Actes Sud

  • Sociable et individualiste, discret et exubèrant, indispensable et envahissant, ces adjectifs apparemment contradictoires quali fient pourtant un même arbre, le charme. Ils témoignent d'une longue et parfois rude histoire commune, au plus profond de nos forêts comme au coeur de nos parcs et de nos jardins. Qui est vraiment ce fils du vent à la magnifique feuille gaufrée, cet arbre discret, au tronc cannelé, au bois solide mais difficile à travailler ? Si vous êtes né entre le 4 et le 13 juin ou entre le 2 et le 11 décembre, le calendrier celtique fait du charme votre arbre tutélaire, un symbole de loyauté et de dévouement.

  • Les peuplements naturels d'ifs n'existent pratiquement pas : le plus souvent planté, l'if est d'une longévité exceptionnelle, et son feuillage d'un vert profond en a fait un symbole d'éternité. Arbre de tous les extrêmes, arbre de paradoxes et de mystères, il peut être toxique, voire mortel, mais depuis peu il s'est aussi révélé source de vie en fournissant une substance susceptible de soigner certains cancers. Si vous êtes né entre le 3 et le 11 novembre, l'if est votre arbre tutélaire, en même temps que le noyer, selon le calendrier celtique. La place de l'if reste ainsi secrète : célébré par les Celtes, cet arbre demeure un symbole de résistance et d'au-delà.

  • Le noyer est souvent un vieil arbre qui dresse sa silhouette à la croisée des chemins et dispense généreusement son ombre au coeur de l'été. Quand il livre ses fruits à l'automne, mystérieusement ciselés et enchâssés dans leur coque dure, c'est que vient l'heure des longues soirées où l'on grignote sans fin les cerneaux. A sa mort, son bois devient placage ou placard, armoire ou berceau. Si vous êtes né entre le 24 et le 30 avril ou entre le 24 octobre et le 11 novembre, le noyer est votre arbre tutélaire, selon le calendrier celtique. Symbole de richesse et d'abondance, cet arbre solitaire nourrit la communauté des hommes.

  • Arbre banal, qui ne se distingue ni par son port, ni par sa frondaison, le pommier est cependant l'arbre fruitier par excellence : au coeur d'avril, dans les vergers satinés de rose et de blanc, les pommiers annoncent les récoltes de l'automne, et leurs nombreux bienfaits, à boire et à manger ! Si vous êtes né entre le 25 juin et le 4 juillet ou entre le 23 décembre, et le Ier janvier, votre arbre tutélaire est le pommier, celui par lequel tout a commencé, ou presque... Le natif de cet arbre robuste, symbole de médiation entre le ciel et la terre, s'accomplit dans l'amour.

  • Debout près des maisons, les pieds dans la rocaille et la cime tendue vers les étoiles, les cyprès à la sombre ramure arriment fièrement le Midi dans son ciel. Plantés tout droit, dans l'air vibrant, ils chantent de toutes leurs cigales l'ivresse d'un éternel juillet, et quand on les rencontre, immobiles et silencieux, au bord des tombes, c'est qu'ils bercent dans leurs bras de verdure les peines des vivants.
    Bien campés sur leur socle, puissamment racinés, ils savent calmer le mistral qui déboule en sifflant le long de la vallée du Rhône. Ils savent aussi orner les parcs, les beaux jardins de roses d'Orient, et bien des paysages de Toscane, de Turquie ou de Grèce doivent au cyprès si simple une bonne part de leur inimitable charme.

  • Gros producteur de fruits légers que le vent dissémine, l'érable colonise aussi aisément les talus que les anfractuosités des trottoirs et des murs. Essence champêtre, il a enclos les prairies et son feuillage a nourri le bétail et même les gens, lors des étés trop secs. En ville, on connaît surtout l'érable sycomore qui dispense généreusement son ombre le long des allées. Si vous êtes né entre le 11 et le 20 avril ou entre le 14 et le 23 octobre, l'érable, qui résiste au rude hiver canadien et qui est source d'énergie par le sucre qu'il produit, est votre arbre tutélaire, selon le calendrier celtique : un symbole d'ambition, de volonté et de dévouement.

  • Frugal, le bouleau est si peu exigeant qu'il est capable de coloniser les terrains les plus pauvres. Arbre pionnier, il s'installe là où toute autre espèce renonce, mais il s'efface lorsque ses voisins deviennent envahissants. Les hommes préhistoriques s'en servaient pour fabriquer leurs outils, ses vertus thérapeutiques étaient très appréciées au Moyen Age et au fil des siècles, ses utilisations se sont multipliées : on en a fait des abris, des bateaux, des bougies ou des sabots, et il a même pris part à la conquête du ciel.
    Si vous êtes né un 24 juin, le calendrier celtique en fait votre arbre tutélaire et précise que, symbole de sagesse et de spiritualité, ce rude conquérant sait aussi se montrer serviable.
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  • Arbre dominateur et exclusif, le hêtre sait attendre dans l'ombre et la discrétion l'opportunité qui lui permettra de régner en maître absolu sur de vastes espaces ensoleillés de nos forêts. Ce colosse à l'écorce fragile sait habilement masquer les blessures que le temps grave sur son tronc. Il fut arbre fruitier au temps où ses faînes huileuses étaient récoltées, il est aujourd'hui joyau de nos parcs et de nos forêts. Présent presque partout en France, le hêtre a donné son nom à de nombreux lieux et à bien des familles : Dufay, Fayat, Faux, Le Faou, Fayette, Athie et Hagède, Hay.Si vous êtes né un 22 décembre, votre arbre tutélaire est le hêtre selon le calendrier celtique, un symbole de patience et d'ambition dominatrice.

  • Peu d'arbres imprègnent aussi fortement la vie d'un terroir que ne le fait le châtaignier. A la fois arbre fruitier et arbre forestier, le châtaignier est un être de tradition qui, au fil des ans, a su instaurer avec les hommes une affectueuse complicité. Son fruit, autrefois appelé le pain des pauvres, est devenu un trésor gourmand, le marron glacé.
    Si vous êtes né entre le 15 et le 24 mai ou entre le 12 et le 21 novembre, le châtaignier est votre arbre tutélaire, selon le calendrier celtique. Fidèle à son image d'arbre paisible, aimable et tolérant, il est le symbole d'une grande honnêteté et d'une franchise exemplaire.

  • Ce colosse végétal doté d'une longévité exceptionnelle est devenu le compagnon de l'homme et l'a abrité, nourri, chauffé et soigné. Arbre isolé au houppier épanoui, pilier élancé des futaies-cathédrales ou silhouette inquiétante des chemins creux, nos ancêtres l'ont paré d'une aura de force et de fécondité. Si vous êtes né un 21 mars, le chêne est votre arbre tutélaire, selon le calendrier celtique : un symbole d'indépendance, de liberté et d'immortalité

  • Vous connaissez la silhouette du saule pleureur aux rameaux ébouriffés. Mais le saule est aussi un arbre plein de fierté dont le feuillage argenté frissonne le long des rivières. Façonné par l'homme, il devient ce souple osier dont on tresse les paniers. Le saule enfin, source d'une riche pharmacopée, est à l'origine d'un remède de renommée mondiale : l'aspirine. Si vous êtes né entre le 1er et le 10 mars ou entre le 3 et le 12 septembre, le saule est votre arbre tutélaire, selon le calendrier celtique.
    De cet arbre souple et tolérant, qui s'enracine dans les terrains les plus ingrats, le malheur ni l'adversité n'ont jamais raison.

  • Le pin maritime joue un rôle économique important ; ce résineux est aussi un précieux compagnon des hommes, aux usages multiples, tout en se distinguant par sa beauté.
    Au printemps, chaque année, Bordeaux se réveille sous une fine couche de poussière jaune. Il en va de même à Dax, mais aussi à La Corogne en Galice ou à Coimbra au Portugal : les pins maritimes qui entourent densément ces villes commencent leur travail de reproduction, en répandant à tout vent leur pollen.
    Personne, dans ces régions où le pin maritime a une si grande importance économique, ne songerait à s'en plaindre : le pin maritime est bien d'abord un arbre marchand, dont le bois, la résine, l'écorce, mais aussi les aiguilles, les graines, le pollen ont d'innombrables usages. Mais il serait injuste d'oublier qu'il est aussi un précieux compagnon des hommes, un colonisateur de terrains ingrats, et qu'une vraie beauté se dégage des immenses forêts que peuple ce résineux frugal et résistant.


  • Dans la mythologie germanique, le frêne est Yggdrasil, l'arbre qui soutient le monde : sa cime claire se déploie dans le lointain séjour des divinités supérieures, tandis que ses racines plongent aux sources des eaux du royaume des morts. Ami de la fraîcheur des berges des rivières, ce bel arbre rustique sait s'accommoder de tous les sols et des vents, et même la pollution ne l'empêche pas de devenir un géant.
    Si vous êtes né entre le 25 mai et le 3 juin ou entre le 22 novembre et le 1er décembre, le frêne est votre arbre tutélaire, selon le calendrier celtique. Cet arbre est le symbole de persévérance et d'endurance.

  • Les Celtes constituèrent une des civilisations prépondérantes d'Europe durant les deux millénaires précédant l'hégémonie romaine. Plus qu'un simple moyen de se repérer dans le temps, leur calendrier était un véritable almanach. La civilisation celtique semble y avoir réuni l'ensemble de ses savoirs et intuitions sur les corrélations entre le monde des arbres et celui des êtres humains. La lecture de cet ouvrage permet à chacun de découvrir son arbre tutélaire, et la richesse symbolique que les Celtes lui attribuaient.

    Traduit de l'allemand par Peter Krauss et Walter Weideli.

  • Entrer dans une forêt de séquoias, c'est pénétrer ,un monde étrange, fantastique; irréel, le monde des arbres, et d'ailleurs des êtres vivants, les plus grands (jusqu'à 115 mètres de haut), les plus massifs (jusqu'à 1 200 tonnes), - parmi les plus âgés de la planète (3 200 ans pour le plus vieux sequoiadendron giganteum encore vivant).
    Vous êtes à leur pied„ vous tentez de distinguer leurs cimes dans les brouillards persistants qui se forment là, . à la rencontre du pacifique et des rocheuses, et vous êtes saisi d'une impression étrange ; l'impression que - ces géants ont traversé l'immensité des temps géologiques pour vous parler du monde d'avant homo sapiens, le monde de l'arbre souverain.

  • L'abricotier et le pêcher appartiennent à la famille des Rosacées, et au genre des Prunus qui comprend aussi le prunier, le cerisier et le merisier, l'amandier., espèces entretenant des rapports de cousinage. Abricotier et pêcher ont pourtant chacun leur personnalité.
    L'abricotier aux fleurs blanches, dont le nom arabe signifie "le précoce", nous donne les premiers fruits de l'été. Le pêcher aux délicates fleurs roses le suit de près avec ses innombrables variétés de brugnons, pavies, nectarines et pêches vraies.
    C'est un grand périple qui a mené le pêcher et l'abricotier, de Chine dont ils sont originaires, jusqu'à nos jardins et nos vergers. En Extrême-Orient, le pêcher est symbole d'immortalité et son fruit apporte, disait-on, "mille printemps". On prétend aussi que c'est l'abricot, et non la pomme, qui aurait causé la perte d'Adam et Eve au jardin d'Eden : des légendes, mais qui disent bien l'attrait de ces fruits qui cachent, sous leur robe aux couleurs de feu, un arôme, une saveur et une douceur incomparables.

  • Petits arbres fruitiers des pays méditerranéens, ces présents tardifs de l'automne restent peu connus et pourtant d'un usage précieux, ancrés dans les mythes et traditions.
    Sur les rives de la Méditerranée, quand l'été ardent glisse vers l'arrière-saison, grenades, caroubes, jujubes, pistaches et arbouses annoncent que l'automne vient d'arriver et nous entraînent en douceur vers la retraite hivernale.
    Ce sont les fruits d'arbres plutôt modestes, souvent méconnus, qui ont pourtant beaucoup compté pour les peuples méditerranéens et méritent d'être célébrés pour leurs usages précieux et leur riche symbolique.
    Honorons donc le grenadier aux fruits porteurs de vie, le caroubier aux mille carats, le jujubier sacré de la tradition musulmane, le pistachier à l'amande raffinée, sans oublier l'arbousier, rude pionnier des maquis qui fut jadis symbole d'immortalité.


  • Le cognassier, le néflier, le sureau, le cornouiller, l'églantier, l'amélanchier, l'argousier et l'épine-vinette ont en commun de produire des fruits aujourd'hui délaissés, voire méprisés.
    Ils seraient trop astringents ou trop -acides, pas sassez goûteux. ces arbres ont effectué à rebours le chemin qui les avait conduits de la forêt médiévale jusque dans les vergers on les trouve désormais plus facilement dans les clairières ou sur les talus que dans les jardins. l'amateur de fruits y perd autant que l'amoureux des parfums, tant leur floraison est, pour la plupart d'entre eux, odoriférante.
    Une manière de réconcilier usages anciens et pratiques culturales modernes serait de planter une haie pour protéger le jardin fruitier du vent et du froid, et abriter oiseaux, insectes et petits animaux. ainsi, la haie de petits fruitiers, utile et esthétique à la fois, fournira un contrepoint gourmand et "sauvage" aux cultures du verger.

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