Olivier Carré

  • Le Coran des islamistes

    Olivier Carré

    • Cerf
    • 9 September 2021

    L'islamisme peut-il se revendiquer du Coran ? Mais de quel Coran dit-il s'inspirer ? L'enquête inégalée que voici répond à cette question cruciale en s'attachant à la trajectoire et aux écrits de l'un des théoriciens majeurs de cette mouvance. L'Égyptien Sayyid Qutb naît en 1906 à Musha, intègre les frères musulmans en 1953 et meurt exécuté par pendaison, pour son activisme, au Caire en 1966. Le manifeste qu'il a rédigé en prison, À l'Ombre du Coran, est devenu depuis une référence majeure pour ses divers émules à travers le monde. C'est sa lecture révolutionnaire et radicale qui, pour eux, fait foi.
    Olivier Carré décrypte ici, pour nous, cette destinée et cette oeuvre qui se sont donné pour mission de changer le monde et de le placer, au moyen de l'insurrection militante et de la lutte armée, sous la loi d'Allah. Il nous fait ainsi plonger dans le laboratoire idéologique du djihad. Ce livre décisif permet également de poser et de comprendre les différences fondamentales entre l'islam et l'islamisme ainsi que la nécessité d'une réinterprétation du Coran libre de toute réduction politique.
    Une clé indispensable.

  • Le nationalisme arabe

    Olivier Carré

    • Fayard
    • 20 January 1993

    L'orient arabe n'est plus celui du nasser de suez et de la guerre des six jours. la flamme panarabiste s'est éteinte. les etats et populations arabes, après l'échec global des expériences nassériennes ou baassistes, aspirent à une cohésion entre pays, sans hégémonie et sans conquérant. un après-panarabisme se met en place. en ce sens, la dernière guerre de saddam hussein peut être considérée comme un soubresaut d'une utopie déjà morte.

    Prenant du recul sur les événements, c'est l'évolution de la pensée nationaliste arabe que retrace ce livre, depuis la naissance du baas, à la fois philosophie et parti politique, jusqu'à l'effervescence de l'islamisme. le nassérisme a marqué une époque et son retentissement perdure. le nationalisme palestinien s'en est réclamé, tout en le contestant. husri, arsouzi, aflaq, le poète darwish et qutb " le martyr ", entre autres, ont illustré ces courants de pensée politique. mais, après avoir subi une influence marxiste, un nouveau courant, depuis les années 1980, prend en compte les minorités, qu'elles soient ethniques ou confessionnelles, et dénonce les " etats de terreur " panarabes.

    Olivier carré, chercheur au centre d'études et de recherches internationales (ceri) de la fondation nationale des sciences politiques, sociologue et arabisant, est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'orient arabe.

  • Les travaux qu'Olivier Carré poursuit depuis de longues années et qui lui ont permis de composer ce livre portent sur les idées qui inspirent les Etats islamiques (en particulier l'Arabie saoudite), les mouvements activistes et les tendances " post-islamiques " : la sociologie religieuse d'un Ibn Khaldoun ou d'un Max Weber permet de les analyser.
    L'auteur nuance le stéréotype selon lequel, par essence, l'Islam ignorerait la séparation du religieux et du politique. Il s'appuie sur les ouvrages arabes, politiques ou religieux, de référence et également sur les manuels d'enseignement en usage en Egypte, Syrie, Irak et Arabie saoudite. L'écho de la révolution islamique iranienne traverse, non sans nuances, ces " utopies islamiques " arabes d'Orient.
    Celles-ci entendent avant tout s'opposer aux " Etats de barbarie " à la mode nassérienne ou baassiste, souvent salués à tort en Occident comme " laïques et progressistes ".

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  • Cet ouvrage est une nouvelle version, revue et augmentée, de Mystique et politique : lecture révolutionnaire du Coran par Sayyid Qutb, Frère musulman radical, paru en 1984 (Éd.
    Du Cerf-Presses de la Fondation nationale des sciences politiques). Cette édition de 1984 a souvent été considérée comme un exposé de la " bonne doctrine musulmane ", ce qui est un contresens fréquent : en effet, on identifie aisément " islamisme " et islam, tout en déclarant parfois le contraire. Sayyid Qutb est, après Bannâ, le principal penseur des Frères musulmans. Interpellé, arrêté, emprisonné puis exécuté en 1966, il devient le symbole du Frère musulman.
    Son texte, Fî zilâl al-qur'ân (À l'ombre du Coran), est le texte phare des mouvements islamistes actuels. Cette nouvelle étude critique s'attache à distinguer l'islam dans sa grande tradition et l' " islamisme " actuel dont les principes ont été élaborés par Qutb avec intelligence et enthousiasme. Olivier Carré étudie la personnalité même de Sayyid Qutb et les conditions de production du Fî zilâl al-qur'an.
    Deux chapitres nouveaux analysent le contenu proprement religieux de la doctrine : les croyances ou la dogmatique et les pratiques, dont l'expérience spirituelle , bref, l'enseignement de Sayyid Qutb, maître spirituel. L'ouvrage se clôt sur un chapitre consacré à l'extrémisme radical de Qutb lui-même par rapport au " qutbisme " actuel d'une part et à la remarquable résistance intellectuelle " anti-qutbiste ".
    En appendice, le lecteur trouvera un choix abondant de textes éclairant de manière significative Fî zilâl al-qur'an.

  • Sayyid Qutb fut condamné à mort en 1966 pour ses écrits politiques. Son commentaire coranique Fi zilâl al-qu'ran, qui comporte six volumes, est le livre de chevet d'un grand nombre de musulmans du monde arabe, militants ou non. L'actualité de ce penseur, dont se réclament les Frères musulmans radicaux, est évidente. Le mérite d'Olivier Carré est de dépasser des interprétations trop rapides, fondées sur quelques déclarations ou actions de «qutbistes», en utilisant une méthode de lecture rigoureuse qui met en lumière les grands thèmes du texte fondamental : l'émancipation coranique véritable des femmes et de la famille, l'intégration de non-musulmans dans la société islamique idéale, le «combat pour Dieu», les biens et la justice sociale, la «socialité» de la société islamique vraie, la notion d'Etat islamique.

  • Il y a une vie avant la mort, même quand celle-ci se fait toute proche : telle est la conviction de Nicolle Carré lorsqu'elle apprend qu'elle va bientôt mourir d'une leucémie foudroyante. Sûrement est-elle secourue par ses connaissances de thérapeute, par sa pratique de la méditation orientale, et avant tout par sa foi chrétienne. Mais quand la maladie est sur le point de gagner la partie, où trouver la force ? Dans le couple, qui vit alors une deuxième lune de miel. Miel amer, puisque Olivier Carré, universitaire et incroyant, partage avec elle cette expérience de l'ultime où le corps s'effondre et où l'âme se dénude. Au rythme de la mort dont le spectre s'éloigne, revient puis disparaît, les deux époux s'engagent sans masque ni fausse pudeur vers des questions fondamentales - euthanasie, don d'organes, survie de l'âme, sens de la vie - qu'ils abordent dans un dialogue ouvert et passionné.

    Ce dialogue, et les enseignements que livre Nicolle Carré à la suite de cette traversée à deux, nous offrent un regard éclairé sur la fin de vie et son accompagnement. Rarement cette question qui nous concerne tous aura été abordée avec autant de franchise et de lucidité.

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