Albin Michel

  • Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l'université pour y faire de brillantes études, il voit s'évanouir ses rêves d'avenir lorsque, à la suite d'une erreur judiciaire, on l'envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s'engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu'il s'agit en réalité d'un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d'amitié. Mais l'idéalisme de l'un et le scepticisme de l'autre auront des conséquences déchirantes.

    Couronné en 2017 par le prix Pulitzer pour Underdground Railroad puis en 2020 pour Nickel Boys, Colson Whitehead s'inscrit dans la lignée des rares romanciers distingués à deux reprises par cette prestigieuse récompense, à l'instar de William Faulkner et John Updike. S'inspirant de faits réels, il continue d'explorer l'inguérissable blessure raciale de l'Amérique et donne avec ce nouveau roman saisissant une sépulture littéraire à des centaines d'innocents, victimes de l'injustice du fait de leur couleur de peau.

    « Le roman de Colson Whitehead est une lecture nécessaire. Il détaille la façon dont les lois raciales ont anéanti des existences et montre que leurs effets se font sentir encore aujourd'hui. » Barack Obama

  • Vaste fresque de l'Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d'une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.

    Eli, enlevé par les Comanches à l'âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l'Ouest avant de s'engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.

    À la fois écrasé par son père et révolté par l'ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

    Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d'une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l'oeuvre de son arrière-grand-père.

    Il est difficile de résumer un tel livre. Porté par un souffle hors du commun, "Le Fils" est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l'Histoire, et une exploration fascinante de la part d'ombre du rêve américain.

    « Meyer est un impressionnant et remarquable conteur, de ceux qui vous font tourner les pages sans même que vous vous en rendiez compte. » Richard Ford

  • Dakota du Nord, 1999. Un vent glacial souffle sur la plaine et le ciel, d'un gris acier, recouvre les champs nus d'un linceul. Ici, des coutumes immémoriales marquent le passage des saisons, et c'est la chasse au cerf qui annonce l'entrée dans l'automne. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé, est impatient d'honorer la tradition. Sûr de son coup, il vise et tire. Et tandis que l'animal continue de courir sous ses yeux, un enfant s'effondre. Dusty, le fils de son ami et voisin Peter Ravich, avait cinq ans.
    Ainsi débute le nouveau roman de Louise Erdrich, couronné par le National Book Critics Circle Award, qui vient clore de façon magistrale le cycle initié avec La Malédiction des colombes et Dans le silence du vent. L'auteur continue d'y explorer le poids du passé, de l'héritage culturel, et la notion de justice. Car pour réparer son geste, Landreaux choisira d'observer une ancienne coutume en vertu de laquelle il doit donner LaRose, son plus jeune fils, aux parents en deuil. Une terrible décision dont Louise Erdrich, mêlant passé et présent, imagine avec brio les multiples conséquences.

    « Un récit puissamment évocateur, d'une subtilité et d'une grâce magistrales . » Publishers Weekly

  • 1919. Nord de l'Ontario. Niska, une vieille Indienne Cree, attend sur un quai de gare le retour d'un soldat qui a survécu à la guerre. Pourtant, l'homme qui descend du train n'est pas Elijah, mais son neveu Xavier qu'elle croyait disparu, ou plutôt son ombre malade et méconnaissable. Trois jours durant, à bord du canoë qui les ramène chez eux, Xavier, entre la vie et la mort, replonge dans les eaux sombres de son passé. En 1914, Xavier et Elijah, son meilleur ami, s'étaient engagés dans l'armée canadienne, certains l'un et l'autre de vivre l'aventure de leur vie. Mais sur les champs de bataille français, l'enfer les attendait... À travers le destin brisé de ces deux personnages, Joseph Boyden évoque, dans ce remarquable premier roman, l'horreur de la guerre avec une force rare. Déchirant, passionnant, Le chemin des âmes est aussi une réflexion sur notre propre humanité et ce qui la menace.

  • Mêlant passé, présent et avenir, Anjali Sachdeva signe un premier recueil magnétique et délicieusement inventif qui plonge le lecteur entre effroi et émerveillement. S'y côtoient une femme, au temps de la conquête de l'Ouest, qui attend son mari dans une maison perdue au milieu des Grandes Plaines et finit par trouver refuge dans une grotte secrète ; deux jeunes Nigérianes kidnappées par Boko Haram se découvrant le mystérieux pouvoir d'hypnotiser les hommes ; ou encore un pêcheur embarqué sur un morutier qui tombe éperdument amoureux d'une sirène dont chaque apparition engendre une pêche miraculeuse...
    La prose étrange et magnifique d'Anjali Sachdeva embrasse le connu et l'inconnu avec une grâce et une puissance rares. Chacune de ses nouvelles interroge les forces implacables, cruelles ou bienveillantes, qui nous gouvernent, et donnent au lecteur la sensation de marcher sur un fil. Une révélation.

  • Toutes les chances qu'on se donne Nouv.

    Avec ce premier recueil, l'auteur de Dans la cage nous entraîne dans un univers qui pourrait sembler distant et étranger. Les onze nouvelles réunies ici se déroulent dans les étendues sauvages du nord de l'Ontario et de l'Alberta, au coeur d'un environnement rural et impersonnel : fermes et forêts, sites miniers et petites villes. Mais sous la plume acérée et nerveuse de Kevin Hardcastle, qui mêle violence et tendresse avec une sincérité rare, surgit une bouleversante humanité : celle de chacun des protagonistes, qu'ils soient officier de police, infirmière, combattant de free fight, retraitée ou criminel à la petite semaine, lesquels tentent avec la même pulsion de vie de se laisser une chance, en cherchant dans le monde qui est le leur un peu de douceur et de beauté.
    Illuminé par la grâce, un recueil coup de poing signé par l'un des écrivains canadiens les plus prometteurs de sa génération.

  • 1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, décide de prendre un nouveau départ et de tenter sa chance en Amérique. Avec une valise de couteaux de boucherie héritée de son père pour seul bagage, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord, où sa femme et leur petit garçon le rejoignent. Fidelis découvre le Nouveau Monde en travaillant comme un forcené et en chantant le soir dans un choeur d'hommes : « la chorale des maîtres bouchers ». Mais l'aventure des Waldvogel ne va vraiment débuter qu'après la rencontre d'un couple improbable et lui aussi émigré... Ainsi commence l'extraordinaire destin d'une famille germano-américaine, des années vingt aux années cinquante, entre l'Europe et l'Amérique. A la frontière du réalisme et de la magie, Louise Erdrich nous plonge dans son puissant univers imaginaire pour nous raconter le « rêve américain » de sa voix de poète. Et nous prouver, avec cette magnifique histoire d'amour, de mort et de rédemption, qu'elle est un des meilleurs écrivains américains, aujourd'hui au sommet de son talent.

    « Un roman d'une richesse presque inimaginable : l'exploration d'un monde où les bouchers chantent comme des anges. » Kirkus Reviews

  • Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n'est pas en mesure de révéler ce qui s'est passé à la police, ni d'en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d'aider sa mère mais elle reste alitée et s'enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude.
    Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d'abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée...
    Dans ce livre magnifique, comme dans le reste de son oeuvre, Louise Erdrich parvient à mêler la tragédie, l'humour, la poésie et la grâce, pour restituer les sentiments et les émotions de ses personnages face à la violence dont tant de femmes sont toujours aujourd'hui victimes...

  • « Nous n'arrêtons pas de nous raconter des histoires sur nous-mêmes. Mais nous ne pouvons maîtriser ces histoires. Les événements de notre vie ont une signification parce que nous choisissons de leur en donner une. »Tel pourrait être le mantra de Dustin Tillman, psychologue dans la banlieue de Cleveland. Ce quadragénaire, marié et père de deux adolescents, mène une vie somme toute banale lorsqu'il apprend que son frère adoptif, Rusty, vient d'être libéré de prison. C'est sur son témoignage que, trente ans plus tôt, celui-ci a été condamné à perpétuité pour le meurtre de leurs parents et de deux proches. Maintenant que des tests ADN innocentent son frère, Dustin s'attend au pire.Au même moment, l'un de ses patients, un policier en congé longue maladie, lui fait part de son obsession pour une étrange affaire : la disparition de plusieurs étudiants des environs retrouvés noyés, y voyant la marque d'un serial killer. Pour échapper à sa vie personnelle, Dustin se laisse peu à peu entraîner dans une enquête périlleuse, au risque de franchir les limites que lui impose son rôle de thérapeute.Plongée dans les ténèbres, celles d'un homme submergé par ses propres contradictions et les failles de sa mémoire, Une douce lueur de malveillance est un livre virtuose et vénéneux. Une écriture glaçante, une inventivité littéraire qui bouscule les structures du roman contemporain : rarement un écrivain aura su explorer le mystère de l'identité avec un réalisme aussi obsédant.

  • Après Le Diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour très noir.
    1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. À sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque. Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ?
    Fidèle au sens du grotesque sudiste de Flannery O'Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de Tarantino, cette odyssée sauvage confirme le talent hors norme de Donald Ray Pollock.
    « Pollock : un croisement entre Faulkner et les frères Coen. » Le Figaro Littéraire

  • La dernière chose que Mary et Karl entrevoient de leur mère, c'est la flamme de ses cheveux roux émergeant du biplan qui l'emporte pour toujours aux côtés d'un pilote acrobate.
    Devenus orphelins, les enfants montent dans un train de marchandises afin de trouver refuge chez leur tante, dans le Dakota du Nord.
    Ainsi commence, en 1932, une chronique familiale qui s'étend sur plus de quarante ans, et fait vivre toute une galerie de personnages hors du commun en proie aux paradoxes de l'amour.
    Cette nouvelle traduction du deuxième roman de Louise Erdrich, paru aux États-Unis en 1986, permet de (re)découvrir l'un de ses plus beaux livres, qui préfigure déjà la puissance et la beauté d'une des oeuvres les plus singulières de la littérature américaine.
    « Une prose qui allie le réalisme magique de García Márquez et le rythme narratif de Faulkner. » Philip Roth.
    « Un roman violent, passionné et surprenant, dont la force nous électrise. » Angela Carter.

  • Pendant trois décennies, Louise Erdrich a publié des nouvelles dans de prestigieux magazines américains comme The New Yorker, The Atlantic Monthly, Harper's ou The Paris Review.
    Ces nouvelles sont rassemblées pour la première fois en deux volumes :
    La décapotable rouge (paru à l'automne 2012) et Femme nue jouant Chopin.
    Pour le lecteur, c'est l'occasion inhabituelle de voir un écrivain au travail sur une longue période de temps et surtout de retrouver tout ce qui constitue l'univers de Louise Erdrich : ce Dakota du Nord qui est au centre de son oeuvre, ce style précis et poétique, ces personnages passionnés, complexes et inoubliables, qui peuplent ses livres. Cet écrivain possède ce talent très particulier qui consiste à distiller des vies entières en quelques pages, elle sait aussi donner l'épaisseur d'une tragédie ou d'une comédie à des histoires de famille que l'on pourrait sans cela presque trouver ordinaires. Elle parvient à donner à ces femmes et à ces hommes, à ces enfants et ces adultes, une dimension universelle et singulière, en explorant sans retenue et sans relâche ces émotions et ces sentiments qui nous rendent humains.

  • À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l'ouragan Katrina rien n'est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages.
    Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d'un chèque.
    Mais tous n'en sortiront pas indemnes.
    Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l'atmosphère du bayou et l'attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.
    « Un premier roman aussi brillant que palpitant . » Donald Ray Pollock

  • Quand Irene America découvre que son mari, Gil, lit son journal intime, elle en commence un autre qu'elle met en lieu sûr. C'est dans ce nouveau carnet qu'elle livre sa vérité sur son mariage et sur sa vie tandis qu'elle utilise l'ancien pour se venger de son mari et s'amuser à ses dépens.
    Gil est devenu un artiste célèbre en peignant le portrait d'Irene sous de nombreuses formes, et il réalise que la peur de la perdre le contraint à se dépasser. Irene termine sa thèse sur George Catlin, le peintre des Indiens, qui a sillonné l'Ouest américain au début du XIXe siècle.
    Tandis qu'ils tentent de maintenir les apparences pour leurs trois enfants, leur foyer devient un endroit de plus en plus violent et secret.
    Irene décide de mettre fin à son mariage et à une relation de dépendance étrange et ironique, plutôt que de céder à l'autodestruction.
    Alternant entre les deux journaux intimes d'Irene et un récit à la troisième personne, Louise Erdrich explore la nature complexe de l'amour, les lignes fluides de l'identité et le combat d'une famille pour sa survie.

  • Grande voix de la littérature de l'Ouest des Etats-Unis, considéré par beaucoup comme " un maître à écrire ", Richard Hugo (1923-1982) eut James Welch, James Crumley et William Kittredge pour étudiants ou disciples à l'université du Montant.
    Poète reconnu, il est l'auteur d'un unique roman, resté mythique pour les amateurs de romans noirs : La mort et la belle vie, d'autant plus remarquable qu'il met en scène l'inoubliable Barnes La Tendresse. Flic chevronné et poète à ses heures. Al Barnes a quitté la police de Seattle par lassitude et haine de la violence. En s'établissant à Plains, petit patelin du Montana. Il pense pouvoir enfin mener " la belle vie " et s'adonner à ses plaisirs favoris : les femmes, la pêche et la bonne chère.
    Mais ses espoirs sont vite anéantis lorsque sont commis des crimes qui l'entraînent dans l'enquête la plus complexe de sa carrière et qui réveillent une autre affaire vieille de vingt ans...

  • Tour à tour grinçantes, bouleversantes, drôles et déchirantes, ces six novellas offrent au lecteur une nouvelle façon de voir le monde, s'imposant chacune comme un bijou de subtilité et d'intelligence. On y croise notamment un ancien gardien de prison de la Stasi, qui reçoit devant sa porte d'étranges colis anonymes tout droit venus du passé ; deux déserteurs ayant fui la Corée du Nord et son régime totalitaire pour tenter de reconstruire leur vie à Séoul ; un homme en plein désarroi face à la grave maladie de sa femme, qui ressuscite à la vie sous forme d'avatar le président américain récemment assassiné afin de profiter de ses conseils ; ou encore un livreur UPS à la recherche de la mère de son fils de deux ans après que celle-ci a disparu en Louisiane lors du passage de l'ouragan Katrina...
    Récompensé par le National Book Award, ce livre surprenant et audacieux confirme la voix singulière d'Adam Johnson, lauréat du prix Pulitzer pour La Vie volée de Jun Do, et son oeil aiguisé pour décrire le monde d'hier et d'aujourd'hui.

  • Classé parmi les dix meilleurs romans de l'année par le New York Times. Élu « livre de l'année » par le quotidien britannique The Independent.

    Isaac, jeune étudiant Africain, fuit la guerre civile de son pays et s'exile aux États-Unis dans le cadre d'un programme d'échange. Dans l'Amérique post-raciale des années 1970, il est accueilli par Helen, une assistante sociale qui le prend rapidement sous son aile. Très vite, une idylle s'installe, troublée par les secrets du passé d'Isaac - les actes qu'il a commis dans son pays, ce qu'il a laissé derrière lui et qui reste inachevé.
    Ni Helen, Américaine du Midwest qui, en tombant amoureuse de lui, voit ses préjugés voler en éclats et tente de s'élever contre les inégalités raciales qui persistent dans sa propre communauté, ni le lecteur ne connaissent le vrai nom d'Isaac : il l'a laissé derrière lui, en Ouganda, avec les promesses d'une révolution réprimée dans le sang par la future dictature, abandonnant aussi son ami le plus cher, qui n'a pas hésité à tout sacrifier pour assurer sa liberté.
    Plus qu'à l'exactitude historique, Dinaw Mengestu vise avant tout à l'universel à travers ces trois héros magnifiques confrontés aux incertitudes d'un pays en devenir. Du chaos de l'Afrique de l'Est à la solitude du Midwest, microcosme d'une Amérique déchirée entre la culpabilité de la guerre du Vietnam et la difficulté à s'affranchir de son récent passé ségrégationniste, son écriture intime et mélancolique, mêlant les voix d'Isaac et d'Helen, saisit les paradoxes de l'Histoire et de l'identité avec une puissance et une intelligence hors du commun.
    Événement littéraire aux États-Unis, Tous nos noms est sans doute le livre le plus ambitieux, et le plus émouvant, de l'auteur des Belles choses que porte le ciel. Roman de la maturité, où l'évocation d'une amitié mise à mal par l'Histoire se confond avec le portrait d'un continent déchiré, ce récit envoûtant pousse plus loin encore l'exploration de l'exil et du déracinement.

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  • Pendant trois décennies, Louise Erdrich a publié des nouvelles dans de prestigieux magazines américains comme The New Yorker, The Atlantic Monthly, Harper's ou The Paris Review.
    Ces nouvelles sont rassemblées pour la première fois en deux volumes :
    La décapotable rouge et Femme nue jouant Chopin (à paraître à l'automne 2013). Pour le lecteur, c'est l'occasion inhabituelle de voir un écrivain au travail sur une longue période de temps et surtout de retrouver tout ce qui constitue l'univers de Louise Erdrich : ce Dakota du Nord qui est au centre de son oeuvre, ce style précis et poétique, ces personnages passionnés, complexes et inoubliables, qui peuplent ses livres. Cet écrivain possède ce talent très particulier qui consiste à distiller des vies entières en quelques pages, elle sait aussi donner l'épaisseur d'une tragédie ou d'une comédie à des histoires de famille que l'on pourrait sans cela presque trouver ordinaires. Elle parvient à donner à ces femmes et à ces hommes, à ces enfants et ces adultes, une dimension universelle et singulière, en explorant sans retenue et sans relâche ces émotions et ces sentiments qui nous rendent humains.

  • Dans le Mississipi des années 70, tout aurait dû séparer Larry Otts, fils unique d'un couple de Blancs de la classe moyenne, et Silas Jones, élevé par une mère célibataire noire et pauvre. Pourtant, les deux adolescents deviendront amis. Jusqu'à ce qu'une tragédie bouleverse le cours de leurs existences : un soir, Larry emmène sa petite amie au drive-in, et on ne la reverra jamais. Condamné par l'opinion publique, le garçon devient du jour au lendemain un pestiféré. Son amitié avec Silas en fait les frais, alors que ce dernier part pour l'université.
    Vingt ans plus tard, le jeune Noir revient comme policier dans une petite ville voisine. Larry, qui a repris le garage de son père, mène toujours une existence solitaire et pitoyable. Ils n'ont aucune raison de reprendre contact l'un avec l'autre, mais la disparition d'une jeune fille et la suspicion qui pèse à nouveau sur Larry vont contraindre les deux hommes à se confronter au passé douloureux, enfoui depuis tant d'années.
    La question de l'identité, la relation père-fils, le poids du Sud, de sa violence, de la ségrégation, toutes ces problématiques tiennent une large place dans ce roman magnifique où, sans manichéisme ni facilités, Tom Franklin parvient à captiver et émouvoir le lecteur.

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  • « Ce maître de la nouvelle nous offre un recueil superbement dérangeant. » The New York Times « Un livre fort dont le lecteur ne sort pas indemne. » The Washington Post Comme dans son magnifique recueil, Parmi les disparus, Dan Chaon observe des vies ordinaires marquées par la solitude, les accidents de la vie, des passés obscurs ou des futurs incertains. Il entraine littéralement le lecteur dans la vie de ses personnages : un père de famille dont le petit garçon fait des cauchemars récurrents qui ont peut-être quelque chose à voir avec son propre passé, un veuf qui vit seul avec sa fille et trouve chez lui des petits mots qui semblent lui être destinés. Un homme jadis abandonné à la naissance et qui reçoit un coup de téléphone insolite, une femme divorcée qui se retrouve face à une existence qu'elle n'avait pas imaginée. Un jeune homme qui hérite de la maison de ses parents à leur mort et qui réalise qu'elle pourrait avoir quelque chose d'anormal...

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  • Mississippi, 1927. Pluies diluviennes, les digues qui protègent la région menacent de céder à la violence du fleuve. Deux agents fédéraux, Ham Johnson et Ted Ingersoll, sont envoyés dans la petite ville de Hobnob pour enquêter sur la disparition de deux de leurs collègues partis arrêter un contrebandier d'alcool. Sur les lieux d'un crime, ils découvrent un nourrisson abandonné. Bien décidé à lui trouver un foyer, Ingersoll, lui-même orphelin, fait la rencontre de Dixie Clay Holliver, une femme qui tente de se remettre de la mort de son fils et ne peut résister à cette nouvelle chance d'être mère. Il lui confie le bébé sans savoir qu'elle est devenue, presque à son insu, le plus grand bootlegger du comté.
    /> Pendant ce temps, on dérobe une cargaison de dynamite destinée à faire sauter les digues pour protéger à tout prix La Nouvelle-Orléans, quitte à sacrifier une grande partie de l'Etat. Face à ce drame annoncé, qui va transformer à jamais leur existence, tous devront faire des choix et mettre à l'épreuve leur courage et leur loyauté. Situé dans le contexte dramatique de la Prohibition et de l'un des plus grands désastres naturels de l'histoire américaine, ce roman est tout autant le portrait d'une époque que d'un lieu où la beauté côtoie chaque jour le danger.
    En faisant successivement alterner les récits de Ted Ingersoll et Dixie Clay Holliver, les auteurs conjuguent leur plume et leur talent pour nous offrir une formidable histoire qui mêle crime, amour et la vie de gens ordinaires qui trouveront l'espoir et la délivrance là où ils l'attendaient le moins.

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  • « Le Richard Ford de sa génération : son univers littéraire est aussi riche de grandes idées et de plongées étonnantes dans notre quotidien. » Electric Literature.

    Les quinze nouvelles de ce recueil singulier s'articulent toutes autour du couple et de la famille, de ces liens très forts souvent mis à l'épreuve par la brutalité que peut revêtir l'amour. Avec une plume aussi percutante que novatrice, David James Poissant donne vie à un univers complexe et émouvant, habité de personnages plus vrais que nature. Tous semblent au bord d'un précipice, pas loin de tomber dans le vide au moment où il faut faire des choix.
    La capacité de David James Poissant à sonder les âmes et les coeurs, alliée à son style aussi vif que tendrement mélancolique, donne à ces sujets éternels - relations pères-fils, relations conjugales, relations entre frères - une force nouvelle et étonnante.
    Intelligent, vivant, drôle et plein de fraîcheur, Le paradis des animaux est un livre que l'on quitte à regret. Dans ses pages, vous rencontrerez de charmants dépravés et des arnaqueurs qui se font des illusions, de jeunes amants, des alligators et des chiens morts, des pères et des fils, des amours dévoyés, l'humour déjanté du Sud et la « géométrie de la perte ».

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  • Avec Le Miel du lion, un roman salué par la critique, Matthew Neill Null avait fait la preuve de son incroyable talent pour saisir le monde sauvage et interroger notre rapport à l'environnement.
    Dans Allegheny River, animaux et humains cohabitent au fil du temps, dans un équilibre précaire, au sein d'une nature ravagée par la main de l'homme. Tour à tour épique et intimiste, c'est un univers de violence et de majesté qui prend vie sous la plume lyrique et puissante de ce jeune écrivain. Ce livre, récompensé par le prix Mary McCarthy, acquiert une dimension universelle, car si le monde qui y est décrit peut nous sembler lointain, une chose est certaine : il s'agit bien du nôtre.
    Singulières et puissantes, ces nouvelles, ancrées dans la région des Appalaches, résonnent d'une inquiétante actualité.

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