Robert Walser

  • Robert Walser, le promeneur le plus passionné parmi les écrivains, a passé les 27 dernières années de sa vie en internement. Une longue période de silence, dont on ne possède presque aucun témoignage. L'écrivain avait complètement cessé d'écrire, mais non de lire, ni surtout de réfléchir et de penser le monde, comme nous le prouvent les récits de ses promenades avec le journaliste Carl Seelig. Aussi riches en anecdotes qu'en considérations sur l'art, la société et la politique, ainsi que sur les propres textes de Walser, les promenades offrent un matériau rare pour explorer l'oeuvre de cet écrivain à l'esprit primesautier unique en son genre.

  • Vie de poète

    Robert Walser

    « Je le considère comme le meilleur, le plus lumineux, le plus poétique de tous mes livres jusqu'ici », écrit Robert Walser à son éditeur lorsqu'en 1917, il lui présente Vie de poète : vingt-cinq proses brèves où se côtoient les figures du mécène et du critique, plusieurs portraits féminins, Hölderlin aussi, et puis la grande route, la forêt, les contes, un poêle ou un bouton de chemise... ce recueil dessine la biographie éclatée d'un poète, qui laisse entrevoir celle de Walser lui-même.

  • Les enfants tanner est le premier roman d'un " marginal " né en suisse il y a un siècle. robert walser, entré dans l'oubli bien avant sa mort en 1956, est revenu aujourd'hui au rang des plus modernes de ses contemporains, kafka, musil, walter benjamin.

  • Petite prose

    Robert Walser

    • Zoe
    • 18 June 2020

    Comme le suggère le titre au singulier de ce recueil publié en 1917, Walser fait résonner toute la gamme des possibilités de la « petite prose ». Dans une profusion de détails jouissive, fiction et éléments autobiographiques s'entrecroisent en une vivante galerie de portraits, réels ou fictifs, dont quelques doubles du poète. Sans oublier d'impertinentes petites farces burlesques ou satiriques ainsi que deux textes plus amples, dont « Tobold », qui conclut le volume sur un écho du temps où Walser travailla comme laquais dans un château de Silésie.

  • La promenade

    Robert Walser

    " Un matin, l'envie me prenant de faire une promenade, je mis le chapeau sur la tête et, en courant, quittai le cabinet de travail ou de fantasmagorie pour dévaler l'escalier et me précipiter dans la rue. Dans l'escalier, je fus croisé par une femme qui avait l'air d'une Espagnole, d'une Péruvienne ou d'une créole, et qui affichait quelque majesté pâle et fanée. Pour autant que je m'en souvienne, je me trouvai, en débouchant dans la rue vaste et claire, d'une humeur aventureuse et romantique qui m'emplit d'aise. Le monde matinal qui s'étalait devant moi me parut si beau que j'eus le sentiment de le voir pour la première fois... " En racontant tout uniment une journée de flânerie, du matin jusqu'au soir, entre ville et campagne, Robert Walser donne là son texte le plus enjoué, le plus désinvolte et le plus malicieusement élaboré. Changeant sans cesse de perspective, sautant d'un style à l'autre, poussant parfois la parodie jusqu'à l'abnégation, ce petit journal sentimental et cocasse, avec son inimitable mélange de naïveté feinte et de vraie candeur, est non seulement une confession, mais un véritable art poétique, et un chef-d'oeuvre du nouvelliste.

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

  • Seeland

    Robert Walser

    Après un début de carrière fulgurant dans les avant-gardes berlinoises, Robert Walser revient s'installer en 1913 à Bienne, dans sa région natale du Seeland. Il y passera sept ans de dénuement, arpentant en promeneur infatigable ce pays de lacs, montagnes et forêts, y puisant la matière de l'écriture : Seeland, le dernier recueil de cette période, rassemble six nouvelles - au centre desquelles "La Promenade" - interrogeant la condition de l'artiste et sublimant la marche comme une manière d'être au monde et aux mots.
    Maître des petites proses et poète du quotidien, paradoxal dans son destin comme dans ses textes, Robert Walser (1878-1956) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Son oeuvre littéraire, célébrée par Franz Kafka, Elfriede Jelinek ou W. G. Sebald, ne cesse de fasciner et de gagner de nouveaux lecteurs. Traduit et préfacé par Marion Graf "Un Paul Klee de la prose, un Beckett plein de bonne humeur et de douceur...
    Walser, quel écrivain merveilleux et déchirant". Susan Sontag

  • A Berne, du début des années 1920 jusqu'en 1933, Robert Walser mène une double vie littéraire : il publie proses et poèmes dans les principaux journaux et revues de tout l'espace germanophone ; mais au revers de cette vie publique, à l'insu de tous, il élabore ses textes en toute liberté dans son territoire secret, d'une écriture microscopique, au crayon. Dos d'enveloppes, marges de documents officiels, les supports les plus hétéroclites lui offrent un espace de créativité débridée que la sélection de proses présentée ici invite à découvrir, comme un continent textuel insoupçonné.
    Maître des petites proses et poète du quotidien, paradoxal dans son destin comme dans ses textes, Robert Walser (1878-1956) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Son oeuvre, célébrée par Franz Kafka, S. Sontag ou W. G. Sebald, ne cesse de fasciner et de gagner de nouveaux lecteurs. Traduit de l'allemand par Marion Graf. Choix de textes et postface de Peter Utz "L'optimisme est une chose magnifique, voilà la réflexion que m'a inspirée une voix retentissante qui sortait de la bouche d'un promeneur".

  • «Nous apprenons très peu ici, on manque de personnel enseignant, et nous autres, garçons de l'Institut Benjamenta, nous n'arriverons à rien, c'est-à-dire que nous serons plus tard des gens très humbles et subalternes.» Dès la première phrase, le ton est donné.
    Jacob von Gunten a quitté sa famille pour entrer de son plein gré dans ce pensionnat où l'on n'apprend qu'une chose : obéir sans discuter. C'est une discipline du corps et de l'âme qui lui procure de curieux plaisirs : être réduit à zéro tout en enfreignant le sacro-saint règlement.
    Jacob décrit ses condisciples, sort en ville, observe le directeur autoritaire, brutal, et sa soeur Lise, la douceur même. Tout ce qu'il voit nourrit ses réflexions et ses rêveries, tandis que l'Institut Benjamenta perd lentement les qualités qui faisaient son renom et s'achemine vers le drame.
    «L'expérience réelle et la fantasmagorie sont ici dans un rapport poétique qui fait invinciblement penser à Kafka, dont on peut dire qu'il n'eût pas été tout à fait lui-même si Walser ne l'eût précédé», écrit Marthe Robert dans sa très belle préface où elle range l'écrivain, à juste titre, parmi les plus grands.

  • Le brigand

    Robert Walser

    Retrouvé dans les manuscrits difficilement déchiffrables (les «microgrammes») laissés par l'auteur, ce «roman» écrit en quelques semaines pendant l'été 1925 résume tout l'art et toute la personnalité de Walser. Le «brigand» qui en est le héros n'est autre que l'auteur lui-même, ce marginal inoffensif sévèrement jugé par la société, et qu'un narrateur faussement naïf tente de voir de l'extérieur.
    Les amateurs de ses autres romans adoreront ce roman qui refuse d'en être un, et qui est sans doute la plus belle réussite de Robert Walser.

  • Cette soixantaine de textes, dont la moitié pour la première fois en français, donnent à entendre les réflexions lucides et subtiles de Robert Walser sur l'art musical.
    Envolées lyriques pour la Flûte enchantée de Mozart ou ironie acérée face aux mondanités des auditeurs et poses affectées des musiciens, le poète s'attache à toutes les mélodies.
    Mais ce n'est pas une surprise s'il marque sa préférence pour les formes modestes, brèves et les sons du quotidien. Avec la précision qui le caractérise, Walser s'attache à écouter le silence de la neige, les flonflons des cafés ou la petite musique qui accompagne le badinage amoureux. Sa prose elle-même est empreinte de musicalité, tressautant tantôt gaiement d'un sujet à l'autre, tantôt entonnant des lamentos aux accents plus graves.

  • Nul besoin de partir à l'autre bout du monde pour vivre des choses étonnantes, il suffit d'observer attentivement le monde pour déceler des mystères sous la banalité. Un voyage en tramway, une escapade à la campagne, un hall de gare ou une rêverie dans les rues de Berlin : Robert Walser, flâneur d'exception, nous emmène dans un univers poétique et nostalgique, à la lisière du merveilleux. Chacun de ces 25 textes, parus en feuilletons entre 1899 et 1920, possède une grâce particulière, dévoilant la profondeur des choses qui se cache «à la surface».

  • La rose

    Robert Walser

    Ce recueil de textes est composé d'une quarantaine de courtes proses - récits, monologues, portraits, dialogues ou petits essais -, auparavant publiées dans la presse et réunies par l'auteur en 1925.
    Que les héros s'appellent Wladimir, Perceval ou Fridolin, qu'ils soient des amoureux tranquillement transis ou de capricieuses jeunes filles, des personnages de la littérature ou bien des enfants, ou encore des animaux, ces croquis tendres et narquois sont autant d'autoportraits de l'artiste, qui fait devant ses miroirs brisés une dernière promenade.
    Ces croquis révèlent aussi ce regard propre à Walser, regard distancié porté sur le monde alentour, mais d'une acuité tendre, animée de sollicitude, de sympathie pour les petites gens, pour le quotidien.
    Pour Walser, La rose est « le plus indocile et le plus jeune » de ses livre, où il y aurait à la fois « beaucoup à comprendre et à pardonner ». Il s'agit surtout de son dernier livre publié de son vivant, trente ans avant sa mort. Il prend donc une singulière valeur, à la fois testament et témoignage de celui qui a provoqué l'admiration de ses pairs, notamment Kafka, Musil, Stefan Zweig, Max Brod, Hermann Hesse, Walter Benjamin et plus récemment le prix Nobel Elias Canetti.

  • La première oeuvre est un texte de jeunesse qui met en scène le suicide simulé de Fritz, un adolescent qui ne se sent aimé de personne et qui souhaite reconquérir l'amour de sa mère. Le second écrit rassemble 24 dialogues et monologues qui évoquent sur le ton de l'humour les souvenirs d'enfance de l'écrivain.

  • Blanche-Neige est l'un des écrits décisifs de cet écrivain suisse (né en 1878 à Bienne et mort en 1956 près de l'établissement psychiatrique d'Herisau), comme le souligne Walter Benjamin, dès 1929 :
    « (.) Blanche-Neige, l'une des oeuvres les plus profondément significatives de la poésie récente. Elle suffit à elle seule à faire comprendre pourquoi cet écrivain, apparemment le plus fantaisiste de tous, fut un auteur de prédilection pour l'inflexible Kafka. » « Cendrillon et Blanche-Neige, écrit l'auteur à l'éditeur Ernst Rowoht, sont entièrement Poésie.Elles visent le style et la beauté ; l'essentiel dans ce cas est le plaisir qu'on prend au livre. Elles sont accordées pour la parole et la langue, pour la mesure et le plaisir du rythme. » Mais alors, que reste-t-il du conte éponyme ?
    « C'est un mensonge noir et fou, dur à entendre, bon à faire peur aux enfants. Va-t'en mensonge ! » répond Blanche-Neige.
    Soit, mais pas seulement, car la Blanche-Neige des Grimm sert de prologue implicite à cette oeuvre poétique-dramatique où tout se joue une fois « qu'ils furent heureux » entre une Belle-mère équivoque et bien vivante, un chasseur viril et un prince fuyant.

    [Indépendamment d'une chronologie de la vie de Robert Walser sont données en lectures subsidiaires dans le dossier complémentaire, établi par Fabienne Raphoz-Fillaudeau, quatre variantes du conte (bretonne, celte, roumaine et espagnole]

  • Au bureau ; poèmes de 1909

    Robert Walser

    • Zoe
    • 22 January 2010

    En 1909, à Berlin, alors que ses romans valent à Robert Walser un début de gloire, son éditeur Bruno Cassirer fait paraître un recueil de poèmes illustrés d'eaux-fortes du peintre Karl Walser, frère de l'auteur.
    Ces poèmes, écrits dix ans auparavant, sont pour certains les premiers textes de Walser à avoir été publiés, en 1898, dans les pages du quotidien bernois Der Bund. Première dans l'oeuvre, cette poésie d'un jeune homme de vingt ans a déjà l'intensité musicale, l'inimitable tonalité de ferveur douloureuse et espiègle qui caractérise Walser. Cent ans après leur publication, il était temps de donner à lire ces poèmes au lecteur de langue française, dans une édition bilingue.

  • Lettres, de 1897 à 1949

    Robert Walser

    • Zoe
    • 6 November 2012

    La correspondance de Robert Walser couvre toute sa vie : de l'adolescence aux années de son internement à Herisau. Elle donne donc un aperçu de ses déménagements, de ses lectures et de ses déplacements, des années de guerre et de mobilisation en 1914-1918 et de sa vie quotidienne, et surtout de son travail, de ses hautes exigences éditoriales, de son héroïque combat d'écrivain de tous les instants.
    Le volume propose un choix de quelque 250 lettres de Walser à ses principaux interlocuteurs (une trentaine au total) : sa soeur Fanny, divers rédacteurs de « feuilletons », éditeurs, directeurs de revues (Max Brod, Max Rychner, Christian Morgenstern) et de rares collègues (Hermann Hesse, Carl Seelig). Deux tiers des lettres sont adressées à deux femmes : Frieda Mermet surtout, figure maternelle, amie, confidente, et la jeune Therese Breitbach. Seules de très rares réponses ont été conservées Les confidences y sont rares, et la plupart du temps, déguisées, à la façon des petites proses. En effet, les lettres mettent en oeuvre tous les registres de langue, familière et raffinée, joueuse, polémique et provocatrice, formulations commerciales, politesses et courtoisies, dialecte alémanique, et même. trois lettres en français.
    Un index, des fac-similés et des notes complètent le volume, présenté par Peter Utz et Marion Graf, qui en est la traductrice.

  • Minimaliste avant la lettre ou plutôt - comme disait de lui Stefan Zweig - " miniaturiste par excellence ", Robert Walser est un maître de la forme brève. Il a publié des centaines de textes courts, mais le présent recueil, datant de 1914, est du très petit nombre qu'il a composés lui-même. Son indolente vivacité, sa mélancolie narquoise, son charme modeste et poignant ont ici toute la densité littéraire qui, depuis un siècle. suscite l'admiration des plus grands écrivains et l'attachement de lecteurs inconditionnels.

  • Vie de poète

    Robert Walser

    * C'est en 1917, à Bienne (Suisse), que Robert Walser, au lendemain de ses années berlinoises, rassemble ces vingt-cinq proses brèves. L'écrivain évoque de nombreuses figures qui ont accompagné sa carrière, les paysages et les contes qui le hantent. Une tonalité changeante, à la fois facétieuse et fervente pour dire la solitude de l'artiste, ses déguisements, ses déboires et ses joies. * Né en Suisse en 1878, Robert Walser est l'auteur de Les Enfants Tanner, Le Commis et L'Institut Benjamenta. Salué de son vivant par les plus grands écrivains de l'époque, Brod, Kafka, Hesse et Musil, il meurt le jour de Noël 1956, au cours d'une promenade dans la neige.

  • Les brèves scènes dramatiques qui ont marqué les débuts et la fin de la carrière de robert walser (1878-1956), retrouvées, pour certaines, dans les célèbres microgrammes, sont à lire autant qu'à jouer.
    Comme un mobile, le moindre souffle suffit à faire bouger le délicat filigrane de ces dialogues. tout walser est là, dans cette théâtralité du langage, dans cette rhétorique précise, tour à tour grandiloquente et joyeusement contradictoire, et surtout, dans ces duels acérés entre des personnages assujettis à des rapports de force subtils et impitoyables.

  • Cendrillon

    Robert Walser


    cette étonnante variation sur le thème de cendrillon paraît en juillet 1901 à munich.
    l'auteur vient de fêter ses vingt-trois ans. l'une des ambitions des poètes de sa génération est de saper l'illusionnisme du théâtre naturaliste. c'est dans ce contexte qu'il faut situer l'originalité et l'audace raffinée de cendrillon. jouant sur le fait que les lecteurs et les personnages eux-mêmes connaissent l'heureuse issue de l'histoire, le drame suspend l'action au beau milieu du conte, dilate l'instant oú cendrillon éprouve que son destin va basculer, grevant d'ambiguïté le dénouement attendu.


  • Porcelaine

    Robert Walser

    Les brèves scènes dramatiques qui ont marqué les débuts et la fin de la carrière de robert walser (1878-1956), retrouvées, pour certaines, dans les célèbres microgrammes, sont à lire autant qu'à jouer.
    Comme un mobile, le moindre souffle suffit à faire bouger le délicat filigrane de ces dialogues. tout walser est là, dans cette théâtralité du langage, dans cette rhétorique précise, tour à tour grandiloquente et joyeusement contradictoire, et surtout, dans ces duels acérés entre des personnages assujettis à des rapports de force subtils et impitoyables.

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