Romuald Giulivo

  • Louna a quinze ans et des parents qu'elle trouve égoïstes, lointains, car insensibles au sort des migrants en difficulté qu'elle voit partout autour d'elle. Après avoir échoué à les convaincre d'accueillir une famille entière, Louna enlève le petit Mirhan devant son école, estimant qu'il est de son devoir de soustraire le jeune clandestin à la police qui le recherche et le renverra sans doute dans son pays. Sans le soutien de son petit ami Thomas, qui refuse lui aussi de l'aider, c'est pour Louna - et Mirhan - une longue nuit de cavale qui s'annonce, un véritable jeu de cache-cache avec les autorités. Mais la situation est-elle bien comme la jeune fille nous la raconte ?

  • L'île d'elles

    Romuald Giulivo

    Sous la lumière brûlante d'une île volcanique de Méditerranée, trois jeunes gens font le difficile apprentissage de la vie. Nanni, garçon indolent, vit dans le souvenir de son père et de ses fantasmes pour une célèbre pianiste. Ugo, écorché vif, rêve de fuir loin des petits trafics, mais une ardeur irraisonnée pour la mère de son meilleur ami le retient. Et Sofia qui se tait, qui observe. Elle sait bien que les deux garçons resteront la plus grande émotion de sa vie... Grandir, aimer ou devenir adulte, c'est comme se jeter à l'eau. Au départ, on se sent renaître. On remonte à la surface et l'on respire à pleins poumons, on s'écarte du rivage jusqu'à ne plus avoir pied et l'on se sent enfin libre. Puis viennent les premières vagues, les premiers courants. Alors on découvre que la mer est plus agitée qu'il n'y paraissait depuis la plage. Et aussi que l'on ne sait pas vraiment nager... Dans ce premier roman, aussi lumineux qu'incandescent, Romuald Giulivo compose une histoire au tempo envoûtant qui doit autant au jazz, au film noir qu'à la couleur des ciels italiens, et dit admirablement la beauté ou la détresse des sentiments.

  • Vivre, courir, aimer. C'est la promesse que Romain a faite un jour à Lola, une fille connue trois jours et jamais oubliée. Mais le temps a passé, et cette chose est arrivée. Le vent qui s'est levé d'un coup et qui a soufflé sa soeur, Marie, comme une flamme. En cette veille de Noël, vivre c'est se cogner à des parents fantômes, aimer c'est désirer une femme qui se refuse. Reste courir, contre l'asphyxie, iPod et cran d'arrêt en poche et scooter en main. Direction Marie, l'hôpital. Un tour de passe-passe et, dans la nuit couleur goudron, deux corps en fuite soudés, souffles mêlés, roulant pendant des heures. Aimer. Vivre, c'est en cours de route, parler, manger comme sans faire exprès. Et toujours reste courir, contre les vieux démons des toilettes ou les sales types qui vous rattrapent dans un Lavomatic. Au bord du cauchemar, surgit un homme, aux allures d'Hemingway, qui les emmène en pleine montagne et les installe dans une chambre d'enfants vide. Un type qui a un truc qui cloche. Reste : courir ?

  • Une figure de l'adolescent éternel Qui est Britannicus? Un prince romain sacrifié au profit de son frère adoptif, un personnage de second plan chez Racine? Une antiquité, en somme. Mais le connaît-on vraiment? Le voici dans toute sa jeunesse : un garçon de quatorze ans face au deuil de son père et ses souvenirs en charpie, aux prises avec ses rêves, ses désirs, et une admiration aveugle pour son frère Néron.

  • Là-bas

    Romuald Giulivo

    Il l'attend, il la regarde. Elle est là, elle n'est pas là. Elle parle à des millions de gens, elle ne le voit pas. Le jour de ses douze ans à lui, le 11 septembre 2001, elle n'est pas rentrée. Elle avait du travail, le même travail que d'habitude, en pire. Belle et glaciale annonceuse de catastrophes. Depuis, il est malade. Ce soir, il n'en peut plus de l'attendre, de la voir s'adresser aux autres, à tous les gens, sauf lui, tous les soirs à 20 heures. Elle lui manque, il a besoin d'elle, elle a mieux à faire. Ce soir, c'est le 19 mars 2003, le début de la deuxième guerre en Irak. Des attentats, des accidents, des offensives à commenter, il y en aura toujours. Mais lui, son fils, il ne sera pas toujours là. Son sac à dos est prêt.

  • La vraie naissance de Romain a eu lieu il y a une semaine. Ce jour-là, une fille débarquée de nulle part et belle comme un souffle s'est approchée de lui, le garçon transparent, et lui a parlé. Pour lui dire qu'elle l'aimait et qu'ils devaient passer du temps ensemble.
    Aussitôt, dans sa tête, il y a eu l'idée folle, cette sensation nouvelle, d'être en vie. Loin de l'ennui, au plus près de Lola et de ses allures d'ange tombé du ciel. Lui, il a simplement dit : Je sais pas. Trois petits mots pour faire fuir n'importe qui.
    Mais Lola n'est pas n'importe qui.
    Lola, c'est une fille qui embrasse, court, aime, vite.
    Une fille comme la chaleur ardente d'un feu, après le craquement des allumettes. Elle sait entendre les silences de Romain. Elle veut lui apprendre à oser. Lui fait découvrir que chacun a sa route, qu'elle soit au Nebraska ou dans les recoins perdus et tristes d'une ville basse.
    Alors, ils se cherchent, ils foncent, ils se brûlent.
    Forcément, Romain tombe raide amoureux. Forcément, la vie s'en mêle. Mais plus rien ne peut arrêter leur marche en avant.

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