Arnaud Bizalion

  • Quelque part, cernée par les prestigieux massifs des Alpes, se niche la discréte vallée de la Roizonne faite de rudes pentes et de torrents. Ici les avalanches peuvent traverser la route, les rivières envahir les villages, et les rochers dévaler la montagne. La carte des risques naturels est au rouge vif. Ses hauts sommets et ses arêtes aériennes aux rochers instables sont fréquentés par la faune sauvage, les bergers et quelques passionnés. Mais en bas, la vie se maintient avec des habitants ancrés au peu de plat offert par leur vallée, retirés, un peu comme dans une île.

  • Ce livre poursuit le processus artistique dans lequel s'est engagée Christine Delory-Momberger pendant neuf années pour la réalisation de son triptyque photographique EXILS / REMINISCENCES et va ainsi plus avant dans l'histoire et le « hors-champ » de cette création. Les auteurs expérimentent et révèlent la dém: arche d'en-quête menée par la photographe sur les territoires de l'intime, sortant l'oeuvre de son aura de mystère pour en faire une affaire publique qui concerne chacun. Ils partagent cette réflexion dans un échange de regards actifs construisant l'espace nouveau d'un art citoyen et montrent en particulier comment la sphère de l'intime suscite des formes d'investigation porteuses de transformation de soi, des autres et du monde.

    Cette parution accompagne "Les états généraux de la photographie documentaire" organisées dans le cadre de la Foire Photo Doc. 24, 25, 26 avril 2020.

  • A l'orée d'une crise sanitaire qui a fait basculer le monde, des histoires d'exils se rencontrent dans une geste croisant image photographique et forme théâtrale, portée par des jeunes acteurs migrants réfugiés et générant une création performante de l'ordre du soulèvement. Les deux auteurs vivent et expérimentent dans un " en-commun " artistique une insurrection créatrice qui se révèle être un vecteur de transformation de soi et de l'autre, d'attention sensible et d'action éthique et politique, où se nouent de nouvelles alliances de la photographie documentaire avec le monde, constituant de la construction d'une " démocratie sensible ".
    Utopie concrète, acte de résistance ouvrant à la mise en oeuvre d'un art citoyen et participatif, créateur d'un monde nouveau.

  • En 1972, Pierre-Jean Amar, moniteur en histoire de l'art, photographe passionné depuis 10 ans, rencontre Willy Ronis, retiré en Provence, venu enseigner l'histoire de la photographie à la faculté d'Aix-­- en-­-Provence.
    Il suit ses cours en auditeur libre.
    Ils se lient d'amitié.
    Pierre-­-Jean Amar l'assiste dans certains de ses travaux d'illustration, mais ne connaît pas encore son oeuvre.
    En 1976, il la découvre à Arles, lors d'une présentation par Willy de ses 100 meilleures images aux stagiaires de Marc Riboud.
    C'est la révélation !
    Dès lors, il n'a de cesse de le convaincre de faire un livre pour faire connaître cette oeuvre dont il a reconnu immédiatement l'importance.
    En 1978, Willy finit par accepter.
    En 1979 paraît Sur le fil du hasard aux éditions Contrejour.
    En 1980, Willy Ronis est l'invité d'honneur des Rencontres d'Arles.
    À partir de là, il ira de succès en succès et de livre en livre.
    S'ensuit une longue amitié jalonnée de moments importants :
    Expositions, portfolios, conférences, films, mais aussi partage des temps forts de leur vie privée respective.
    Le livre retrace le parcours de cette relation quasi filiale.

  • Tall tales

    Hally Pancer

    Sortir de la série photographique.
    Oser une écriture visuelle allusive mais consciente du réel.
    S'affranchir de toute obligation d'unité de temps, de lieu, de contexte.
    C'est ce qu'expérimente et nous propose Hally Pancer.
    En piochant dans ses archives photographiques, en faisant exploser les catégories, en mélangeant images spontanées et intimes avec d'autres plus réfléchies et construites, elle nous propose des voyages multiples.
    Avec trois images associées selon différents critères, Hally Pancer nous invite à plonger dans une suite de « haïkus occidentaux ».
    Elle n'impose rien, préférant les indices, les signes, les émotions, à une narration appuyée ou à une anecdote soulignée.
    Hally Pancer suggère.
    Une oscillation, entre reportage, constructions ou divagations émotionnelles.

  • Jean Ferrero (né à Antibes en 1931) aura fait tous les métiers. Tour à tour haltérophile, photographe professionnel, collectionneur, marchand d'art, ami des grands artistes de son temps et en particulier de ceux de l'École de Nice et des Nouveaux Réalistes, il a rassemblé tout au long de sa vie une collection qui constitue aujourd'hui un très vaste cabinet de curiosités. Cet autodidacte particulièrement érudit cultive un humour corrosif qui lui a permis de s'affranchir de tous préjugés quant à la culture classique, et de nouer des relations avec quelques-uns des plus grands artistes de son temps.
    Composée autour de la collection et de la personnalité de Jean Ferrero, l'exposition à Masséna présente des portraits photographiques rares d'artistes aussi connus que Picasso, Chagall, Mirò, Fontana, Calder, mais aussi Charles Trenet, ainsi qu'une profusion d'oeuvres étonnantes de César et d'Arman dont il fût l'ami intime, de Ben, de Martial Raysse, de Robert Malaval, de Bernar Venet, de Martine Doytier, de Patrick Moya et de bien d'autres.
    Jean Ferrero aime se présenter comme étant un brocanteur d'art. Sa collection n'est jamais achevé et il achète encore, partout et sans relâche, toute sorte de pièces. L'exposition à Masséna donne à voir le parcours d'un homme d'une grande vitalité dont les années joyeuses, en aucun cas, ne sont que celles du passé.

  • Armelle de Sainte Marie appartient à une nouvelle génération de peintres qui revisite l´abstraction, ré-utilisant ses motifs (taches, coulures) dans des compositions d´où le figuratif n´est pas absent. Le livre réunit environ cent trente oeuvres réalisées depuis 2009 sur différents supports et avec différentes techniques : huile, acrylique, aquarelle. Il s´attache plus particulièrement à montrer le dialogue entre deux séries de peintures - de grandes compositions colorées et baroques semblables à des paysages abstraits rassemblés sous le titre d´Odyssées et des peintures d´objets ambigus mi-organiques, mi-minéraux, intitulés Hybrides. Il s´agit du premier ouvrage monographique d´envergure consacré à Armelle de Sainte Marie, dont le travail suscite un intérêt grandissant du public, dans les foires et salons (Drawing now, Paris, 2020) comme en galeries (galeries Béa-ba, Marseille et Jean Fournier, Paris).

  • Michaël Serfaty est gynécologue. Depuis 30 ans, il accueille des femmes dans son cabinet. Il est également photographe. Au fil des années, il a recueilli les mots des femmes, des phrases de peine, de tristesse, de souffrance, dans leur corps, dans leur vie, dans leur coeur. Des phrases qui le bouleversaient. Il a ouvert un cahier et y a déposé ces mots pour en faire des images, avec ses photographies, mais aussi avec de l'encre, du fil, de la peinture... Le cahier est devenu un objet énorme, gonflé de secrets, de hontes et de blessures. Impossible à tenir, ni à parcourir.
    Il lui avait échappé. Michaël Serfaty ne trahit pas, il témoigne, il ne révèle pas, il s'insurge, il ne dévoile pas, il crie « je vous écris avec la chair des mots ».

  • Michel Eisenlohr a mis en lumière le patrimoine fortifié des XIXe et XXe situé sur des territoires-frontières entre la France et l´Italie, camouflé dans le paysage ou au contraire impressionnant et majestueux tel des silhouettes de vigies. Au fil des saisons, de 2015 à 2020, Michel Eisenlohr a recherché l´autre histoire de ces lieux, celle, où la « grande » Histoire côtoie celle de l´infime. Où drame, intimité et mystère se rejoignent.

  • Terres

    Eric Bourret

    La puissance poétique des images d´Eric Bourret, leur manière «de moduler le visible » et de montrer, suivant l´expression merleau-pontienne, «l´entrelacs de l´invisible et du visible» a incité le musée de Lodève à inviter Eric Bourret à arpenter, en écho à ses collections, les paysages dont sont extraits les fossiles qui les composent. Il y a dans l´oeuvre de cet artiste, une «étonnante conjonction temporelle entre une nature vieille de plusieurs millions d´années et un humain qui ne vit qu´un moment abrégé» et ceci grâce à un appareil photographique dont la fonction est d´arrêter précisément le temps». Le livre Terres, propose un parcours constitué à la fois d´une sélection d´images issues de la résidence effectuée par l´artiste dans le Lodévonis et Larzac en 2018 et 2019, et d´images plus anciennes (Cradle of Humankind, Afrique du Sud). Un éphéméride photographique qui en désintégrant la structure de l´image initiale, crée une autre réalité mouvante, sensible.

  • Emprunter des chemins de montagne et découvrir, en marchant, une collection d´oeuvres d´artistes contemporains : tel est l´objet de ce guide de randonnée original. « Dans l'acte de marcher, il y a le déplacement d'un point à un autre, mais il y a surtout un effort, une intention, qui rendent la découverte de chaque oeuvre plus intense et intime ». Le visiteur devient randonneur en explorant, en 20 itinéraires cartographiés, la collection à ciel ouvert du Musée Gassendi sur le territoire de Digne dans la fameuse Réserve Géologique de Haute-Provence. Outre le descriptif des parcours, ce guide comprend la présentation des oeuvres découvertes en chemin, des textes sur le travail des artistes : Andy Goldsworthy, herman de vries, Joan Fontcuberta, Paul-Armand Gette, Richard Nonas, Till Roeskens..., et toutes les informations pratiques utiles.

    Sous la direction de Nadine Passamar-Gomez, conservatrice du musée Gassendi et directrice du CAIRN, Centre d'art, Digne-les-Bains.

  • Le sombrero de Viva Zapata !, la grenade de If, l'escalier du Cuirassé Potemkine : ces affiches de cinéma imaginaires mais pour de vraies séances de ciné-clubs forcent l'admiration. Simples, uniques, efficaces, inspirées, d'un synthétisme poignant, d'une apparente facture artisanale, elles ont été réalisées pour beaucoup d'entre-elles par Michel Dédébat, alors responsable des ciné-clubs UFOLEIS à la FOL 31 de Toulouse. Elles témoignent du militantisme de la Ligue de l'enseignement, qui, depuis sa création en 1866, n'a cessé de proposer au plus grand nombre des outils de communication et des démarches artistiques susceptibles de développer l'esprit critique et la connaissance des diverses cultures. Maintenant conservées à la Cinémathèque de Toulouse, ces affiches élargissent aujourd'hui et tout naturellement leur raison d'être initiale pour écrire une histoire subtile et parallèle à la grande et officielle histoire du cinéma.

  • Des couleurs vives et des compositions spontanées, un espace imaginaire spirituel à la fois intime et contemplatif, des traces de voyages intérieurs, au seuil du monde visible et du monde invisible, une offrande de bonheur aux couleurs du monde, des champs de fenouil sauvages, Cyprès plantés en rideaux brise-vent, arbres-passeurs des âmes, être surpris par ce que j'ai fait.

    Joseph Dadoune

  • Depuis les années 2000 -­- avec un réel essor en 2010 -­- on assiste à une démocratisation et une surabondance de livres de photographies.
    Par le biais d'un travail de recherche et d'entretiens avec les acteurs du petit monde de la photographie et de l'édition, Céline Ravier propose un instantané des nouveaux visages de l'édition photographique qui se dessinent aujourd'hui en France.
    Cette enquête nous emmène des origines de la surpublication liées aux avancées numériques et à l'émergence de l'auto-­-édition, jusqu'à son impact sur la recomposition d'un micromarché, le statut du photographe et la forme même de l'objet livre qui continue à proliférer presque comme un antidote à l'ère numérique.

  • Bijou

    John Deneuve

    Dans "Bijou", John Deneuve propose des textes poétiques et des illustrations réunis autour du thème de l'amour. L'amour est un merveilleux outil de communication, outil sociologique, de démesure, de pouvoir, de féerie et de servitude, la quintessence de la séduction, des fétiches de la marchandise. Mais aussi l'image de la femme dans les médias, l'évolution des moeurs et de la condition féminine à travers le siècle, la remise en cause du droit des femmes, la pression pour se conformer à la norme. Entre romantisme bon gout et trash, entre féminisme pro-sexe et amour à la papa, entre Jean Genet et un roman Harlequin... les textes font écho aux différentes notions abordées dans les compositions et dans les pièces de John Deneuve.

  • Morgan Mirocolo est un provençal. À Mouriès, son village de coeur, Morgan Mirocolo a donc mûri des projets. À l´hiver 2019, l´un d´eux se concrétise. Il porte le nom de « Aux pieds de l´olivier ». Morgan prépare son studio et rend visite à des personnes âgées, passe un moment avec elles et tirent quelques clichés. Ces portraits de Mourièsens représentent tous une vérité. Chaque histoire est condensée dans une image, une peau, un regard. Cet hommage bienveillant qu´apporte Morgan Mirocolo a un impact fort et le conforte dans ses convictions : la photographie peut être honnête de chaque côté de l´appareil.

  • Une région, la Vénétie, marquée hier par une des plus grandes vagues d'émigration (2 millions d'expatriés entre 1875 et 1915). Une ville musée, Venise, qui fait face aujourd'hui à un tourisme de masse (28 millions de visiteurs annuels) et qui a perdu la moitié de sa population en quarante ans (55 000 vénitiens aujourd'hui). Sur ce territoire ambivalent, l'auteur s'immerge sur la durée et y développe ses thèmes de prédilection : les fissures de lêtre, la mémoire et la quête de soi, dans une esthétique hautement intime et introspective.
    Un travail débuté en 2013 réalisé au moyen format argentique, finalisé en 2019.

  • Un style de vie, à la méditerranéenne ? Il s'agit d'explorer ici les différentes facettes du prisme. Rien d'exhaustif et encore moins de définitif, mais une invitation à aller plus loin. Le début d'une recherche qui trouve, à travers ces textes, ces images et ces oeuvres, l'expression d'une quête, d'une façon de vivre et d'habiter le monde. La Méditerranée n'est pas une étoile morte. Elle existe, bien au-delà du désastre et fabrique toujours des formes, du sens et de la vie.

  • Connu pour ses nus et ses paysages, Pierre-Jean Amar photographie ses chats depuis les années 1970.
    La première série regroupe les images faites à Eguilles (prés d'Aix-­-en-­-Provence) essentiellement de Zoé, Mouchette, Mamamouchi et Titou.
    La seconde entièrement réalisée au « smartphone » nous conte les aventures de Scarlett et Biboundé sauvés par un heureux hasard d'une mort certaine.
    Toutes en noir et blanc ces images sont la vision d'un photographe et pas seulement celle d'un amoureux béat de ses chats :
    Comme il l'avait fait avec son fils Aurélien, il a réalisé ici un véritable travail photographique.
    Dans ses textes, Xavier Mauduit laisse libre cours à son imagination empreinte d'humour et de références historiques, qu'il agrémente souvent de dessins pertinents que l'on retrouve tout au long des pages.

  • En 1990, la ville de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) décide de se doter d´un équipement public multifonctionnel accessible à tous et pour tous. C´est l´architecte Rudy Ricciotti (architecte du MUCEM, Marseille) qui dessine le Stadium de Vitrolles en apportant une réponse pertinente sur le plan économique, politique, programmatique, et culturel : une innovation forte dans la production architecturale de cette fin du XXème siècle. Le bâtiment inauguré le 24 novembre 1994, est un acte de violence esthétique et de résistance. A travers son aspect constructif, le Stadium est dans une quête de vérité d´une extrême sophistication. La structure en béton noir clairement apparente s´inscrit dans un archaïsme constructif. Le Stadium, chargé de tous les maux, subit en 1998 un contexte politique qui lui est défavorable et fatal. L´association de défense patrimoniale « La Renaissance du Stadium » a obtenu pour le Stadium, le label « Architecture Contemporaine Remarquable » en septembre 2018.

  • Journal

    Felix Ziem

    Né en 1821 à Beaune (Côte d'Or), Félix Ziem décède à Paris, en 1911, à l'âge de 90 ans. Sa vie entière aura été consacrée à l'art. Dessinateur, aquarelliste, peintre, sa production est l'une des plus importante de la seconde moitié du XIXe siècle.

    En 1854, alors âgé de 33 ans, il décide de tenir un journal qu'il laissera inachevé le 9 août 1898. Pourtant l'intérêt de ce texte est immense. Ne s'agissant en rien d'un écrit dans lequel l'artiste exprime ses sentiments, ce journal est avant tout une aide à la réflexion. Sa volonté de l'utiliser comme un outil de travail lui permettant de résoudre les problèmes techniques rencontrés lors de la pratique de son art est d'ailleurs clairement énoncée. Il le complètera néanmoins par une autobiographie. Ainsi, entre recherches plastiques, autocritique et souvenirs personnels, ce texte permet-il d'appréhender au plus près l'un des artistes les plus collectionné du XIXe siècle.

    Edition critique établie par Sophie Biass-Fabiani et Gérard Fabre.

  • Aventures maritimes, telle pourrait être le titre de cette exposition qui se déroulera durant trois mois (8 juin-16 septembre 2018) au Château royal de Collioure. Pour la première fois, deux cinémathèques (Institut Jean Vigo et Cinémathèque de Toulouse) ouvrent leurs collections et présentent une rétrospective d'affiches de cinéma et de photos sur le thème de la mer. L'Histoire du cinéma est parcourue par des thèmes maritimes : les films de pirate (Le corsaire rouge, Le pirate noir, ...) bien sûr, mais aussi les films catastrophes, les films de marins, de pêcheurs, les drames portuaires ou bien les grands films animaliers.

    La mer est un formidable décor et le cinéma s'en est emparé depuis plus d'un siècle.

  • Tout au long de ses fragments de textes, sorte de journal, il nous instruit sur son art, sans qu'aucune chronologie ou ge´ographie ne soit respecte´e. Il ne s'agit pas pour lui d'e´laborer une quelconque the´orie mais de le suivre dans son rapport a` un monde de plus en plus fragile. A` travers ses voyages, les villes ou` il a ve´cu, ses que^tes, ses rencontres, ses souvenirs, se dessine par petites touches le portrait d'un des photographes les plus secrets de sa ge´ne´ration. Il n'en finit pas d'interroger le spirituel et l'invisible dans une se´rie ininterrompue d'images autour de la lettre he´brai¨que tout en effectuant un long pe´riple autour de la Me´diterrane´e, approfondissant ainsi la notion d'errance au risque de confondre villes et paysages traverse´s.

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