Sébastien Roffat

  • Sur un continent totalement dominé par la production américaine de cartoons et en particulier des films de Walt Disney, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d'une école française du dessin animé après vingt ans d'errements ?

  • "Le 29 mai 1953 sort sur les écrans parisiens un film très attendu : La Bergère et le Ramoneur réalisé par Paul Grimault, scénario de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma, produit par André Sarrut par le studio les Gémeaux. En 1980, Paul Grimault sort Le Roi et l'Oiseau, une nouvelle version de La Bergère et le Ramoneur qu'il estime être la bonne. Encensé par la presse, le film reçoit le prix Louis-Delluc. Retour sur la production de deux films mythiques qui dans l'esprit du public n'en forment souvent qu'un."

  • Les quatre années d'Occupation sont pour le dessin animé français une période de tergiversations politiques : à quoi sert-il de réaliser des dessins animés sous l'Occupation ? La finalité est-elle la même pour tous ou y a-t-il des conflits d'intérêts entre l'occupant allemand et les autorités de Vichy ? Cet ouvrage propose de voir comment s'organise la nouvelle politique économique de Vichy en matière de dessins animés. Comment sont produits et financés les dessins animés français ?

  • Le gouvernement de Vichy n'a-t-il pas cherché à utiliser le dessin animé comme moyen de propagande ? Comment se positionne la société "Les Gémeaux" entre obsession disneyenne du public, nostalgie d'une splendeur passée des journalistes, promotion de l'art français du gouvernement et recherche d'une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ? Entre 1940 et 1944, les tensions s'exacerbent quant à la définition d'une animation "française". C'est ce que l'auteur explore dans ce troisième volume.

  • Pinocchio, Bugs Bunny, le premier long métrage d'animation en Chine, en Italie, au Japon, les courts-métrages couleurs... Tous ces films ont été tournés durant la Seconde Guerre mondiale. Par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en oeuvre de la propagande par le dessin animé ? Que nous apprennent ces bandes d'animation sur la vie de réalisateurs de dessins animés des années quarante ? Quels intérêts les régimes totalitaires ou démocratiques ont-ils eus à soutenir une forme de cinéma aussi coûteuse oe

  • Les gémeaux ; l'histoire d'un studio d'animation mythique Nouv.

    "De 1936 à 1958, la société Les Gémeaux fondée par Paul Grimault (1905-1994) et André Sarrut (1910-1997) a été le plus grand studio d'animation d'Europe. À partir de 1948, la société se lance dans la production du premier long métrage de dessins animés français : La Bergère et le Ramoneur (devenu Le Roi et l'Oiseau). Au fi l d'une incroyable épopée qui prend place en pleine Occupation allemande de la France se croisent, les scénaristes Aurenche, Blondeau, Leenhardt, Prévert, les compositeurs Wiéner, Delanno, Désormière, Kosma et toute une équipe de près de quarante personnes. Il est aussi question de la Direction générale de la Cinématographie nationale, du ministère allemand de la Propagande et de Goebbels qui tous s'intéressent aux dessins animés de Paul Grimault et d'André Sarrut."

  • L'ouverture d'Euro Disneyland en France il y a vingt ans a déchaîné les passions et a été considérée à l'époque comme une véritable ruée vers l'or. C'est la plus gigantesque opération foncière et immobilière de la fin du XXe siècle après la Défense. Qu'est-ce qui a poussé la Walt Disney Company à choisir la France ? Quelles ont été les réactions de la presse et du public avant et après son ouverture ? Quelles ont été les raisons des difficultés financières de Disneyland Paris ? Quel est l'avenir de la plus importante destination touristique d'Europe oe


  • Quand le dessin animé devient politique le monde en guerre tremble... l'humour et la dérision peuvent être des armes terribles. De l'arrivée au pouvoir de Hitler en 1933 à la défaite du Japon en 1945, des milliers de dessins animés ont été réalisés, projetés en avant-programme dans les cinémas du monde. Près de vingt pays se sont lancés dans l'aventure du film d'animation de propagande. Alors que les combats font rage, par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en oeuvre de la propagande par le dessin animé ? D'abord sceptiques, les autorités ont par la suite souvent encouragé cette production à teneur politique. À Hollywood, tous les grands studios participent à l'effort de guerre, y compris celui de Disney. Mais, moins connu du grand public, c'est l'incroyable diversité et le nombre jamais atteint de dessins animés de propagande réalisés durant la Seconde Guerre mondiale. Sébastien Roffat interroge la propagande par le dessin animé : des dessins animés pour quoi faire ? Il rappelle en introduction, l'historique de la propagande animée des débuts le premier conflit mondial jusqu'à nos jours et, après avoir présenté les caractères de ce genre, il étudie les conditions d'existence de la propagande par le cinéma d'animation, la nécessité de cette propagande pour les gouvernements en guerre et enfin sur les effets psychologiques et socio-politiques de la propagande par le dessin animé. En conclusion, l'auteur essaie de déterminer la part d'efficacité de cette propagande.

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