William Somerset Maugham

  • Voici le Bildungsroman de Somerset Maugham par lequel il s'est imposé en 1915 et qui reste incontestablement l'un des grands romans anglais de ce siècle. C'est toute l'histoire d'un homme vite éloigné des joies et des certitudes de l'enfance, tôt confronté aux questionnements de l'existence comme à ses incohérences et qui à toute force veut donner un sens à sa vie. Contraint de renoncer à la peinture où il a cru un moment trouver son salut, il deviendra médecin malgré de grandes difficultés matérielles, et finira par rencontrer l'amour. Éludant tout lyrisme incongru dans ce roman où il a mis beaucoup de sa propre vie, Somerset Maugham a prouvé avec ce chef-d'oeuvre qu'il avait bien mérité des lettres anglaises.

  • Il n'est, pour apprécier l'oeuvre de Somerset Maugham à sa juste valeur, que d'écouter ses pairs. Chacun l'a loué, de George Orwell à Patricia Highsmith, pour qui ses nouvelles « semblent englober toute l'expérience humaine en quelques pages. » C'est pourquoi, mieux que d'autres, Maugham franchit comme avec allégresse l'écueil du temps : son art tout de transparence, de retenue et de mesure - même dans l'indicible - l'a, d'ores et déjà, porté au rang de ces classiques qu'il admirait tant.

  • Les Trois Grosses Dames d'Antibes est le premier d'une sériede quatre livres regroupant, selon un plan établi par Somerset Maugham lui-même, l'intégralité de ses nouvelles. On y retrouve tout son univers : l'empire britannique, cet ailleurs colonial que l'auteur chérit et qui le fait rêver ; l'Espagne, un autre ailleurs parfois idéalisé ; et la France, où il a passé son enfance.
    Anticonformistes et amoraux, ces courts récits mettent en scène des fils de bonne famille qui se mettent à jouer et à fréquenter des femmes, un repris de justice qui part dans le Pacifique, devient bigame et goûte enfin au bonheur, un homme honnête et travailleur qui aide son frère dans le besoin jusqu'à la ruine, pour ensuite découvrir que ce dernier a hérité de la fortune d'une vieille dame qu'il avait épousée... Des personnages dépeints avec ironie et tendresse.
    Les nouvelles de Somerset Maugham, où se déploie à merveille son extraordinaire don de conteur, ont fait de lui l'un des auteurs les plus populaires de sa génération et lui ont valu le surnom de « Maupassant anglais ».

  • un docteur en exil, un capitaine de navire à mauvaise réputation et un jeune homme fuyant la justice voyagent ensemble sur un bateau.
    alors qu'ils sont obligés de se réfugier sur une île de l'archipel malais, leurs vies vont être bouleversées par la rencontre d'une étrange et exotique jeune fille d'origine anglaise, mais enveloppée d'un mystère tout oriental...

  • Quand un jeune Anglais très convenable rencontre une jeune femme russe dans un de ces bordels parisiens des années 20 et que, de surcroît, l'héroïne est la femme d'un bagnard auteur d'un crime crapuleux, on pourrait s'attendre au pire roman de gare. Tout l'art de Somerset Maugham (1874-1965) est de transformer ce mélo en un petit chef-d'oeuvre d'ébénisterie littéraire. On comprend l'admiration sans bornes que le grand Evelyn Waugh, plutôt avare en compliments, portait à son confrère : « En termes de pure réussite technique, Vacances de Noël est son meilleur livre. »

  • Écrivain-voyageur s'il en fut, Somerset Maugham nous a fait la grâce de donner vie dans ses nouvelles à une galerie de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres, que son humeur vagabonde lui a permis de rencontrer et d'observer en Europe aussi bien qu'en Amérique ou en Asie. C'est ainsi tout un monde, dont le souvenir aujourd'hui s'estompe mais dont plus d'un voyageur contemporain peut être nostalgique, qui s'offre à notre regard de lecteurs et de curieux dans ce recueil. Avec en prime l'humour teinté parfois d'une pointe de cruauté qui est la marque de fabrique de ce grand raconteur d'histoires. Peut-être le plus grand.

  • Florence, 1938, dans une demeure prêtée par des amis, Mary, jeune veuve mélancolique, reçoit la visite d'Edgar qu'elle connaît depuis l'enfance. Aux antipodes de son défunt mari, joueur invétéré porté sur la boisson, cet homme bon et attentionné la demande en mariage. Mary se donne le temps de réfléchir. En attendant qu'Edgar revienne de Florence, elle accepte une invitation à une soirée mondaine où elle fait la connaissance de Rowley, séducteur impénitent, dont elle sait la réputation et n'est pas dupe.
    Mais alors qu'elle repart seule chez elle, elle fait une rencontre inattendue qui l'obligera à se tourner vers lui pour se sortir d'une situation délicate.

  • Mrs. Craddock est le premier tourbillon annonciateur du maelström des veuves où s'engouffre l'oeuvre de Somerset Maugham. La future Mrs. Craddock, Bertha Ley, jouit d'un vaste domaine, d'une belle rente et d'un nom illustre. Elle vit seule avec une tante dont l'esprit n'a rien à envier à Madame du Deffand. Bertha Ley se nourrit de Montaigne, de Marc Aurèle et de Madame de Sévigné; elle s'est mis en tête d'épouser un de ses métayers, Mr. Craddock, parce qu'il a des mains fortes et viriles, parce que ses botte font naître en elle un frisson de plaisir, par leur seule taille, qui suggère une fermeté de caractère et une autorité des plus rassurantes.
    Sommerset Maugham se révèle d'une rosserie réjouissante. Peu à peu il distille un acide cynique qui ronge les pages d'abord imprégnées de niaiserie sentimentale. Les belles bottes de Mr. Craddock broient une à une toutes les illusions de son épouse. [...] Et Sommerset Maugham de laisser entendre que souvent, dans un roman d'amour, le livre de la vie pour l'un est écrit en italiques, pour l'autre, il est composé en grosses lettres capitales.

  • « Ce recueil s'inspire de mon expérience d'agent secret pendant la guerre, mais remaniée au service de la fiction. Car la réalité est un piètre conteur. Elle entame ses récits au petit bonheur, en général bien avant le début de l'action, marche à l'aventure et décroche avant d'avoir dénoué les fi ls de l'intrigue... » Somerset Maugham a démontré, avant Ian Fleming et John Le Carré, que littérature et espionnage pouvaient faire excellent ménage. Somptueusement écrites, riches de descriptions et de poésie, ces nouvelles nous emmènent d'un pays à l'autre de l'Europe en guerre, brossant au passage des portraits corrosifs et drôles des personnages qu'Ashenden croise au gré de ses aventures, et qui tous - ou presque - se révèlent être des espions.
    Après Les Trois Grosses Dames d'Antibes et Madame la Colonelle, ce troisième volume de nouvelles est l'occasion de retrouver l'univers anticonformiste et cosmopolite de Maugham, le plus français des grands écrivains anglais du XXe siècle.

  • "Quand un ami, en votre absence, vous a téléphoné en insistant pour être rappelé, soyez sûr qu'il s'agit d'une affaire plus importante pour lui que pour vous. S'il pense à vous offrir un cadeau ou à vous rendre service, il sait modérer son impatience." Ainsi débute le roman de Somerset Maugham, esprit cosmopolite, voyageur infatigable de l'imaginaire mais aussi observateur inlassable de l'âme humaine qui restera comme l'un des plus habiles peintres de la société internationale du premier demi-siècle." François Rivière.

  • Dans la nouvelle-titre de ce recueil, on croise le chemin de quatre marins qui parcourent les mers du Pacifique et dont la solide amitié fait l'admiration de tous, jusqu'à l'arrivée d'une jeune Malaisienne à bord...
    Ici et dans les quelque trente textes qui suivent, ayant toujours la Malaisie pour décor, Somerset Maugham se fait l'analyste impitoyable de tous les secrets que peut receler le coeur humain en affublant ses héros, des Européens qui ont fait le choix des îles, d'un trait psychologique qui va bouleverser leur vie ou en introduisant dans ses histoires un événement fortuit qui va irrémédiablement changer le cours des choses. Ainsi les passions peuvent-elles éclater...

  • Charles Strickland, agent de change prospère du Londres du début de siècle dernier, quitte brutalement sa famille et son pays pour s'installer à Paris. Sa femme envoie le narrateur - un écrivain à succès - sur le continent pour tenter de ramener l'époux déserteur à la raison. C'est un homme dur et égoïste que le jeune auteur rencontre alors, mais un homme habité par une obsession jusque-là non avouée - la peinture -, qui le mènera jusqu'en Polynésie. Cette ode de Somerset Maugham aux puissantes forces du génie créatif est inspirée de la vie de Paul Gauguin. Avec ironie, finesse et une fascination non dissimulée, l'écrivain britannique dénonce dans L'Envoûté, la bienséance et le poids de la norme, et s'interroge sur l'engagement qu'exige le destin d'artiste.

    Né à l'ambassade britannique à Paris en 1874, dans un milieu intellectuel et artistique, Somerset Maugham a 14 ans lorsqu'il est recueilli par un oncle en Angleterre après la mort de ses deux parents. Il y entreprend des études de médecine, tout en se mettant à écrire. Son premier roman, Liza of Lambeth, remporte un succès immédiat, qui lui permet d'abonner sa carrière médicale.?Pendant les soixante-cinq années à venir, il vivra de sa plume et écrira, entre autres, des centaines de nouvelles - ce qui lui valut le surnom de « Maupassant anglais ».? Globe-trotter infatigable, il sillonna l'Europe, les Antilles, l'Asie et l'Amérique du Sud avant de s'installer à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il mourut en 1965.

  • Recueil de portraits et d'essais qui sous la plume d'un autre que l'auteur du Fil du rasoir et de La Comédienne auraient pu s'avérer fastidieux, L'Humeur passagère tient tout au contraire d'une conversation de salon à l'heure du five o'clock tea avec un vieux gentleman plein d'esprit et de cet humour anglais qui sait dissimuler l'érudition sous la causticité du style. Qu'il s'agisse de l'histoire vraie du héros d'un snobisme en voie d'extinction, de Zurbaran, de Kant ou du roman policier, Maugham conserve une clarté dans l'expression qui en fait un guide culturel à nul autre semblable. À ce recueil s'ajoute son texte sur « L'Art de la Nouvelle » où l'on lira notamment d'admirables pages sur celui qui fut son modèle : Anton Tchekov, ainsi que sur Maupassant, Katherine Mansfield et Henry James.

  • Collects W. Somerset Maugham's writing on travel, including "In the land of the blessed virgin" and "A partial view."

    Grand format N.C.
    Livre étranger - Contacter votre libraire

empty