Patrick Williams

  • Django

    Patrick Williams

    Dans la lignée foisonnante des Reinhardt, Django reste le plus emblématique des guitaristes dont les témoignages sonores, pendant plus de trente ans, reconstituent les étapes d'un destin musical exceptionnel. Ne négligeant aucune des évolutions stylistiques ou techniques de la musique populaire au jazz, du swing au bebop, de l'acoustique à l'électrique cette figure originale ne faillira jamais à une double exigence : la fidélité à l'appartenance manouche et la réponse, au sein du jazz, à l'appel du génie.
    L'ouvrage s'attache à l'analyse de l'activité musicale proprement dite, les anecdotes biographiques ne constituant qu'un des éclairages ; cette approche permet de révéler les forces et les enjeux qui donnent son caractère unique à l'oeuvre de celui qui, dès son vivant, fut perçu comme un personnage de légende.
    La dimension véritable de l'instrumentiste et du musicien se révèle en outre dans la présentation raisonnée de la postérité de Django : ce « jazz manouche » qui, sans guère se soucier de reconnaissance, fait avancer ses courants multiples et fertiles.

  • Les Manouches, dont les roulottes et camions sillonnent le Massif Central, ne parlent pas de leurs morts.
    Cette déférence muette procède d'un art plus général du non-dit et de l'absence qui soude la communauté tsigane et l'inscrit dans le monde des Gadjé, le nôtre. Les Manouches ne disent rien d'eux-mêmes. De leurs défunts ils taisent les noms, détruisent les biens et abandonnent les campements aux herbes folles : " l'avènement manouche se fait par la soustraction ", souligne l'ethnologue dans ce texte exceptionnel.
    Seul un intime des " buissonniers ", des chasseurs de hérissons, des rempailleurs de chaises et autres ferrailleurs nomades de nos campagnes pouvait procéder à l'ethnographie de ce retrait et de ce silence essentiels, à chaque instant refondateurs de l'identité du groupe dans sa distance aux non-Tsiganes. L'écriture " compréhensive " de Patrick Williams épouse, par son rythme, ses décalages et son inventivité, la complicité subtile du plus apparent et du plus caché, et nous restitue la cassure structurelle qui fait des Manouches ces gens du proche et du lointain, d'ici et d'ailleurs.
    Ni marginale, ni dominée, ni déviante, leur civilisation n'a cessé de se constituer au sein des sociétés occidentales comme circonstancielle et pure différence. En creux, en contrepoint, en silence. Ce livre plein de finesse, d'émotion et de questions cruciales posées à l'ethnologie nous révèle sous un jour entièrement nouveau l'un de ces " peuples de la solitude " chers à Rimbaud et à Chateaubriand.

  • Ceux qui l'ont vue décrivent la silhouette d'une jeune femme au visage obscurci par une ombre, à la force supérieure à celle de dix hommes, et à la rapidité aussi vive que l'éclair.
    Mystérieuse justicière masquée, surgissant la nuit pour défendre les plus faibles au sein de la concession française de la Perle d'Asie dans les années 1930, qui est celle que l'on appelle L'Ombre de Shanghai ?
    Voici les aventures de Xiaoxiao, jeune Chinoise timide et craintive, et du jeune Français, Gaspard Cartier, un amateur de savate et d'un naturel hâbleur.
    Dans le premier épisode, Xiaoxiao retrouve Gaspard, revenu de la lointaine Europe où on l'avait envoyé à l'âge de 8 ans pour soigner sa tuberculose. Mais loin de retrouver l'ami d'enfance dont elle était si proche, c'est un adolescent méprisant qui débarque à Shanghai. Elle est d'autant plus triste que, sur le paquebot, Gaspard s'est entiché de Clara, une superbe blonde. La rentrée des trois adolescents au même lycée promet de faire des étincelles à l'âge où les sentiments s'éveillent !
    Surtout qu'à l'Opéra de Shanghai se joue une drôle de pièce. Monsieur Li, redoutable chef d'une triade, prépare un bien mauvais coup dans lequel Gaspard va se retrouver mêlé. Il ne devra son salut qu'à l'Ombre de Shanghai... dont il va tomber amoureux... Mais quel est le rôle exact de Xiaoxiao dans cette sombre histoire?

  • La robe de la diva Bucci attire plus d'une convoitise. La belle Clara rêve d'un homme qui pourrait lui offrir une merveille pareille. Gaspard rêve de conquérir la sulfureuse blonde n'hésitant pas à se transformer en gentleman cambrioleur. Et les triades rêvent de mettre la main sur la myriade de diamants qui ornent la parure de la cantatrice. Le cauchemar est pour Lila et cette ombre qui prend vie, lui ravissant l'être qu'elle aime le plus au monde et tout espoir de vivre enfin cet amour qui la consume.

    Dans ce deuxième épisode, sur fond d'opéra les triades mettent Shanghai à feu et à sang, l'Ombre se révèle en justicière, et Lila voit Gaspard s'éloigner d'elle inexorablement.

  • Dans ce dernier épisode nous apprendrons enfin la vérité sur l'Ombre, ainsi que les plans du terrible M. Li. Une folle course contre la montre s'engage pour sauver Lila, captive au sommet d'un temple sacré. Gaspard et Feng arriveront-ils à temps pour empêcher M. Li de mettre la main sur les pouvoirs de l'Ombre ? Lila survivra-t-elle à cette ultime bataille ?

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  • Né aux Etats-Unis il y a un siècle, enfant du blues, du ragtime, du gospel, expression de l'histoire noire américaine, le jazz raconte les tragédies de la ségrégation, la lutte des descendants d'esclaves, mais aussi l'ouverture, le métissage, la formidable rencontre entre un élan musical ouvert au syncrétisme, et les aspirations d'une société multiculturelle en pleine évolution. Une histoire revisitée grâce à l'anthropologie : le jazz, fait social et culturel, permet de comprendre le regard que des communautés portent sur elles-mêmes, les jeux de la parole et de la création, les rituels et les codes qui définissent à la fois une appartenance et une manière de vivre et de sentir.
    Charlie Parker et Dizzy Gillespie n'ont-ils pas baptisé "Anthropology" l'un de leurs plus célèbres thèmes ? Bien plus qu'un genre musical, le jazz propose une conception du monde et une critique radicale de l'ordre social.

  • "Des Tsiganes en Europe" et non "Les Tsiganes en Europe". Parce que les Tsiganes sont divers, multiples, qu'ils bougent et qu'ils se transforment. Insaisissables, dit-on. Les textes proposés dans ce volume décrivent des aspects précis de leur vie, explorent des attitudes singulières, s'attachent à l'analyse de conduites qui peuvent paraître surprenantes... mais c'est l'attention à l'inattendu aussi bien qu'à l'ordinaire qui permet de saisir le réel. Les domaines abordés sont variés : la mort, l'argent, la religion, la musique, la cuisine, l'oralité et l'écriture... Et les thématiques déclinées encore plus, mais certaines apparaissent prégnantes : la force du lien familial, l'importance de la parole, la complexité de la relation aux autres entre familiarité et mise à distance... Différents aussi les groupes tsiganes représentés : des Rom, des Sinti, des Guanos, des Manus... Et les pays visités : Hongrie, Italie et Autriche, Espagne et Portugal, France et Belgique... Au fil des chapitres, le tableau se met en place : l'Europe des Tsiganes ou l'Europe selon certains Tsiganes ? Mais il reste inachevé et pourrait aussi bien donner à voir d'autres configurations : qui peut prétendre épuiser la complexité tsigane ? Le propre de l'ethnologie est de mettre en évidence les dynamismes qui animent les sociétés qu'elle étudie. Ce livre montre que si les Manus, les Gitans, les Sinti, les Rom... réussissent à rester ce qu'ils sont dans le monde tel qu'il va, c'est-à-dire à conjuguer fidélité à soi-même et adaptation, c'est avant tout en s'appuyant sur les ressources qu'ils trouvent au sein de leurs propres communautés - constat qui, dans le contexte politique contemporain, n'est pas sans importance.

  • Django Reinhardt est mort à 43 ans le 16 mai 1953, frappé d'une congestion cérébrale. En 2010 est célébré son centenaire. Dans les trois fictions qui constituent ces « vies posthumes », l'auteur imagine que Django a survécu à cette attaque. Dans le premier récit, Django poursuit sa carrière de musicien de jazz et triomphe dans un concert en duo avec Thelonious Monk. Dans le second, Django devient compositeur de musique électro-acoustique, mais doit se couper de sa vie antérieure et s'installe au sommet d'un gratte-ciel dans Manhattan. Dans le troisième, Django, après son rétablissement, se détache de tout ce qui occupait sa vie, le jazz, les musiciens, la guitare, les manouches... et devient un marcheur solitaire dans les rues de Paris. Le quatrième chapitre de ce livre n'est pas une fiction mais une chronique, celle de la postérité que connaît la figure de Django Reinhardt. Et c'est peut-être ce chapitre qui raconte l'histoire la plus extraordinaire : alors que dans les trois fictions Django finit par mourir, la chronique montre comment il a su devenir immortel.

  • This pocket dictionary is your ultimate resource in the jazz universe. Here you will find the most up-to-date terms and jazz slang words you need to know. In less than 50 pages, get countless jazz facts right at your fingertips with this essential resource.

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  • Gaspard se remet miraculeusement de ses blessures quand l'ombre se manifeste à nouveau dans la maison des Cartier. Elle échappe in extremis aux hommes du commissaire Leclaire qui jure d'avoir sa peau. Celle que tout Shanghai qualifie désormais de « monstre », envahit la vie de Lila qui ne parvient à la maîtriser qu'au prix d'immenses efforts et de gros dégâts. Feng, qui révèle enfin à sa fille adoptive ses origines, en est la première victime.Y survivra-t-il ?

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  • Lila, bouleversée, vient d'apprendre le secret de l'Ombre, et la vérité sur son enfance.
    À la recherche de l'Ombre de Shanghai, l'enquête de la police piétine. M. Li imagine un plan machiavélique : kidnapper Clara, la fille du riche banquier Van Herling, pour obliger « le monstre » à voler à son secours et tomber dans le piège qu'il lui a tendu. C'est sans compter sur l'initiative de Gaspard qui décide de la délivrer lui-même...

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  • Monsieur Li se dévoile enfin, et c'est pour mettre à exécution un monstrueux plan sauver sa peau.

    Lila résistera-t-elle longtemps à la cruelle nécessité de faire appel à l'ombre qu'elle maudit de toute son âme ?

    Gaspard, Clara et Dino pourraient être les premières victimes de ce dilemme...

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