Actes Sud

  • Olivier Py interroge Hamlet en créant une série de dialogue entre le personnage et les grands penseurs qui se sont emparés de lui dans la littérature, la psychanalyse ou la science.

  • Dans une suite de récits sur le théâtre, Nicolas Bouchaud dessine le portrait d'un comédien. 

  • «Le théâtre est le bouton qui attache le ciel à la terre.» Dans un livre à la fois recueil d'aphorismes, anthologie poétique et méditation théorique, Olivier Py nous offre ses Mille et Une Définitions du théâtre. Métaphores, allégories ou anecdotes historiques nous font voyager à travers tous les théâtres, des Grecs à nos jours, souvent guidés par la figure de Hamlet. Avec des accents lyriques et jubilatoires, il fait de cet art la forme de pensée la plus urgente de son temps, un art d'être au monde.

  • Jacques Lecoq (1921-1999) a dirigé son Ecole internationale de théâtre, fondée en 1956. Partout dans le monde, d'anciens élèves - acteurs, metteurs en scène, scénographes, auteurs... ou mêmes architectes - se réfèrent à son enseignement. Mais qui était Jacques Lecoq ? Quel fut son parcours ? Quels ont été les objectifs et les méthodes de son enseignement ?

  • Textes et entretiens sont réunis ici par Geroges Banu pour mettre en lumière et retracer de la façon la plus exhaustive qui soit le travail, considérabe et majeur dans la scène contemporaine mondiale, de Thomas Ostermeier - un des plus grand metteur en scène de sa génération.

  • Krystian Lupa s'adresse aux acteurs, leur rend hommage - et dévoile son travail de pédagogue et de metteur en scène de génie.

  • En ces jours d'avril 2008, sur les bords de la mer Egée, où Patrice Chéreau a reçu le prix Europe pour le Théâtre, la porte s'est entrouverte sur son atelier, grâce à des voix complices, mais aussi au généreux dialogue qu'il a ouvert avec Georges Banu. Tout au long de ses mises en scène de théâtre, d'opéra et de cinéma, Patrice Chéreau s'est entouré de personnalités avec lesquelles il a renouvelé sans cesse ses interrogations et ses moyens de travail, afin de varier les approches des oeuvres qu'il crée. Conscient du chemin déjà parcouru, en permanente remise en question, il aiguille l'attention vers de nouvelles pistes où on ne l'attend pas. Jamais figé en un bilan, ce livre porte la marque de son exigence d'aller toujours un peu plus loin, un peu au-delà, toujours avec les autres, amis et compagnons de travail, réunis ici.

  • À travers un kaléidoscope de sensations, de correspondances et d'images, en une sarabande fièvreuse propice à une introspection mystique, Macha Makeïeff traverse les moments de la création au théâtre, la destinée d'une petite fille irréductible, son enfance surtout.

  • D'où vient le désir de théâtre ? Et comment le transmettre à des jeunes qui, peut-être, ne l'ont jamais approché ? Laure Adler propose, à travers un récit dans lequel s'invite la parole d'une dizaine de créateurs, de penser cette question.
    Tous les soirs, en faisant entendre les voix de Claude Régy, Krzysztof Warlikowski, Ariane Mnouchkine, Angélica Liddell, Krystian Lupa, Bob Wilson, Anne Teresa de Keersmaeker et Tiago Rodriguez, invite le lecteur à un voyage sentimental et artistique dans l'univers de ces hommes et de ces femmes qui ont su renouveler les formes de leur art. Les bouleversements qu'impliquent leurs esthétiques et leurs engagements, parce qu'ils changent notre rapport au monde et aux autres, sont présentés par Laure Adler comme autant de témoignages des pouvoirs du théâtre.

  • Dès le début du festival d'Avignon en 1947, et plus tard au Théâtre National Populaire, Jean Vilar lui-même utilise le tableau de service comme un instrument de liaison, véritable moteur de l'entreprise. Ces feuillets, percés de trous d'épingles ou de punaises aux quatre coins, portent toute l'émotion, les joies, les colères, les lassitudes et les enthousiasmes d'une équipe d'hommes et de femmes partageant une aventure exceptionnelle.

  • Mon théâtre, c'est le livre d'un artiste qui fait du théâtre à la première personne.
    Il suit le parcours de cet aventurier épris du voyage qui le conduit de bolivie à pina bausch et de grèce à eugenio barba. le théâtre de pippo delbono porte la marque des expéditions dont il se nourrit et qu'il intègre sans cesse. ses choix de vie, il se les remémore et les commente ici avec une liberté propre à son identité. pippo delbono ne dissocie jamais l'expérience de son utilisation scénique : elles se confondent.
    Mon théâtre, un livre concret où ce "baladin du théâtre occidental" parle de maladie et de déroute, de pasolini et de l'albanie, de sa mère et de ses amis. c'est d'un autoportrait en acte qu'il s'agit, d'une parole qui saisit le réel et en jouit, d'un théâtre qui se fait en mouvement. théâtre direct, vital, choral. "théâtre brut", pour rappeler la célèbre formule de peter brook. mon théâtre, récit de la constitution d'une équipe où se retrouvent des personnages marginaux, handicapés et rejetés, indispensables à pippo delbono, ce dubuffet des temps modernes.
    Il raconte, sans impudeur ni complaisance, comment un artiste se met à l'écoute, parle, agit au sein de cette communauté qui réunit les exclus du monde. c'est elle qui sert d'assise à son théâtre. mon théâtre, un livre qui se lit comme un poème de françois villon.

  • Théâtres en utopie

    Yann Rocher

    Ce beau livre présente une sélection de quatre-vingt-dix projets de théâtres qui n'ont pas pu être réalisés, de l'Antiquité à nos jours.
    Tout au long de l'histoire, en marge de la construction des lieux théâtraux, les architectes ont rêvé à des théâtres utopiques et idéaux, sous la forme de dessins, maquettes ou textes. Ces « projets de papier » forment une sorte d'historie parallèle de l'architecture théâtrale, qui témoigne d'une fascination pour ces lieux, mais surtout d'une inépuisable encyclopédie d'idées, particulièrement stimulante : on ne peut pas rester insensible à l'incroyable diversité des formes imaginées, à l'audace des expérimentations techniques, à la variété d'expressions plastiques et graphiques des projets, aux organisations sociales qu'ils suggèrent.
    Le parcours iconographique est structuré en périodes et géographies, enrichi par des textes détaillés qui précisent les contextes. Il s'agit à partir de ces projets d'architecture et de théâtre, de partager des réflexions sur les formes et les conditions de l'utopie, d'hier à aujourd'hui.
    Dès l'Antiquité les architectes définissent un modèle de théâtre idéal synthétisant les connaissances et techniques de l'époque. À la Révolution, les concepteurs inventent de nouvelles formes monumentales consacrées aux festivités de la République. Le 19e siècle industrieux est quant à lui un moment de rapprochement entre l'architecture du théâtre et les idéaux naissants d'oeuvre d'art totale. Le 20e siècle et les révolutions scéniques voient éclore une profusion de projets utopiques : les avant-gardes expressionnistes font du théâtre le lieu de la fusion de l'homme, de l'art et de la nature ; les constructivistes composent des théâtres comme des organismes ; les futuristes et le Bauhaus pensent les théâtres du futur comme des machines ; dans l'après Seconde Guerre mondiale et jusqu'au début des années 80, standardisation, dissolution, itinérance, et mobilité sont les nouvelles thématiques qui domineront les utopies et contre-utopies. Plus récemment, le genre connaît une nouvelle tendance par des projets d'espaces scéniques immersifs, reposant sur les technologies numériques.

  • Jean-Louis Martinelli nous livre son journal de bord encadré par les regards de l'écrivain Laurent Gaudé et de l'acteur Jean-François Perrier. Le premier, à qui le metteur en scène avait commandé Les Sacrifiées (Actes Sud-Papiers, 2004), ouvre l'ouvrage, tandis que le second, en guise de postface, dresse un portrait de Jean-Louis Martinelli sur trente-cinq années.
    A Erevan, il écoute et observe comment l'indépendance intellectuelle se fait de plus en plus rare, mais repart bouleversé par une mise en scène des Trois soeurs de Tchekhov. De Stockholm il nous fait part d'un entretien passionnant avec Lars Norén dont il met en scène Germania III. L'écrivain se confie alors sur son parcours, son amour de la poésie, qu'il a pourtant délaissé au profit de l'écriture théâtrale, ses choix. Plus tard, parti à Bobo Dioulasso, Jean-Louis Martinelli y met en scène Médée de Max Rouquette. L'ambiance générale y est difficile, souvent violente et cette atmosphère résonne pourtant étrangement avec le spectacle qu'il a choisi de mettre en scène. Au festival du film de Téhéran, c'est sur fond de manifestations éperdues qu'il rencontre Jafar Panahi, cinéaste et grande figure de l'opposition. Enfin, de son voyage au Caire il nous révèle son amitié avec Alaa El Aswany dont il a monté l'an passé l'adaptation de son roman Chicago (Actes Sud, 2007), où deux mondes se font face comme constamment dans ce journal.

  • Thomas Richards, directeur artistique du Workcenter de Pontedera, revient sur son apprentissage personnel du théâtre et aborde les enjeux d'un concept directement hérité de Jerzy Grotowski (fondateur du Workcenter), à savoir, le développement individuel. Cet ouvrage fait suite à celui du même auteur Travailler avec Grotowski sur les actions physiques (Actes Sud, 1995).

  • Marion a un comportement étrange, on ne comprend pas ce qu'elle dit. Ses parents pensent l'abandonner avant de partir en vacances. Son ami Pierre est battu par son père. Les deux enfants
    s'enfuient dans la forêt pour demander de l'aide à Loiseau et à la sorcière. Par magie, les parents seront transformés en enfants, et Marion et Pierre en adultes, le temps de se faire entendre... Dans ce texte, l'auteur dérègle la langue pour mettre à nu les perturbations intimes de ses personnages.

  • Une biographie sur la vie de Maria Casarès : l'occasion de rencontrer l'une des plus grandes actrices franco-espagnole - notamment révélée sous la direction de Jean Vilar - , et d'approcher les coulisses de son travail théâral.

  • Propos provoqués et recueillis par Stéphane Lambert.
    «Metteur en scène, je n'avais rien pour l'être, aucune préparation, aucun ancêtre, rien, le désert.
    Ce désert sans doute a été mon meilleur allié.» Claude Régy, né en 1923 à Nîmes, après une formation d'acteur auprès de grands maîtres de la scène (Dullin, Balachova, Vitold), s'est consacré à la mise en scène d'auteurs contemporains depuis les années 1950, créant pour la première fois en France certains textes de Pirandello, Kleist, Duras, Pinter, Saunders, Stoppard, Arrabal, Bond, Sarraute, Handke, Botho Strauss, Jon Fosse. ouvrant considérablement le répertoire des oeuvres contemporaines. Il a aussi fait découvrir des acteurs, comme Gérard Depardieu en 1971, Martial Di Fonzo Bo, Laurent Cazanave, entre autres. Il laisse résonner ici les échos de ses lectures, de ses rencontres et de ses nombreuses mises en scène.

  • Petit Navire et sa sueur Roxane vivent avec Monsieur Wreck et la buandière, deux adultes bienveillants. Toujours absente, leur mère part sans cesse en voyage, gravir les plus hautes montagnes où l'air est rare et pur. Mais l'Himalaya, ce sommet qu'elle s'apprête à gravir, est tout autre. Lé monde étalé sous ses yeux se dérobe, il en est ainsi de ses voyages qui veulent s'emparer d'elle pour toujours...

  • L'Ordinaire.
    Ils sont onze au moment où le jet s'écrase à quatre mille mètres d'altitude dans les neiges éternelles. L'effectif se réduit progressivement jusqu'à atteindre le chiffre de deux lorsque la pièce se termine au quarante-deuxième jour d'un "barbecue" improvisé en montagne autour de ce qui reste de la carlingue d'un avion déchiqueté.

    Les Voisins.
    Ils s'appellent Laheu et Blason. Ils habitent deux maisons jumelles, ce dernier avec sa fille, l'autre avec son fils. Les deux maisons ont une terrasse commune.
    Un lien de voisinage, quand ça s'y met, on ne fait pas plus fort ; comme attache, c'est plus fort que le mariage, que l'amitié ou l'amour-passion ; et puis, c'est autre chose.

  • Ce livre propose de tracer la cartographie d'une terre où l'homme est invité à habiter la seule dimension habitable : la démesure. Une piste d'approche vers les mille possibilités d'aventures de résistance poétique offertes dans l'oeuvre d'Armand Gatti à tout bon marcheur... «Comme si marcher était le but à atteindre», ne cesse de nous indiquer le poète.

  • En 1971, à Nancy, Le Regard du sourd fait date. Depuis, Robert Wilson a continué de faire oeuvre d'artiste avec une maîtrise presque insolente de ses talents plastiques. A la scène, son univers représente l'une des dernières mythologies stylistiques du siècle. Le temps s'y donne comme un événement à contem - pler pour lui-même, l'image comme une évidence lumineuse à compléter par chacun dans le crépuscule de l'imaginaire. Puissance visuelle, patience textuelle. Le feutre des gestes et le blanchis sement des voix, les formes, les lignes, les éclairages et les bruits du paysage, la présence têtue des objets et le vacil lement des humains dans un horizon d'irréa lité convergent en faisceau vers une vision d'épure. «Beauté» est le terme de l'univers wilsonien - son nom de baptême et sa fin recherchée ; et par le biais de cette beauté triomphant de sa propre interpré tation, le plaisir naît de l'émotion esthé tique. Au coeur de l'abstraction de l'art, à l'abri de la fureur du monde.

  • Léo, petit garçon de sept ans, est le fils unique de Lila. Il souffre de ne pas avoir de papa. Enfant solitaire, il s'invente des histoires où Marcello, un homme tendre " visible seulement par ceux qui ont l'innocence de croire en son existence ", vient combler ce vide qui perturbe sa vie ainsi que celle de sa maman.

  • François Delaroziere, diplômé de l'école des beaux-arts de Marseille, est le directeur artistique de la compagnie La Machine, dont les ateliers sont installés à Nantes et à Tournefeuille. Depuis toujours, il explore l'univers de l'objet en mouvement et sa théâtralité, redessine les manèges et participe au développement de projets urbains. Constructeur de décors et d'inventions pour le théâtre de rue, il conçoit et dirige la fabrication, depuis plus de quinze ans, de grandes machines de spectacle. Parmi les plus emblématiques des pièces maîtresses de ces scénographies urbaines : le Géant, le Rhinocéros, le Petit Géant, les Girafes, la Petite Géante, le Grand Eléphant, l'Araignée géante. Il réalise de fascinants carrousels qui voyagent de ville en ville et font tourner les têtes, comme le Manège Magique, le Beau Manège à Toulouse, le Manège d'Andréa, le Manège Carré Sénart et bientôt celui des Mondes marins. Il a aussi été scénographe associé en 2000 pour la réhabilitation du Channel, scène nationale de Calais. Coauteur avec Pierre Orefice du projet des Machines de l'Ile à Nantes, il a initié en 2003 l'exposition «Le Grand Répertoire des machines de spectacle» et développe avec sa compagnie la création de spectacles dans les grandes villes du monde.

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