Roman Ingarden

  • Le présent texte du philosophe polonais, Roman Ingarden, s'inscrit dans son grand projet d'élaborer une esthétique phénoménologique, qui porte à la fois sur la structure et le mode d'être des oeuvres dans les différents domaines de l'art, et ainsi d'esquisser un système des arts. La singularité de l'objet « architectural », comme d'ailleurs celui de la musique, oblige toutefois le philosophe à réviser et à nuancer sa conception de l'oeuvre d'art, qu'il a établie notamment à partir de la littérature. L'intérêt du texte de 1945 est alors double : il s'agit non seulement de l'un des rares textes en phénoménologie qui s'interroge sur le statut et le sens de l'architecture comme un art spécifique, mais il constitue également une belle introduction à l'esthétique d'Ingarden, dont il revisite les notions principales en même temps qu'il en propose une application éclairante.
    Patricia Limido-Heulot, docteur et agrégée, enseigne l'esthétique, ainsi que la philosophie de l'art et de la culture, à l'Université de Rennes 2.

  • Comment une oeuvre d'art accède-t-elle au statut d'objet esthétique ? La méthode phénoménologique peut-elle nous aider à répondre? Disciple de Husserl, Roman Ingarden (1893-1970), esthéticien polonais, est l'un des premiers philosophes à aborder les questions esthétiques sous l'angle phénoménologique.
    Abordant les multiples dimensions de l'oeuvre d'art (du point de vue du critique ou de celui immanent de l'oeuvre), et par une analyse phénoménologique et ontologique, Ingarden envisage les problématiques esthétiques : distinction entre l'artistique et l'esthétique, vie des oeuvres et modalité de leur réception.
    Cet ouvrage, sélection de textes représentatifs de la pensée d'Ingarden, éclaire le caractère théorique de sa pensée et de son ontologie appliquées à la littérature, la peinture, l'architecture et le cinéma.

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  • Ce que nous ne savons pas des valeurs Nouv.

    Ce que nous ne savons pas des valeurs fait partie des derniers grands textes de Roman Ingarden, écrits dans les années soixante lorsqu'il se consacre à l'élaboration d'une ontologie des oeuvres d'art et des valeurs tant artistiques qu'esthétiques. Le statut des valeurs morales y occupe également une place prédominante car il engage la réalité humaine dans ses dimensions culturelles, sociales et politiques. Cette investigation permet à Ingarden de redéployer la forme singulière de ses analyses ontologiques visant à clarifier la structure formelle des valeurs, les conditions de leur émergence, la source de leur valence autant que le caractère énigmatique de leur statut, entre réalité, intentionnalité et idéalité.

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  • Ropman Ingarden (1893-1970) est le plus important représentant de l'école phénoménologique en Pologne. Dans le petit traité de la Responsabilité, il dénonce la réduction de la responsabilité au sentiment que l'individu peut en avoir, ou l'extension abusive de la responsabilité à tout ce qui se passe dans le monde. Le sommet de ce court traité est sans doute l'insistance sur la responsabilité que nous avons des valeurs - elles aussi mortelles - qui fondent notre responsabilité. L'homme est suprêmement responsable de demeurer dans l'éminente dignité de sa responsabilité libre et concrètement ancrée dans l'existence.

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