Sciences humaines & sociales

  • S'abîmer Absence Adorable Affirmation Altération Angoisse Annulation Ascèse Atopos Attente Cacher Casés Catastrophe Circonscrire Coeur Comblement Compassion Comprendre Conduite Connivence Contacts Contingences Corps Déclaration Dédicace Démons Dépendance Dépense Déréalité Drame Écorché Écrire Errance Étreinte Exil Fâcheux Fading Fautes Fête Fou Gêne Gradiva Habit Identification Image Inconnaissable Induction Informateur Insupportable Issues Jalousie Je-t-aime Langueur Lettre Loquèle Magie Monstrueux Mutisme Nuages Nuit Objets Obscène Pleurer Potin Pourquoi Ravissement Regretté Rencontre Retentissement Réveil Scène Seul Signes Souvenir Suicide Tel Tendresse Union Vérité Vouloir-saisir

    2 Autres éditions :

  • Notre vie quotidienne se nourrit de mythes : le catch, le striptease, l'auto, la publicité, le tourisme... qui bientôt nous débordent. Isolés de l'actualité qui les fait naître, ils apparaissent soudainement pour ce qu'ils sont : l'idéologie de la culture de masse moderne. Le mythologue Roland Barthes les décrypte ici avec le souci - formulé dans l'essai sur le mythe aujourd'hui qui clôt l'ouvrage - de réconcilier le réel et les hommes, la description et l'explication, l'objet et le savoir.
    " Nous voguons sans cesse entre l'objet et sa démystification, impuissants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l'objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié. " Roland Barthes

    2 Autres éditions :

  • Durant les années 1974-1975 et 1975-1976, Roland Barthes a tenu son séminaire à l'École pratique des hautes études sur le thème du discours amoureux. De là sont nés ses célèbres Fragments d'un discours amoureux. Le présent volume en propose donc la généalogie et permet de mesurer la différence entre le travail du professeur et celui de l'écrivain : fragments en germe dans le Séminaire mais non retenus pour l'édition définitive, postface (« Comment est fait ce livre ») finalement sacrifiée.

    On retrouve à la lecture de ce séminaire les fulgurances de Barthes (« Sentiment raisonnable : tout s'arrange - mais rien ne dure. Sentiment amoureux : rien ne s'arrange, et pourtant cela dure »), nourries, comme le veut le genre, de multiples références.

    Servie par un remarquable travail d'annotation, l'édition de ce texte privilégie la lisibilité pour le lecteur d'aujourd'hui.

  • Les deux cours sur « La préparation du roman », donnés au Collège de France entre décembre 1978 et février 1980, constituent un pan important de l'oeuvre de Roland Barthes. Autrefois publiés sous la forme des notes retrouvées, ils paraissent ici sur la base d'une transcription des enregistrements. On retrouve ainsi la magie de la parole de Barthes, son intensité, sa puissance de clarification, son goût des digressions, son art d'élever l'individualité vers le général.

    Dans ces cours, Roland Barthes s'interroge sur les conditions d'écriture du roman, avec pour modèles le haïku japonais, À la recherche du temps perdu de Proust, ou encore Dante, Chateaubriand, Flaubert, Rimbaud, Kafka, Gide. Une question prémonitoire hante sa réflexion : et si la littérature comptait de moins en moins ?

    1 autre édition :

  • Imprévue et cependant régulière, toujours nouvelle et toujours intelligible, la Mode n'a cessé d'intéresser les psychologues, les esthéticiens, les sociologues. C'est pourtant d'un point de vue nouveau que Roland Barthes l'interroge : la saisissant à travers les descriptions de la presse, il dévoile en elle un système de significations et la soumet pour la première fois à une véritable analyse sémantique : comment les hommes font-ils du sens avec leur vêtement et leur parole ?

  • « Sade, Fourier et Ignace de Loyola ont été des classificateurs, des fondateurs de langues : langue du plaisir érotique, langue du bonheur social, langue de l'interpellation divine, chacun a mis dans la construction de cette langue seconde toute l'énergie d'une passion. [...] L'objet de ce livre n'est pas de revenir sur les propositions de contenu dont on crédite ordinairement nos trois auteurs, à savoir une philosophie du Mal, un Socialisme utopique, une mystique de l'obéissance, mais de tenir Sade, Fourier et Loyola pour des formulateurs, des inventeurs d'écriture, des opérateurs de texte. Je crois ainsi poursuivre un projet ancien, dont l'intention théorique pourra se lire à travers ces études concrètes et spéciales : jusqu'où peut-on aller d'un texte en ne parlant que de son écriture ? »

  • " il me semble distinguer trois niveaux de sens.
    Un niveau informatif, ce niveau est celui de la communication. un niveau symbolique, et ce deuxième niveau, dans son ensemble, est celui de la signification. est-ce tout ? non. je lis, je reçois, évident, erratique et têtu, un troisième sens, je ne sais quel est son signifié, du moins je n'arrive pas à le nommer, ce troisième niveau est celui de la signifiance.
    Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination : il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et il est prélevé dans une sorte de lexique général, commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi.
    Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. quant à l'autre sens, le troisième, celui qui vient " en trop ", comme un supplément que mon intellection ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler le sens obtus ".
    Ce volume d'essais critiques est consacré au seul domaine du visible (image, photo, peinture) et de la musique ; c'est un véritable corpus, une réflexion continue qui va du strict déchiffrement du sémioticien à un au-delà de la sémiotique.

  • Depuis l'année dernière, je m'interroge devant vous, avec vous, sur les conditions de préparation d'une å'uvre littéraire, appelée par commodité roman.
    J'ai d'abord examiné le rapport de l'å'uvre et de cet acte minimal d'écriture qu'est la notation, principalement à travers une forme exemplaire de notation, le haïku. cette année, je veux suivre l'å'uvre de son projet à son accomplissement : autrement dit, du vouloir-écrire au pouvoir-écrire, ou du désir d'écrire au fait d'écrire. si vous le voulez bien, nous allons considérer le cours qui commence comme un film ou comme un livre, bref comme une histoire.
    R. b.

  • Mythologies

    Roland Barthes

    Notre vie quotidienne se nourrit de mythes : le catch, le strip-tease, l'auto, la publicité, le tourisme... qui bientôt nous débordent. Isolés de l'actualité qui les fait naître, l'abus idéologique qu'ils recèlent apparaît soudain. Roland Barthes en rend compte ici avec le souci - formulé dans l'essai sur le mythe aujourd'hui qui clôt l'ouvrage - de réconcilier le réel et les hommes, la description et l'explication, l'objet et le savoir.

    «Nous voguons sans cesse entre l'objet et sa démystification, impuissants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l'objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié.» Roland Barthes

  • Questions

    Roland Barthes

    • Manucius
    • 17 February 2009

    "Qu'est-ce que les choses signifient, qu'est-ce que le monde signifie? Ce qu'il a eu de révolutionnaire dans Brecht, était-ce vraiment le marxisme? Comment un objet peut-il avoir une histoire? Quoi de plus «sec» que le soleil? Et pourtant, qu'est-ce que la littérature? Pourquoi écrit-on? Racine écrivait-il pour les mêmes raisons que Proust? Comment les hommes fabriquent-ils du sens? Comment le sens vient-il aux hommes? Quels sont les rapports vécus entre le journal et l'âge? La solitude? le bonheur? le corps? la mémoire? le sentiment de culpabilité? la folie? Y a-t-il finalement un «secret» de l'individu? Quels textes accepterais-je d'écrire (de re-écrire), de désirer, d'avancer comme une force dans ce monde qui est le mien? Quelle est la somme du texte?" Combien de lectures? Roland Barthes.
    Que devient le texte de Roland Barthes, l'ensemble des écrits que l'on nomme Barthes, quand on le réduit à ses 1920 questions ? Quand on aligne les 1920 questions qui le traversent en près de quarante ans d'exercice, du premier article (1942) à la fin (1980) ?

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  • " je dois commencer sous peu la réalisation d'un film documentaire d'une heure sur le sport.
    Mon intention n'est pas de faire l'histoire du sport, mais plutôt, disons, sa phénoménologie et sa poétique. vous avez déjà deviné que votre premier chapitre de mythologies m'a beaucoup intéressé et que je viens, par cette lettre, vous demander d'écrire le commentaire de mon film ". aussi étonnant soit-il, hubert aquin, l'auteur de ces lignes, s'adresse ici à roland barthes. le projet qui naîtra de cette rencontre s'intitule le sport et les hommes.
    En voici le texte qui est à la fois un témoignage sur le sport et sur l'homme, témoignage qu'il faut lire pour ce qu'il est : des mythologies inédites. nous le livrons en primeur à tous les amateurs de l'oeuvre de barthes, qui seront curieux de lire ce que le mythologue pouvait penser du sport, au-delà ou en deçà du mythe, quelques années après les mythologies. le sport et les hommes est le fruit d'échanges inattendus mais soutenus qui éclairent l'oeuvre respective de ses créateurs.
    Il est aussi une des premières contributions à une réflexion appelée à occuper des générations de commentateurs, celle sur le sport-spectacle.

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  • Sous ses formes presque infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ; il n'y a pas, il n'y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit ; toutes les classes, tous les groupes humains ont leurs récits, et bien souvent ces récits sont goûtés en commun par des hommes de culture différente, voire opposée. Le récit se moque de la bonne et de la mauvaise littérature : international, transhistorique, transculturel, le récit est là, comme la vie.

    Les spécialistes de plusieurs pays (France, États-Unis, Allemagne) se trouvent réunis ici autour d'une problématique commune : récit, narrateur, narration, personnage.

  • Sous le titre Le Plaisir des formes est réunie la première série des conférences tenues au Centre Roland-Barthes. Elles illustrent chacune le plaisir des formes qui animait la personne et l'oeuvre de Barthes : Julia Kristeva s'intéresse au génie de Colette, Christian de Portzamparc s'interroge sur le langage de l'architecture aujourd'hui, Umberto Eco sur le problème de la traduction et Philippe Sollers sur celui du goût. Isabelle Huppert renoue de manière intime avec le paradoxe du comédien et Marcel Detienne enfin, se demande comment être autochtone.
    Ainsi, de hautes personnalités du monde intellectuel et artistique débattent des enjeux contemporains de la vie des formes et des exigences de la pensée. Il s'agit, à chaque fois, de nouer un dialogue avec le public le plus vaste et de réformer l'entendement en interrogeant certaines catégories : le génie, la traduction, la langue, le goût, le jeu... Mais on a eu garde d'omettre la part du plaisir devenu, nous l'espérons, plaisir du texte.
    Le Centre Roland-Barthes, dirigé par Julia Kristeva, Francis Marmande et Martin Rueff, fait partie de l'Institut de la pensée contemporaine.

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