Pierre-Noel  Giraud

  • L'inégalité, ou : pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres ? À cette question essentielle de l'économie, Pierre-Noël Giraud apporte une réponse originale : plutôt que de mettre en rapport inégalité sociale et croissance dans chaque pays, il préfère embrasser, sur deux siècles, les inégalités internes et externes, sociales et spatiales, des capitalismes, restituant, par là même, la dynamique de l'économie du monde contemporain. Émergence des inégalités entre pays, réduction des inégalités sociales internes en fin de période, tel aura été - du XVIIIe siècle aux années 1970 - le double mouvement d'ensemble de l'inégalité du monde. Or, depuis vingt ans, ce mouvement s'inverse.
    Un rattrapage des pays riches extrêmement rapide a été entamé, non seulement par les « nouveaux pays industrialisés » (Corée du Sud, Taiwan, Singapour), mais aussi par les vastes « pays à bas salaire et à capacité technologique » : la Chine, l'Inde, l'ex-Union soviétique.
    Cependant, cette réduction des écarts entre pays s'accompagne, au sein des pays riches, d'une croissance des inégalités polarisant la société en une minorité de « compétitifs » et un large groupe de « protégés » qui deviennent les clients des premiers. Nous sommes désormais entrés dans une nouvelle ère de l'inégalité du monde.

  • Les "damnés de la terre", aujourd'hui, ce sont les hommes inutiles : chômeurs, travailleurs précaires, paysans sans terre, réduits à survivre de l'assistance publique ou familiale. L'inutilité est la pire forme des inégalités, car elle enferme dans des trappes dont il est impossible de sortir. Dans la première édition de ce livre, Pierre-Noël Giraud nous avait prévenus : nos sociétés ne peuvent plus se dérober à cette question de l'inutilité, désormais centrale avec celle de l'environnement.
    La montée des populismes en Europe et aux Etats-Unis confirme son diagnostic : les populismes se nourrissent de l'accroissement des inégalités et de l'inutilité, et il faut les combattre sur ce terrain. Comment rompre avec la spirale de l'inutilité ? Les risques sociaux et politiques de celle-ci sont énormes - guerres civiles, migrations, populismes. C'est pourquoi Pierre-Noël Giraud préconise dans cette nouvelle édition de mesurer l'efficacité des politiques publiques à l'aune de cet objectif : faire en sorte qu'il n'y ait plus d'inutiles.

  • Donner au lecteur intéressé et exigeant les moyens de faire un « bon usage de l'économie », tel est l'objet de ce livre, issu de vingt ans d'enseignement des principes de l'économie à des étudiants qui en ignoraient initialement tout. L'auteur, connu pour ses travaux scientifiques et ses qualités pédagogiques, présente les connaissances essentielles de manière simple et en langue naturelle. Il montre comment les modèles économiques éclairent les problèmes d'actualité et leurs solutions, selon l'objectif politique poursuivi.
    Toutes les grandes questions sont étudiées : l'entreprise, la monnaie et la finance, le fonctionnement des marchés, l'intervention des États et les relations internationales. L'analyse ne porte pas sur des mondes imaginaires, mais sur la réalité du monde actuel, où l'information est incomplète et inégalement partagée, où les comportements sont à la fois routiniers et mimétiques, les marchés imparfaits, encastrés dans des relations sociales « hors marchés », les gouvernements corruptibles et opportunistes, les politiques extérieures stratégiques, les poubelles de la planète saturées...
    L'ambition de ces Principes est d'offrir au lecteur les meilleurs outils d'analyse économique, nécessaires pour comprendre, prévoir et agir dans ce monde très imparfait.

  • Avec la conjonction de la crise financière, d'alarmes croissantes concernant le changement climatique, de la misère persistante dans de nombreux pays, le débat sur la mondialisation se déploie désormais sur fond de questions plus radicales à propos de l'avenir même des capitalismes. Le libéralisme économique et politique ne semble plus être le mieux placé pour résoudre ces problèmes.

    La mondialisation actuelle a certes de nombreux précédents, mais elle est singulière. Elle est la combinaison de quatre «?globalisations?»?: globalisation des firmes, de la finance, du numérique, de la nature. Elle se définit également par une mise en compétition généralisée par les firmes globales de l'ensemble des territoires, mais aussi par une mise en compétition des firmes globales par les investisseurs institutionnels via la finance de marché. Ce processus aggrave certaines inégalités et en réduit spectaculairement d'autres. Il favorise les émergences rapides, mais provoque des fragmentations.

    Dans ce contexte, quels sont les scénarios pour l'avenir?? Les acteurs économiques sont-ils tous appelés à devenir nomades pour rester compétitifs?? Les États ont-ils encore un rôle «?régulateur?» à jouer?? Quel est l'avenir des pays «?occidentaux?» et celui des régions du monde qui sont encore laissées pour compte??

    Sans désespérer du futur, Pierre-Noël Giraud apporte des réponses lucides et argumentées à ces questions en levant quelques idées reçues.

    Nouvelle édition, entièrement revue et augmentée, de l'ouvrage de référence de P. N. Giraud, La Mondialisation, éd. Sciences Humaines, 2008.

  • Un auteur de renom : Pierre-Noël Giraud est considéré comme l'un des plus grands économistes français à l'heure actuelle. Il enseigne à Mines-ParisTech mais aussi à Sciences Po et fait de nombreuses conférences à l'étranger.

    Un ouvrage à succès et qui est prescrit (SC. Po, Les Mines, écoles de commerce...) Plus de 4 500 ex vendus en librairie (depuis décembre 2008) 6 000 ex vendus en tout Un ouvrage devenu un classique !
    Quelques extraits de presse :
    " Un petit livre qui n'est pas petit ! " (Denis Clerc, Alternatives économiques) " Un exploit ! Tout y est. " (Philippe Petit, Marianne)

  • Le phosphate et les engrais phosphatés sont au coeur des vifs débats sur la tension, perçue comme grandissante, entre ressources naturelles et croissance démographique et économique.

    Le phosphate est indispensable à une agriculture capable de nourrir 11 milliards d'hommes, or c'est une ressource épuisable : en aurons-nous assez ? 80% des réserves prouvées de phosphate, qui atteignent 300 ans de consommation annuelle actuelle selon l'US Geological Survey, sont situées au Maroc : le Maroc peut-il devenir un "Opep" du phosphate ? Plus généralement, comment évoluera à long terme le prix du phosphate ? Est-il possible d'exploiter, de transformer et d'utiliser le phosphate de manière à préserver l'environnement, et à quel coût ? Les fortes fluctuations des prix de ces quinze dernières années sont-elles inévitables ? La "financiarisation" du marché des engrais est-elle possible et souhaitable ? Comment l'industrie des engrais phosphatés peut-elle contribuer à la "révolution doublement verte en Afrique", dont l'émergence soutenable est l'enjeu majeur du siècle ?

    Sur toutes ces questions, ce livre expose les éléments du débat, résume les références quantitatives et surtout donne les outils d'analyse économique qui permettent au lecteur de se forger une opinion.

  • Les « damnés de la terre » aujourd'hui, ce sont les hommes inutiles : non pas ceux qui sont surexploités et dont la force de travail est sous-payée, mais ceux qui ne trouvent pas à l'employer ou si peu, ceux qui - chômeurs, travailleurs précaires, paysans sans terre - sont réduits à survivre de l'assistance publique ou familiale et n'ont aucun moyen d'améliorer leur sort.

    L'inutilité, dénonce Pierre-Noël Giraud dans ce livre, est la pire forme des inégalités, car elle enferme dans des trappes dont il devient impossible de sortir. En comprendre les mécanismes et proposer des politiques économiques permettant de l'éradiquer, tel est le propos de cet ouvrage.

    Pour ce faire, Pierre-Noël Giraud ouvre la boîte noire de l'économie, exposant sa méthode, ses objectifs et ses outils. De là un certain nombre d'interrogations, décisives pour les trente années à venir : Malthus est-il redevenu pertinent pour définir notre rapport à la nature ? En quoi les différentes globalisations - numérique, des firmes, financière - conduisent-elles à engendrer de l'inutilité ? Et comment faire revenir sur notre sol les emplois « nomades », or noir du XXIe siècle ?

    Exigeant dans sa démarche, ambitieux dans ses objectifs, ce livre passionnant entend montrer qu'il y a moyen de faire un « bon usage de l'économie ».

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  • La finance a envahi l'actualité. Sa complexité, l'énormité des sommes en jeu, la rapidité des fortunes et des ruines, la valse des Bourses et des monnaies, l'émergence de puissances hors contrôle des Etats, tout cela fascine ou inquiète. Ce qui, pour les uns, est victoire de la liberté et de l'efficacité n'est, pour les autres, que fatal dérèglement des capitalismes. Le premier objectif de l'auteur est ici d'écarter les peurs nées de l'ignorance et de faire naître d'une froide rigueur les questions pertinentes. Pourquoi et au profit de qui les capitaux circulent-ils ? Qu'est-ce qu'une bulle spéculative, comment naît une crise financière et qui en paye finalement le prix ? Pourquoi des inégalités croissantes accompagnent-elles la globalisation ? Les entreprises sont-elles désormais soumises aux exigences des fonds de pension ? Les Etats ont-ils perdu tout pouvoir économique au profit des marchés ? Autant de questions auxquelles l'auteur répond par des analyses d'une rare clarté. II le fait en déployant toutes les conséquences d'un constat simple mais occulté : ce dont la finance fait commerce n'est jamais que des « promesses », des droits sur la richesse future que rien ne peut garantir, car l'avenir est irréductiblement incertain. Au fil de cette enquête au coeur de la finance globale se dégage un message sans concession mais non sans espoir. La globalisation tend certes à engendrer ici ou là une croissance plus vigoureuse, mais aussi un monde plus brutal, imprévisible et inégalitaire, où les "compétitifs" sont tentés de se désolidariser des autres. Une croissance moins inégalitaire reste cependant possible ; elle ne dépend que du retour de la volonté politique, sous des formes, il est vrai, profondément renouvelées.

  • La finance a envahi l'actualité. Sa complexité, l'énormité des sommes en jeu, la rapidité des fortunes et des ruines, la valse des Bourses et des monnaies, l'émergence de puissances hors contrôle des États, tout cela fascine ou inquiète. Ce qui, pour les uns, est victoire de la liberté et de l'efficacité n'est, pour les autres, que fatal dérèglement des capitalismes. Le premier objectif de l'auteur est ici d'écarter les peurs nées de l'ignorance et de faire naître d'une froide rigueur les questions pertinentes. Pourquoi et au profit de qui les capitaux circulent-ils ? Qu'est-ce qu'une bulle spéculative, comment naît une crise financière et qui en paye finalement le prix ? Pourquoi les inégalités croissantes accompagnent-elles la globalisation ? Les entreprises sont-elles désormais soumises aux exigences des fonds de pension ? Les États ont-ils perdu tout pouvoir économique au profit des marchés ? Autant de questions auxquelles l'auteur répond par des analyses d'une rare clarté. Il le fait en déployant toutes les conséquences d'un constat simple mais occulté : ce dont la finance fait commerce n'est jamais que des « promesses », des droits sur la richesse future que rien ne peut garantir, car l'avenir est irréductiblement incertain. Au fil de cette enquête au coeur de la finance globale se dégage un message sans concession mais non sans espoir. La globalisation tend certes à engendrer ici ou là une croissance plus vigoureuse, mais aussi un monde plus brutal, imprévisible et inégalitaire, où les « compétitifs » sont tentés de se désolidariser des autres. Une croissance moins inégalitaire reste cependant possible ; elle ne dépend que du retour de la volonté politique, sous des formes, il est vrai profondément renouvelées.

  • L'analyse économique des marchés de matières premières pose différentes questions cruciales. L'épuisement des ressources naturelles constitue-t-il une limite à la croissance économique et démographique ? Quelles sont les causes de l'envolée des prix des matières premières à la fin des années 2000 ? Est-on entré dans un « super-cycle » avec tendance croissante des prix ? Existe-t-il encore des matières premières « stratégiques » ?
    Pourquoi les cours des matières premières fluctuent-ils à ce point ? La « financiarisation » des marchés amplifie-t-elle les fluctuations ? Comment faire pour les atténuer ?
    Les pays pauvres peuvent-ils se développer en exportant des matières premières ? Comment éviter les « trappes à pauvreté » qu'engendre la dégradation des ressources renouvelables et échapper à la « malédiction de la rente » ?
    Cet ouvrage traite des principales questions controversées d'économie politique des ressources naturelles et des matières premières.

  • Dès 2050, l'Afrique comptera 2,5 milliards d'hommes, soit 200 millions de plus que toute l'Asie du sud, alors que la population de la Chine aura plafonné à 1,3 milliards et celle de l'ensemble Europe-Amérique du nord autour de 1 milliard. En 2100, les Africains seront 4,5 milliards sur 11 milliards d'hommes.

    Le défi principal de ce siècle est donc l'émergence soutenable de l'Afrique : révolution verte, industrialisation, urbanisation (900 millions d'urbains supplémentaires en Afrique sub-saharienne d'ici 2050).

    Un des obstacles majeurs à cette émergence soutenable est qu'un grand nombre d'Etats africains sont frappés de la "malédiction des rentes minières et pétrolières" : partage inéquitable des rentes entre Etats et opérateurs, corruption et gaspillage des fonds publics, stagnation des secteurs non rentiers, urbanisation non maîtrisée et, bien souvent, guerre civile...

    Cet essai propose une analyse approfondie de la situation et des moyens d'y remédier. Il s'organise en trois parties. La première, théorique, est une analyse économique du partage et de l'usage des rentes minières et pétrolières, des raisons pour lesquelles les prix et les rentes fluctuent et des effets de ces fluctuations. Elle recense et articule les multiples facettes de la malédiction et propose une catégorisation des Etats rentiers.

    La deuxième partie, empirique, présente et commente les nombreuses études économétriques qui ont tenté de vérifier et de quantifier les mécanismes de la malédiction. Elle propose une étude originale des effets des rentes sur l'agriculture et l'urbanisation en Afrique.

    La troisième partie est une étude du cas de onze pays africains, de leur histoire minière et/ou pétrolière, du partage et de l'usage de la rente en leur sein. Sont ainsi illustrés en détail les cercles vicieux de la malédiction, mais aussi les "bonnes pratiques" qui la combattent. L'ouvrage se termine par quelques recommandations visant à écarter la malédiction.

  • Le rapport remis récemment au premier ministre par Louis Gallois souligne à quel point la compétitivité de l'industrie est cruciale pour notre économie. Elle devrait jouer un rôle d'entrainement pour la croissance, l'emploi et l'innovation. On observe pourtant le déclin de l'industrie française. Quels sont ses faiblesses et ses atouts ?
    Qu'en est-il ailleurs ? Quelles sont les pistes pour s'en sortir ? Quelle attitude doit adopter les pouvoirs publics ?
    Pour répondre à ces questions, « Place au débat » vous propose l'analyse de deux auteurs spécialistes.

  • Un constat s'impose : l'imbrication de l'industrie et des services est devenue si forte qu'elle rend de moins en moins pertinente la distinction traditionnelle entre les emplois industriels et les emplois tertiaires. À l'heure de la globalisation, il est en revanche très instructif de distinguer les emplois exposés à la concurrence internationale, qui concourent à la production des biens et services échangeables par-delà les frontières, de ceux qui en sont abrités. Cette note dresse, sous cet angle, un portrait de l'emploi en France.

    Quels sont, en pratique, les emplois exposés et abrités ? Se distinguent-ils en termes de qualifications, salaires, évolutions de la productivité ? Comment sont-ils répartis sur le territoire ? Quelles sont les interdépendances entre ces deux catégories d'emplois ? Comment concilier les impératifs de compétitivité internationale et de justice sociale ? Telles sont les questions auxquelles cette note tente d'apporter un éclairage, à l'aide d'éléments graphiques et cartographiques.

    Elle met en lumière une série de résultats originaux, présentés de manière simple et pédagogique. En outre, les lecteurs exigeants trouveront en annexes de nombreuses précisions méthodologiques. Elle s'adresse donc à un large public (étudiants et chercheurs, journalistes, dirigeants d'entreprises et décideurs publics...) désireux de bénéficier d'un éclairage nouveau sur l'évolution de la structure de l'économie française.

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  • Pierre-Noël Giraud refuse la satanisation de l'économie.

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