Tanella S. Boni

  • Que faire lorsqu'on a connu la guerre et l'exil, un « premier départ / en pays étranger », puis d'autres guerres, d'autres départs ? Que dire à ces « vies précaires », ces « vies fauchées pour rien », ces « visages de femmes / enveloppés d'un voile de contraintes » ?
    Comment lutter contre barbares et fous de dieu ? Où trouver la force de sonder les abysses de la mémoire négrière ? Quelle prière offrir au corps de l'enfant mort, ce « visage de l'innocence » échoué sur la plage ? La réponse à ces questions tient en une phrase prononcée dès le premier des sept poèmes du recueil de Tanella Boni : « Tu n'as pas d'autres armes que les mots ». Et l'auteure de nous rappeler que les mots aiment le dialogue, la tolérance et la paix ; et que la poésie possède la capacité, rare, de ré-enchanter la vie.

  • Au bord du lac Rose, Lénie et Yêté se sont connus et aimés.
    Pour la jeune femme, l'homme se fait conteur, tissant autour d'elle un filet de récits. Et parmi ceux-ci, celui de Misora, le Conquérant, le chef du sabre. Plus tard, lorsque Yêté partira, Lénie fera de l'histoire de Misora sa quête presque mystique. Dans les traces du combattant légendaire, du chef de guerre qui conquit le Haut-Niger avant d'être défait par les troupes françaises, Lénie voit l'image de Yêté ; le même courage, la même folie habitent ces deux hommes.
    L'un et l'autre étant, chacun à sa manière et en son temps, les héros d'une Afrique combattante.

  • Dix années d'écriture pour livrer ce recueil. Dix années d'espérance malgré Scio, Guernica et le Rwanda comme balise. On peut invoquer Delacroix et Picasso, vivre la Côte d'Ivoire en sa chair et dire les morts et les colères. Espérance ? Est-ce possible ? L'avenir et le pouvoir se nourrissent de la même terre engraissée par ses morts, nourrit des douleurs et des liens farouches qui nous lient à la vie. Et là, une lueur, un grain de sable, des lunes en perles multicolores donne l'étincelle des regards qui aiment. Alors, l'espoir quand même, l'âme inspirée de Tanella Boni a rendez-vous avec l'aube.

  • Domination masculine omniprésente, silence, mutilations sexuelles, enfermement dans des lieux réservés - le marché, la cuisine, la maternité -, mais aussi réussites commerciales, initiatives citoyennes, actions solidaires, entraide et prises de parole... voilà ce que vivent, aujourd'hui, les femmes d'Afrique. Elles préparent ainsi le monde de demain. En Afrique comme ailleurs, car l'oppression qu'elles endurent est subie par toutes les femmes. Philosophe, mais aussi romancière et poétesse, Tanella Boni mêle ici personnages de fiction et scènes vécues, analyses sociales et réalités quotidiennes. Objectif : aider à faire le tour d'un monde déconcertant et proche, où se joue un combat essentiel.

  • La fugue d'Ozone

    Tanella S. Boni

    • Edicef
    • 6 September 2011

    Savez-vous qu'il existe des mots-clés pour ouvrir le royaume des songes ? Si vous les connaissez, vous ferez d'étonnants voyages qui, à la suite d'Ozone, l'héroïne de cette histoire, vous conduiront dans un village lacustre puis sur une île où vivent des habitants peu ordinaires !

  • "Défendre la vie contre la mort ambiante, voilà tout le propos de Tanella Boni. Dire pour chaque jour l'espérance qu'il porte. Car écrire contre l'horreur n'est pas poursuivre indéfiniment la tentative de dire le désastre innommable. C'est chanter la force de vivre et d'espérer. Cette manière de voir est celle de Tanella Boni, poète et philosophe qui, à la négation qu'est le refus de la mort, préfère l'affirmation de la force de vivre et d'aimer . "

  • "(...) faire tilt dans les yeux d'un jeune qui se demande pourquoi il appartient à ce continent, (...) retrouver des étincelles auxquelles rêver pour continuer à vivre. Aider à produire ces étincelles. Provoquer ces sourires en coin. (...) Voilà le sens d'une rencontre entre un écrivain et un public de jeunes, sur ce continent. Notre place est ici. Dans ces interstices. Dans ces marges brouillées où prennent palce la peur et l'angoisse quand il n'y a plus de repères et que les valeurs ne sont plus ce qu'elles étaient. (...)"

  • L'arrivée d'une télé chez kazié le commerçant allait permettre aux enfants de sortir un peu du village.
    Or c'est la télé qui, une nuit, disparaît. sur ses traces, trois enfants pas tout à fait comme les autres vont apprendre, de l'autre côté de la réalité, ce qui fera d'eux des hommes libres de créer, de donner du sens aussi, à cet objet un peu magique, par lequel tout a commencé, mais qui n'est rien sans l'alchimie des ancêtres et du monde merveilleux qui les entoure.

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  • Deux récits dont les jeunes héros, Aza et Solen, sont les principaux protagonistes et dont la vie est remplie d'évènements extraordinaires !

  • La poésie de Tanella Boni est un ruisseau sauvage parallèle au canal de la vie. Sautant de-ci de-là, de la politique aux armes, de la parole aux larmes, ses scènes et histoires sont contruites comme des récits, proposant un contraste permanent entre le plaisir des mots et la réalité du monde. Ses mots-frontière montre le poids du monde, raconte l'humain et fait craindre l'homme, raconte aussi, comment être en vie et comment s'y prendre sans se rendre.

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  • On l'appelait, en swahili, Mama Miti, la mère des arbres. Mama Miti, c'était Wangari Muta Maathaï. Elle fut professeur d'université, femme politique et militante écologiste au Kenya, son pays natal. Elle passa sa vie à protéger les ressources naturelles pour éloigner la sécheresse et la faim.

  • Comment Miriam Makeba, venue des ghettos d'Afrique du Sud, est devenue par son chant une ambassadrice des droits humains.

  • " Les nègres n'iront jamais au paradis ! La négation absolue planait au bout de l'expression.
    Ainsi, l'exclamation de l'homme inconnu m'a confortée à aller plus loin dans mon enquête sur les clichés qui ne font plus rire personne. Dans l'attente d'un avion improbable, j'avais ramassé, sans en mesurer toute l'importance, cette phrase clé à ma portée, capable d'ouvrir ma vie cousue de mille interférences, de me redonner la mémoire pas encore perdue, seulement en veilleuse. Je devais, dans un premier temps, trouver les mots adéquats pour la conversation, l'exercice le plus difficile entre deux inconnus séparés par le mur de la peau.
    " A travers le portrait d'Amédée-Jonas Dieusérail, la voix des exclus se fait entendre. Celle qui explore l'ambiguïté des rapports postcoloniaux et qui dénonce la non-existence des " itinérants ", des " nègres déracinés ".


  • le roman du drame qui déchire actuellement la côte-d'ivoire (pays nommé zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions.
    tanella boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique arsène k qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". l'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père.
    ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.


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