Pierre Cahuc

  • Des remèdes miracles comme la baisse des impôts, l'augmentation des dépenses publiques, l'arrêt de l'immigration, la semaine des 32 heures, la réindustrialisation des territoires, ou encore la taxation des transactions financières sont censés nous guérir sans coût de tous nos maux. Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les médias portent un nom : le négationnisme économique. A l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et se traduit par des millions de chômeurs.
    Or aujourd'hui on ne peut affirmer tout et son contraire, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur une analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts des grands patrons, des syndicalistes, des intellectuels et des politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les vérités les plus établies.
    Débusquer le négationnisme économique, tel est l'objet du présent ouvrage. Pour arrêter de perdre notre temps avec des débats déjà tranchés et ne pas nous laisser berner par les impostures et la démagogie.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.

  • Les Français sont-ils vraiment particulièrement défiants ? Le cas échéant, envers qui ?
    Depuis combien de temps ? Quelles seraient les causes de leur défiance ? Et comment en mesurer ses conséquences sur la croissance économique, sur le chômage, sur l'emploi, sur les difficultés à réformer notre modèle social ?
    Cet opuscule constamment cité, best-seller de la collection depuis sa première parution en 2007, et plus que jamais d'actualité, contribue à répondre à ces questions en auscultant un mal français bien réel à la lumière de riches bases de données concernant les attitudes sociales et les comportements de plusieurs dizaines de milliers d'individus vivant dans une trentaine de pays.
    L'ouvrage a reçu le Prix du meilleur livre d'économie en 2008.
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  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent, d'autres non.
    Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Au bout du compte, les plus faibles sont implacablement éliminés, tout en étant pratiquement exclus des aides sociales jusqu'à 25 ans. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie. Il est urgent de s'attaquer aux racines du mal : l'échec scolaire et les obstacles infranchissables que dresse le marché du travail devant ceux qui n'ont pas de diplôme.
    Il faut aussi faire sauter les verrous de notre système politique pour que les jeunes y trouvent leur place. Mais en attendant, nous ne pouvons pas laisser tant de jeunes sur le bord de la route. Il y a des moyens de leur offrir, sans laxisme, une deuxième chance. Si nous continuons à ne rien faire, le risque d'une déflagration du pacte républicain grandira de jour en jour.

  • Hiérarchie, inégalités et défiance, est la véritable devise de la société française, selon les auteurs. Hiérarchisée à l'excès, élitiste, conflictuelle, l'organisation de la société mine les relations sociales, la confiance en l'avenir et la croissance. Pourtant, le déclin n'est pas une fatalité. Certaines réformes, menées à l'étranger, offrent d'autres pistes. Prix lycéen Lire l'économie 2012.

  • Depuis une trentaine d'années en France, les formations en alternance se développent principalement dans l'enseignement supérieur, au détriment des moins qualifiés. Or l'efficacité de l'apprentissage en matière d'insertion professionnelle - très élevée pour les moins qualifiés - est pratiquement nulle pour les plus diplômés. Loin de jouer un rôle d'ascenseur social, l'apprentissage dans le supérieur reproduit, voire accentue, les Inégalités sociales.
    Il faut donc concentrer l'aide publique là où elle est efficace et équitable, c'est-à-dire dans le second cycle de l'enseignement secondaire. Cet objectif est particulièrement important en France, où 120 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec, au mieux, le brevet des collèges. L'ouvrage montre enfin comment modifier le financement des formations en alternance et la gouvernante de l'enseignement professionnel pour atteindre cet objectif en France.

  • La jeunesse française est coupée en deux, certains s'en sortent et d'autres non. Pourquoi ?

    Cette césure est le résultat d'un système social élitiste où l'école et le marché du travail servent de machines à trier. Résultat : les plus faibles sont implacablement éliminés. Mis à l'écart, ils tendent à déserter les urnes et à renier les fondements de la démocratie...

    Ce diagnostic sévère établi par les auteurs dans les deux précédentes éditions de La Machine à trier est malheureusement resté le même : la situation des jeunes Français ne s'est toujours pas améliorée. Battant en brèche les assertions à l'emporte-pièce, cette nouvelle édition entièrement mise à jour confirme les difficultés persistantes de la jeunesse, réfute l'idée d'un destin commun à une génération et propose une révision radicale de notre modèle d'intégration élitiste.

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  • En comparaison internationale, la France a un faible taux d'emploi, et ceci recouvre essentiellement un «déficit» d'emplois dans les services. En effet, au cours des dernières décennies, la baisse de l'emploi industriel n'a pas été plus marquée en France que chez ses partenaires ; en revanche, la création d'emplois dans les services a été plus limitée. Par ailleurs, l'exemple américain montre que l'expansion de certains services peut s'accompagner de gains de productivité élevés. Partant de ces constats, les auteurs nous mènent au coeur des problèmes de l'emploi. Michèle Debonneuil souligne que les services aux particuliers sont sous-développés en France alors qu'ils répondent à de nouveaux besoins, en rapport avec le vieillissement de la population, la généralisation du travail des femmes, etc. Leur développement à grande échelle est aujourd'hui rendu possible grâce aux nouvelles technologies de l'information, celles-ci permettant la création de véritables « plates-formes » où une offre diversifiée peut être mise en adéquation avec la demande. Il suppose aussi la mise en place de systèmes de formation adaptées. Il existe là un gisement important d'emplois productifs. Pierre Cahuc analyse la situation du commerce, de la restauration et de l'hôtellerie. Si la France avait le même taux d'emploi que les Etats-Unis dans l'ensemble de ces trois secteurs, elle aurait 3,4 millions d'emplois supplémentaires ; la comparaison avec l'Allemagne aboutit à 1,2 million d'emplois. La « remise à niveau », compte tenu des spécificités de ces secteurs, suppose une amélioration du fonctionnement du marché du travail : allégements de charges plus ciblés, réglementation de la protection de l'emploi mieux adaptée, encouragement au temps partiel ; mais également une réglementation plus favorable à la concurrence.

  • Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République.
    Son programme promettait le changement à une France réputée irréformable. Trois ans plus tard, des domaines aussi sensibles que les retraites, le contrat de travail, la représentativité syndicale ont fait l'objet de lois, ou de protocoles d'accord, sans anicroche notable. Nicolas Sarkozy serait-il en train de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ? Un examen minutieux des réformes entreprises prouve que la réalité est tout autre.
    En s'attachant à quelques cas particuliers - réforme des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, d'EDF et de la RAFT, " modernisation " du marché du travail, réforme des taxis, hausse du pouvoir d'achat défiscalisation des heures supplémentaires... - et en retraçant le cheminement tortueux qui mène des intentions aux résultats, cet ouvrage effectue une plongée salutaire dans les failles de notre système politique et permet de comprendre pourquoi la méthode choisie par Nicolas Sarkozy, mêlant conciliation et volonté d'étouffement, a échoué.

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  • La France ne parvient pas à mobiliser efficacement ses ressources en main d'oeuvre. Le revenu par habitant aux États-Unis est 30 % plus élevé qu'en France, ce qui correspond presque exactement à l'écart séparant les deux économies en termes de nombre d'heures de travail par habitant. Ce déficit d'heures a une double origine : un non-emploi élevé, d'une part, et une durée du travail dans l'emploi réduite, de l'autre.
    Dans ce rapport, Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg s'interrogent sur la manière d'organiser et de réglementer la durée du travail.
    Il s'agit d'abord de rechercher des motivations économiques à l'intervention publique dans ce domaine. Ensuite, les auteurs montrent en quoi la réglementation de la durée du travail n'est jamais parvenue à créer des emplois. Plus précisément, un bilan des politiques de réduction du temps de travail est effectué, la question des heures supplémentaires, notamment de leur fiscalité, est abordée ainsi que celle relative au travail du dimanche. Le rapport se nourrit de nombreuses études empiriques s'appuyant sur des expériences françaises et étrangères.
    Enfin, Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg préconisent de simplifier la réglementation française en laissant une large part aux négociations collectives par branche, d'expérimenter sur une échelle réduite un allégement des prélèvements obligatoires sur les heures supplémentaires, et d'assouplir la législation concernant l'ouverture des commerces le dimanche.

  • Indemniser au mieux les épisodes de chômage tout en limitant leur durée : telle est la vocation de l'assurance chômage.

    Loin de remplir cette mission, le système français opère une redistribution à grande échelle entre secteurs d'activité et niveaux de salaire. D'une efficacité limitée, il favorise l'instabilité de l'emploi et contribue à maintenir un chômage élevé.

    Or, il existe d'importantes marges de manoeuvre pour limiter ces transferts et les comportements d'optimisation qu'ils encouragent. Le système doit être recentré sur les incitations individuelles au maintien dans l'emploi et au retour vers l'emploi, et son pilotage rendu plus cohérent par une meilleure coordination entre assurance et accompagnement des demandeurs d'emploi.

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  • Chaque jour, en France, 10 000 emplois sont détruits... et
    10 000 emplois sont créés. Ce phénomène surprenant bouleverse
    la manière de penser le chômage, mais aussi les politiques pour
    le combattre.
    Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et
    au capitalisme financier ;
    non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ;
    non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ;
    non, il ne faut pas trop attendre de la formation professionnelle ;
    non, le travail ne se «partage» pas, car il se recompose par
    d'incessants mouvements de création et de destruction
    d'emplois.
    À ce titre, un certain taux de chômage est nécessaire à la
    croissance. Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus
    récentes, fondées sur des enquêtes de terrain conduites en
    France et dans de nombreux pays. Il est urgent d'évaluer les
    résultats des politiques publiques d'emploi à la lumière de ces
    découvertes. Car le temps n'est pas encore venu de dire que l'on
    a «tout essayé» pour combattre le chômage.
    À sa première parution, en 2004, le livre a été salué par une
    critique unanime et a reçu le prix «Mutations et travail»,
    le «Prix européen du livre d'économie», ainsi que le prix
    «Manpower de l'ouvrage de ressources humaines 2005».


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