René Lévy

  • Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul?; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. Jeune, c'était un Hébreu, citoyen de Rome. À Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il connaissait la Loi juive (Torah), et l'observait scrupuleusement. Mais sa ferveur cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, puis ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint l'apôtre de l'Église le plus ardent. En une dizaine d'épîtres, il posa les fondements du christianisme.
    Nourri de culture hébraïque, spécialement pharisienne, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, presque étrange, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Par nombre d'obscurités, Paul de Tarse est demeuré mal compris. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néo-testamentaires, remonter à la source?; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des erreurs rétrospectives et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Qu'avons-nous découvert?? Que la crise était grave et profonde, qu'elle était la crise de la conscience pharisienne?; et nous avons pris la mesure de la dissidence de Paul à l'égard de Moïse, de son puissant désir d'arrachement à la religion. Nous avons découvert combien l'enjeu messianique fut et demeure, non seulement au coeur de l'histoire occidentale, mais encore au coeur de tout véritable humanisme.

  • Après une étude portant sur les écrivains espagnols sous le régime franquiste (2013), sous le régime nazi (2014), René Lévy s'intéresse aux romanciers et poètes russes sous la dictature stalinienne. Anna Akhmatova, Pasternak, Babel, Mandelstam, tant d'autres. Porteurs d'une vérité immuable, ces écrivains nous parlent de leurs livres, leurs cris résonnent en nous aujourd'hui, forcent notre émotion.

  • La littérature est au coeur du combat mené par les écrivains contre le régime hitlérien. La nuit du 10 mai 1933, les immenses autodafés ont lieu à Berlin. L'Opéra de quatre sous, de Brecht, la Montagne magique de T.Mann, à l'Ouest rien de nouveau d'E.M.Remarque, la Forêt viennoise d'Horvath, disparaissent dans les flammes, avec des milliers d'autres volumes. La littérature allemande doit sa survie aux écrivains humanistes, communistes, Juifs, exilés en terre étrangère, une écriture qui résiste au temps, à l'exil, aux suicides.

  • Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt suscitent en Allemagne ou aux États-Unis de nombreux débats. Peu d'essayistes en France ont tenté une approche de ces monuments des lettres suisses qui ont frôlé le Prix Nobel de littérature et sont devenus objets de musée, à lire avec attention.

  • Après les quatre études publiées sur les écrivains confrontés aux dictatures nazie, franquiste, stalinienne, fasciste italienne, ce 5e volet est consacré aux écrivains français sous le régime de Vichy, à découvrir la face lumineuse des uns, la face sombre des autres: ceux qui résistent, combattent et meurent pour avoir rédigé des brûlots, ces petits écrits chargés d'explosifs, ceux qui adhèrent, collaborent, mettent leur talent au service des oppresseurs...

  • "Par sa stature d'auteur-novateur, son engagement politique, Ernst Toller, mérite de sortir de l'oubli. Il est condamné à 5 ans de forteresse en tant qu'un des leaders du soulèvement de 1918 à Munich. Pendant sa détention, il conçoit son oeuvre de dramaturge : révolutionner le théâtre par un art en relation étroite avec les bouleversements sociaux, introduire sur scène les prolétaires, avec leurs mots. Jamais le théâtre n'a été à ce point au centre des combats de l'opinion publique."

  • Cet ouvrage met en avant une vingtaines d'auteurs emblématiques ou inconnus des lettres polonaises, dont quatre nous sont familiers : Witold Gombrowicz, Ignacy Witkiewicz, Czeslaw Milosw et Bruno Schulz. Il clôt une étude en six volumes sur les écrivains confrontés aux dictatures du XXe siècle et rend hommage et justice à ces talents littéraires que l'histoire a marginalisés, méconnus ou effacés.

  • Nul n'ignore que Paul, ou Saül de Tarse - Saint Paul - fut, par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du Christianisme. Pourtant il n'était pas chrétien, mais juif. Jeune, il fut un pharisien, de ceux que les Évangiles exécraient, zélateur farouche et persécuteur des premiers fidèles à Jésus (non encore " chrétiens "). Élève du plus grand des maîtres, Raban Gamliel (Gamaliel), il connaissait la Loi juive (Torah), qu'il observait scrupuleusement. Il apprit encore, sous sa férule, l'exégèse et l'interprétation subtile de l'Écriture. Mais sa ferveur cachait mal une inquiétude grandissante?; la crise bientôt éclata sur la route de Damas, et ce fut une révélation. Paul avait 25 ans?: de persécuteur de la nouvelle assemblée (ecclesia - église), il devint alors son plus ardent capitaine, et, en une dizaine d'épîtres, il posa les fondations sur lesquelles le Christianisme s'érigera.
    Il subsiste bien des obscurités dans les textes de Paul. Nourri de culture hébraïque, spécialement pharisienne, et parlant grec, il livre, dans les endroits de ses Épîtres les plus spéculatifs, un discours souvent abscons, presque étrange, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait l'écorce. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne (des " progressistes " comme Alain Badiou et Giorgio Agamben ne s'y sont pas trompés), en est un exemple, comme ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Nombre d'obscurités qui font que, si l'on a tenté de le tirer à soi, Paul de Tarse est demeuré mal compris.
    Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études, remonter à la source?; source à laquelle il a puisé pour la tarir, la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés de porter un oeil rétrospectif en projetant sur lui des idées qui naîtront après, et n'avons recherché d'autres lumières pour l'éclairer que les siennes. Nous nous sommes pour ainsi dire transportés jusqu'à lui sans bagage.
    Là, nous découvrons le conflit du signe et de la grâce, de la lettre et de l'esprit. Nous prenons toute la mesure de la dissidence de Paul à l'égard de Moïse, et son puissant désir d'arrachement à la religion. Nous découvrons combien l'enjeu messianique fut et demeure, non seulement au coeur de l'histoire occidentale, mais encore au coeur de tout véritable humanisme. C'est cet essai de compréhension, dont nous croyons qu'il est nécessaire à la modernité exsangue, que nous livrons au public.

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  • L'élan de solidarité apporté à la cause républicaine espagnole par les intellectuels des pays démocrates est sans précédent. Comme souvent sous les dictatures, les hommes de plumes ralliés à ces régimes, enserrés dans leur idéologie, se comptent de moins en moins nombreux. Les écrivains fascistes espagnols n'échappent pas à cette règle. Le jour ou cessèrent les combats, le 1er avril 1939, le temps resta suspendu pour tout un peuple sans liberté... une longue nuit de trente-six années.

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    René Lévy

    À l'occasion des 10 ans de l'Institut d'Etudes Lévinassiennees à Paris, ce livre rassemble les textes de conférences, discours et articles qui les ont jalonnées.
    On pourra retrouver les textes théoriques sur l'être juif, l'universel et la Révolution, l'identité nationale, la fraternité, l'Europe politique ou l'éthique du travail. Mais aussi, des textes brefs sur les "Révolutions" arabes, quelquefois polémiques, sur la Gauche au pouvoir, sur la presse ou sur les intellectuels français, tous sont inscrits dans l'actualité vivante.
    Chaque texte est précédé d'un court récit des circonstances qui les ont accompagnés et de témoignages, souvent autobiographiques.
    On y croise des personnages, connus ou méconnus, hostiles ou bienveillants, des décors réels et les coulisses de scènes où l'éternelle comédie humaine exhibe infatigablement "ses masques et bergamasques".

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  • Après les 3 études sur les écrivains qui vivaient sous les dictatures franquiste, nazie, stalinienne, René Lévy consacre ce 4ème volet aux écrivains italiens sous le régime de Mussolini. L'engagement politique d'Elio Vittorini, d'Italo Calvino, le retrait dans les montagnes pierreuses d'Alberto Moravia et d'Elsa Morante, l'assignation à résidence de Carlo Lévi, l'assassinat par les fascistes de Léone Guinzburg, la déportation de Primo Lévi, attestent de l'existence d'une Résistance italienne, peu connue.

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  • "Allemande en lutte contre Hitler, Margarete Buber-Neumann échappe aux nazis en se réfugiant à Moscou, en 1935. Avec cet ouvrage René Levy nous raconte le parcours de cette communiste rebelle, insoumise à Staline qui en paiera le prix par une déportation en Sibérie. Livrée aux Allemands, elle est détenue cinq ans à Ravensbrück. En 1949, elle apporte son témoignage sur l existence des camps en URSS. Rescapée non broyée, elle est de cette nature exceptionnelle qui fait face aux périls, aux revers pour vivre coûte que coûte dans la vérité."

  • Ce portrait de la Suisse par le sociologue René Lévy est un classique et reste un guide incontournable. Cette synthèse est offerte ici par l'auteur dans une version entièrement revue et actualisée. Elle décrit donc jusqu'à nos jours un ensemble d'évolutions à long terme : les mutations méconnues d'un pays réputé pour sa stabilité. En vérité, l'imbrication internationale de la Suisse l'affecte à tous les niveaux : dans la qualité de vie, la distribution des avantages, l'existence familiale, le marché du travail, l'immigration, l'habitat. L'ouvrage décrit les individus et les groupes, dans un balancement entre intégration et exclusion, en quête de nouveaux moyens d'action, manifestant un besoin pressant de valeurs adaptées à notre temps.

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  • Le Guide des égarés apparaît dans l'histoire des idées comme l'une des plus illustres oeuvres philosophiques de tous les temps.
    Maïmonide (1135-1204) est resté une figure majeure du judaïsme rabbinique. Mais sa connaissance de la philosophie fit de lui l'apôtre d'une religion rationnelle, épurée des superstitions, qui vise essentiellement l'instauration d'une société vraiment humaine.
    Écrit pour des intellectuels écartelés entre la tradition religieuse et la pensée scientifique et philosophique de l'époque, Le Guide des égarés tente surtout de mettre en accord l'enseignement de la Bible et de ses commentaires, avec la philosophie d'Aristote. Reconnu très vite comme une oeuvre maîtresse, il influença de manière décisive la pensée juive, chrétienne et musulmane.
    De portée universelle, Le Guide ne constitue pas moins une analyse approfondie du judaïsme, dans ses aspects rituels comme dans le domaine de ses croyances. Il propose une compréhension rationnelle de la Bible et du Talmud, dégagée de l'autorité et des dogmes des institutions juives qui lui en tiennent rigueur pendant des siècles.
    Le Traité des huit chapitres opère la synthèse de l'Éthique d'Aristote et de la morale juive traditionnelle ; ce qui a pour conséquence inattendue de faire de lui le premier traité de psychologie et de psychothérapie de l'histoire.

  • L'efficacité policière est devenue un enjeu politique et électoral majeur dans une démocratie en proie à l'angoisse sécuritaire. Combinant histoire longue et histoire immédiate, ce livre propose la première synthèse globale des polices sur trois siècles, couvrant leurs principales missions : l'ordre public, la police criminelle et la police politique.
    De la création de la lieutenance de police par Colbert et Louis XIV en 1667 au récent rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, en passant par la création de la Police Nationale par Vichy au printemps 1941 et le rattachement de la préfecture de police à la Police Nationale par de Gaulle en 1966... tout montre l'attention extrême de tous les régimes pour un instrument qui semble inséparable du politique.
    Malgré l'image courante d'une institution purement étatique et centralisée, l'ouvrage s'attache à décrire un monde pluriel, traversé de concurrences séculaires entre le privé et le public, le local et le national (voire l'inter- national), le civil et le militaire, les amateurs et les professionnels.
    C'est l'histoire de toutes ces polices, de leurs rapports délicats avec le pouvoir, de leurs réformes et de leurs missions, des fantasmes et des sentiments contradictoires qu'elles suscitent qui constitue l'objet de cet ouvrage sans précédent.

  • Devenir parent, donc la transition à la parentalité, marque les parcours de vie par une multitude de changements touchant autant les partenaires que leur couple : transformation de la division du travail, reconfiguration du réseau social, ajustements identitaires... Souvent, ces changements rapprochent l'organisation du couple des rôles traditionnels de père et de mère, modèle qui inclut également les inégalités de genre. Le présent ouvrage vise à comprendre les méca­nismes sociaux à l'oeuvre dans la manifestation des inégalités entre les hommes et les femmes au moment de la naissance de leur premier enfant dans le contexte social et institutionnel de la Suisse.

    Le livre présente les résultats d'un projet interdisciplinaire regroupant des psychologues, psychologues sociaux, sociologues et démographes. L'étude a été réalisée en Suisse romande, associant matériaux quantitatifs et qualitatifs sur la transition à la parentalité et relevés en trois vagues autour de la naissance d'un premier enfant.

  • L'efficacité policière est devenue un enjeu politique et électoral majeur dans une démocratie en proie à l'angoisse sécuritaire. Combinant histoire longue et histoire immédiate, ce livre propose la première synthèse globale des polices sur trois siècles, couvrant leurs principales missions : l'ordre public, la police criminelle et la police politique.
    De la création de la lieutenance de police par Colbert et Louis XIV en 1667 au récent rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, en passant par la création de la Police Nationale par Vichy au printemps 1941 et le rattachement de la préfecture de police à la Police Nationale par de Gaulle en 1966. tout montre l'attention extrême de tous les régimes pour un instrument qui semble inséparable du politique.
    Malgré l'image courante d'une institution purement étatique et centralisée, l'ouvrage s'attache à décrire un monde pluriel, traversé de concurrences séculaires entre le privé et le public, le local et le national (voire l'inter- national), le civil et le militaire, les amateurs et les professionnels.
    C'est l'histoire de toutes ces polices, de leurs rapports délicats avec le pouvoir, de leurs réformes et de leurs missions, des fantasmes et des sentiments contradictoires qu'elles suscitent qui constitue l'objet de cet ouvrage sans précédent.

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  • De 1990 à 2005, une centaine de " récits de vie " ont été recueillis auprès de policiers de générations, de corps et de carrières bien différents. Conservés par la Bibliothèque nationale de France, ces témoignages inédits rassemblent, dans cet ouvrage, historiens et sociologues autour de la question des " archives orales" et de leur utilisation scientifique souvent contestée, toujours délicate. Du récit des rafles antisémites sous l'Occupation à celui du travail des commissaires sous la Ve République, les analyses présentées ici s'interrogent sur les usages et les limites des " confessions " de ces experts de l'interrogatoire que sont les policiers. Confrontés à ceux d'autres professionnels (agents des services spéciaux, journalistes, cheminots, responsables économiques) ou d'acteurs des périodes les plus troublées (la Résistance, la déportation), ces témoignages entraînent le lecteur au coeur de l'histoire du XXe siècle sous des angles variés, en France comme à l'étranger. Apportant un certain nombre de réponses à leurs conditions d'utilisation, ce livre démontre l'intérêt des récits de vie et celui de leur croisement avec d'autres sources.

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