Philippe Büttgen

  • Formé dans l'Université médiévale jusqu'en 1510, Luther, moine augustin, déteste très vite la philosophie.
    Mais que signifie haïr la philosophie en 1520 ? Répondre à cette question n'est pas seulement la tâche du philosophe mais aussi celle de l'historien. En effet, parce que la haine que voue Luther à la philosophie s'inscrit dans l'horizon historique de la Réforme de l'Église, ce livre se veut un livre d'histoire avec la philosophie. Le parcours antiphilosophique luthérien est ainsi rapporté sous l'angle de l'histoire de la Réforme.

  • Au-delà des vives discussions sur la « théologie politique » qui caractérisent la conjoncture philosophique et historiographique depuis le début des années 1980, aujourd'hui l'accroissement des traductions françaises de l'oeuvre d'Erik Peterson (1890-1960) rend nécessaire une première présentation d'en- semble dans le monde francophone.

    En présentant un Erik Peterson français, cet ouvrage ne fait pas doublon avec les nom- breuses études qui lui sont consacrées en Allemagne et en Italie. Ainsi, les aspects les plus classiques, comme le célèbre Monothéisme comme problème politique (1935), sont introduits mais également des versants plus inédits, tels que ses cours universitaires ou son importante activité d'exégète. Le lecteur retrouvera aussi le texte intégral de plusieurs contributions importantes d'Erik Peterson, soit jamais traduites jusqu'ici comme c'est le cas de sa correspondance avec Karl Barth, soit dans des versions ayant circulé dans les années 1950 et largement oubliées depuis.
    Ce livre souligne l'importance d'un auteur et les modalités de sa réception extra- germanique, avec ses périodes de succès et d'oubli. Il contribue ainsi au débat sur la construction de l'espace politique, en documentant une lecture majeure de son archéologie ecclésiale.

  • Foucault, les pères, le sexe : autour des aveux de la chair Nouv.

  • On ne parle pas toujours de la même chose lorsqu'on croit traiter des mêmes sujets. Ainsi de « l'histoire religieuse » pour les Français et les Allemands. Les vingt-six contributions rassemblées dans ce volume mettent en regard deux passés contrastés auxquels les approches historiennes du fait religieux demeurent, dans leur diversité, strictement indexées, tout en portant de part et d'autre du Rhin le regain d'intérêt pour la période dite de la « première modernité ». Il sera question ici de cadres institutionnels distincts et parfois concurrents (« histoire religieuse », histoire de l'Église, histoire et ethnographie régionales) ; de méthodes disjointes, mais rapprochables (sociologie religieuse, confessionnalisation) ; de terminologies intraduisibles qui disent l'écart de deux mondes (« paroisse » et Gemeinde, Geistlichkeit et « clergé ») ; d'événements générateurs de leurs temps et de leurs questions propres (Réforme protestante et « sécularisation », Révolution française et « déchristianisation ») ; de la différence enfin des histoires que l'on écrit selon qu'on se trouve en régime de laïcité ou de distinction confessionnelle. Au-delà d'un dialogue franco-allemand étendu à des objets qui avaient jusqu'alors été pensés séparément, on trouvera ici l'expérimentation d'une historiographie comparée visant à permettre aux uns et aux autres un retour sur soi et sur l'évidence présumée des disciplines, des vocabulaires et des questionnaires.

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  • Les théories de la phrase et de la proposition de l'Antiquité au Moyen Âge n'avaient jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une étude d'ensemble. On trouvera dans cet ouvrage, outre de nombreux travaux substantiels sur Platon et Aristote, des contributions novatrices sur la tradition stoïcienne, ainsi que sur les aristotélismes grec, syriaque, arabe et latin.

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