Sébastien Albertelli

  • Considéré par le colonel Passy, qui l'a fondé à Londres en 1940, comme « une des principales unités combattantes de la France libre », le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) ne s'est pourtant jamais lancé dans un véritable combat armé, se concentrant sur son triple objectif : recueillir des renseignements sur ce qui se passe en France, soutenir les résistants de l'intérieur dans leur combat, puis imposer à ceux-ci une tutelle, souvent mal acceptée.
    Grâce à des fonds d'archives exceptionnels, Sébastien Albertelli retrace l'aventure des personnages hors du commun qui marquèrent l'histoire de cette institution : Passy, naturellement, mais aussi le colonel Rémy, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Roger Wybot (futur patron de la DST) ou Honoré d'Estienne d'Orves. Il détaille les relations compliquées et fluctuantes entre le général de Gaulle et les services secrets, étudie avec minutie les rapports tumultueux du BCRA avec les Anglais ou les Américains et démonte la légende noire que les déçus du gaullisme ainsi que les communistes s'ingénièrent à colporter dès l'après-guerre.
    Un travail de recherche remarquable, puisant aux meilleures sources, souvent inédites, qui permet de comprendre comment et avec quel succès les services spéciaux ont mené la lutte contre les Allemands et Vichy.

  • Première unité militaire féminine dans l'histoire de l'armée française, le Corps féminin, créé à Londres en 1940 et rebaptisé l'année suivante Corps des Volontaires françaises (CVF), fut à maints égards exceptionnel. Pour la première fois, en effet, des femmes firent l'expérience de la vie en caserne et de la soumission à une hiérarchie militaire féminine. Au total, plus de six cents choisirent cette voie entre 1940 et 1944 pour rallier les Forces françaises libres et le général de Gaulle.
    Comment parvinrent-elles à gagner Londres où était basée cette unité ? Quelles sont les raisons qui les ont poussées à s'engager dans l'armée ? Quels rôles leur ont été confiés ? En quoi leur engagement se distinguait-il de celui des hommes ? Comment ont-elles vécu leur exil et la méfiance des Britanniques et/ou des gaullistes à leur arrivée ? Ont-elles eu, à Londres, des aventures sentimentales ? Comment certaines parvinrent-elles à être envoyées en mission clandestine en France ? Combien parmi toutes ces Volontaires ont payé de leur vie cet engagement ? Et qu'est devenu le CVF à la fin de la guerre ?
    Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles répond Sébastien Albertelli, qui a rencontré certaines de ces femmes. Fort de sa connaissance intime de ce conflit, il fait sortir leur histoire du cercle familial, s'appuyant sur des trajectoires individuelles, emblématiques et documentées pour retracer une histoire collective et injustement méconnue.

  • Pour une poignée de Français, la guerre ne s'arrête pas avec l'armistice de 1940. Mais la continuer est un pari audacieux quand manquent les moyens humains, finan- ciers et matériels. Tout ou presque est à inventer. C'est dans cet esprit qu'à Londres le colonel Passy organise le Bureau central de renseignement et d'action (BCRA).
    Son objectif est triple : recueillir des renseignements sur ce qui se passe en France, soutenir les résistants de l'intérieur dans leur combat, puis imposer à ceux-ci une tutelle souvent fort mal acceptée. Grâce à des fonds d'ar- chives exceptionnelles - 600 cartons du BCRA, celles du SOE britannique et de l'OSS américaine -, Sébastien Albertelli retrace l'aventure de ces personnages hors du commun : le colonel Passy, le colonel Rémy, Jean Mou- lin, Pierre Brossolette, Roger Wybot (futur patron de la DST), André Manuel, Pierre Fourcaud ou Honoré d'Es- tienne d'Orves. Il détaille les relations compliquées et fluctuantes entre le général de Gaulle et les services se- crets, étudie les rapports tumultueux du BCRA avec les Anglais ou les Américains et démonte la légende noire qui s'est tissée autour du BCRA. Son travail minutieux, qui fourmille d'informations inédites, permet de comprendre comment la toile d'araignée des services spéciaux français a mené la lutte contre les Allemands et Vichy.

    1 autre édition :

  • Résistants dynamitant des ponts, agents britanniques détruisant des usines... le sabotage s'est imposé comme l'une des armes du combat contemporain, auquel la Résistance a conféré ses lettres de noblesse pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Mais le phénomène n'est pas né avec l'armée des ombres. Les contours de cette arme nouvelle se dessinent à la fin du XIXe siècle, à la croisée de deux mondes que tout oppose : les syndicalistes de la jeune CGT, qui imposent l'idée et le mot ; les militaires, qui développent le concept, mais rechignent à adopter le terme, précisément parce qu'il vient des Rouges.
    Les adeptes du sabotage en sont convaincus : les sociétés industrielles sont fragiles ; machines et réseaux - de transmissions ou de communication -, à la base de leur puissance, peuvent être paralysés par des destructions ponctuelles aux effets considérables. Alors que s'estompe la différence entre le temps de paix et le temps de guerre, les espoirs et les craintes que suscite le sabotage se diffusent, qu'ils empruntent les traits de l'anarchiste, du communiste ou de l'Allemand.
    Au-delà des espoirs et des peurs, la pratique du sabotage se développe elle aussi. Modeste encore au cours de la Grande Guerre, elle s'affirme lors de la Seconde Guerre mondiale. Tous les acteurs l'incluent dans leur stratégie, des Allemands aux Soviétiques, des Britanniques aux Américains, des résistants aux services secrets.
    Pour la première fois, cet ouvrage lève le voile sur un enjeu majeur des temps contemporains.

  • La France Libre est longtemps apparue comme un bloc presque immuable : non seulement le général de Gaulle en avait lui même gravé la geste dans le marbre de ses Mémoires de guerre, mais des gardiens sourcilleux veillaient à préserver le Mythe.
    Depuis une quinzaine d'années, elle a toutefois fait l'objet de travaux qui en ont profondément renouvelé la compréhension : sans rien retirer aux mérites des combattants, sans qui les projets du général de Gaulle seraient restés lettre morte, ceux-ci ont mis l'accent sur la dimension essentiellement politique qu'a revêtue l'aventure de la France Libre. Le caractère extrêmement réduit de ses troupes à l'échelle d'une guerre planétaire et l'exiguïté des territoires placés sous son autorité attestent qu'en définitive son importance historique réside avant tout dans la réalisation d'un espoir fou : à partir de rien, ou pas grand-chose, incarner la France, insoumise, et reconstruire un Etat dont l'autorité et la souveraineté seraient reconnues par les Français et par leurs alliés.
    Le plus souvent inédits et réalisés à partir des recherches les plus récentes, les cartes et graphiques qui composent cet atlas offrent une lecture originale et vivante de cette épopée que fut la France libre.

  • Quelles furent les véritables relations de de Gaulle avec le Bureau Central de Renseignement et d'Action ? Quels furent le rôle exact et l'influence de ce service pendant la Seconde Guerre mondiale ? Le B.C.R.A mérite-t-il la légende noire qui l'accompagne ?
    Pour une poignée de Français, la guerre ne s'arrête pas avec l'armistice de 1940. Mais la continuer est un pari audacieux quand manquent les moyens humains, financiers et matériels. Tout ou presque est à inventer.
    C'est dans cet esprit qu'à Londres le colonel Passy organise le Bureau central de renseignement et d'action (BCRA). Son objectif est triple : recueillir des renseignements sur ce qui se passe en France, soutenir les résistants de l'intérieur dans leur combat, puis imposer à ceux-ci une tutelle souvent fort mal acceptée.
    Grâce à des fonds d'archives exceptionnelles - 600 cartons du BCRA, celles du SOE britannique et de l'OSS américaine -, Sébastien Albertelli retrace l'aventure de ces personnages hors du commun : le colonel Passy, le colonel Rémy, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Roger Wybot (futur patron de la DST), André Manuel, Pierre Fourcaud ou Honoré d'Estienne d'Orves. Il détaille les relations compliquées et fluctuantes entre le général de Gaulle et les services secrets, étudie les rapports tumultueux du BCRA avec les Anglais ou les Américains et démonte la légende noire qui s'est tissée autour du BCRA.
    Son travail minutieux, qui fourmille d'informations inédites, permet de comprendre comment la toile d'araignée des services spéciaux français a mené la lutte contre les Allemands et Vichy.

  • Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises.
    Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel - photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée - qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine.
    /> Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.

  • Dès juin 1940, une poignée de Français choisissent de continuer le com- bat depuis Londres sous les ordres du Général de Gaulle: un pari auda- cieux quand manquent les moyens humains, financiers et matériels. Tout est à inventer ou presque. C'est dans cet esprit que le colonel Passy orga- nise le Bureau Central de renseignements d'action (BCRA).
    Illustré par de nombreuses archives, cet ouvrage retrace l'aventure de personnages hors du commun qui ont marqué de leur empreinte l'his- toire des services secrets de la France Libre. Il met en lumière leurs re- lations avec le général, mais aussi leurs rapports souvent tumultueux avec leurs partenaires britanniques et américains. Il démontre la légende noire qui a parfois occulté le formidable apport du BCRA à la victoire al- liée et nous fait découvrir toutes les facettes de son rôle dans la lutte pour la libération de la France.
    OSS. La guerre secrète en France Les services spéciaux américains, la Résistance et la gestapo Fabrizio Calvi Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, l'agence américaine de ren- seignement OSS s'est montrée opérationnelle autant face à l'ennemi que devant les services britanniques. Jeune géant doté d'une rare capacité d'improvisation, le bureau essuya des échecs, mais remporta des suc- cès que des rivaux plus aguerris auraient pu lui envier. Son travail avec la Résistance française fut sûr, efficace et presque toujours dénué d'ar- rière-pensées politiques. Quelle fut alors la part de chacun dans la libé- ration de la France? Quels poids eurent les réseaux d'action et d'espion- nage américains?

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