Littérature générale

  • Dès l'enfance, mes incroyables dons pour les arts se manifestèrent. Touché par la grâce, je dépassais déjà les maîtres. Depuis, j'ai été de toutes les avant-gardes du XXe siècle. Souvent avec trop d'avance pour être compris ! Degas, Picasso, Lénine, Fitzgerald, Einstein... Au fil de mes voyages, j'ai côtoyé les plus grands, leur ai soufflé d'éminents succès. A présent, je suis un vieux con mais toujours vert !

  • Comment ridiculiser son cancer ou arrêter de fumer pour de bon ? En se suicidant, bien sûr ! « La vie augmente, la mort reste abordable », constate à juste titre Roland Topor dans ce recueil de cent aphorismes aussi noirs qu'amusants. Ces Cent bonnes raisons pour me suicider tout de suite sont suivies d'un fort précieux guide détaillant Douze possibilités d'échapper à Noël à travers des solutions originales et tout aussi radicales, comme « Devenir bouddhiste ou musulman » ou « Perdre la mémoire en se tapant sur la tête ».
    Un pétillant recueil inédit de mauvais esprit Panique et d'humour noir hara-kirien, signé Topor.

  • Dans une ville inconnue d'Europe de l'Est, un homme esseulé et exilé de Paris, qui ne comprend pas la langue locale, erre par les rues... Honteux de sa corpulence, il fait pourtant diverses rencontres féminines, qui vont le conduire à se blesser le pied gauche. De cette plaie purulente, il ne tarde pas à tirer un étrange plaisir : car dans ce pied apparaît Suzanne, son amour disparu... Ce conte noir à l'ambiance « kafkaïenne » (on pense ici au Château) bascule alors dans une histoire d'amour fou très « toporienne ».
    Après Le Locataire chimérique (1964) et Joko fête son anniversaire (1969), Portrait en pied de Suzanne (1978) vient clore dans l'oeuvre de Topor sa « trilogie noire » romanesque, placée sous le signe de Kafka. La présente édition est augmentée de six dessins inédits de Topor.

  • Le locataire chimerique

    Roland Topor

    • Libretto
    • 15 September 2011

    Un jeune homme emménage dans un appartement dont l'ancienne locataire vient de se suicider. Il est calme, timide, poli. Pourtant ses étranges voisins déclenchent aussitôt contre lui une guerre sournoise. Dans quel but ? Les effrayants mystères auxquels il assiste de sa fenêtre existent-ils ailleurs que dans son imagination ?

    Dans ce roman où le réalisme le plus quotidien alimente le cauchemar, l'auteur dépeint un monde étouffant, dans lequel le grotesque côtoie le drame. Et lorsqu'il décrit le fonctionnement du piège destiné à conduire un homme à sa perte, c'est à une vision " panique " de l'univers qu'il nous convie.

  • La princesse angine

    Roland Topor

    • Libretto
    • 13 September 2012

    En plus d'être une maladie, Angine est une petite princesse qui fuit son royaume tombé aux mains des ennemis pour aller se réfugier chez un oncle introuvable. Elle taille la route à bord d'un camion-éléphant vantant les bienfaits du thon à l'huile, accompagnée du Duc des Vitamines son fidèle chancelier, alcoolique et poète, et de Jonathan qui embarque avec eux pour un conte noir, tendre et loufoque, brouillant la piste du temps.

    1 autre édition :

  • Ce premier tome du théâtre complet de Roland Topor recueille ses trois premières pièces introuvables des années 1970, une « trilogie du sang, du sexe et de la merde » hautement comique et 100% Panique, c'est-à-dire parfaitement provocatrice et scandaleuse.
    De la cruauté ordinaire de M. Laurent, qui cloue un bébé à sa porte, à la merde qui déborde littéralement chez les flics dans Vinci avait raison, en passant par la comédie éroticopolicière Fatidik et Opéra, rarement on aura pratiqué la satire burlesque de manière aussi radicale que dans ces pièces de Topor, qui se pose ici en digne héritier de Jarry. S'attaquant à tous les tabous, il explore notre part la plus sombre, avec un humour dévastateur où le rire survient toujours en contrepoint du pire.

  • Erika

    Roland Topor

    En 1979, Roland Topor publiait chez Christian Bourgois ce " roman" de 160 pages. Apax dans l'oeuvre de Topor et par sa forme, dans l'histoire du livre et de l'édition. Erika est un livre d'amour charnel, et un livre méditatif.

  • La cuisine cannibale

    Roland Topor

    Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, etc., Topor dessine pour Hara-Kiri et reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961.
    Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles et des pièces de théâtre. Du film d'animation La Planète sauvage à l'étonnant Marquis, en passant par Palace et Téléchat, il marquera de son empreinte et de son humour noir féroce le cinéma et l'audiovisuel.

  • Vaches noires

    Roland Topor

    « Topor fabrique un univers magique et souriant qui nous aide à comprendre le monde et à le vivre mieux. Sa noirceur naturelle, il en a fait une lumière pour les autres... et un peu pour lui. C'était ça, son génie, c'est ça qui le plaçait définitivement bien au-dessus de la mêlée. » (Extrait de la préface de François Rollin) Composé par l'auteur lui-même en 1996, Vaches noires est le dernier livre de Roland Topor, paru à titre posthume en 2011. Ce recueil de 33 nouvelles concentre les thèmes qui lui sont chers : l'aliénation par les choses et l'argent, la déchéance physique, la hantise du temps qui file et de la mort qui rôde. Le tout baigné dans cet humour noir grinçant, ce sens inné du grotesque, cette fantaisie tantôt blagueuse, tantôt inquiétante, qui furent la marque de l'auteur.

  • Ce deuxième tome du théâtre complet de Roland Topor réunit ses trois grandes pièces des années 1980-90. De l'ubérisation cauchemardesque et kafkaïenne de l'homme dénoncée dans Joko (version théâtrale, 1989) à la surprenante relecture du mythe de Don Juan, narcisse amoureux de sa propre part féminine, dans L'Ambigu (1996), en passant par sa pièce la plus célèbre, L'Hiver sous la table (1994), où un migrant d'Europe centrale vient loger sous la table d'une jeune Parisienne, Topor continue d'explorer dans ces textes de maturité les ressorts cachés de l'aliénation, à travers les trois thèmes du travail, de l'étranger et de l'ambiguïté sexuelle. Trois pièces d'une lucidité tranchante, où le rire survient toujours en contrepoint du pire.

  • Une parodie de monographie dans laquelle l'auteur présente Erwahn Ehrlich, un photographe allemand qui prédit l'invention d'un appareil avec lequel il sera possible de prendre une photographie sans appuyer sur le déclencheur et qui, après être devenu aveugle, continue de pratiquer la photographie conceptuelle, en mélangeant les différents mouvements artistiques de son époque.

  • Café Panique, trente-huit histoires, loufoques & véridiques, récoltées par Topor dans les bistrots, où anecdotes, légendes urbaines et mythologies s'entrelacent, et où la réalité dépasse toujours la fiction.
    Contes grotesques, burlesques et tragi-comiques distillés par l'imagination panique de Topor, l'ombre de Gogol, Bierce et Kubin plane sur ces fables cruelles.
    Café Panique, c'est le grand Barnum des clowns humains, où l'on écoute l'histoire d'Attends-la-Suite, celle de Double-Face ou encore de Poney-Express et Vodka-aux-Herbes.
    Café Panique est suivi de Taxi stories, quinze histoires récoltées par Topor dans les taxis. En route pour le Café Panique, bien entendu.

  • Jeune homme travailleur, Joko se rend à son travail à la citerne de la ville, comme tous les matins, lorsque subitement un homme lui saute sur le dos et lui ordonne de le porter, contre rémunération, jusqu'à son hôtel. D'abord outré d'être pris pour une bête de somme, Joko ne tarde pas, comme ses collègues, attirés par l'appât du gain, à changer d'avis et à se vendre. Mais la dépendance entre Joko et ses clients va prendre des formes tout à fait étranges et monstrueuses, l'entraînant avec toute sa famille dans un véritable cauchemar.
    Relecture « Panique » de la théorie du maître et de l'esclave, fable cruelle et kafkaïenne, d'une drôlerie grinçante, sur l'aliénation de notre rapport au travail, Joko est un des romans les plus noirs et féroces de Topor.

  • « Le nonsense est plus proche du réel que la raison, qui ne sert qu'à l'endurer. » (Topor) Un homme viril se retrouve soudain affublé d'une paire de seins admirables ; deux copines font du shopping pour acheter des amants virtuels, qu'elles paient en nature ; un dentiste doit soigner le comte Dracula en personne ; par défi, un couple va régler ses engueulades sur les pires champs de bataille du monde. Sans oublier quelques clients du regretté Café Panique, qui reviennent le temps de raconter une dernière histoire pas piquée des hannetons. Dans ce recueil de plus de cinquante nouvelles, initialement paru en 1986, l'imagination débridée de Roland Topor se déploie en un feu d'artifice de loufoquerie, de cruauté, de grotesque, pour finir en un grand éclat de rire, d'un humour noir salvateur.

  • Rebus

    Roland Topor

    • Horay
    • 9 December 2003

    Les rébus sont au dessin ce que les mots croisés sont à la littérature. Qu'est-ce qu'un rébus ? Une phrase-énigme représentée par des dessins formant de véritables calembours graphiques. Nos grands-parents en raffolaient et l'on ne peut que s'émerveiller aujourd'hui de l'ingéniosité et de la cocasserie de ces messages chiffrés. La phrase est découpée phonétiquement en expressions et en mots qui, pris au pied de la lettre, donnent naissance aux dessins les plus réjouissants. Non-sens, bizarre, insolite, humour, chefs-d'oeuvre de poésie naïve aux limites du surréalisme, se chevauchent et s'épanouissent librement en plein délire graphique.
    Contrairement aux mots croisés que l'on résout seul, les rébus offrent le type même du jeu de société, du divertissement familial.

  • Exposition organisée au Centre Daily-Bul & C° du 15 octobre 2009 - 15 janvier 2010.

  • Jachère-party

    Roland Topor

    « Que suis-je d'autre qu'un lopin terre fatiguée ? » se demande l'auteur, livré à ses terreurs familières : le temps, la mort, la misère, parce qu'il ne se sent plus capable de les surmonter en se jouant d'elles sur le papier.
    Même s'il n'a aucune subvention à espérer, il décide de se mettre en jachère, d'arrêter de se cultiver, selon les préceptes de la Commission de Bruxelles, et de devenir le gardien de son propre paysage.
    Anecdotes de bistrots, aventures de taxis, histoires vécues et paraboles jalonnent la brève odyssée qui entraîne le héros désenchanté depuis son logement honni de Passy vers les lieux de son enfance. Entre République et Belleville.
    Après avoir livré bataille à une horde de livres sauvages, libéré un génie immigré enfermé dans un sucrier et dégringolé d'un tabouret de bar. il triomphera de la nature hostile grâce à un simple chèque et un peu d humour.

  • Je suis né à l'Hôpital Saint-Louis proche du Canal Saint-Martin en trente-huit Aussitôt j'ai pris la fuite Avec tous les flics aux fesses Allemands nazis SS Les Français cousins germains Leur donnaient un coup de main En l'honneur du Maréchal Pour la Solution Finale Bref je me suis retrouvé En Savoie chez les Suavet Caché près de Saint-Offenge En attendant que ça change Je n'avais qu'un seul souci Celui de rester en vie Après la Libération J'avais encor l'obsession D'arriver jusqu'à dix ans Ensuite il serait bien temps De réclamer un peu plus Si j'échappais aux virus Cette période historique M'a insufflé la Panique J'ai conservé le dégoût De la foule et des gourous De l'ennui et du sacré De la poésie sucrée Des moisis des pisse-froid Des univers à l'étroit Des staliniens et des bouddhistes Des musulmans intégristes Et de ceux dont l'idéal Nie ma nature animale A se nourrir de sornettes On devient pire que bête Je veux que mon existence Soit une suprême offense Aux vautours qui s'impatientent Depuis les années quarante En illustrant sans complexe Le sang la merde et le sexe.

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