Patrick Viveret

  • La colère et la joie, que penser de cette association apparemment paradoxale ?
    Comment faire un bon usage de l'énergie créatrice de la colère, voire de la rage au sens de « rage de vivre » lorsqu'elle s'avère légitime, sans qu'elle ne devienne la source d'une révolte destructrice ou désespérée ?
    Comment, au coeur des bouleversements actuels, faire appel aux émotions sans que celles-ci nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression, ou celle des « passions tristes », selon l'expression du philosophe Spinoza ?
    Comment développer la capacité de nos collectifs humains - qu'ils soient nationaux, religieux ou sociaux - à vivre ensemble et à savoir «s'opposer sans se massacrer», face au basculement dans la violence, ajoutant aux risques écologiques actuels de destruction de nos écosystèmes vitaux celui de notre propre autodestruction ?
    En d'autres mots, il s'agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions, face aux multiples régressions émotionnelles que provoquent les peurs, d'une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre.
    Dans ce livre, l'auteur, « philosophe praticien » au sein de nombreux mouvements de transformation sociale et écologique, proche d'Edgar Morin, expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il souligne par ailleurs l'importance des médiations, les forces et les limites de la désobéissance civile et que l'éthique de responsabilité ne peut s'exonérer de l'éthique de conviction.
    Conscient des échecs, depuis plusieurs décennies, des mouvements civiques et politiques à construire du commun partagé, il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant «la construction de désaccords féconds» pour que l'adversaire se substitue à l'ennemi et que les oppositions deviennent source de richesses.
    Patrick Viveret est partisan et artisan de la méthode Archipellique (au sens d'Edouard Glissant), afin que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création, que le pouvoir «sur» devienne un pouvoir «de».

  • Dans ce monde en plein bouleversement dans lequel nous sommes entrés, l'exacerbation des rivalités peut conduire à de nouvelles régressions aussi terribles que celles de la première moitié du XXe siècle. Pourtant cet enchaînement n'est pas fatal. Derrière la face sombre de la mondialisation qui s'identifie à une globalisation financière entrée en crise sous le poids de sa propre démesure, il existe une autre approche de la mondialité centrée sur la conscience de cette communauté de destin qui lie l'humanité pour le pire mais aussi pour le meilleur.   Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, La cause humaine sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • EAN9782708881488 TitreVivre à la bonne heure AuteurPatrick Viveret EditeurLes Presses d'Ile-de-France Date parution01/03/2014 ReliureBroché TVA5,5 Prix TTC9,60 Prix HT9,10 Pages128 Languefrançais Rayon TEMOIGNAGES Description et auteur"Et si nous commencions à vivre à la bonne heure ? Vivre le bonheur comme un art d'être à la bonne heure, c'est-à-dire vivre pleinement sa vie, sa relation à autrui et à la nature.
    Et si nous grandissions en humanité en initiant un réel dialogue coopératif des cultures et des civilisations ?
    Et si nous cultivions la joie de vivre ? Les êtres humains ont mieux à faire que produire et consommer.
    Démocratie, économie, éducation à la joie de vivre, partage des richesses, écologie, organisation des temps de vie, les domaines de réflexion - et plus encore d'application - de Patrick Viveret sont vastes. À l'image de sa générosité et de sa pensée philosophique.
    Dans cet entretien, l'auteur analyse les mutations de la société, fustige la démesure du monde d'aujourd'hui, et surtout, introduit des pistes de changements pour le bien du peuple de la Terre et pour celui de la planète.
    Patrick Viveret nous invite à un véritable basculement culturel. L'enjeu : réinventer l'humanité pour mettre en marche des alternatives et tendre vers ce que nos amis d'Amérique du Sud appellent le buen vivir.
    Patrick Viveret, philosophe, est à l'initiative, avec d'autres, de nombre de lieux d'échanges, de réflexions et d'alternatives, notamment le Forum pour d'autres indicateurs de richesses (FAIR), ou encore les Dialogues en humanité.
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  • Le 11 janvier 2015, une immense vague de solidarité humaine a déferlé en France et rencontré un écho mondial suite aux actes terroristes qui ont visé Charlie Hebdo. Le philosophe et essayiste Patrick Viveret a lancé, aux côtés de dizaines d'autres journalistes, professeurs ou sociologues, l'initiative « Faire vivre l'esprit de fraternité du 11 janvier », qui invite toutes celles et tous ceux qui le désirent à célébrer et à faire revivre la vague de solidarité tous les 11 du mois. Mais le 11 janvier, s'il est signe de réconciliation et d'espérance pour beaucoup est aussi signe de suspicion voire de fracture pour d'autres.
    Et cette fraternité que le mouvement citoyen du 11 janvier entend faire vivre et concrétiser dans la durée, que signifie-t-elle exactement? Est-ce un simple supplément d'âme pour les valeurs républicaines sans engager de contenu véritable? En quoi irrigue-t-elle les deux autres valeurs inscrites sur le fronton de nos édifices publics, la liberté et l'égalité, en particulier afin que la liberté dans le domaine économique ne vienne pas accentuer l'inégalité dans le domaine social ? En quoi permet-elle de donner à la quatrième valeur, souvent objet de débats publics majeurs, la laïcité, sa pleine dimension qui est aussi celle d'une interpellation éthique et spirituelle des grandes traditions religieuses ? En quoi est-elle aussi un point d'appui pour une approche mondiale de la citoyenneté puisque l'esprit de fraternité est revendiqué par la Déclaration universelle des droits de l'homme ? En quoi constitue-t-elle le socle d'un projet de société ambitieux, celui d'une transition vers des sociétés du bien vivre ? C'est à ces questions que ce livre d'intervention dans le débat public se propose d'apporter des éléments de réponse.

  • " Aujourd'hui, deux catégories d'êtres humains sont à fond de cale : les pauvres, qu'on proscrit au motif que les conditions de misère, d'exclusion, d'absence de soins, etc., dans lesquelles on les place leur interdisent toute dignité d'être humain, mais également les riches et les puissants qui, en s'enfermant dans une logique où les autres sont considérés comme rivaux, se condamnent à vivre cette magnifique aventure de l'existence à la surface des réalités, dans la solitude et finalement le désespoir. " C'est ainsi que Patrick Viveret pose les données de notre modèle occidental de développement ; celui-ci n'est ni projetable, ni soutenable, ni même universalisable pour l'avenir. Il est donc temps de reconsidérer la richesse.

  • Quand les logiques de guerre économique font éclater en profondeur le tissu social, on se trouve rapidement confronté à une guerre du sens, une guerre de religion, une guerre de civilisation, voire une guerre tout court. Et il est d'autant plus important de repérer aujourd'hui la nature des enchaînements guerriers qu'ils se sont déjà produits dans l'histoire...
    Patrick Viveret présente des stratégies alternatives aux logiques de guerre en reconsidérant les liens entre les logiques de guerre économique et de guerre sociale. Car ces logiques actuellement à l'oeuvre ne sont pas, contrairement à ce que certains prétendent, celles de l'économie de marchée régulée, de la concurrence, voire de la compétition : ce sont vraiment des logiques guerrières.

  • Radicalité créatrice ou révolte destructrice ? C'est pour tenter de répondre à cette question et chercher à voir comment, au coeur des bouleversements actuels, il est possible de faire appel aux émotions sans que celles-ci nous entraînent sur la voie dangereuse des « passions tristes », selon l'expression du philosophe Spinoza, que Patrick Viveret a décidé de commettre cet ouvrage. 

  • Au coeur de l'incroyable et terrifiante maltraitance que l'humanité pratique à son propre égard, il y a de la peur et du mal de vivre. En ce début de siècle et de millénaire, il n'est pas excessif de dire que l'humanité a rendez-vous avec elle-même. Depuis Hiroshima, elle s'est constituée en sujet négatif de sa propre histoire en se donnant la possibilité de s'autodétruire. Ce n'est pas faire preuve de catastrophisme que de dire que l'humanité risque de voir se terminer prématurément sa propre aventure du fait de son incapacité à traiter les grands défis écologiques, sociaux, financiers ou culturels qui la menacent. Mais ces défis peuvent être aussi l'occasion, comme ce fut le cas au cours du processus biologique de l'hominisation, d'un saut qualitatif, culturel et politique cette fois dans la voie de sa propre humanisation. Cette question structurelle et mondiale est donc aussi une question personnelle. Il faut reconnaître et faire vivre d'autres manières d'être au monde déjà présentes mais que nous ne voyons pas.

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  • Nous sommes à l'âge des grandes transitions - numérique, écologique, démographique, économique, démocratique - et avec elles s'invente un nouveau futur. Ces transformations sont le fruit d'un mouvement comparable, dans son ampleur, au passage de l'homme nomade à l'homme sédentaire, puis au créateur de villes. Pour l'humanité, il s'agit de s'adapter à un basculement irréversible, de se métamorphoser, de passer de l'Homo sapiens à l'Homo deus. Les choix que nous devons faire dès aujourd'hui seront décisifs. Les auteurs, figures majeures de la prospective, expliquent la nature de cette Grande Transition et donnent les clés pour ne pas la subir. Ils fournissent les concepts et les outils pour que nous puissions négocier au mieux ce virage du temps et faire face à ces ruptures radicales. Cet ouvrage répond à trois objectifs : expliquer, inspirer et outiller.

  • Tout le monde sent bien, sait bien que nos sociétés ne pourront pas continuer longtemps sur leur lancée actuelle, en ravageant toujours plus la nature, en laissant exploser les inégalités, en lâchant la bride à une finance folle qui dévaste et corrompt tout. Mais quelle alternative imaginer ? Les idéologies politiques héritées ne semblent plus être à la hauteur des défis de l'époque. C'est dans ce contexte qu'il convient d'examiner ce qui est susceptible de réunir certains des courants de pensée les plus novateurs de ces dernières années : décroissance, recherche de nouveaux indicateurs de richesse, anti-utilitarisme et paradigme du don, plaidoyer pour la sobriété volontaire, etc.
    Confrontant ici leurs points de vue, en cherchant davantage ce qu'ils ont en commun que ce qui les oppose, certains des animateurs les plus connus de ces courants constatent que l'essentiel, dans le sillage de certaines analyses d'Ivan Illich, est de jeter les bases d'une société conviviale : une société où l'on où l'on puisse vivre ensemble et « s'opposer sans se massacrer » (Marcel Mauss), même avec une croissance économique faible ou nulle.

  • Au lendemain des attentats et de la COP21, trois personnalités engagées - Nicolas Hulot, Edgar Morin et Patrick Viveret - se sont rencontrées pour apporter leur éclairage sur les bouleversements que nous vivons. Ils partagent des clés de compréhension et leurs envies, avec la conviction qu'être heureux est un choix tout autant intime que collectif. De cette rencontre est né le livre VIVEMENT LE MONDE AVENIR illustré par YAK et son personnage Elyx - 1er ambassadeur virtuel des Nations Unies - et Anouck Rayé.
    Ce livre intense et créatif regroupe des extraits de ce dialogue mis en images et croqué par Yacine Ait Kaci alias YAK et Anouck Rayé. Réalisé dans des conditions exceptionnelles grâce à la mobilisation de nombreux conspirateurs positifs,

  • Après le « non » au référendum qui a retenti comme un coup de tonnerre, les grands intellectuels évoquent la crise profonde de notre société. Nos pays sont malades du politique, car le politique n'existe plus. Nos sociétés sont malades du sens, car le sens ne prévaut plus. Et pourtant jamais les défis sociaux, culturels, environnementaux, bref, de civilisation, n'ont été aussi importants.

    Un livre qu'il est urgent de lire si nous voulons devenir responsables de notre avenir.

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