Noël Peacock

  • Cet ouvrage qui situe le théâtre de Molière dans le cadre des études scéniques tire parti de toute une gamme de considérations interdisciplinaires pour démontrer que la mise en scène est un instrument privilégié pour analyser un des dramaturges les plus pertinents et les plus attachants de tous les temps. Le choix délibéré de l'optique d'un grand nombre de mises en scène permet de mieux comprendre la représentation en tant que pratique artistique vitale pour toute approche de Molière.
    Il fournit aussi une perspective d'ensemble à la fois interculturelle et innovatrice qui éclaire non seulement le texte, mais également les pratiques théâtrales qui ont accompagné cette oeuvre, de l'héritage de la représentation du XVIIe siècle à l'évolution de la mise en scène à partir de 1900. Cet ouvrage reformule la relation théorique existant entre le texte et la mise en scène tout en poursuivant une réflexion approfondie sur la crise conceptuelle de la dramaturgie.

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  • Là où l'attention de la plupart des critiques littéraires s'est portée au cours des années 70 et 80 sur la problématique de l'écriture, Pouilloux, lui, a insisté, dès 1969, sur l'importance primordiale de la lecture. SI ses efforts ont eu le retentissement que l'on sait, c'est en partie parce que ses thèses venaient renforcer celles des critiques littéraires post-structuralistes, qui privilégiaient des discontinuités et les ruptures plutôt que la clarté. Mais, là où les thèses de ces derniers s'alimentaient dans la philosophie continentale moderne (Barthes, Derrida, Foucault) ou bien dans une conception post-Saussurienne de la langue, le livre de Pouillous ne semblait tributaire d'aucun courant critique précis. On se sentait au contraire emporté par un souffle d'exaspération très personnel, né d'une confrontation continue avec une pensée critique traditionnelle qui refusait de relever le défi que présente un texte dont Pouilloux était le premier à souligner avec autant de cohérence le caractère radicalement non-intégrable.
    Sous l'enseigne de ce livre, les approches adoptées dans ces Actes sont délibérément variées. Que ce soit Philippe Desan (qui nous invite à faire la navette entre l'Exemplaire de Bordeaux, l'édition de 1595 et l'exemplar perdu), Terence Cave (qui étudie les multiples discours de la croyance), Gisèle Mathieu-Castellani (qui attire notre attention sur le masquage des sources de Montaigne), ou Zoé Samaras (qui met en vedette l'altérité du texte), tous les participants à ce colloque ont accepté de poursuivre le débat que Pouilloux a ouvert à propos d'un texte où la cohérence se fait sentir à la fois comme un principe immanent ("mon livre est toujours un") et comme une quête vouée à l'échec.

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