Gallimard

  • L'Acte inconnu est une gageure: toute en digressions, qui portent sur Dieu, les violences guerrières, la politique et la société, la mort et surtout le langage; auquel la pièce rend l'hommage le plus original qui soit en doublant le français d'une nouvelle langue presque totalement inventée par l'auteur, le novarinien. Tous les genres se donnent rendez-vous dans L'Acte inconnu: le cirque et le cabaret, l'opérette, la comédie satirique et burlesque, le drame, avec des touches de lyrisme et de philosophie. Ce qui n'entrave nullement la marche d'une histoire, animée et riche en surprises: une douzaine de personnages, plus ou moins typés dans leurs fonctions et leurs silhouettes, élèvent un monument de mots à la mémoire de l'un de leurs compagnons; c'est pour le théâtre le moyen de prouver qu'un acteur ne meurt jamais puisqu'il vit - d'une vie invisible mais impérissable- dans le souvenir des spectateurs. La pièce a été créée dans la Cour d'honneur du Palais des Papes au festival d'Avignon de 2007.

  • à la tradition et sa verve de parolier a un air " belle époque " à s'y tromper : calembredaines et gaillardises se bousculent dans ses vers de mirliton. Exercice d'école, L'Opérette imaginair recense, pour les moquer, tous les trucs de la composition dramatique ; elle fait aussi la part la plus belle aux comédiens pour des performances à couper le souffle.
    Du coup, on n'y reconnaîtrait pas le Novarina du Drame de la vie et de L'Acte inconnu si l'un des personnages ne se nommait Le Mortel, qui parle souvent d'outre-tombe. Opérette imaginaire ? Opérette à surprise, plutôt.

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