Abrupt

  • Habitacles

    Jérôme Orsoni

    • Abrupt
    • 17 August 2020

    Ecriture par anticipations. Ecriture pour habitacles. Pour habiter. Un espace masqué qui se découvre en avançant. Et soi en habitacle de ce qui s'y présente. La découverte simple. Point de mire. Simple en désirs. Simple voulant dire clair, la clarté étant l'instrument de la transformation - de soi, du monde, du langage. Y remettre de l'être, et y habiter en parallèle. Et rester fidèle - habitacles sans arrêt.
    Avec quelque chose en plus. Plus de sens. Plus de vie. De l'air entre les pensées. De l'espace. Comme par la grâce d'une idée fixe.

  • L'espagnole

    Simone Weil

    • Abrupt
    • 18 April 2018

    Ce recueil de textes de Simone Weil, écrits entre 1936 et 1938, témoigne de son expérience de la guerre d'Espagne. Simone Weil, l'Espagnole, n'a pas hésité à se rendre à Barcelone pour soutenir, au risque de sa vie, la cause d'un peuple pour lequel elle avait une affection sincère. L'Espagne fut la terre qui vit s'affirmer la force de caractère d'une femme prête à mourir pour ses convictions, elle fut malheureusement aussi le lieu où Simone Weil découvrit les affres de la guerre civile, les dérives des mouvements révolutionnaires, la médiocrité des hommes lorsqu'ils se confrontent au pouvoir.
    Dans le journal de son expérience du front, au-delà de son caractère historique, un style lapidaire laisse entendre une littérature qui se place sur la brèche. Les textes qui suivent le Journal d'Espagne donnent quant à eux un certain écho à la désillusion de Simone Weil tant face à la lâcheté politique qu'à l'inhumanité de ses camarades. Ce recueil se termine sur un article plus théorique, Ne recommençons pas la guerre de Troie, qui souligne le danger de l'utilisation de termes brumeux, d'entités vides : démocratie, capitalisme, communisme, liberté, etc.
    Les mots n'ont pas de contenu lorsqu'ils fourvoient les peuples et les précipitent dans le sang et dans la haine. Elle rejette catégoriquement les discours abstraits qui mettent en ordre de marche. Simone Weil y oppose une volonté de déconstruire les mécaniques du pouvoir et de son corollaire, le prestige du pouvoir. En ces textes, s'exprime toute la singularité de son humanité, faite d'intransigeance et de cohérence, de raison et de nuances, qui se place invariablement du côté des classes opprimées.
    Ce recueil contient les textes : - Journal d'Espagne - Fragment de 1936 (" Que se passe-t-il en Espagne ? ") - Lettre à Georges Bernanos - Réflexions pour déplaire - Faut-il graisser les godillots ? - La politique de neutralité et l'assistance mutuelle - Non-intervention généralisée - Ne recommençons pas la guerre de Troie.

  • Dalí n'est pas un rhinocéros, il est la surréalité, et la surréalité est la « réalité rendue à son devenir, réalité se dépassant elle-même et destinée à se dépasser sans cesse elle-même. L'homme qui doit, selon l'expression familière, savoir sortir de lui-même, comment y parviendrait-il, sans faire sortir les choses d'elles-mêmes ? »

  • 1933, l'histoire bascule, Simone Weil interroge : « Allons-nous vers la Révolution Prolétarienne¿? » Sans renoncer au combat, la philosophe déploie dans ce texte crépusculaire un pessimisme critique qui augure les ténèbres à venir. Simone Weil dissèque l'impossibilité d'émancipation face à des régimes bureaucratiques qui oppressent les masses, face à l'ouvrier broyé par la machine, cantonné à un rôle de soumission à la société. Au c¿ur des remous de l'époque, elle met dos à dos l'URSS de Staline et le fascisme naissant du Troisième Reich, refuse les positions trotskistes, et laisse entendre, malgré une certaine fatalité, une voie possible au travers de l'idée anarchiste de souveraineté des travailleurs, et non de celle du travail au mépris des travailleurs. Par cette organisation horizontale du travail, elle écarte l'idée de défaite, et recherche par tous les moyens possibles la lutte au nom de tout ce qui fait « la valeur de la vie humaine ».

  • Vent d'ouest

    Pier Lampás

    • Abrupt
    • 23 October 2020

    à Marseille sur le chantier de requalification urbaine de la Place Jean Jaurès nous nous vengerons des siècles et nous casserons des verres

  • Le prosopoème

    Arthur Cravan

    • Abrupt
    • 18 September 2018

    As-tu déjà essayé de mettre les doigts dans la prise pour recouvrer la saveur de l'électricité ? Le court-circuit des neurones, jamais ? Jamais... Tu as bien raison. Ne fais pas ça ! Lis ce livre à la place ! Maintenant !

  • Cheminement parmi des collections classiques ou insolites de voix, de noeuds, d'éponges, d'origami qui racontent autant l'objet collectionné que le sujet collectionneur. La trouvaille devient trésor, la matière inerte révèle sa magie muette, la vie s¿enchante, discrètement, de joies mineures. Manière de créer un monde dans le monde, à sa mesure. D'esquiver le non-sens par une curiosité renouvelée. D'oublier la duplicité des mots et la disparition des êtres dans la persistance modeste des choses. Les objets restent. On peut leur faire confiance. Passeurs entre les vivants et les morts, ils figurent le lien qui vient à manquer. Mais si on leur accorde trop de place, ils commencent à s'animer d'une vie propre.

  • Crevel, Cénotaphe

    Marc Verlynde

    • Abrupt
    • 6 May 2019

    La tradition littéraire du tombeau paraît mal enterrée. Peut-être. Crevel, Cénotaphe en pastiche non tant la dévotion que le désir d¿un portrait posthume, vivant. D¿où l¿idée de dresser un cénotaphe pour Crevel, cette présence indissociable du surréalisme, ce visage de sa vague de rêve mais aussi ce dandy suicidé, écrivain révolté et engagé. Dans cette brève évocation à la dérive, dans un désordre voulu pour laisser apparaître les images et les strates d¿une personnalité contradictoire, Marc Verlynde fait de ce cénotaphe la représentation d¿une viduité, d¿un portrait du poète partout où le corps échappe. Loin de la biographie, de l¿essai universitaire, Crevel, Cénotaphe est un portrait-puzzle, collage de citations ou d¿emprunts, pour laisser perdurer le fantôme sensible de l¿auteur de Mon corps et moi, du Clavecin de Diderot ou encore de si décisifs articles sur Dalí.

  • Mémoire vive

    Pierre Ménard

    • Abrupt
    • 26 September 2019

    Ce texte en prose est une mémoire vive, une suite d'épiphanies. Sensation d'un récit qui se dessine fait de boucles, de spirales et de courbes. Non pas suites sans principes de construction mais entrelacements complexes. Couleurs, formes, collages, accidents s'inscrivent dans une dynamique du décloisonnement. Une tension entre le discontinu des fragments et le mouvement qui unifie l'ensemble, qui en détache des morceaux pour les travailler, les étudier sous tous les éclairages possibles, suspendre le cours d'une phrase, en retourner le cheminement, en déformer la logique, en fragmenter le sens, en désaccorder la syntaxe et avec elle toute linéarité, privilégiant les écarts de sens et d'images. Le texte est le montage de poèmes pris dans le réel, dont les fragments sont considérés comme surface de travail, espace à explorer.

  • Sur la N113 entre deux ronds-points occupés dans la douceur du printemps occitan un cri un chant une prière contre l'enfer néolibéral patriarcal colonial

  • Come un soffio

    Lucia Pigliapochi

    • Abrupt
    • 22 August 2020

    "Come un soffio" est une collection de dessins trouvés entre deux carnets. Des dessins rapides à l'ombre pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de l'autrice. "Come un soffio" è una collezione di disegni trovati tra fogli di appunti. Disegni in ombra e veloci per capire cosa succede dentro e fuori e lasciarlo impresso.

    Sur commande
  • Contre la mort

    Joséphine Lanesem

    • Abrupt
    • 12 November 2020

    Suivre les pas d'Orphée, devenir son ombre, son souffle, emprunter sa voix. Aller contre la mort, à sa rencontre, tout contre. Des hautes forêts de Thrace aux marais soufreux des enfers, de la source qui enfanta Eurydice à la rive qui donna naissance à l'orphisme.

    Orphée, un nom qui définit la poésie, et dont la destinée se résume au déchirement : déchirer la langue, fouiller sa déchirure, à la manière de sorciers jugeant du foie de leurs victimes, déchirer la chair, pour chercher le désir absent ou réifier ses rêves.

    Initiation aux arcanes de l'intériorité, à notre propre obscurité. Formule de l'éternité qui luit sur les lamelles enfouies dans les tombes. Paroles du fond des âges qui résonnent jusqu'ici et maintenant, nous obligeant à nous retourner, à faire face à la fatalité.

    Mystères : une série autour du mythe, dont le sens ne s'épuise pas, non parce qu'il serait illusoire et au final absent, mais parce qu'il est mobile et multiple. La réécriture est une résurrection.

    Sur commande
  • Cosmogonie est un mot rond, mais ce n'est pas un mot rétréci. Le monde y est bien plus grand que les récits qui le façonnent, mais, à bien y regarder, les cosmogonies parcourent nos heures de gestes simples, se multiplient dans l'instant de nos silences. Elles vont petites et foisonnantes à la rencontre des vies qui les contemplent.

    Éloge du doute et de la nuance, l'écriture s'y jette comme le risque qui va à la brisure. De petites cosmogonies pour dire l'attention qui s'en retourne invariablement à ce qui «doit» être moindre. Cahots et soupirs y cherchent une manière d'être au monde. Le déploiement d'une cosmogonie, aussi fragile soit-elle, demeure une tentative : l'appel à faire brèche.

    Sur commande
  • Balzac est une offrande à nos crimes. Il porte les métamorphoses de Trompe-la-Mort jusqu'au coeur de nos grognements. Nous errons sur la brèche, mais nous n'errons pas seuls. Le spectre de Vautrin tantôt nous guide, tantôt nous fait vaciller, toujours cherche à nous faire voir l'absolu de nos révoltes.

    La lumpenlittérature est l'art de lire l'avenir parmi nos haillons, elle est la divination qui quête une théorie du renversement.

    Sur commande
  • Toucan fantôme

    Etienne Michelet

    • Abrupt
    • 27 February 2021

    Né en 1984. Vit en Corée du Sud.
    Écrit un journal, avec animaux, lune, fleurs et des fantômes aussi.
    Enregistre sa voix, parfois, pour y voir mieux.

    Son site : DONGMURI (https://www.dongmuri.net/).

    Sur commande
  • à Budapest sur les rives du Danube faire danser les anges de l'histoire

    Sur commande
  • Le monument infini

    Collectif

    • Abrupt
    • 18 April 2018

    Cet essai n'est pas un poème, il n'a rien non plus du songe, il se place en l'oeil qui le lit comme une prière chamanique où retentissent des abstractions, s'enchevêtrent des concepts en un tournoiement qu'il veut sans fin. Le tutoiement distant mais aimant de ce texte à la science-fiction accompagne un appel à la transformation de la vision portée sur le réel. Il invite à la réflexion sur l'acte de bâtir, non dans sa technicité mais dans son essence mystique.
    Le geste qui martèle la pierre pour construire le foyer a pour le collectif Dimension Ruine l'allure d'un mantra politique. Dans cette remise cause de ce qui nous semble anodin, la constance d'une verticale et d'une horizontale, de l'angle droit qui les réunit, se trouve un aveu de défaite des combats sociaux, un renoncement à la modernité, et dans la contemplation des gravats ontologiques d'une époque, Dimension Ruine murmure une proposition concrète : un monument sans fin.
    Ce bâtiment semble vouloir conquérir l'espace, il a l'apparence de la prospective, mais lance surtout un défi au lecteur : qu'est-ce que la question ? Celle sociale de l'être lorsque l'humain s'apprête à marcher vers le cosmos, quelle est-elle ?

    Sur commande
  • L'incendie est clos

    Otto Borg

    • Abrupt
    • 27 June 2018

    La poésie se fait 99 fois la glaciation en l'urbain, ses campagnes tues. 99 fois la parole qui ne dit pas comment survivre. Mais qui se promène aux alentours de ce qui empêche.

    Sur commande
  • Réclame

    Arthur Cravan

    • Abrupt
    • 18 September 2018

    As-tu déjà essayé de mettre les doigts dans la prise pour recouvrer la saveur de l'électricité ? Le court-circuit des neurones, jamais ? Jamais... Tu as bien raison. Ne fais pas ça ! Lis ce livre à la place ! Maintenant !

    Sur commande
  • Je suis toutes les choses

    Arthur Cravan

    • Abrupt
    • 18 September 2018

    As-tu déjà essayé de mettre les doigts dans la prise pour recouvrer la saveur de l'électricité ? Le court-circuit des neurones, jamais ? Jamais... Tu as bien raison. Ne fais pas ça ! Lis ce livre à la place ! Maintenant !

    Sur commande
  • Liquidations

    Cécile Toussaint

    • Abrupt
    • 26 September 2018

    L'humanité se liquide sans peine lorsque ses structures s'enflamment. Cette pièce de théâtre se place à une frontière : celle de la parole dite, de la poésie lue, de l'écriture historique de notre futur. Elle parle de l'effondrement, et du sens que l'on cherche désespérément lorsque le spectacle ne miroite plus que le silence.

    Sur commande
  • Numéro zéro

    Fanzine Cri

    • Abrupt
    • 22 November 2018

    FANZINE CRI NUMÉRO ZÉRO :

    - Sacs d'os par Évariste Corbeau - Mister & Miss van der Farmworst par Edith Urfilz - Hacker ouvert par Lumpen+Clebs - Polèmes par Cécile Toussaint - De crasse en silicium par Ossip Tikhonov - Dubio par Dorno - Adverretiser par El Daurade - Histoires barbantes par Nicht Nacht - Cuckoo's space par Monsieur Dope - Zeptofictions par Ann Persson - Dr. Punkt par Don A.I.
    - Espace chacal par Beata Raoul - Archiboom par Archidoom

    Sur commande
  • Trinquons, cassons, fracassons nos verres au minimum salarial. Et puis, passons le balai. Social-démocratie, haïkus et table rase, pour un livre qui ne soigne pas la gueule de bois.

    Sur commande
  • Naufrages

    Beata Raoul

    • Abrupt
    • 1 February 2019

    La modernité dresse le mot frontière comme une cloison entre le vide et le vide, n¿y résonnent les cultures, que reste-t-il de leur partage. L'humain s'affaire, pense sa liberté contre celles des autres, l'humain assassine l'autre, sa liberté, il en fait son affaire, il hurle dans l'ivresse oublieuse de son hybridité animale. Naufrages est l'interrogation des traversées irréelles qui déforment les masques, placent l'altérité au pourtour de ce qui croit encore en son centre. L'autre est le masque de soi, les liens se disloquent et la géographie demeure indifférente à la folie ou à la noyade. Naufrages est une voix des morts qui cherche son écho dans un monde des flux, dans un émiettement des cultures, dans chaque être qui se cramponne à l'idée de ne pas être l'autre, de ne pas être le masque de soi.

    Sur commande
empty