu'un témoignage de Yann Fastier et une carte blanche à Joëlle Jolivet permettent quant à eux de mieux comprendre la démarche des créateurs.

    Côté bande dessinée, un article sur la subjectivité dans le récit documentaire aborde des oeuvres récentes de Fred Bernard, Christophe Blain ou Étienne Davodeau, tandis qu'un retour est opéré sur l'album précurseur de Jean Teulé : Gens de France. L'équipe de La Revue dessinée est également interrogée sur le sujet.

    La couverture, originale, est signée de Cruschiform.
    Un regard sur l'illustration arabe clôt le numéro, et comme toujours, vous pourrez confectionner votre album, réalisé cette fois-ci par Clémence Fernando sur le thème «Métamorphose animale : documentaire ou fiction ?».

  • La revue Hors Cadre[s], publiée conjointement par L'atelier du poisson soluble et les éditions Quiquandquoi, propose des regards croisés de critiques et de créateurs sur la production contemporaine d'albums et, plus généralement, sur les supports associant textes et images.
    À l'occasion de son dixième numéro, elle offre seize zooms sur des titres (illustration, album jeunesse, bande dessinée, livres-objets) parus depuis la création de la revue en 2007, choisis comme des albums aussi marquants que remarquables par les contributeurs français et étrangers de la revue.
    Seize livres à découvrir ou à redécouvrir, très connus ou passés inaperçus, seize livres singuliers qui éclairent la période. Anne Herbauts réalise pour l'occasion une couverture originale et répond aux questions de la rédaction sur son rapport à la critique. Un sujet sur lequel s'expriment également Anne Brouillard, Beatrice Alemagna, Juliette Binet, Antoine Guilloppé et Renaud Perrin. Le « Premier livre » est de Chloé Perarnau.
    Il s'intitule Combien de temps, et c'est une belle découverte.

  • Le numéro 20, consacré aux Nouvelles perspectives, célèbre les dix ans de notre publication. À cette occasion, une interview de Claude Ponti, un concours en forme de poster, une « timide réapparition » d'Hélène Riff et autres contributions d'exception viennent renforcer notre programmation habituelle.

    La décennie écoulée donnera lieu à quelques bilans sur la création dans les domaines de l'album narratif ou de la bande dessinée, mais surtout nous avons souhaité nous projeter dans l'avenir, avec des zooms sur des talents que nous jugeons prometteurs : Adrien Parlange, Junko Nakamura, Gabriel Schémoul ou encore Marine Rivoal et Jérémie Fischer. Quant à la couverture, elle est signée de Loïc Gaume, autre auteur de talent, récemment primé à Bologne pour Contes au carré.

  • Le numéro 1 s'attache à l'exploration tous azimuts de la notion « hors cadre[s] ».
    Vous y trouverez des articles : D'un cadre à l'autre, de Liliane Cheilan, David Wiesner décadre, déjoue, déconstruit, par Aude Lemoine, Réflexions (im)pertinentes sur Je te tiens de Benoît Jacques, par Patrick Borione ;
    Une interview d'Anne Brouillard, une carte blanche à Jean-Marie Antenen, des analyses d'albums, des rubriques originales proposées par Yann Fastier et Nicolas Bianco-Levrin, ou encore le premier mini-livre d'un jeune illustrateur

  • Dans ce numéro, la couleur est à l'honneur ! On y croise Icinori, Dorémus, Pacovskà, et bien d'autres encore, dont la couleur constitue une dimension centrale de leur travail, ainsi que des articles de fonds autour de ce thème aussi large que riche.

  • L'illustration des contes reste un incontournable, d'abord dans l'histoire des livres pour enfants, mais aussi en tant qu'exercice de style auquel semble devoir se soumettre tout illustrateur accompli (pensons, par exemple, aux nombreuses illustrations du Petit Chaperon rouge). Entre ces deux pôles - retour sur l'histoire et exploration de la création - le numéro 9 de la revue Hors Cadre[s] remonte donc aux sources des illustrations du classique Alice au pays des merveilles ainsi que de contes mettant en scène des enfants perdus dans la forêt, s'intéresse de près au travail de Mervyn Peake, de Gus Bofa ou de Georges Beuville, pour se pencher ensuite sur des illustrateurs plus actuels, comme Stasys Eidrigevicius ou Yan Nascimbene, et offrir un panorama de l'illustration des contes dans le domaine de l'édition jeunesse. Une interview de Guillaume Dégé développe quant à elle un point de vue plus général sur la question de l'illustration. Enfin, il sera proposé, un regard sur l'édition d'albums et de livres illustrés au Bénin.

  • Le n°2 de la revue ayant été consacré au « blanc », il nous fallait revenir au monochrome par le « noir » à l'occasion de ce numéro 7.
    La question de la technique y est abordée, mais cet aspect a forcément partie liée au thème, - dont la nuit (et la peur qu'elle engendre) - et au style, par exemple celui des ombres chinoises.

    Les créateurs ayant une prédilection pour le noir sont particulièrement mis à l'honneur (Olivier Deprez, Thierry Van Hasselt, Yvan Alagbé, Marc-Antoine Mathieu, ou encore Antoine Guilloppé, Renaud Perrin et Hélène Riff...) et même ceux dont le travail au noir est suffisamment exceptionnel pour être remarqué, tel un Lorenzo Mattotti qui réalise la couverture de ce numéro.

    Tandis qu'émergeantdu noir ambiant, un panorama sur l'illustration pour la jeunesse en Espagne apporte sa note colorée.

  • Le n° 6 s'intéresse à une lignée d'auteurs qui se sont attachés à la représentation de l'imaginaire d'enfants, à commencer par Maurice Sendak qui après McCay (Little Nemo in Slumberland) traçait une autre voie avec Max et les Maximonstres (1963) en figurant les représentations mentales, et non plus les rêves, de son jeune héros.

    À sa suite, Uri Shulevitz en tête, de nombreux créateurs (Nikolaus Heidelbach, Mercer Meyer, Yvan Pommaux...) ont approché ces territoires. Il s'est agi de rechercher, dans les albums parus depuis une soixantaine d'années, comment une telle exploration a pu être diversement menée, jusqu'à des auteurs qui en ont fourni des exemples récents comme Kitty Crowther, Suzy Lee, Anthony Browne, Olivier Douzou ou Michel Galvin, qui signe la couverture de ce numéro.

    Enfin, vous pourrez découvrir dans la rubrique « A world of images » un portrait kaléidoscopique du livre jeunesse en Catalogne.

  • Dans l'album comme dans la bande dessinée, les années 1990 et 2000 ont vu s'imposer une tendance forte au graphisme et aux innovations formelles, pouvant laisser en retrait le narratif. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Comment la jeune génération réinvestit-elle la narration ? Sommes-nous toujours dans ce clivage ? Des zooms sur Brecht Evens, Bastien Vivès, Akiko Hayashi, sur les albums Bou et les Trois ours ou Les Lettres de l'ours et des articles de fond sur l'album narratif, l'écriture du moi ou les " petites narrations naturelles ", comme une interview d'Olivier Douzou, permettront d'offrir quelques perspectives à ces questionnements. Un panorama sur la bande dessinée en ex-Yougoslavie clôturera le numéro tandis que Benjamin Chaud en signe la couverture originale.

  • Le n° 8 explore la question du temps dans l'album et la bande dessinée.
    Comment l'image fixe, même séquentielle, même organisée au sein d'un support, réussit-elle à représenter, à exprimer, à suggérer le temps ?
    Les réponses sont diverses, et sont d'abord à rechercher dans la forme pure, dans l'impact du graphisme sur l'impression de temps qu'il peut susciter, notamment par l'usage de la couleur directe, sans cerner les formes, à la manière d'un Blexbolex qui signe la couverture de ce numéro.

    À rechercher aussi dans la capacité du livre à tronquer l'ordonnance spatio-temporelle, comme dans la bande dessinée de science-fiction, ou au contraire à mimer son implacable logique via ses cadrans et autres instruments de mesure.
    D'autres réponses fructueuses sont apportées par l'étude du temps du livre confronté au temps de la lecture, développées par Patrick Borione et par Yann Fastier.

    Autant de pistes pour un numéro qui en revient toujours à l'émotion du lecteur, comme nous le montrent aussi bien une interview de Beatrice Alemagna, que l'étude de quatre albums contemporains qui lient le temps à la mort ou celle des albums de Enzo et Iela Mari qui le relient, eux, à la vie.

  • Le n°5 s'attarde sur les étendues larges et variées des carnets et esquisses.
    Il s'attache essentiellement aux carnets publiés et se demande principalement en quoi des carnets, cahiers, esquisses et travaux préparatoires peuvent, en tant que tels, « faire oeuvre ».
    La diversité des styles et des genres (du carnet de voyage au cahier de dessin) y est recherchée et les genres encore peu étudiés sont mis en avant (carnets judiciaires).

    Ainsi, c'est une sélection très éclectique de créateurs qui y est présentée : Nicolas de Crécy, Christophe Blain, José Muñoz, Claire Faÿ, Jochen Gerner, Philippe Dumas, Gabrielle Vincent, Joann Sfar, Noëlle Herrenschmidt...
    Lors d'une interview exclusive, Benoît Peeters revient sur ses passions : Töpffer, Hergé et les Cités obscures. Enfin, un panorama de l'illustration allemande contemporaine clôt ce nouvel opus dont la couverture est signée Florent Chavouet (Tokyo Sanpo).

  • Numéro consacré au jeu d'apparition/disparition, mettant à l'honneur les livres-sulptures (ou pop-up) avec un panorama élaboré par Jacques Desse, libraire spécialiste du genre, une interview de Jacques Binsztok ou encore une analyse des pertinences techniques et économiques propres à ce type d'ouvrage.

    Yann Fastier vous explique pourquoi, lui, n'aime pas les pop up. Ce qui nous entraîne vers l'examen d'autres systèmes de dissimulation/révélation : la tourne des pages, les volets et rabats, l'utilisation du calque (à l'exemple de Munari, maître en la matière) ou encore les images à secrets.

    À ce titre, Dudu, Coco et Nana de Betty Bone et Dessus-Dessous de Gustave Verbeek sont plus particulièrement analysés. Enfin, vous pouvez découvrir un aperçu de l'avant garde au Brésil et, comme toujours, le premier livre d'un jeune illustrateur.

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