Langue française

  • éclats seconds

    Xavier Bonnier

    Recueil de poèmes en prose, Éclats seconds se caractérise par un parfait équilibre entre le narratif et le poétique, dans la lignée des poèmes en prose de Baudelaire et de Rimbaud. Le cheminement de l'âme exprimé dans ce recueil se décline en histoires, impressions et descriptions, où la réalité, la fiction et la littérature se mêlent avec ironie, intelligence et sensibilité dans une démarche poétique héritée de toute l'histoire littéraire, avec une interrogation sur le genre et la création. Xavier Bonnier fait ainsi revivre la poésie, loin des rimes, dans ce qu'elle a d'essentiel : le dépassement du langage par le langage, la superposition des paradigmes et des syntagmes, l'entrelacement des mots, de la musique, des rêves, des parfums et des couleurs. Ce recueil peut être apprécié par les lecteurs de nouvelles, mais il prend toute sa saveur dans un acte de lecture poétique, pour qui suivra le chemin des textes narratifs aux textes de plus en plus spirituels et auto-réflexifs, et saura se laisser guider la plume affûtée et pudique de l'auteur.

  • Depuis 1544, Délie, de Maurice Scève, affiche le paradoxe d'un discours amoureux épris de lumière et de vérité, mais cultivant l'obscurité. Pourtant, sa résistance à l'interprétation s'atténue si l'on renonce aux approches obvies (néo-platonisme, pétrarquisme, etc.), que déjoue finement le détail du texte, pour emprunter une voie nouvelle en y étudiant de près l'usage de la métaphore, révélateur privilégié de l'univers de représentation du poète.
    Après une définition pragmatique du trope en question, l'enquête montre des enseignements statistiques a priori déconcertants ; c'est ensuite l'univers topique des comparants, exploré sur le double plan de leur thématique et de leur mode d'apparition, qui dessine les pleins et les déliés d'un imaginaire singulier ; les lignes de force, les irrégularités, et même les lacunes, en termes de distribution, de valeur sémantique et d'intertextualité, vont peu à peu faire émerger un " jeu " spécifique de la métaphore, et ses vertus dialectiques.
    Matériau essentiel, et non simple ornement, d'un édifice voué aux " silentes clameurs " de l'adoration et du combat, la métaphore scévienne met un système d'identifications au service de la reconquête d'une identité, et dévoile un sujet qui ne concentre l'expression que pour s'épanouir dans l'inscription.



    Xavier Bonnier, ancien élève de l'E.N.S. de Fontenay - Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes, est maître de conférences à l'université de Rouen. Ses recherches portent sur la poésie renaissante et la transmission des motifs analogiques de l'Antiquité à l'époque classique

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